- il y a 1 semaine
Télématin reçoit Catherine Jacob et Philippe Lellouche, actuellement sur scène dans "Nuit d’ivresse", la célèbre pièce de Josiane Balasko, à l’affiche du Théâtre de la Madeleine.
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00:00Cyril nous font la promesse de passer une nuit d'ivresse d'anthologie.
00:04Catherine Jacob et Philippe Lelouch sont nos invités.
00:07La nuit est chaude, elle est sauvage, la nuit est belle.
00:13Mais bonjour Catherine, bonjour Philippe, ça va bien ?
00:17Ça va et vous ?
00:17Ça va.
00:18En pleine forme ?
00:19Mais oui.
00:20Très bien, sur la scène du théâtre de la Madeleine,
00:22cette pièce cultissime de Josiane Balasco, nuit d'ivresse.
00:26On en parle dans un instant, on va voir des images.
00:28Mais on commence par une petite séquence qui s'appelle du tac au tac.
00:31Quelques questions en rafale pour mieux vous découvrir.
00:34Voilà.
00:36Nous on se connaît bien quand même.
00:37J'ai l'impression d'ailleurs à chaque fois que je vois que je rajeunis un peu.
00:39Il fut un temps, on était les petits jeunes qui venaient d'arriver.
00:42C'est loin déjà.
00:46On est très bien.
00:47Allez, c'est parti, une minute trente.
00:49Vous commencez à répondre Philippe et puis vous enchaînez.
00:51Catherine, s'il vous plaît, vous réveillez tôt pour venir nous voir ce matin.
00:54Un supplice ou une facilité ?
00:55Une facilité pour moi.
00:56Je suis.
00:58Lequel des deux a su son texte par cœur avant l'autre ?
01:01Moi.
01:03Donc elle ?
01:03Je ne me permettrai pas de contredire.
01:06Le plus stressé ou la plus stressée a une représentation ?
01:09Moi.
01:10C'est ça, c'est elle.
01:11C'est ça, c'est toi ?
01:11Non, pas trop.
01:13Adolescent ou adolescente, quel métier vous faisait rêver ?
01:16Celui que je fais.
01:17Oui, moi aussi.
01:19Le mot d'enfance...
01:19Oui, mais moi je ne le disais pas.
01:21Ah.
01:21J'étais beaucoup plus surnoise.
01:23D'accord.
01:23C'était en vous quand même.
01:25Oui.
01:26Le mot de la langue française que vous affectionnez ?
01:30Adipeux.
01:30Oui, vous l'avez bien.
01:31Parce que je le trouve dégueulasse.
01:32Dans le mot, il y a tout ce que ça veut dire.
01:34D'accord.
01:35Donc vous l'affectionnez ?
01:36Oui, je l'affectionne parce qu'il est imagé.
01:38Très bien.
01:38On n'a jamais eu ce mot, adipeux.
01:40Parfait.
01:40Catherine ?
01:41Formidable.
01:42Voilà.
01:42Un rituel avant d'entrer en scène ?
01:45Je bois de l'eau.
01:47Oui, mais d'accord.
01:48Oui.
01:49Un petit rituel.
01:49Ah oui, vous pensez à un petit truc ?
01:51Non, non, non, c'est bien.
01:51C'est bien.
01:52Mais du coup, je ne peux pas en voir tout non plus.
01:53J'ai bon, j'ai bon.
01:54Très bien.
01:55Pas dans la pièce parce qu'on ne boit pas du champagne, mais on boit beaucoup.
02:00Oui.
02:01Le parfum de votre enfance ?
02:05Le parfum des…
02:07Oh là là, je ne sais pas le nom.
02:08Catherine.
02:09Réfléchissez-vous.
02:10Les tomates du jardin avec nos grands-pères, un petit peu de sel et un petit brin d'estragon.
02:15Le foin coupé en Bretagne.
02:17Ah, très bien.
02:18Doutez-vous de vous un peu, beaucoup ou pas du tout ?
02:21Beaucoup.
02:23Un peu.
02:24Et enfin, une mauvaise critique, ça vous blesse ou ça glisse sur vous ?
02:29Ça glisse.
02:29Ça glisse.
02:30Très bien.
02:31On va laisser glisser.
02:32Vous êtes d'accord ?
02:33Je ne lis pas.
02:33Mais si je les lisais, je serais d'accord.
02:36Vous avez absolument raison de laisser glisser.
02:39Merci beaucoup d'avoir joué le jeu.
02:40Nuit d'ivraise.
02:41Donc, pièce de Josiane Balasco au théâtre de la Madeleine.
02:44On va voir évidemment la bande-annonce.
02:46En un mot, on pitche pour les gens qui éventuellement ne se souviendraient plus de cette pièce ?
02:51Oui.
02:51Normal de ne pas se souvenir.
02:52Enfin, je veux dire.
02:53C'est une pièce qui a été créée en 1985.
02:56Si c'est que la pièce, des gens l'ont vue parce qu'il y a eu des reprises.
03:01Nous, on fait une adaptation sous le contrôle de Josiane où il y a eu des coupes.
03:06Ça dure une heure 25.
03:08C'est plus court que la pièce d'origine.
03:10Un buffet de la gare.
03:11Un buffet de la gare de l'Est.
03:12Oui, c'est ça.
03:12Non, non, non.
03:13Gare Saint-Lazare.
03:15Parce que la moitié de la pièce, il est dit que j'essaie d'avoir un train pour aller à
03:20Dieppe.
03:20À Dieppe, exact.
03:21Oui, c'est ça.
03:21Si vous voulez aller au bord de la mer en partant de la gare de l'Est, c'est la
03:26gare de l'Est.
03:26Là, je bosse un peu pour la SNCMDG.
03:28Il y a un petit truc de… il faut être précis.
03:31La gare de l'Est et les bains de mer, non ?
03:33Ça ne marche pas.
03:34Ça ne marche pas.
03:35Non, non, bon, un animateur télé que je suis qui se prend un petit peu au sérieux,
03:39mais qui est surtout très, très ivre, vraiment très ivre, va dans un bar pour finir de boire.
03:44Il tombe sur Madame et la pauvre, elle va passer un moment, dans un premier temps,
03:49très désagréable avec ce garçon, très désagréable.
03:52Et puis, ça va s'arranger.
03:53Au départ, on n'est pas dans des formes formidables parce que monsieur est bourré.
03:59Bourré, oui.
03:59Et moi, je suis sortie de Taule dans la matinée et j'ai fait un Rennes-Paris.
04:03Oui, j'aimerais faire un Paris-Dièvres, mais j'ai raté le train.
04:08Donc, on est un peu je crois du mieux, quoi.
04:10Allez, bande annonce, regardez.
04:18Vous n'êtes pas très bavard, vous.
04:24On va faire les sinon-sucs ou quoi en permanence, on voit ta connerie.
04:28Et tac, autant pour moi.
04:33Un petit rock.
04:42Ça aurait été dommage qu'on ne se serait pas rencontrés.
04:46Ah bah oui, ça aurait été dommage, effectivement.
04:50Moi, sur les personnages, vous disiez, c'est une adaptation.
04:52Elle a été un peu raccourcie.
04:54Il y a eu des coupes.
04:55Pour quelles raisons, déjà ?
04:56Et puis, est-ce qu'il y a aussi des adaptations dans la manière de jouer, j'imagine, et de
05:00vous emparer de vos personnages ?
05:01Pas tant du jeu, mais du texte, parce qu'il y a forcément une pièce de 1980, il y a
05:06presque des phrases d'époque, très bien senties pour l'époque, mais qui, aujourd'hui, sont un peu désuètes.
05:11Des situations aussi, un peu.
05:13Et puis, parce que la pièce, je pense qu'elle, si on la jouait dans la totalité de la première
05:17version, elle durerait à peu près deux heures et quart.
05:19Donc, c'est vraiment, on a coupé.
05:22Oui, on a resserré, voilà.
05:24Avec Josiane.
05:25Et remise.
05:26Oui, oui, et puis des remises d'époque.
05:28Moi, j'ai viré quelques petits gros mots que j'ai remplacés par des fautes de français.
05:34Ça me fait beaucoup marrer, ça.
05:35Tout que c'est que, et quand c'est que, et pourquoi que je le saurais.
05:38Voilà, c'est un peu…
05:40Mais elle n'est pas 2026, ça.
05:42Voilà, mais c'est un peu l'heure du temps.
05:45Ça y est, je l'ai dit.
05:47Vous l'aviez vu, on va voir des images de la pièce de 1985, donc avec Balasco et Michel Blanc.
05:51Vous l'aviez vu ou vous l'avez vu, des captations ?
05:53Non, pas au théâtre.
05:54Moi, je ne l'avais pas vu au théâtre.
05:55Non, non, mais on a…
05:56Enfin, si, on a eu le droit à des captations.
05:59Oui.
05:59À captations.
05:59Je sais qu'il y a eu plusieurs reprises avec d'autres acteurs, mais voilà.
06:05Cyril Hermitte, notamment.
06:06Oui, mais je t'ai.
06:08Francis Huster, c'est vrai.
06:09Vous avez reprise.
06:11Évidemment.
06:12Évidemment, aussi.
06:12Chère Catherine, il y a la scène de la majorette, c'est obligé.
06:15Oui, c'est obligé.
06:17Ça vous enchant ou ça vous ennuie ?
06:19J'y vais.
06:21Vous n'êtes pas posé de question.
06:22Petit soldat.
06:24Et les désopilantes, évidemment.
06:26Bien sûr, oui.
06:27Voilà, ça s'appelle donner son corps à la science.
06:32Faites de moi ce que vous voulez pendant une minute et demie sur une heure et demie.
06:37Sauf que ça marque.
06:39Oui, non, mais c'est comme ça.
06:43Mais en fait, ça me fait marrer maintenant.
06:45J'ai appris à lâcher du lest.
06:47Non, mais on comprend entre les lignes.
06:48Catherine, qu'au début, vous avez une réticence à la jouer, cette scène ?
06:52Il faut quand même avoir un petit sens de l'humour personnalisé, un peu développé quand même, parce que sinon
06:58ça pique.
06:59Non, non, allons-y, faisons les cons.
07:04Comme vous aujourd'hui, en 1985, Josiane Balasco et Michel Blanc sont invités à l'époque, on dit en peine
07:09deux, pour parler de cette pièce.
07:11Alors, une question leur est posée autour de la différence entre le théâtre et le cinéma.
07:16Voici leur réponse.
07:17Vous nous donnerez vos réponses, s'il vous plaît, après.
07:19Regardez.
07:21Le théâtre, pour moi, c'est faire pendant deux heures du sport sur une scène, être en pleine forme après
07:26et surtout avoir un public.
07:28Moi, c'est ce qui me manque au cinéma, c'est le public, c'est avoir des gens qui sont
07:30là.
07:30Je suis comme les chevaux de cirque, moi, il me faut des applaudissements.
07:33Et ça, j'en ai besoin.
07:34Moi, je suis plus un cheval de dressage.
07:36J'aime bien le cinéma.
07:40J'avoue que j'aime aussi le théâtre, mais pour moi, la proportion est un peu inverse.
07:44Disons que l'idéal serait effectivement, tous les trois ans, de jouer pendant trois mois une pièce et puis de
07:51faire du cinéma entre temps.
07:53Ça, pour moi, c'est tout à fait l'idéal.
07:55Donc, Michel Blanc, c'était un peu de théâtre et beaucoup de cinéma et Josiane Balasco, c'était beaucoup de
08:01cinéma et un peu de théâtre.
08:03Non, l'inverse.
08:04Non, l'inverse.
08:04L'inverse, pardon.
08:05On vous a compris.
08:06Mais vous, c'est l'inverse.
08:08Et vous, pardon ?
08:09Moi, je pense…
08:10Vos plaisirs respectifs.
08:12Infiniment plus au théâtre.
08:14Mais oui, oui, bien sûr.
08:15Parce que c'est super de faire du cinéma.
08:17On adore tout ça.
08:18Puis ça flatte l'ego et tout ça.
08:21Mais le théâtre, il y a une récompense immédiate.
08:24Et puis ce côté sans filet que moi, personnellement, j'adore.
08:28Vraiment.
08:28On raconte une histoire aux gens avant qu'ils aillent dormir, finalement.
08:31C'est ça, j'aime bien ça.
08:33Et vous, Catherine ?
08:34Je crois que ça ne se passe pas comme ça parce qu'on ne décide pas de tout.
08:38On n'est pas décisionnaire totalement de la vie des bêtes.
08:43Il faut alterner, de toute façon.
08:45Même au théâtre, il faut alterner des choses différentes.
08:49Mais visiblement…
08:50Alors après, le cinéma ou la télé, ça vient.
08:54Mais ce n'est pas la même chose.
08:55C'est une journée entière.
08:56Oui, c'est ça.
08:56Alors que là, il faut être…
08:58Mais là, visiblement, Joséne Balasco disait que ce qu'il apportait,
09:00c'était les rires au théâtre.
09:01Et que ça lui manquait le cinéma.
09:02Oui, oui.
09:02C'est une vente dure.
09:03Faire une pièce avec un silence de mort en face, des conseils.
09:09Mais bon…
09:10Ça dépend de l'énergie qu'on a à ce moment-là, du sujet, des partenaires.
09:15Il y a plein de facteurs comme ça.
09:16Moi, je trouve ça assez fulgurant de dire, moi, il me faut ma petite recette alternative.
09:24Oui, mais quoi qu'on fasse, il faut essayer de faire des choses différentes.
09:28Et là…
09:29Ça se passe au théâtre de la Madeleine.
09:31C'est l'ivresse mise en scène par M. Louche.
09:33Vous êtes sur scène, vous avez mis en scène, vous êtes partout.
09:35Je n'ai pas vu que ça dure.
09:37C'est le moment de sortir les archives avec Mathilde.
09:40Oui, et je peux vous dire que j'ai du dos sur tous les deux.
09:43Ah oui ?
09:43Alors, si je vous dis un reportage sur le gras, OK ?
09:45Ah oui, ça, je sais bien.
09:47Ça, c'est moi.
09:47Ça, c'est pour vous.
09:48Ça, c'est pour vous.
09:49Et oui, en 96, Philippe, vous êtes journaliste et vous présentez ce sujet dans l'émission
09:53qui ne rigole pas, envoyé spécial.
10:02Philippe Lelouch, bonsoir.
10:03Bonsoir, Bernard.
10:04D'abord, ils aiment s'exhiber, si on peut l'appeler comme ça, puisque tous les soirs,
10:07ils vont chanter devant du public.
10:09C'est mignon.
10:10Vous avez rajeuni.
10:11Oh, vous êtes mignonne, j'adorerais.
10:13Ce n'est pas le cas.
10:14C'est fini, la carte de presse, vous ne l'avez pas ?
10:16Oui, c'est fini.
10:17Je n'ai plus ma carte de presse depuis presque 30 ans.
10:21Alors, Catherine, je vais vous épargner les archives sur deux films cultes qui vous
10:24ont fait connaître « La vie est un long fleuve tranquille » et « Tati Daniel ».
10:28J'ai choisi une archive plus confidentielle en 88.
10:31Vous êtes déjà sur les planches avec Paris Nord.
10:35Ah, le vierge de l'écu ! On apprend à jouer dans les punettes !
10:38Ah, le vierge de l'écu !
10:39Paris Nord est un spectacle croustillant et mordant, une véritable réhabilitation de
10:43cafouniettes et des sketchs de Simons.
10:48Moi, je fais toujours dans le spectacle quelqu'un d'assez maussade ou d'assez agressif
10:53ou une petite merpée de sec, mais c'est vrai, je vais pour.
10:59Il ne faisait pas chaud.
11:00Il ne faisait pas chaud ce jour-là, visiblement.
11:02C'était un bon souvenir, cette période ?
11:04Ah oui, c'était très bon parce que le film, « La vie est un long fleuve tranquille »
11:10était sorti trois jours avant et j'ai rencontré Jacques Bonafé qui m'a dit
11:15« Je vous aime beaucoup ».
11:17J'ai dit « De quoi tu parles ? »
11:21Et il m'a dit « J'ai un petit créneau pour jouer trois fois dans le décor d'autres
11:25gens, trois jours.
11:27Est-ce que ça vous intéresse ? »
11:28Je ne comprenais pas ce qu'il dit.
11:30En général, je ne comprends pas tout ce qu'il dit non plus.
11:33Mais ça a été fantastique parce que je sais que Bruno Mazur est venu très vite.
11:38Il en a parlé au journal de 13 heures et d'un seul coup, paf !
11:42Et on l'a repris après.
11:43On jouait trois fois par jour.
11:45C'est-à-dire que Lucia Atoun louait des coussins quand même.
11:49Et ça a été une aventure fabuleuse.
11:51Ça s'appelait par exemple « Attraction pour nos et banquets ».
11:54C'est pour ça qu'on fait des cons là.
11:55Parce qu'en réalité, il avait pris des textes…
11:59À l'époque, il y avait des systèmes de petits feuilletons radiophoniques dans le Nord.
12:04Et c'était, bon, les choses qu'il a reprises.
12:08Et ce n'était pas aussi pouet-pouet que ça.
12:12Il y avait quand même l'accent.
12:14Et puis, il y avait ce personnage au cafounette qui est un mineur,
12:18qui lui tient extrêmement à cœur, je crois.
12:20Et donc, on a eu un miracle comme ça.
12:22On ne se connaissait pas du tout.
12:24Et puis, en fait, on a égréné la chose sur trois ans.
12:27On a été joué dans des endroits inouïs.
12:30Alors, il y a un autre miracle, je pense.
12:32Un tournage qui devait être fabuleux.
12:33C'est un casting 3 d'étoiles.
12:35C'est « Les grands ducs » de Patrice Lecomte.
12:37Pour ceux qui seraient passés à côté de ce film,
12:39regardez avec qui vous partagiez l'affiche.
12:42Philippe Noiré, Jean-Pierre Marielle, Jean Rochefort, bonsoir.
12:46Bonsoir, monsieur Jacob.
12:47Catherine Jacob, c'est une invention.
12:48On joue toujours ensemble.
12:50Et là, elle me désire à un moment.
12:53Ce qui est bien naturel.
12:54C'est normal.
12:55C'est normal.
12:55Oui, c'est normal.
12:56Oh, vous êtes trompés.
12:57Vous voyez, ce sont de vrais amis.
12:59En tout cas, je trouve que l'actrice a fait preuve d'une imagination formidable.
13:03Mais elle l'a fait avec une énergie intonue,
13:05ce qui me laissait tout à fait spongieux.
13:08Eh bien, on va rester sur cette éponge.
13:10Bonne là-dessus.
13:11Ah oui ?
13:11Qu'est-ce que vous avez quand même ?
13:12Parce que je ne me suis jamais autant marée qu'avec ce mec-là.
13:16C'est inouïe, Jean Rochefort.
13:18Mais je devais le choper dans l'ascenseur et le trimballer.
13:21Mais il ne touchait pas terre.
13:23Je me disais contre un mur et je me foutais sur un pieu.
13:27Il me disait, ah, comme tu vas vite, comme tu vas vite.
13:31Et après, je devais lui dire, personne ne saura jamais.
13:35Et bref.
13:36Et ça continuait tout le temps.
13:38Je veux dire, c'est la foufure.
13:40Et je veux dire qu'il y avait quand même un gang entre Marielle et lui,
13:44qui était très, très ami dans la vie.
13:46Et j'avoue que je suis obligée de dire que Philippe Noiré était terrorisé par ses deux Lascars.
13:52Parce qu'au cas où il aurait eu envie d'arriver avec un petit nœud pape ou des berloutis,
13:56il y avait quand même un petit comité d'accueil avec le fusil de chasse.
14:00Il n'était pas question qu'il…
14:02Voilà.
14:02Et donc, c'était deux et un.
14:05Mais ils ont été extraordinairement gentils avec moi.
14:10On va gagner quand même.
14:11Ben non, on va plus être ça.
14:13Bravo.
14:14Adrien, vous allez faire chanter nos invités ce matin.
14:16Absolument.
14:17J'ai décidé d'ouvrir, d'une certaine manière, le jukebox de votre vie.
14:21Des chansons qui vont forcément vous évoquer des souvenirs à l'un et à l'autre.
14:25Vous allez deviner déjà quelles chansons peut-être attribuées…
14:29Je ne suis pas sûre de la photo.
14:30À qui ?
14:32C'est votre époque roqueuse.
14:34Non, c'est maintenant.
14:35Je mets tout le temps le chapeau que je n'ai aujourd'hui.
14:38Regardez les titres que j'ai choisis.
14:39Il y en a six dans le jukebox de votre vie.
14:41Est-ce qu'il y en a un déjà qui vous inspire plus qu'un autre et que nous allons
14:45écouter ?
14:46Vous n'êtes pas obligé de chanter, bien sûr.
14:49Bardot.
14:50Bardot ?
14:50Alors, on écoute Brigitte Bardot, Harley-Davidson.
14:58Ce qui est chouette avec cette chanson,
15:00c'est que pour le coup, elle vous va très bien à tous les deux pour des raisons différentes.
15:04D'un côté, il y a la passion de la moto et des Harley pour vous Philippe,
15:07et de l'autre, la passion de Bardot pour vous.
15:09Alors ça, c'est aussi une grande source de rigolade quand quelques amis se jettent à corps perdu d'un
15:18petit karaoké, si vous voulez.
15:19Ça ne va pas à tout le monde.
15:20Ah ouais ?
15:22Vous voulez la chanter, là, maintenant ?
15:23Non, pas moi, pas moi, mais je connais une ou deux personnes.
15:28C'est-à-dire que je ne peux plus entendre la chanson sans voir quelqu'un se planter avec ça.
15:33Et vous, Philippe, Harley-Davidson, vous en avez une ?
15:36Ah oui, oui, j'en ai une.
15:37Non, non, moi, ça, c'est l'autre partie de ma vie.
15:39Ça occupe beaucoup de temps.
15:41Je suis dans un club de moto.
15:43Oui, oui, c'est vraiment un truc qui me passionne, Harley, depuis très, très longtemps.
15:47Vous faites des balades le week-end ?
15:48Oui, oui, oui.
15:50Vous emmenez Catherine, du coup, elle vous chantera la chanson pendant que…
15:52Bien sûr, voilà.
15:54C'est pas un gros enthousiasme.
15:55Non, j'ai pas l'impression.
15:58Non, non, mais je pensais à Danny Briand aussi, que j'aime beaucoup.
16:01Alors, on écoute Danny Briand.
16:02C'est Saint-Germain.
16:03On est bien, bien, bien, à Saint-Germain.
16:07C'est très fort.
16:09Alors, cette chanson, elle est géniale, mais surtout, je l'ai choisi.
16:12Parce que dans beaucoup d'interviews que vous donnez, Catherine,
16:15vous vouez une passion absolue à Paris,
16:18et particulièrement à la rue Gauche, et particulièrement à Saint-Germain.
16:21Vous parlez de la closerie des villas.
16:23Vous êtes très rive-gauche.
16:24Oui, très.
16:25Bon, ça va.
16:27Vous y habitez toujours ?
16:28Oui.
16:29On peut avoir… Non, je ne vous donne pas l'adresse.
16:31Mais c'est où, si on veut vous croiser ?
16:33Il faut aller où ?
16:35Montparnache.
16:35Ah oui, c'est votre quartier.
16:36Alors, vous, Philippe, là aussi, ça marche dans les deux cas,
16:39parce que vous adorez Paris, et vous le dites aussi dans les interviews.
16:43C'est une blague ou pas ?
16:44Non, mais…
16:45Ah non, je déteste Paris.
16:45Oui, je déteste Paris.
16:46Ah bon ?
16:47Je déteste Paris.
16:48Non, alors, j'ai adoré.
16:49Voilà, c'est ça.
16:50J'ai adoré, et je n'aime plus.
16:51Et vous avez adoré Paris-Rive-Droite, mais vous ne supportez plus Paris aujourd'hui.
16:56Non, oui.
16:57Et vous, Catherine, vous aimez encore Paris ?
16:59Oui.
16:59Ah oui.
17:00Mais il y a un joli petit parcours pour aller au Théâtre de la Madeleine,
17:06quand même, de Montparnasse.
17:07On traverse les quartiers les plus fabuleux.
17:10Et le soir, c'est exceptionnel, quand même.
17:12On écoute une autre chanson ?
17:14Ah oui, avec plaisir.
17:15Je sais si c'est la tienne, Philippe.
17:16Oh ben, Renaud, parce que je suis fan inconditionnel.
17:18Allez, Renaud, on écoute.
17:19Avant qu'il ait pu dire un mot, j'ai chopé le mec par le bateau.
17:23Et je lui ai dit, toi, tu me fous les gants.
17:26Depuis, t'as rien à foutre dans mon monde.
17:28Arrache-toi de la tête, pas de maman.
17:30Le casse-toi, tu fûles.
17:32Et marche à l'ombre.
17:33Alors, au-delà de la passion que vous vouez pour Renaud,
17:35j'ai choisi cette chanson parce que j'ai lu
17:36« Vous détestiez les gens qui sentent mauvais ».
17:39Non, non, mais Adrien, j'ai lu les gens qui sentent mauvais.
17:44Non, mais j'ai raison, j'ai une phobie.
17:47Vous avez une phobie, c'est plus que détesté.
17:49Vous avez une phobie pour les odeurs de sueur.
17:52Oui, de sueur et la mauvaise haleine.
17:55Mais vous constaterez avec moi que souvent,
17:57les gens qui ont mauvaise haleine,
17:58ce sont les mêmes qui n'ont aucune notion de distance intime.
18:01Ah oui, c'est toujours un mec qui vient vous parler là.
18:05C'est terrible.
18:06Vous avez toujours des chewing-gums à leur offrier ou du théo ?
18:09Non, mais j'en parle sur scène, dans le One Macho.
18:11Je dis, quelle est la formule pour dire à un mec
18:13qu'il a mauvaise haleine ?
18:14C'est extrêmement… On ne peut pas.
18:15C'est très difficile de dire.
18:17C'est délicat.
18:18Je veux qu'on aille se brosser les dents,
18:19mais enfin, ce n'est pas facile à placer les dents.
18:21Non, tu ne veux pas un petit bonbon à la menthe ?
18:23Ça passe nickel.
18:24C'est bien parlant.
18:26Oui, c'est ça.
18:27Merci beaucoup, Adrien.
18:29Il a une hygiène parfaite.
18:30C'est votre ami depuis longtemps.
18:32Il avait un petit message pour vous regarder.
18:34Surprise, cher Philippe.
18:36Philippe, quand on est ami avec lui,
18:38c'est quelqu'un que tu peux appeler à 4h du matin
18:40parce que tu as une grosse galère
18:42et tu sais que tu peux compter sur lui.
18:43Contrairement à beaucoup d'autres,
18:45c'est quelqu'un qui a de la mémoire.
18:47Et dans ce métier, c'est rare.
18:49Philippe et moi, on a un point commun.
18:50On tourne tous les deux notre langue
18:52cette fois dans notre bouche,
18:54mais après avoir dit la connerie.
18:56Philippe, je t'ai vu faire du flyboard,
18:58et pour cause,
18:59et je t'ai également vu sur
19:01Danse avec les stars.
19:04Continue le flyboard.
19:06Je t'embrasse, mon frérot.
19:07Je t'aime fort.
19:08Il est drôle, ça va sans la gaffe.
19:10Pote, depuis combien de temps, Philippe ?
19:12Depuis très longtemps
19:12parce que j'ai œuvré avec lui
19:15au Club Méditerranée
19:16en tant que géo
19:17quand lui était chef de l'animation.
19:19Je le connais à peu près
19:20depuis que j'ai 18 ans.
19:23et la vie a fait qu'on s'est retrouvé
19:24un peu partout.
19:25C'est un type incroyable,
19:27extrêmement profond,
19:29contrairement à l'image,
19:30comme beaucoup de gens d'ailleurs,
19:31contrairement à ce qu'il a voulu projeter
19:33ou ce qu'il a fait.
19:34C'est un type excessivement sensible,
19:36gentil, très humain
19:37et un ami rare.
19:38Merci à Vincent pour cette surprise.
19:40Allez applaudir Catherine Jacob
19:41et Philippe Lelouch
19:42au Théâtre de la Madeleine
19:43dans Nuit d'Ivresse.
19:44Merci.
19:44Avec Yann Fenlon.
19:46Vous avez absolument raison,
19:47qui joue le barman.
19:48On aime beaucoup.
19:48Merci beaucoup.
19:50Belle suite d'aventures.
19:51Merci.
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