00:00Pour moi, ce qui s'est passé depuis l'affaire Quentin, c'est une rupture dans l'histoire de la
00:03République.
00:03Tout simplement, en réalité, il y a toujours eu des groupes extrémistes et violents à gauche et à droite de
00:08l'échiquier politique.
00:09Mais ces groupes-là ont toujours été, dans la majeure partie des cas, marginalisés.
00:14Aujourd'hui, on voit qu'ils sont alliés à un parti dit de gouvernement.
00:18On voit qu'ils font partie d'une stratégie, qu'ils ont des postes parlementaires, qu'ils sont notabilisés.
00:23C'est ça, en fait, la principale rupture de l'histoire, c'est qu'aujourd'hui, la violence est totalement
00:28institutionnalisée.
00:29Et alors, le plus fou, moi, je trouve, dans l'affaire, c'est qu'en réalité, on va avoir probablement
00:35des deuxièmes, ou des troisièmes, ou des quatrièmes, Quentin.
00:38Est-ce que vous savez pourquoi ?
00:40Dites-nous, vas-y, allez-y.
00:41Parce qu'il ne se passe rien.
00:42Si vous regardez les alliés à gauche, est-ce qu'ils ont rompu vraiment ?
00:47C'est la porte ouverte à tous les excès, quoi, ça ?
00:49En fait, c'est normal. Quand on laisse passer quelque chose, la tentation est d'aller toujours plus loin dans
00:53l'extrême.
00:54Et en réalité, les autres parties de gauche ont laissé passer, par exemple, les tropes antisémites.
00:59Après le 7 octobre, ça n'a pas empêché de transformer la NUPS en NFP.
01:03Regardez les résultats, il y a encore plus d'antisémitisme.
01:06Aujourd'hui, si la violence est considérée comme une simple divergence politique, comme le taux de TVA, etc.
01:12Ça ne change rien aux fondations des alliances qui ont été scellées, c'est ça que vous nous dites ?
01:16On n'a pas l'impression. Et puis, quand on regarde les études d'opinion, en réalité, à gauche, on
01:21a quand même une majorité de la population qui n'y voit pas grand-chose à redire.
01:24Qui va se dire, oui, nous, on apportera la violence.
01:27Mais quand même, il y a des dangers plus importants.
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