- il y a 23 heures
Plongez au cœur de la Moselle pour une rencontre exceptionnelle avec Estelle et Vincent Tillement, les artisans de la célèbre cueillette de Peltre ! Découvrez les origines de ce concept novateur, né en 1992 de la vision audacieuse de Jean Tillement.
Remontez le temps avec Jean, agriculteur depuis 1967, et comprenez la transition des 60 vaches laitières à l'idée révolutionnaire de proposer aux clients de venir eux-mêmes cueillir leurs fruits et légumes. Une initiative familiale qui a résisté aux premières difficultés et qui, grâce à une clientèle de plus en plus consciente de la qualité des produits locaux, a su prospérer.
Explorez comment les événements comme la crise de la vache folle ont paradoxalement renforcé l'engouement pour la vente directe et la proximité avec le producteur. Une belle histoire d'adaptation et de passion pour la terre, ancrée dans une région fière de son savoir-vivre.
Remontez le temps avec Jean, agriculteur depuis 1967, et comprenez la transition des 60 vaches laitières à l'idée révolutionnaire de proposer aux clients de venir eux-mêmes cueillir leurs fruits et légumes. Une initiative familiale qui a résisté aux premières difficultés et qui, grâce à une clientèle de plus en plus consciente de la qualité des produits locaux, a su prospérer.
Explorez comment les événements comme la crise de la vache folle ont paradoxalement renforcé l'engouement pour la vente directe et la proximité avec le producteur. Une belle histoire d'adaptation et de passion pour la terre, ancrée dans une région fière de son savoir-vivre.
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00:01Découvrez Sur ma Route avec le parc animalier de Saint-Croix.
00:40Bonjour à toutes et à tous, amis de Sur ma Route.
00:43Nous sommes cette semaine dans un bastion de l'hyperlocal, de la bonne bouffe, du savoir-vivre et du savoir
00:49-faire.
00:49Nous sommes en Moselle à Peltre, plusieurs fois salués pour être en haut du podium des communes où il fait
00:56bon vivre en France.
00:57Mes invités sont Estelle et Vincent Thillement, agriculteur, éleveur, arboriculteur et surtout connu pour être les gérants de la géniale
01:06cueillette de Peltre.
01:08Un concept original lorsqu'il est créé en 1992 par Jean Thillement, le père de Vincent, qui sera avec nous
01:15au début de cette émission.
01:17Et pour la fin de l'émission, c'est la restauratrice d'une excellente table de la région Messines, Béatrice
01:23Giordano, du Bistro de Vincent, qui nous rejoindra.
01:26Pour l'heure, je pars rejoindre mes invités Estelle et Vincent Thillement, deux grands passionnés de la Terre.
01:45Bonjour messieurs, dames, bonjour chère Estelle, bonjour Vianney, bonjour Jean.
01:51Bonjour, alors Jean c'est la bonne surprise, parce qu'on faisait une émission sur vous deux et puis on
01:58a su que Jean était là et ça c'est super vraiment parce qu'on va pouvoir parler.
02:01On va parler d'abord, Estelle on va parler avec toi après, mais on va d'abord parler des origines
02:06de cette cueillette de Peltre.
02:08C'est 92, 1992, c'est là que tout démarre. Et c'est Jean, c'est vous qui lancez cette
02:15cueillette de Peltre ?
02:16Il fallait lui trouver du travail pour reprendre la ferme, parce qu'on avait quand même du personnel ici, mais
02:24ça ne suffisait pas.
02:25Et puis en prévision de ma retraite, il fallait un appoint.
02:29Mais qu'est-ce que, parce que vous, vous êtes agriculteur ici à Peltre depuis 1967, c'est ça.
02:37Qu'est-ce que vous faisiez comme activité, c'était quoi comme activité agricole ?
02:40On avait 60 vaches laitières ici.
02:42Ah oui, 60 vaches laitières, d'accord.
02:44Avec beaucoup de lait au détail.
02:45Oui, d'accord, ok.
02:47Et alors pourquoi il y a cette bascule à un moment, en 92, de dire on crée cette cueillette de
02:52Peltre avec un mode de fonctionnement dont on va reparler, parce qu'il est vraiment intéressant.
02:57Pourquoi vous faites ça ? Parce qu'il y a des difficultés économiques sur la vente de lait ?
03:01Je fais connaissance avec un copain, chasseur en combois, qui revenait de la région parisienne, et qui me dit «
03:10J'ai vu un truc formidable, Jean. Les gens viennent se servir en légumes. »
03:14Ah oui, d'accord.
03:16Et puis, bon, j'ai voulu prendre contact avec eux en mettant mon fils en stage.
03:21D'accord.
03:22On m'a répondu « Ah, monsieur, on ne prend pas de jeunes agriculteurs en stage pour être copiés. »
03:29Non, non, non.
03:29Alors, ils n'ont pas voulu Vincent comme stagiaire, mais ils nous ont acceptés comme candidats, notre candidature, quoi.
03:38D'accord. Mais ce mode de fonctionnement, Vincent, 92, c'est quand même très novateur.
03:44On ne voit pas ça, les gens qui viennent cueillir comme ça, à la ferme.
03:47C'est très novateur. Et puis, tu as le début de la PAC, la nouvelle politique agricole commune.
03:54Le papa, on ne savait pas à quelle sauce qu'on allait être mangé.
04:00Et comme le copain de chasse, là, nous avait parlé des diversifications,
04:06on avait vu des gens qui étaient un peu spécialisés dans la fraise,
04:09mais de tout, comme un jardin entièrement, c'était un peu marginal.
04:15Ça ne se fait pas beaucoup.
04:16Et ça marche ? Est-ce que ça marche d'emblée ou est-ce que les débuts sont compliqués ?
04:20Les débuts sont compliqués.
04:22Oui.
04:22C'était très familial.
04:24On a démarré avec mes sœurs, avec la maman, en famille, comme tout au début.
04:29Et puis, c'était très dur les premières années parce que c'était marginal, quoi.
04:36Les gens, ils acceptaient de venir, mais ils arrachaient des pommes de terre,
04:40cueilliraient des haricots.
04:41En 92, il y avait encore pas mal de jardins familiaux.
04:45Maintenant, il y en a moins.
04:46Ah oui, c'est vrai.
04:47Et puis, après, on nous a parlé de la vache folle en 98.
04:54Donc ça, ça nous a développé beaucoup parce que les gens se sont dit
04:58qu'il faut peut-être aller chez l'agriculteur acheter en direct.
05:02Ça sera mieux.
05:04Ça sera mieux, mais ça va mettre énormément de temps.
05:06On ne se rend pas compte, aujourd'hui, vous avez beaucoup de succès.
05:09Tout à fait.
05:10Le temps qu'il a fallu, quoi.
05:12Et puis, vous voyez, le papa, ils ont toujours fait de la vente directe.
05:15Parce que quand il est arrivé en 67, ils vendaient du lait au détail.
05:19Et en 78, les arrivées de supermarchés, la vente s'est mise à descendre.
05:24Ils ont préféré arrêter le lait parce que la vente au détail ne marchait plus.
05:28Les supermarchés, les gens achetaient la brique de lait.
05:31Et puis, ils l'avaient pendant plusieurs jours ou plusieurs semaines au frigo.
05:36Juste une petite anecdote avant qu'on poursuive, qu'on aille à la cueillette
05:40et qu'on poursuive la conversation.
05:43Bah ouais, elles sont heureuses, là, vous, vache, là, derrière.
05:45On va parler d'ailleurs des...
05:46Il y en a une en chaleur.
05:47Il y en a une en chaleur, là.
05:49Le taureau, il est heureux.
05:50Elle est contente de nous voir.
05:51Je ne pensais pas que je faisais encore de l'effet comme ça.
05:56Mais...
05:56Tu m'as raconté un jour l'anecdote.
05:58Mais je crois que vous allez...
05:58Parce qu'au début, vous vendez dans un petit périmètre
06:00et vous vendez des pommes de terre, comme ça, vous les mettez sur le terrain.
06:04Non, il n'y a pas cette anecdote-là.
06:06Je me trompe d'agriculteur.
06:08En fait, quand vous arrivez à Chapeau-de-Paille, on avait un parrain.
06:12Chapeau-de-Paille, donc on va en parler.
06:13Voilà.
06:15Et il nous dit, regarde la banlieue derrière,
06:18il faut que tu plantes un hectare de patates, tu arriveras à les vendre.
06:22Et puis, quand on a récolté nos pommes de terre,
06:25on n'avait pas beaucoup de clients.
06:27Il pleuvait l'automne, là, et tout.
06:28Mais qu'est-ce qu'on va faire de toutes les patates, là ?
06:30Et puis, le papa, il a été aborni au milieu de la banlieue.
06:34Il a vidé la remorque sur la place du marché
06:36et les gens sont venus acheter des patates.
06:38Et ça a marché.
06:39Voilà.
06:39C'était le départ.
06:41C'est un bon commerçant aussi.
06:43Non, mais il faut quand même vous dire que
06:45quand on a été visité en région parisienne,
06:48la cueillette, qui n'était pas Chapeau-de-Paille,
06:50m'a dit, il n'était pas de témoin,
06:52demandez-moi ce que vous voulez, ne me demandez pas de chiffres.
06:55La seule chose que je peux vous dire,
06:57mes 7 hectares de cueillettes me rapportent plus
07:00que mes 100 hectares de céréales.
07:01Ah oui, d'accord.
07:02Il ne fallait pas en dire plus.
07:04Même Bernadette, mon épouse, qui était à côté,
07:06qui a entendu, vous ne pouvez pas y croire.
07:08Oui, bien sûr.
07:09Ben oui.
07:09Bien sûr.
07:10En tout cas, Jean, merci.
07:11Un grand merci d'être venu participer à cette émission.
07:15Non, mais il n'y a pas de problème.
07:16Et puis bravo pour tout ce que vous avez fait,
07:18parce que c'est formidable, franchement.
07:20C'est formidable.
07:21Merci, oui.
07:22Merci.
07:23Et nous, on va poursuivre.
07:25Ben, bonne continuation.
07:26Merci, Jean.
07:27A bientôt.
07:27Pas de problème.
07:29On y va, nous ?
07:29Oui, on y va.
07:30Allez.
07:49On va poursuivre sur l'histoire, la riche histoire de la cueillette de Peltres.
07:53Là, on se fait une petite parenthèse.
07:55C'est un lieu, Estelle, Vincent ?
07:58C'est un lieu où vous ressourcez ici, c'est quoi ?
08:00Alors ici, c'est des parcelles qu'on a reprises il y a quelques années.
08:06Et donc, du coup, qu'on cultive en vieux, où on fait des légumineuses, etc.
08:10Et on aime bien faire un circuit, voilà, quand on fait nos balades avec les chiens, aller marcher autour du
08:16village, il y a plein de belles balades sympas.
08:18Et on aime bien passer ici parce qu'on a un point de vue qui est très chouette, voilà, sur
08:22le village.
08:23On a un beau point de vue.
08:25Mais on se rend compte, ici, parce que je sais que Peltres est parmi les communes les mieux classées en
08:31Lorraine, où il fait bon vivre, etc.
08:33C'est ça, c'est bon vivre, oui.
08:34On est passé en voiture tout à l'heure au centre du village, on arrive ici, et là, on comprend
08:39mieux ce classement.
08:40Je ne sais pas ce que tu en penses, à ça.
08:42C'est vrai qu'on a tout à Peltres.
08:44Oui, oui.
08:44On a du dentiste au boulanger, au bureau de tabac, à l'école, à la maternité.
08:53Et là, on prend un tout petit peu de recul et on est dans un lieu magnifique.
08:57D'ailleurs, vous êtes rayonnant.
08:58Et là, on s'assoit et on contemple, en fait.
09:00Voilà.
09:01Et on écoute les oiseaux.
09:02Vous avez des boulots, évidemment, on va continuer d'en parler, très prenants, mais vous êtes quand même rayonnant.
09:09Merci.
09:10Un peu défruché, on a passé la cinquantaine.
09:12C'est parce que c'est l'hiver, on a été à la chasse, c'est notre temps libre.
09:18Mais c'est vrai que l'été, l'été, les 70 heures, on peut les faire.
09:24C'est usant.
09:26On va continuer à en parler.
09:28On va aller faire un tour d'abord peut-être à la cueillette.
09:30À la cueillette.
09:31Pas de souci.
09:32Et puis après, on ira faire un tour chez un de vos amis.
09:33Chez Vincent.
09:34Chez Vincent.
09:35D'accord.
09:35Ok, ça marche.
10:12Alors là, on est dans la boutique, on est au cœur de toutes vos plantations.
10:18Je dis les choses un peu rapidement.
10:20On va en parler, mais on va revenir sur la suite de l'histoire.
10:22Est-ce qu'on a vu Jean ?
10:23Oui.
10:24Donc Jean, à un moment, il te passe la main.
10:27Vincent, c'est toi qui prends la main.
10:28On est dans les années, à ton tour des États-Unis, c'est ça ?
10:3198, oui.
10:32Qu'est-ce que tu es allé faire aux États-Unis, si ce n'est pas indiscret ?
10:34En fait, pour s'installer agriculteur, pour pouvoir toucher les aides du département
10:39et de l'État, on était obligé de partir six mois en stage.
10:42D'accord.
10:43Et moi, mon papa m'avait poussé pour que je parte à l'étranger.
10:47Oui, d'accord.
10:47Oui, oui.
10:48Donc on avait été dans une cueillette aux États-Unis.
10:51Prés de Chicago.
10:52Ah oui, ok.
10:53Et avec ton papa, à un moment, il va y avoir un temps, vous êtes tous les deux sur l
10:57'exploitation ?
10:58Sur la cueillette de peintre ?
10:59Longtemps, oui.
11:00Oui, parce qu'il a un peu de mal à lâcher.
11:02Oui, oui.
11:03Là, un peu plus maintenant, il a complètement lâché.
11:07Mais il a travaillé jusqu'à 80 ans.
11:11Oui, oui.
11:12Donc...
11:13Je comprends.
11:14Même voir les clients.
11:17Et puis, il le fait encore aujourd'hui.
11:20Et les clients demandent.
11:21Demandent aussi comment il va.
11:23C'est d'avoir le personnel tous les jours pour leur dire bonjour.
11:26Et puis...
11:27C'est ce qu'on appelle des figures.
11:28Voilà.
11:28C'est des figures, ces gens-là.
11:30Ils sont indispensables à nos vies.
11:32Et puis, il va y avoir l'arrivée d'Estelle.
11:35Estelle, elle va...
11:36Alors, ce qui est surprenant avant de parler de l'arrivée d'Estelle, c'est qu'en fait, vos familles,
11:38plus ou moins, se connaissaient déjà.
11:40Vous êtes des familles de paysans, l'un et l'autre.
11:42C'est ça, oui.
11:43Moi, je suis originaire de l'Est, en fait.
11:45C'est un petit village entre Rémi et Morange.
11:47Oui.
11:48Et du coup, pour la petite histoire, on s'est rencontrés à une fête organisée par mon frère, le 14
11:54juillet.
11:56Le 14 juillet ?
11:57Et donc, oui, c'est toujours un feu d'artifice, c'est ça.
12:02Et donc, en fait, la petite histoire, c'est qu'en fait, à la ferme de Peltres, avant mon beau
12:10-père, c'était un oncle à mon papa.
12:13C'est un frère à mon grand-père.
12:14À Paul Grandisier, donc c'est Georges Grandisier.
12:17Et donc, voilà, ça, c'était fou parce qu'en fait, dans la ferme, il y avait des souvenirs aussi
12:22de la sœur à mon papa,
12:23qui était au pensionnat de Peltres et qui venait passer ses mercredis après-midi.
12:26Enfin, il y a des recoupements, voilà, alors qu'il n'y a effectivement aucun lien de famille tous les
12:30deux.
12:31Mais on est tous les deux d'origine paysanne, quoi.
12:34Avant de parler de tous les produits transformés, les produits qui sont cultivés tout autour, ça a évolué, je pense,
12:40au fil du temps.
12:42Globalement, aujourd'hui, c'est quoi, les légumes et les fruits que les gens peuvent venir chercher ici, en cueillette
12:48directe ?
12:48On démarre avec l'ouverture de la cuillette pour les tulipes.
12:52Oui.
12:52Ah oui, il y a les fleurs.
12:53Voilà, il y a les fleurs, ça, c'est un gros, une grosse vente, les fleurs, c'est vraiment le
13:00top au niveau qualité, au niveau fraîcheur, c'est conservation, c'est le top top.
13:04D'accord.
13:05Et puis, on continue la saison avec les fraises, les tomates, les haricots, les pommes, framboises.
13:14Et puis, on termine en fin de saison avec tous les produits que vous pouvez trouver à l'automne.
13:19Donc, tu as les pommes de terre, tu as les courges, on a des grosses animations pour Halloween.
13:26Donc, on a une grosse surface, on a à peu près 60 variétés de courges.
13:31Ah oui.
13:32Donc, c'est vraiment une grosse activité.
13:35Pour combien c'est l'année ?
13:37Il y a à peu près 14 équivalents en plein.
13:39Oui, d'accord.
13:40Pendant l'année.
13:41Et il y a 6 permanents.
13:43Et pour te dire, l'année dernière, on a dû porter 60 tonnes de courges à la main, déchargées, des
13:52fois rechargées,
13:53parce qu'il y en a qui se gâtent vite.
13:56Donc, il faut…
13:57Voilà.
13:58Et tu parlais des pommes.
13:59Excuse-moi, Estelle, je t'ai coupé.
14:01Tu veux dire quelque chose ?
14:02Non, non, non.
14:02Vincent parlait des pommes.
14:05Pommes primées sous forme de jus.
14:07Vos pommes ont été primées au Compris général.
14:08On a eu l'année dernière la médaille de bronze pour le jus de pommes.
14:12Oui, au Compris général agricole de Paris, qui est quand même une belle référence.
14:17On ne le présente pas tous les ans, mais tous les 2-3 ans.
14:22Alors, il y a les produits, on vient d'en parler.
14:25Évidemment, on est obligé d'aller trop vite.
14:27D'aller trop vite, oui, évidemment.
14:28Mais il y a aussi tous ces produits transformés.
14:30Ça, par exemple, je prends au hasard.
14:32Je suis là sur la rillette de boeuf.
14:34Est-ce que ça, c'est vos produits, ça ?
14:36Oui, alors, en fait, Vincent adore aussi beaucoup rechercher pour faire transformer.
14:48Donc, tout ce qui est transformé, en fait, n'est pas transformé toujours au même endroit.
14:52D'accord.
14:53Mais le but, c'est de ne pas perdre et de ne pas gaspiller.
14:57Donc, en fait, tout ce qui reste sera valorisé.
15:01Donc, là, on a les rillettes de boeuf.
15:02Donc, c'est la limousine que vous avez vue tout à l'heure.
15:04Oui, oui.
15:05Donc, on fait transformer.
15:07Donc, ça, c'est...
15:07Que ton papa a implanté, c'est ça ?
15:08Oui.
15:09En Moselle, le premier ?
15:10Non, mon grand-père.
15:11Ah, c'était mon grand-père.
15:12Maternel.
15:13Mon père maternel.
15:13Je m'y perds un peu.
15:14Robert Fabin, mon grand-père maternel.
15:18Donc, ça, c'est les rillettes avec notre viande.
15:22Ensuite, on va avoir des tartinades.
15:24Donc, on travaille avec la conserverie locale.
15:26C'est du circuit court.
15:27On essaie de travailler vraiment avec des conserveries.
15:30Ah, oui, vous êtes vraiment...
15:30Donc, tout est transformé à l'extérieur.
15:32Nous, on n'a pas de labo.
15:33D'accord.
15:33Et sinon, ça serait trop compliqué.
15:35Donc, ça, tomate poivron vert, c'est fait par la conserverie locale,
15:38comme la confiture de poires caramélisées.
15:40On a la fée maraîchère aussi, qui nous fait confiture de couetche et confiture de mirabelle.
15:44Et de poire.
15:47Voilà.
15:47Donc, en fait, on fait faire la sauce bolognaise.
15:49C'est aussi avec nos tomates.
15:51Donc, on garde.
15:51On fait faire une sauce tomate exprès avec nos carottes,
15:54qui est gardée pour faire la bolognaise.
15:56Ah, c'est super.
15:57Qui est faite aussi à...
15:59Par le Duc.
16:00À Marle-Duc.
16:01D'accord.
16:01Et puis, voilà.
16:02Vincent est allé, voilà, chez une dame faire du ketchup maison.
16:05Parce qu'on en avait marre que notre fils mange du ketchup.
16:08Voilà.
16:08Donc, il a du ketchup avec les tomates de la cueillette.
16:12Enfin, voilà.
16:13On essaye de transformer.
16:14On aime pas.
16:15Et les pommes avec le...
16:16Mais ça, c'est une culture paysanne, ça, vraiment.
16:18Ben oui.
16:19On aime pas perdre.
16:20Après, c'est pas du tout rentable, quand on a tout calculé, le temps qu'on passe.
16:24Vous voyez, hier, j'étais dans les Vosges, je cherchais mes jus de tomate.
16:29Bon, ben, forcément, tu vas là-haut, ben, tu passes l'après-midi.
16:32Oui.
16:32Parce que tu passes voir un copain qui est malade.
16:34Tu passes voir...
16:35Ah, ça, ça fait du bien, je veux dire, non, d'avoir ces contacts.
16:37Ah, ben, oui, oui, oui, oui.
16:38Là, c'est ce qui fait du goût des gens.
16:39On aime bien, oui.
16:40Totalement à part.
16:41Ah, ben, c'est ce qui fait...
16:41Ben, oui.
16:42Totalement à part.
16:43Je signale que là, l'émission est diffusée, enregistrée, diffusée en février, mais que ça n'est ouvert au public
16:49qu'à partir du mois d'avril, c'est ça ?
16:51Alors, l'hiver, on est ouvert deux samedis par mois, le deuxième et le quatrième, où on vend les pommes,
16:55les jus, nos produits, et les pommes de terre, et les légumes d'hiver.
17:00Et ensuite, on rouvre mi-avril, à peu près.
17:02Mi-avril, c'est ça.
17:02Jusqu'au 11 novembre.
17:03Ça rouvre mi-avril.
17:04Je voudrais qu'on parle, avant d'aller au bistrot de Vincent, un autre Vincent.
17:10Oui.
17:11Je voudrais qu'on parle de ce logo-là que tu as sur ta veste.
17:15Chapeau de paille.
17:16C'est quoi ? Vous êtes labellisé Chapeau de paille ?
17:19Oui.
17:19Ça correspond à quoi ?
17:20En fait, c'est un groupement d'agriculteurs.
17:22Oui.
17:22On est 35 œillettes dans toute la France.
17:25Oui.
17:26Et les premiers ont démarré dans les années 85 en faisant de la vente directe de fraises.
17:31Et puis en 87, 90, ils ont décidé de se grouper.
17:36Et là, on a fêté les 40 ans du groupe.
17:40Donc, nous, on est rentrés en 92.
17:43Et on fait tous la même chose.
17:45On communique tout.
17:47Quand je dis tout, tout.
17:49Ah oui, d'accord.
17:49Tout est partagé.
17:51Donc, ça veut dire, oui, c'est ça.
17:52C'est un réseau d'entraide aussi.
17:53Les chiffres, vous voyez.
17:56Alors, on n'est pas concurrents les uns des autres.
17:59Ça, il faut le dire parce que dans le monde agricole, il y a toujours un...
18:04Pourquoi ça va si bien ?
18:05Il y a toujours un agriculteur qui baisse la culotte.
18:07Quand une vache, elle est grasse, c'est un produit périssable.
18:11On ne peut pas la garder des mois de plus à la maison.
18:14La vache, elle est bonne à faire partir.
18:16La salade, elle est bonne à cueillir.
18:17Il faut la cueillir.
18:19Et des fois, il faut un peu brader pour faire partir.
18:23Et c'est ça qui ne va pas.
18:24Ça a été au début aussi un soutien moralement, j'allais dire, cette cueillette...
18:31Enfin, ce chapeau de paille.
18:33Ah oui.
18:33Ben oui.
18:33C'est ça.
18:34Ça a été ça aussi.
18:35Et puis, on va très vite.
18:37Quand vous êtes 35 agriculteurs, quand il y en a un qui fait une bêtise, il le dit.
18:42Quand il y en a un qui réussit, il le dit aussi.
18:44Ah oui.
18:45Donc, c'est utile pour vous.
18:46Quand même, on se voit tous les mois.
18:48On se rencontre.
18:48Hier, j'étais en Réunion.
18:49Voilà, parce qu'on prépare aussi.
18:51On a des formations.
18:53On gère la communication tous ensemble.
18:55On gère la technique, en fait.
18:57C'est un apport technique incroyable.
18:58Parce que 35 cueillettes qui échangent sur la mécanisation du désherbage, comment on peut faire ci.
19:04On a des impasses, en fait.
19:05On a des impasses.
19:06On a un réchauffement climatique.
19:07On a des soucis à gérer au quotidien.
19:10Et quand on n'est que producteur de fraises ou que producteur de pommes, on n'a que les soucis
19:15de la fraise ou de la pomme.
19:16Nous, on fait 60 fruits, légumes et fleurs différents.
19:18Ah oui, c'est ça.
19:18Donc, en fait, c'est un challenge aussi pour tout groupe, quoi.
19:22Et 35 cueillettes, c'est vraiment une grande famille aussi.
19:25Et on tourne beaucoup autour de la famille chez nous.
19:27Mais c'est aussi une grande famille.
19:29Et on est tous solidaires les uns des autres.
19:31Et on a une force aussi incroyable.
19:33Et de jeunes aussi qui s'engagent dans le groupement.
19:36Voilà.
19:37Et on doit s'investir.
19:38On doit aussi s'investir.
19:39Quand vous allez voir un producteur de plantes de tulipes, vous commandez 2 millions de bulbes ou 20 000 comme
19:49nous, on ne vous regarde pas de la même façon.
19:52La qualité, elle est beaucoup belle.
19:54Pour les emballages aussi.
19:55Donc, on a une petite centrale d'achat.
19:58Beaucoup de challenges en même temps.
20:01Et puis, le challenge, ça, c'est plus le côté, je crois, d'Estelle, le challenge de la communication.
20:05Ah oui, sur les réseaux.
20:07Hier, j'étais en formation sur les vidéos.
20:09Alors, vous voyez, c'était sur les vidéos, sur les réseaux sociaux.
20:12Voilà, comment on fait des reels.
20:15Et Estelle, ce qu'on n'a pas dit, c'est aussi que, bien sûr, tu es issu d'une
20:19famille de paysans.
20:19Oui.
20:20Comme Vincent.
20:21Mais quand tu rejoins Vincent, c'est quand même une bascule vers une autre aventure, vers un autre métier.
20:26Parce que je crois que tu étais...
20:28Ah, j'étais éducatrice spécialisée.
20:30Éducatrice spécialisée.
20:30Donc, il y a quand même là un changement de vie.
20:31Oui, oui.
20:32Alors, j'ai gardé le contact avec les enfants.
20:36Alors, bon, pas forcément dans le cadre de la protection de l'enfance.
20:38Mais on fait beaucoup d'animation ici à la cueillette.
20:41Oui, c'est bien.
20:41On accueille les enfants pour Halloween.
20:43On accueille les scolaires.
20:44Donc, c'est aussi très pédagogique.
20:46Parce qu'en fait, de voir comment ça pousse, c'est un peu l'histoire de la vie et du
20:48cycle de la nature.
20:50Ça, c'est hyper important.
20:51Donc, autour des fraises et autour des pommes.
20:52On fait des ateliers.
20:53On reçoit pas mal d'écoles.
20:55Ça commence là déjà, les inscriptions.
20:57Et voilà.
20:58Et du coup, après, c'était une rupture sans être une rupture.
21:01Parce que, donc, du coup, c'est mon métier et ma formation.
21:04Mais j'ai toujours baigné aussi dedans.
21:06Après, moi, je ne suis pas non plus technicienne.
21:09Chacun a sa part ici.
21:11Lui, il est à la production.
21:12Moi, je m'occupe de la communication, de l'équipe de vente, de la gestion plus administrative.
21:17Et puis, voilà.
21:18Donc, c'était...
21:18En même temps, ça devenait trop lourd pour moi d'être...
21:21Et je bossais au département.
21:23J'étais à l'aide sociale à l'enfance.
21:24Donc, j'adorais ce que je faisais.
21:26Mais du coup, de gérer le week-end.
21:28Ah oui.
21:28À l'accueillette ouverte, les clients, etc.
21:31Le boulot le week-end, le boulot la semaine.
21:33Donc, mon mi-temps, ils n'ont pas voulu le reconduire.
21:35Et j'ai décidé d'arrêter en 2015.
21:37Très bien.
21:37En tout cas, c'est merveilleux tout ce que vous faites.
21:39Et puis, tout ce que vous m'avez montré, là, ça donne faim.
21:43Donc, nous allons...
21:44La transition est un peu facile.
21:46La transition est facile.
21:47Je suis désolé.
21:47On va aller rejoindre Béatrice.
21:49Oui, c'est ça.
21:49On va aller se régaler.
21:52Merci.
21:52Merci.
21:53C'est superbe chez moi.
21:59Alors, ils y tenaient.
22:01Passer chez Béatrice et Vincent.
22:03C'est gentil.
22:04Voilà, à Peltre.
22:05C'est...
22:06Vous, avec Vincent, vous tenez cet endroit depuis...
22:11Depuis le mois d'août 2019.
22:14Comment vous présenteriez ce restaurant à ceux qui nous écoutent, qui nous regardent ?
22:18Une cuisine traditionnelle de la région, on va dire.
22:23Un peu la cuisine de maman et de mamie.
22:25Super, celle qu'on aime.
22:26C'est tout ce que les gens, ils aiment.
22:28Les plats en sauce, les petites quiches Lorraine.
22:30Tout ce qui est fait à la maison et qui est bien mangé au restaurant aussi.
22:35Ça fait partie, le bistre de Vincent.
22:37On en parlait à l'instant avec un autre Vincent.
22:39Vincent et puis avec Estelle dans un autre endroit.
22:42Sur le classement, le bon classement, vous avez à Peltre.
22:44C'est aussi ce type de commerce qui fait aussi la richesse et la renommée d'un village.
22:50Vous savez qu'il y a beaucoup de villages en Lorraine qui vous envient.
22:53C'est vrai ?
22:54Ah bah ouais, si je peux vous le dire.
22:56Ah bah ça me fait plaisir.
22:58C'est du travail, mais ouais, je suis assez contente.
23:01Ouais, ouais.
23:02Assez fière de ce qu'on a fait avec le restaurant et le bar.
23:05Ouais, c'est génial.
23:06Parce qu'on est également bar le matin, donc voilà.
23:08Et le soir.
23:08Et le soir.
23:09Et le restaurant à midi et le vendredi soir.
23:12On va dire cuisine traditionnelle.
23:14Cuisine traditionnelle.
23:15Cuisine traditionnelle, super, bravo.
23:16On ne vous dérange pas plus longtemps parce que là, ça commence à arriver.
23:19Voilà.
23:20Et nous, on va aller terminer l'émission, on va s'installer à table avec Vincent et Estelle.
23:23Ça, vous allez découvrir nos bons petits plats.
23:24Ouais, mais merci de votre accueil.
23:26Eh bah merci d'avoir voulu venir me voir.
23:28Merci.
23:35On s'est installés là en attendant de commander.
23:39Ouais.
23:39On est près des cuisines, ça sent très, très, très bon.
23:42Ça sent bon.
23:43Franchement.
23:44J'y pensais.
23:45Alors, Béatrice, mais aussi je crois une autre personne qui travaille avec,
23:50qui est liée à Benoît Potvin.
23:51Benoît Potvin qu'on connaît par ailleurs.
23:53Oui, c'est ça.
23:53C'est le chef étoilé du cas.
23:56Du cas.
23:56Du célèbre cas.
23:57C'est ça.
23:58C'est la belle-maman.
23:59C'est la belle-maman.
24:00C'est la belle-maman.
24:00C'est la belle-maman.
24:01Tout est connecté.
24:03Tout est connecté.
24:03Tout est connecté.
24:04On pense évidemment au cas, au domaine de la Claus, à l'auberge de la Claus.
24:09À l'auberge de la Claus.
24:09C'est des superbes tables.
24:10Alors, puisqu'on parle des bonnes tables, on est ici au bistrot de Vincent à Peltres.
24:16On le signale, c'est une très bonne table.
24:18Et puis on pense à tous les autres Mosellans qui font de la bonne bouffe.
24:22Oui.
24:24Les phénomènes de tout ce qu'on a évoqué il y a 10, 20, 30 ans, des phénomènes de malbouffe,
24:29ils apparaissent à quel moment ?
24:31À quel moment les gens se rendent compte qu'on leur fait manger un peu n'importe quoi
24:34et qu'ils ont des moyens peut-être pour manger mieux en consommant chez vous, en local ?
24:43À quel moment vous voyez ce moment-là ?
24:44Moi, on l'a vu au moment de la vache folle.
24:47Ah ouais, c'est là ?
24:48À la vache folle, on a montré des images d'élevage et les gens se sont réveillés là.
24:55Il y a une prise de conscience à ce moment-là.
24:57Et puis, est-ce que le confinement, le Covid a mousculé dans les modes d'achat, de consommation de produits,
25:03mais aussi de fabrication des plats ?
25:05Les gens fabriquent chez eux ?
25:07Oui.
25:07Ils vous le disent ?
25:09Ils font beaucoup de conserves.
25:10Parce que nous, on vend aussi, quand ils viennent cueillir, ils cueillent aussi des quantités.
25:14Ils cueillent à maturité.
25:16Donc en fait, ils gagnent en goût, ils gagnent en propriétés gustatives, nutritives.
25:20Et en fait, ils sont vraiment très motivés par ça.
25:23Et on a des gens qui sont à des cordons bleus, qui font aussi, qui cuisinent pour la semaine,
25:28qui cuisinent et qui font toutes leurs conserves pour l'hiver,
25:31qui nous envoient des fois des photos extraordinaires d'une cave, mais admirable, quoi.
25:36Parce qu'en fait, ils font tout, tout leur plat, que ce soit au congélateur, que ce soit pour,
25:40alors pas tous les clients, mais c'est évidemment un retour.
25:44Et je pense que c'est le goût et le respect des saisons.
25:47Et ils ont compris que la fraise à Noël, la tomate à Noël, il fallait la bannir.
25:51Et que quand ils l'accueillent à 10 heures du matin et qu'ils la mangent à midi avec une
25:55moza locale,
25:57mozélane, etc., et bien c'est délicieux.
26:00Pas de frigo.
26:01C'est délicieux, pas de frigo, parce que la tomate, le frigo, c'est l'ennemi numéro un.
26:05Moi, j'ai souvenir d'être venu qu'il y a des très belles tomates avec Nina Cantot.
26:08Ah oui, c'est vrai.
26:10Non, mais c'est important quand même.
26:12Ça veut dire que c'est aussi, au-delà d'une clientèle, c'est aussi une communauté que vous avez.
26:16Oui, oui.
26:17Où vous évoquez les choses, où vous échangez les choses.
26:19Oui, oui.
26:19Et ça, j'ai l'impression que...
26:20On est une grande famille, en fait.
26:22Voilà.
26:22On est une grande famille.
26:23On sent que les gens recherchent ça de plus en plus.
26:25Moi, je suis devenu à certains de vos événements.
26:27On sent qu'il y a une ambiance familiale.
26:29C'est vraiment très joyeux, quoi.
26:32Quelles sont les clientèles, justement ?
26:36On n'a pas évoqué ça, les clientèles de la cueillette de Pelle.
26:40Et sur quelles autres géos ?
26:42C'est des gens qui aiment déjà bien manger, qui viennent cueillir ça, en général.
26:47Et puis, on draine jusqu'au Luxembourg.
26:50On a des luxembourgeois criniennes.
26:52Vous êtes attaché à la Moselle.
26:53Vous êtes des Mosellans.
26:54Quel regard vous avez sur ce département ?
26:56Et peut-être plus largement sur la Lorraine, aujourd'hui.
27:00Qu'est-ce que vous avez envie de dire à quelqu'un qui viendrait de, je ne sais pas, de
27:04Bretagne, d'Occitanie ?
27:06En disant, voilà ce que vous trouverez ici.
27:09Nous, on a un avantage, c'est qu'on n'est vraiment pas loin du Luxembourg.
27:13Ça draine beaucoup.
27:14Il y a 100 000 personnes qui passent la frontière.
27:16C'est vrai.
27:18Et puis, on a un climat qui est des fois un peu rigoureux.
27:25Mais il fait bon vivre quand même.
27:27On a quand même de la chance.
27:29Et puis, tu as vu comme la pluie part assez vite.
27:32On a vu ça se mettre.
27:33On ne risque pas d'avoir les pieds dans l'eau.
27:36Ce n'est pas inondable en haut du village.
27:39Nous, on est en haut.
27:41On est bien.
27:41On est des purs produits Mosellans, nous, alors.
27:44Vous êtes vraiment des purs produits Mosellans.
27:46C'est ça.
27:46On l'a vu tout à l'heure.
27:48Mais c'est vrai.
27:48Les origines.
27:50Purs produits Mosellans.
27:52On bouge quand même, mais on est Mosellans et attachés à nos racines.
27:55Et puis, vous, vous êtes vraiment des ambassadeurs de la Moselle et de la Lorraine.
28:00Parce que vous avez fait des choses magnifiques.
28:02Avec le département aussi.
28:04Avec le département de la Moselle.
28:05Qui est très engagé.
28:06Qui soutient beaucoup.
28:07Oui, qui est très engagé.
28:08Qui soutient beaucoup les agriculteurs aussi et le local.
28:10C'est bien de le signaler.
28:14Merci à tous les deux.
28:15Merci.
28:16Merci.
28:16Estelle.
28:17Merci beaucoup.
28:18Merci beaucoup.
28:19Et à très bientôt.
28:20A bientôt.
28:21On va revenir bientôt.
28:22A bientôt.
28:22A bientôt.
28:23Merci.
28:36Ici Lorraine.
28:38Crac pour l'émission.
28:39Sur ma route.
28:39Sur Moselle TV et Vosges Télévisions.
28:42Ici, votre radio de proximité en Lorraine.
28:49Le parc animalier de Sainte-Croix vous a présenté sur ma route.
28:52Sous-titrage Société Radio-Canada.
28:56Sous-titrage Société Radio-Canada.
28:56Sous-titrage Société Radio-Canada.
28:56Sous-titrage Société Radio-Canada.
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