00:00Après un voyage de quatre jours, le père de Patrick Mazerol est arrivé dimanche dans la capitale ukrainienne.
00:06Son fils de 24 ans est décédé le 1er septembre d'un tir de mortier sur la ligne de front.
00:11Les démarches pour le rapatrier sont complexes.
00:13Si tu tombes avec un jeune qui a un passeport ukrainien, qui a signé un contrat de l'armée avec
00:18l'Ukraine,
00:18le Canada ne peut rien dire. C'est l'Ukraine qui crée les chats.
00:22Le résident d'Inkerman va fournir un échantillon d'ADN pour faciliter l'identification du corps de son garçon s
00:28'il est retrouvé.
00:29La famille a aussi retracé le frère d'armes qui était au front avec Patrick Mazerol au moment de sa
00:35mort.
00:36Il va y avoir un certificat de décès de donner plus vite qui va nous permettre de faire nos funérailles.
00:43Parce qu'au début, il nous parlait de deux ans avant d'avoir un certificat de décès.
00:48Puis là, ça fait six mois qu'il est décédé.
00:50Puis il m'a dit avec tout ce que je vous avais fait, il dit peut-être même en trois
00:53mois, il dit je vais pouvoir t'avoir ça.
00:55J'espère.
00:56Marc Mazerol s'est aussi rendu dans les dernières heures à la place Meydan.
01:00Il s'est recueilli à l'endroit où des amis de son fils ont déposé une photo.
01:04Un moment qu'il a profondément ébranlé.
01:06Je n'étais pas préparé pour ça pendant tout. De le voir là, ça frappe.
01:10Le néo-branjouquois est conscient que le rapatriement des cendres de son garçon pourrait prendre plusieurs mois, voire des années,
01:16alors que la zone est toujours en guerre.
01:18J'ai la position exactement jusqu'à sur le terrain, à 20 mètres près.
01:25Je ne peux pas demander plus de questions que ça parce que sinon je serais allé sur le terrain pour
01:31le voir.
01:31C'est vraiment une place qui est vraiment rough.
01:34Il y a encore un petit peu de solde là.
01:36Ils sont cachés dans les bunkers, c'est juste pour de l'observation.
01:40Il n'y a plus personne qui s'avance sur le terrain.
01:42Tout est contrôlé par le drone.
01:43Depuis plusieurs mois, Marc Mazerolle travaille avec différentes personnes et organisations à Kyiv pour l'aider dans ses démarches.
01:49Il veut aussi lancer une fondation pour accompagner les familles des victimes, qui portera le nom de son fils unique.
01:56Je ne blâme pas personne, c'est juste l'entour du système, le système écrivait de merde.
02:00Je n'ai pas dit mon seul garçon.
02:02Si je peux faire de quoi dans sa mémoire et aider les autres familles, on va continuer comme ce qui
02:06a commencé ici.
02:07Patrick Mazerolle s'est envolé vers l'Ukraine en février 2025 sans en avoir informé sa famille.
02:12Il avait alors signé un contrat de six mois comme soldat volontaire.
02:17Je ne l'ai jamais vu heureux de même.
02:19Il était excité d'être là.
02:23Puis les dernières discussions, c'était quoi?
02:25Il regarde et il dit, je vais finir mon six mois.
02:28Il dit, je m'en vais au front.
02:29Puis quand je te prends la tête, ça va bien y aller.
02:32Mais que tu arrives sur nous, tu vas être assez fier de moi.
02:34Le jeune homme sera tombé au combat à seulement 15 jours de la fin de son contrat.
02:38Depuis, son père a fait tatouer le visage de son fils sur sa poitrine,
02:42un geste pour honorer sa mémoire et transformer sa peine en aide aux autres,
02:47comme Patrick le faisait lors de son vivant.
02:49Patrick Giguère, CHUTVA, Kaplan.
02:53Sous-titrage Société Radio-Canada
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