00:00Dans sa dernière dépêche publiée le 9 février 2026 sur la perception de la transparence électorale en Afrique,
00:05Afrobarométer met en lumière les fragilités des processus démocratiques sur le continent.
00:10L'enquête menée en 2024-2025 dans 38 pays africains révèle qu'au Gabon,
00:1437% des personnes interrogées disent avoir eu quelque peu ou beaucoup peur d'être victime d'intimidation politique ou
00:20de violence durant la dernière campagne électorale.
00:22Un niveau de crainte sensiblement supérieur à la moyenne continentale estimé à 18% qui interroge sur le climat politique
00:29entourant les scrutins dans le pays.
00:31Les données comparatives du tableau Afrobarométer situent le Gabon parmi les pays où cette peur est la plus élevée.
00:37Avec 37%, le pays se rapproche de la Guinée et du Malawi et dépasse nettement des États comme le Sénégal,
00:43le Ghana ou encore le Botswana.
00:45A l'autre extrémité du classement, le Maroc et Maurice apparaissent comme des environnements électoraux perçus comme largement apaisés.
00:53Cette position du Gabon souligne un décalage entre l'organisation formelle des élections et le ressenti réel des électeurs.
01:00La question posée aux répondants est explicite.
01:02Au cours de la dernière campagne électorale des élections nationales,
01:05à quel degré avez-vous eu peur d'être victime d'intimidation politique ou de violence ?
01:09Le fait que plus d'un tiers des Gabonais expriment cette crainte révèle une insécurité politique ressentie.
01:15Susceptive de peser sur la participation électorale et la liberté de choix.
01:20Afrobarométer rappelle que voter sans peur constitue un pilier fondamental d'élections crédibles et inclusives.
01:26A l'échelle africaine, l'étude souligne pourtant un attachement massif au principe électoral.
01:30De nombreuses transitions pacifiques récentes, notamment au Ghana, au Sénégal, au Libéria ou à Maurice,
01:36démontrent que des élections apaisées restent possibles.
01:38Mais le Gabon, à l'instar d'autres pays d'Afrique centrale,
01:41peine encore à dissiper la perception de risques liés à l'intimidation et à la violence politique.
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