00:00C'est aux électeurs de le dire, et on verra ça aux prochaines élections.
00:04Jean-Luc Mélenchon fait depuis déjà plusieurs années,
00:06c'est pour cela que j'avais en effet parlé de gauche irréconciliable,
00:10de la tension, de la brutalisation à travers le populisme,
00:15à travers le dégagisme qu'il a voulu incarner déjà depuis de nombreuses années.
00:20Il fait le pari que cette tension, d'une manière ou d'une autre, lui sera favorable.
00:25Pour vous c'est un pari, vous le connaissez bien Jean-Luc Mélenchon,
00:28vous l'avez croisé, vous n'êtes pas forcément dans les mêmes courants au sein du Parti Socialiste.
00:32Non, non, mais au sein du Parti Socialiste, et compris dans la même fédération socialiste de l'Essonne.
00:37Ça nous ramène à la préhistoire, pratiquement.
00:39Comment vous expliquez sa prise de position aujourd'hui ?
00:41Mais ça vient de loin, je suis étonné qu'on s'étonne.
00:47Jean-Luc Mélenchon a fait, en 2012-2014, des choix qu'il a confirmés, qu'il a approfondis,
00:55parce qu'il y a une forme de cohérence chez lui.
00:57Il a fait un premier choix qui a été celui du populisme,
01:00en partant d'un certain nombre de théories, on ne va pas faire ici des réflexions savantes,
01:04mais à partir d'une théoricienne de la gauche populiste, Chantal Mouffe,
01:08qui elle-même s'inspire d'un théoricien qui a été traité pour Pablo Iglesias en Espagne,
01:14pour Jean-Luc Mélenchon en France, qui va chercher un ennemi.
01:18Il faut toujours aller chercher un ennemi pour mobiliser les siens.
01:21C'est ça le populisme.
01:23Non, pour lui, ça peut être le fascisme, ça peut être Bruxelles,
01:28ça peut être François Hollande, Emmanuel Valls quand il gouvernait, etc.
01:31Donc il y a cette idée qui est très éloignée de l'idée que la social-démocratie,
01:37ou que les républicains se font de la démocratie.
01:40C'est ça, c'est ça, c'est ça.
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