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Manuel Valls, ancien Premier ministre, était l'invité de BFMTV ce lundi 23 février

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00:00C'est lui qui, le premier en France, avait parlé des deux gauches irréconciliables.
00:04C'était en 2016, il y a dix ans, bien avant la NUPES, le NFP, bien avant surtout la mort
00:09de Quentin.
00:10C'est Manuel Valls, l'ancien Premier ministre, qui nous rejoint à présent.
00:13Bonsoir Manuel Valls.
00:15Bonsoir.
00:16Bonsoir.
00:16Ça fait une semaine maintenant qu'elle est fillée sous le feu des critiques pour avoir refusé de couper les
00:20liens avec la jeune garde,
00:21dont, on le sait, plusieurs anciens membres sont mis en examen pour le meurtre de Quentin de Ranque.
00:25Est-ce que vous dites, comme François Hollande a pu le dire hier, que c'est une forme de suicide
00:30politique de la part de Jean-Luc Mélenchon ?
00:33C'est aux électeurs de le dire, et on verra ça aux prochaines élections.
00:37Jean-Luc Mélenchon fait depuis déjà plusieurs années, c'est pour cela que j'avais en effet parlé de gauche
00:42irréconciliable,
00:43de la tension, de la brutalisation à travers le populisme, à travers le dégagisme qu'il a voulu incarner déjà
00:52depuis de nombreuses années.
00:53Mais il fait le pari que cette tension, d'une manière ou d'une autre, lui sera favorable.
00:59Pour vous, c'est un pari, vous le connaissez bien, Jean-Luc Mélenchon, vous l'avez croisé,
01:03vous n'êtes pas forcément dans les mêmes courants au sein du Parti Socialiste.
01:05Non, non, mais au sein du Parti Socialiste, et compris dans la même fédération socialiste de l'Essonne.
01:10Ça nous ramène à la préhistoire, pratiquement.
01:12Comment vous expliquez sa prise de position aujourd'hui ?
01:15Mais ça vient de loin, je suis étonné qu'on s'étonne.
01:20Jean-Luc Mélenchon a fait, en 2012-2014, des choix qu'il a confirmés, qu'il a approfondis,
01:28parce qu'il y a une forme de cohérence chez lui.
01:30Il a fait un premier choix qui a été celui du populisme, en partant d'un certain nombre de théories,
01:35on ne va pas faire ici des réflexions savantes,
01:37mais à partir d'une théoricienne de la gauche populiste, Chantal Mouffe,
01:42qui elle-même s'inspire d'un théoricien qui a été traité pour Pablo Iglesias en Espagne,
01:47pour Jean-Luc Mélenchon en France, qui va chercher un ennemi.
01:52Il faut toujours aller chercher un ennemi pour mobiliser les siens.
01:55C'est ça le populisme.
01:57Non, pour lui, ça peut être le fascisme, ça peut être Bruxelles,
02:01ça peut être François Hollande, Emmanuel Valls quand il gouvernait, etc.
02:04Donc, il y a cette idée qui est très éloignée de l'idée que la social-démocratie,
02:10ou que les républicains se font de la démocratie.
02:14Est-ce que tout cela, pour vous, Emmanuel Valls,
02:16conduit aujourd'hui la France insoumise hors de l'arc républicain ?
02:19Ou est-ce qu'il reste aujourd'hui un parti comme les autres ?
02:24Ils ont des élus à l'Assemblée nationale, ils sont invités,
02:29ils ne sont pas interdits, d'ailleurs fort heureusement,
02:32nous sommes dans une démocratie.
02:34Donc, je me méfie, j'ai utilisé parfois ce type d'expression,
02:38mais je me méfie de cette expression.
02:41En revanche, il faut être clair, en effet, quant aux alliances.
02:44Le deuxième choix que Jean-Luc Mélenchon a fait,
02:46et qui aurait dû d'ailleurs amener les socialistes à refuser toute alliance,
02:52notamment en 2024, c'est le choix,
02:55vous l'avez évoqué, je crois, il y a un instant sur le plateau,
02:59d'utiliser Israël et les Juifs français,
03:03donc à travers une dérive antisémite et antisioniste,
03:06comme un élément du débat politique.
03:09Et il l'a utilisé, ce n'est pas le premier,
03:11ça a été fait notamment par Corbyn en Grande-Bretagne,
03:14qui en a payé le prix par ailleurs.
03:15Oui, exactement, il a été exclu, d'ailleurs, du Parti travailliste.
03:19Tout ça vient de théories.
03:20Mais ce que vous dites, c'est que tout ça est réfléchi de sa part.
03:22Tout ça est réfléchi, il y a de loin.
03:24Et d'ailleurs, il utilise la figure du keffier du palestinien du palestinisme
03:30pour mobiliser un électorat, croit-il, qui est l'électorat musulman.
03:34Et le troisième élément, sur lequel il a toujours été ambigu,
03:38parce qu'il porte en lui une forme de violence qui vient de loin,
03:42de son trotskisme notamment, c'est la violence.
03:45Et donc, c'est son lien avec la jeune garde,
03:48puisqu'il assistait encore au cours de ces dernières années.
03:51Aux universités.
03:52Aux universités.
03:52Donc, les trois éléments.
03:53La jeune garde, il dit que c'est un mouvement pacifique
03:55de réponse à la violence des mouvements fascistes.
03:57Tu parles, pardon d'être familier.
03:59Donc, le populisme, le dégagisme antidémocratique,
04:04l'antisémitisme, la passion antisémite
04:06et la passion de la violence.
04:09Ces trois passions noires,
04:10passion populiste, passion antisémite
04:12et passion de la violence,
04:13viennent de loin.
04:15Donc, là, évidemment, ce qui s'est passé,
04:18la mort de ce gamin,
04:21tout ça, d'une certaine manière,
04:22réveille un certain nombre de consciences.
04:25Mais, en 2024,
04:27la faute politique et morale du Parti Socialiste,
04:31tout ça a été connu.
04:33On l'a rappelé sur ce plateau.
04:34Oui, mais par contre, la jeune garde soutenait
04:37les candidats du Nouveau Front Populaire.
04:38La campagne des européennes contre Glucksmann,
04:41d'ailleurs, de la part de LFI,
04:43montrait déjà toutes ces dérives.
04:45Donc, il est temps qu'il y ait une prise de conscience claire
04:47et qui amène à ce que le Parti Socialiste et les autres disent.
04:50Il ne peut pas y avoir d'alliance,
04:52aucune alliance,
04:54ni aux municipales,
04:55ni aux législatives,
04:55qui n'a pas la ligne aujourd'hui exactement du Parti Socialiste,
04:58puisque le PS dit,
04:59il pourrait y avoir des alliances localement,
05:03là où une ville pourrait être gagnée par le RN.
05:06Est-ce que ça vous semble acceptable, ça ?
05:08Quand, il y a déjà quelques années,
05:12nous dénoncions le FN,
05:14raciste et antisémite,
05:16de Jean-Marie Le Pen,
05:18ça ne partait pas d'alliances possibles au plan national.
05:21À l'époque, c'était inimaginable.
05:22Jacques Chirac ou Nicolas Sarkozy,
05:24c'était très clair.
05:24Ça partait des alliances locales.
05:26C'est parti d'ailleurs en 1983 à Dreux.
05:31Et à l'époque, on condamnait toute alliance de la droite.
05:36Donc, ça veut dire que si les socialistes,
05:39au nom toujours de l'antifascisme ou de l'anti-extrême droite,
05:42acceptent, dans des villes significatives,
05:44la moindre alliance,
05:47directe ou indirecte, avec la France insoumise,
05:49c'est-à-dire qu'en effet,
05:50ils sont absolument à clair.
05:52– Même si ça aboutit à l'élection d'un maire RN ?
05:54– Mais, il faut être clair.
05:57Sinon, et d'ailleurs, je vois en effet ces ambiguïtés.
06:00Moi, j'ai toujours été très clair là-dessus.
06:02Je l'ai été en 2024 encore avec Bernard Cazeneuve
06:04ou avec Elisabeth Beninter ou Julien Drey
06:06ou François Zimret,
06:07quand nous avons dans une tribune dit
06:09« Ni LFI, ni RN ».
06:11– Vous êtes resté sur cette ligne-là.
06:13Vous savez, aujourd'hui, il y a une partie de la classe politique
06:15qui ne dit pas « ni LFI, ni RN »,
06:16mais qui dit « ni LFI » tout court.
06:19– Moi, je reste cohérent
06:22parce que je combats le RN sur sa vision de la démocratie,
06:26de l'état de droit,
06:28de ses relations avec la Russie, de Poutine,
06:30ses ambiguïtés économiques et sociales.
06:33Le fait que dans son parti, il y a encore aujourd'hui
06:35beaucoup de cadres et de candidats,
06:37c'est le moins qu'on puisse dire,
06:38qu'on découvre d'ailleurs régulièrement
06:40qu'ils sont très proches des idées antisémites, racistes ou homophones.
06:45– Mais pardon Manoval, si on dit aujourd'hui en France en 2026
06:47« Ni LFI, ni RN », on parle de deux partis
06:49qui, à eux deux, font pas loin de 50% des voix
06:54aux dernières élections et peut-être,
06:57sous réserve, on est encore loin, mais voilà.
07:00Et donc, il y a une probabilité qui peut exister,
07:02c'est que ces deux partis se retrouvent face à face
07:04au second tour de la prochaine élection présidentielle.
07:06Donc si on dit « Ni LFI, ni RN »,
07:08on fait quoi dans un second tour,
07:10Mélenchon-Bardella ou Mélenchon-Le Pen ?
07:11– D'abord, il faut éviter ce scénario.
07:14– Mais si ça arrive…
07:15– Oui, mais c'est pour ça que les acteurs…
07:16Oui, mais ce scénario, ou ce questionnement,
07:19ce n'est pas votre cas, bien évidemment,
07:21mais il consiste tout simplement à dire que
07:26Jordan-Bardella ou Marine Le Pen seront élus.
07:29Je veux dire, tout le monde le sait.
07:31– Mais vous feriez quoi ?
07:32– Le meilleur candidat, moi je voterais blanc,
07:35le meilleur candidat pour le Rassemblement National,
07:38c'est Jean-Luc Mélenchon,
07:39qui porte non seulement le risque de la victoire
07:42du Rassemblement National, c'est aux Français de choisir,
07:44mais de tensions inimaginables dans notre pays.
07:48Parce que c'est ce que recherche Jean-Luc Mélenchon.
07:50Jean-Luc Mélenchon sait parfaitement qu'il ne sera pas élu
07:52face au Rassemblement National,
07:53mais c'est que les tensions,
07:55et nous voyons bien dans le débat politique,
07:58le passage à l'acte, la violence
08:00qui peut aujourd'hui s'imposer dans notre débat démocratique,
08:03qui menace la paix civile,
08:05tout cela, évidemment, le favorise à travers ce second tour.
08:09Donc, le rôle des Républicains, comme moi,
08:11les Républicains de gauche et les Républicains de droite,
08:13c'est de dire, il faut éviter ce scénario.
08:15Mais ça veut dire qu'il faut une double responsabilité.
08:18La première, c'est de parler aux Français des sujets de fond.
08:21Sécurité, immigration, logement, pouvoir d'achat, impôts, démocratie,
08:26il faut évoquer toutes ces écoles, santé,
08:28il faut évoquer tous ces sujets-là.
08:30Ça ne peut pas être qu'un rassemblement
08:31pour éviter les filles au Rassemblement National,
08:34c'est pour redonner de l'espoir,
08:35et il faut de la responsabilité
08:37de la part de ceux qui, demain, envisagent d'être candidats.
08:40On ne peut pas avoir, tous les jours,
08:41un candidat à l'élection présidentielle.
08:43Ça frise le ridicule,
08:45et donc ça voudrait dire qu'il faudra faire des choix
08:46au centre-gauche comme au centre-droit,
08:48en disant, voilà, il y a un candidat pour chacun de ces camps,
08:50c'est le meilleur moyen d'être au second tour
08:52pour battre, demain, l'extrême droite.
08:55Manuel Valls, Jean-Luc Mélenchon refuse d'écarter
08:57et de l'Assemblée Nationale, son député Raphaël Arnaud,
09:00fondateur de la Jeune Garde,
09:01dont deux collaborateurs ou ex-collaborateurs
09:03font partie des personnes mises en examen,
09:05soit pour meurtre, soit pour complicité de meurtre
09:07dans la mort de Quentin de Ranck.
09:10Question très simple, pour vous,
09:11est-ce que ce député a encore sa place à l'Assemblée ?
09:14D'un point de vue politique et moral, sans doute pas,
09:17mais je peux, moi, sur ce plateau, vous le dire,
09:19et vous savez que, et d'ailleurs,
09:21Mathilde Panot ou Jean-Luc Mélenchon
09:24le soutiennent, le glorifient.
09:25En expliquant qu'un employeur ne peut pas être responsable
09:28de ce que font ses employés.
09:29J'ai eu des assistants parlementaires,
09:32j'ai eu des collaborateurs,
09:34j'étais ministre, premier ministre.
09:35Vous saviez où ils étaient tout le temps ?
09:36Vous êtes, oui, en général,
09:38mais enfin, en tout cas,
09:39s'il participe de ce type d'actes,
09:42il faut être, on le sait, je veux dire,
09:44il utilise ce fondateur de la Jeune Garde,
09:48ce député, lui-même d'ailleurs condamné pour violence,
09:51à des collaborateurs,
09:53il sait pertinemment qu'il participe
09:55à des actions de ce type.
09:57Il n'a pas souhaité, évidemment,
09:59le meurtre de ce garçon, de Quentin,
10:02mais il y a bien évidemment une responsabilité,
10:05responsabilité politique et morale du député,
10:08responsabilité politique et morale du groupe LFI.
10:10– Mais pour vous, il ne devrait pas rester ?
10:11– Oui, mais nous savons qu'il n'en serait rien,
10:13parce que précisément, LFI va antagoniser,
10:17va créer les conditions, là aussi,
10:19pour se retrouver au centre des débats politiques,
10:22à travers cette radicalité qui est la sienne.
10:26qui vise précisément à diviser,
10:29à briser les conditions du débat démocratique.
10:32L'attitude à l'Assemblée nationale,
10:33comme ce qui se passe dans la rue,
10:35quand vous dites que la police tue,
10:37quand vous ne condamnez pas ce qui s'est passé
10:39au moment des grandes violences dans les banlieues,
10:42après la mort du jeune Naël,
10:45quand vous restez avec cette distance,
10:48cette froideur, ce cynisme,
10:49avec ce qui s'est passé il y a quelques jours à Lyon,
10:52vous participez d'une tension dangereuse
10:55pour la vie démocratique.
10:57Mais ça, je le sais depuis plus de dix ans.
11:01Il est temps que la gauche se réveille sur ce sujet-là.
11:04– Manuel Valls, si vous étiez ministre de l'Intérieur aujourd'hui…
11:07– Je l'ai été.
11:08– Vous l'avez été,
11:09vous l'avez été notamment au moment de la morte de l'Emma Merrick,
11:11sauf erreur de ma part, tué par des néo-nazis,
11:14et vous savez parfois comme des rassemblements peuvent déraper.
11:18Plusieurs enquêtes ont été ouvertes à tel rassemblement
11:20en hommage à Quentin,
11:21enquêtes notamment pour des saluts nazis
11:23qu'on a pu apercevoir par endroits dans ce cortège,
11:26des injures racistes également.
11:27Auriez-vous laissé faire cette manifestation
11:30ou bien est-ce que vous l'auriez interdite ?
11:32– C'est difficile, je réfléchis,
11:36je peux parfois changer d'opinion,
11:38il y avait une très grande émotion,
11:40il y avait de l'autre côté aussi la dignité de la famille.
11:45Quand je regarde ce qui s'est passé,
11:46au fond on aurait sans doute dû l'interdire.
11:48Parce qu'on voit bien ce que cela provoque.
11:52Il y avait dans cette manifestation
11:55des personnalités de l'extrême droite
11:57qui étaient les responsables des organisations
11:59que j'ai fait moi-même dissoudre
12:01après la mort de Clément Merrick.
12:03– Et qui sont toujours là aujourd'hui ?
12:04– Et qui sont toujours là et qui participent du même jeu,
12:07qui ont été condamnés pour antisémitisme,
12:09pour incitation à la violence,
12:11qui d'ailleurs m'ont poursuivi de leur haine,
12:13notamment Bénéliti.
12:15Ce sont des gens dangereux,
12:16ce sont des nazis, des antisémites.
12:18– Vous, vous auriez sans doute pris la décision
12:20d'interdire cette manifestation,
12:22quitte à provoquer…
12:23– Je comprends la difficulté,
12:24la préfète que je connais bien,
12:26Durot, n'a fait un travail tout à fait remarquable,
12:28le ministre de l'Intérieur est un grand professionnel
12:30de l'ordre public,
12:32mais au vu de ce qui se passe,
12:34de ce qu'était cette manifestation,
12:36ce n'est pas une manifestation de masse,
12:38c'était une manifestation…
12:39– 3 000 personnes.
12:40– Ce n'est pas une manifestation de masse,
12:42de ce qu'est…
12:43Il y avait sans doute des gens sincères
12:46qui étaient là pour manifester leur opprobre,
12:50leur désarroi aussi face à cette violence.
12:53Mais attention, parce que, évidemment,
12:55la liberté de manifester, d'exprimer ses opinions,
12:58elle est là, mais il y a une violence aussi
13:02de l'extrême droite, il y a des groupes néonazis,
13:04d'ailleurs on voit bien que le Rassemblement National…
13:06– La principale menace pour vous, aujourd'hui,
13:08vous qui avez été aux Manettes, Manuel Valls,
13:10elle est où aujourd'hui ? De quel côté ?
13:11– Il y a aujourd'hui, incontestablement,
13:13du fait de ce qui s'est passé,
13:15il y a une très grande menace de l'extrême gauche
13:18et de l'ultra-gauche, qui est en plus parlementaire,
13:21je veux dire, elle est soutenue sur le plan politique.
13:24– Plus importante, mais dangereuse que celle de l'autre côté ou pas ?
13:27– Le problème du renversement des choses au cours de ces dernières années,
13:30que les responsables du monde juif français,
13:32de la communauté juive française,
13:34disent aujourd'hui que la plus grande menace
13:36pour les Français juifs
13:38viennent de l'EFI et viennent de l'extrême gauche,
13:40c'est un changement.
13:41C'est-à-dire, lors de la grande manifestation
13:43à l'appel des présidents de l'Assemblée Nationale
13:46et du Sénat, en novembre 2023,
13:49pour la République et contre l'antisémitisme,
13:51il y avait Marine Le Pen, Jordan Bardella, Éric Zemmour,
13:54il n'y avait pas une partie de la gauche politique ou syndicale
13:58à commencer par l'EFI ou la CGT.
14:00C'est-à-dire, c'est des changements culturels,
14:04anthropologiques, sociologiques, majeurs.
14:06Donc oui, aujourd'hui, dans le débat politique,
14:09dans cette brutalisation que j'évoquais,
14:12incontestablement, un parti qui a fait 20%,
14:15plus de 20% à l'élection présidentielle,
14:17qui a fait 10% aux élections européennes,
14:19LFI, représente un véritable danger pour la démocratie.
14:22Mais parce que j'essaie, comme vous le faisiez il y a un instant sur le plateau,
14:26d'être pondéré, de rappeler,
14:28je rappelle aussi que ces dernières années,
14:31les morts, les blessés, dans la rue,
14:34sont venus principalement de l'ultra-droite.
14:38Plus que de l'ultra-gauche ?
14:40Oui, mais je fais du temps de l'ultra-droite.
14:43Et donc, je crains et je suis inquiet pour la démocratie.
14:46C'est pour ça qu'il faut une réponse forte des Républicains.
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