00:00Et alors j'ai la chance de recevoir ce matin une Miss France devenue mannequin, animatrice, auteur et actrice.
00:06Elle sait tout faire celle-ci. Bonjour Linda Hardy !
00:08Bonjour, merci de me recevoir.
00:10Merci d'être là ce matin pour parler du nouvel épisode du nounou porté par Bouders.
00:15C'est à voir ce soir sur TF1, vous êtes aussi sur scène, Linda.
00:19Mais avant de parler de tout ça, on va dresser votre portrait sonore, des petits sons pour mieux vous connaître.
00:23Et voici le premier.
00:25Alors silence, une dernière fois, attention.
00:27La nomination est élue Miss France 92, Miss Pays de Loire.
00:35Elle s'appelle Linda Hardy.
00:38C'est la nouvelle Miss France 1992.
00:46Ah c'était pas la même ambiance qu'aujourd'hui.
00:50C'était donc Julien Lepers qui présentait Miss France avec cette petite musique d'ascenseur.
00:56Sur France 3, vous aviez 18 ans, Linda, quand vous avez été sacrée Miss France.
01:01Ça a été évidemment un énorme chamboulement dans votre vie.
01:05Quels souvenirs vous gardez de cette année-là ?
01:08De grands bouleversements.
01:10Le sentiment que plus rien ne sera jamais comme avant.
01:13Ce qui est vrai.
01:15Et beaucoup de rencontres.
01:18Et ce que j'ai adoré aussi, c'est le fait d'évoluer dans différents milieux,
01:23aux côtés de différentes cultures,
01:25de passer des ambassadeurs dans des pays étrangers.
01:32À la foire à la saucisse.
01:34Alors ça, c'est un petit peu...
01:34C'est un mix, hein ?
01:36Il n'y a pas que la foire à la saucisse dans la vie.
01:39Bien sûr, bien sûr.
01:41Mais effectivement, la Miss France peut se retrouver, par exemple, sur le Tour de France.
01:46Donc, dans des événements qui sont hyper populaires et tout.
01:51Donc, j'ai adoré cette différence.
01:54Vous avez touché un gros chèque, 450 000 francs.
01:57C'est énorme à 18 ans de toucher ça d'un coup comme ça.
02:00Alors, je n'ai pas du tout soumis.
02:01Ça va toucher 450 000 francs.
02:03Ah bon ? C'est vous qui avez dit ça dans une interview ?
02:04Ah non.
02:05Non ? Vous ne vous souvenez pas de combien vous avez touché ?
02:07Non, on ne touchait pas beaucoup d'argent.
02:08On touchait...
02:10On était en...
02:11Quand on partait en gala,
02:13c'est-à-dire pour élire les nouvelles Miss régionales,
02:19on avait un cachet.
02:20D'accord.
02:21Qui était, pour moi, à l'époque, je crois que c'était 2500 francs.
02:26D'accord, d'accord.
02:27Mais...
02:27Ah non, non, je n'ai pas touché un chèque de 450 000 francs quand j'étais Miss France.
02:31Et alors, à la fin de l'année, comment ça se passe ? Retour à Nantes ?
02:34Non.
02:36J'ai un gars qui faisait du scouting,
02:38qui est venu mal pagailler.
02:40Du repérage.
02:41Et j'ai aussi, non, j'oubliais, c'est vrai,
02:43j'ai une directrice d'agence de mannequins
02:45qui est venue me chercher le soir de l'élection de Miss France.
02:48Ah, et qui vous a dit, toi, tu viens avec toi.
02:49Et qui m'a dit, toi, tu viens avec nous.
02:51Bon, et un petit peu plus tard, il y a eu ça.
02:56T'es gosso ?
02:58Je ne sais pas si vous allez reconnaître
02:59de quel film est tiré cette bande originale.
03:04Un film, évidemment, avec Lynn Dardy,
03:06sinon je ne vous en parlerai pas.
03:08It's physical.
03:10Recto Verso.
03:11Ah oui, je ne me souvenais pas.
03:12On va avec Smaïn, avec Michel Muller, avec Franck Dubosc.
03:15Vous jouez Anne, dont Smaïn va tomber fou amoureux.
03:18Et c'était votre tout premier film.
03:20Là, on est en 1999,
03:22donc sept ans après votre sacre comme Miss France.
03:25C'était votre idée de départ, en sortant de Miss France,
03:27de devenir comédienne ou pas spécialement ?
03:28Pas spécialement.
03:29J'avais fait du théâtre quand j'étais jeune.
03:33Mais en fait, j'ai vécu de très longues années
03:38où finalement les choses se sont presque imposées à moi.
03:41Où j'ai plus été saisir des opportunités
03:45que les provoquer réellement.
03:47C'est un peu ce qui a changé
03:48entre ma vie aujourd'hui et ma vie d'avant.
03:51Et voilà, donc,
03:53j'étais dans une émission de Christophe de Chavanne.
03:56J'y suis allée en tant qu'invité.
03:57L'émission s'appelait Du fer dans les épinards.
03:59Je venais parler de mon métier de mannequin.
04:02Et là, le réalisateur m'a vue dans cette émission.
04:08Il a appelé l'agence Élite,
04:10chez qui j'étais mannequin,
04:12et il lui a dit
04:12« J'ai vu une jeune femme hier,
04:14je pense qu'elle pourrait être bien
04:15pour mon premier rôle féminin.
04:16Est-ce que vous savez si elle s'est jouée ? »
04:19Et ils m'ont dit
04:19« Vous allez voir avec elle. »
04:21J'ai fait les essais, j'ai été prise.
04:23Et puis ensuite,
04:23vous avez aussi fait de la télé.
04:24On s'en souvient.
04:39Vous avez co-animé cette émission.
04:40Tout le monde en parle avec Thierry Ardisson.
04:42Vous êtes parti assez vite en cours de saison.
04:44Vous avez claqué la porte du jour au lendemain.
04:47C'est assez courageux, je trouve, quand même,
04:49avec un peu de recul quand on y repense,
04:50de partir d'une émission,
04:52qui plus est une émission à succès,
04:53parce que ça marchait très fort à l'époque.
04:55Et qui plus est avec Ardisson.
04:56Oui, voilà.
04:57Oui, c'était...
04:58En fait, avec l'âge,
05:00avec le temps,
05:00je me dis,
05:01mais c'était quand même hyper couillu,
05:03quoi, de faire ça.
05:04D'ailleurs, j'ai été amie avec Jean-Luc Delarue.
05:07Le jour où je l'ai appelé,
05:08je lui ai dit
05:08« Jean-Luc, ça devient trop compliqué.
05:10Il faut que je parte.
05:11Je me sens pas bien.
05:13C'est pas moi. »
05:14Il me dit
05:15« Mais tu ne peux pas, Linda. »
05:16Je lui dis
05:17« Comment ça, je peux pas ? »
05:18Il me dit
05:18« En fait, c'est juste pas possible.
05:20T'es dans une émission qui cartonne,
05:22qui fait presque 40% de part de marché.
05:25Tu ne peux pas partir comme ça au mois de janvier. »
05:29Mais moi, je me souviens,
05:30on la regardait tout le temps, cette émission.
05:32Et c'est vrai que...
05:36C'était irréversible pour moi.
05:37C'est-à-dire que mon bien-être psychologique,
05:41aujourd'hui on parlerait de santé mentale,
05:43était plus important que tout.
05:45Vous étiez très mal à l'aise,
05:46notamment du montage qui était fait de l'émission, c'est ça ?
05:49Alors, il y avait de ça.
05:51Effectivement, j'avais l'impression de beaucoup travailler.
05:54De beaucoup me donner,
05:56d'essayer d'honorer les invités qu'on recevait,
06:00de préparer de jolies interviews.
06:03Et quand on les enregistrait,
06:04souvent ça se passait bien.
06:06Et quand je les regardais,
06:08j'avais l'impression d'être une ravissante idiote.
06:11Et c'était pas ce que j'étais venue chercher.
06:14Et j'ai jamais eu une appétence particulière
06:17pour la notoriété.
06:19Enfin, je suis contente,
06:21je sais que ça m'apporte aussi beaucoup d'avantages
06:23et ça me va très bien.
06:23Mais en réalité,
06:25c'est pas du tout mon moteur.
06:26Donc, partir d'une émission,
06:28même si elle fait 40% de part de marché,
06:30pour moi, c'était absolument pas un problème.
06:32Et comment il a pris ça,
06:33Thierry Ardisot,
06:34quand vous lui avez annoncé ?
06:35Très mal.
06:36Enfin, je vais pas annoncer à lui d'abord.
06:38Je veux dire que je suis rentrée sur l'émission,
06:40c'était au début du mois de janvier,
06:42on en enregistrait deux.
06:43Et je savais que si ça se passait pas bien,
06:49j'arrêtais.
06:50Et j'avais préparé mon fax.
06:54Et quand je suis rentrée chez moi,
06:55après l'émission,
06:56à deux heures du matin,
06:58j'ai passé le fax dans la machine.
07:00Il attendait de savoir.
07:02Et ça s'est passé comme ça.
07:04Et puis le lendemain,
07:04Catherine Barma m'a appelée.
07:06Et Jean-Luc m'a dit non,
07:07mais ça va s'arranger.
07:09Jean-Luc, Thierry, pardon.
07:11Thierry m'a dit ça va s'arranger.
07:14Mais pour moi, c'était fini.
07:16C'était fini,
07:17j'avais envie d'autre chose.
07:18Et autre chose,
07:19ce sera notamment ça.
07:21Immortel, c'est le nom du film
07:30d'Enki Bilal,
07:31dans lequel vous jouez Gilles,
07:34Linda Hardy,
07:35une mutante au crâne nu.
07:37Et vous êtes vraiment rasé le crâne,
07:38d'ailleurs, pour ce film.
07:39En dehors du tournage,
07:40vous aviez une perruque
07:41où vous restiez chaud,
07:42d'ailleurs, je me suis demandé.
07:43Ah non, je restais chauve.
07:44Ah ouais, c'est chauve.
07:45Et d'ailleurs, j'assumais ça totalement.
07:47Mais c'était drôle,
07:47parce que j'ai des souvenirs
07:49d'aller au restaurant,
07:50de passer des cheveux
07:51qui étaient longs
07:51comme aujourd'hui,
07:53jusqu'à rien.
07:54Et j'entendais des gens
07:55qui me disaient
07:56« Oh, tu te rends compte la peau,
07:57c'est triste. »
07:59Ce qui est assez dingue,
07:59c'est que 5 ans avant
08:00de jouer dans ce film,
08:01Télé 7 Jours écrivait
08:02que vous ressembliez
08:03à une guerrière
08:03échappée d'une BD
08:05d'Enki Bilal.
08:05Ah, je ne savais pas.
08:07Ben oui,
08:07donc vous étiez faite vraiment
08:08pour faire ce rôle.
08:09Et en plus,
08:10ce qui est fou,
08:11c'est que quand j'ai rencontré
08:12Enki pour la première fois,
08:14il m'a donné des cartes
08:15qui sont des dessins,
08:17voilà,
08:17des dessins qu'il a faits.
08:20Et en fait,
08:21quand on retournait ses cartes,
08:23il y avait des phrases
08:23et les phrases étaient écrites
08:25à l'envers,
08:26avec une écriture
08:27que l'on regarde
08:29dans un miroir.
08:30Et en fait,
08:31moi, depuis l'âge de 10 ans,
08:33j'écris comme ça.
08:34Ah, donc un autre point commun.
08:36Oui, c'était assez rigolo.
08:38Et alors, maintenant,
08:39il y a cette série,
08:40cette série Le Nounou
08:41qui est à voir ce soir
08:43sur TF1.
08:44On va en parler dans un instant
08:45de ce premier épisode
08:46qui débarque ce soir.
08:47Et c'est vrai que la première saison
08:49du Nounou
08:49avait affolé les compteurs.
08:51Donc on vous souhaite
08:52le même succès,
08:53Linda Hardy,
08:53ce soir sur TF1.
08:54Je l'espère aussi,
08:54parce que c'est vraiment
08:55une super série.
08:56On en parle dans un instant.
Commentaires