00:00Europe 1, Eliott Deval et vous.
00:0311h31, merci de nous écouter chaque week-end d'11h-13h sur Europe 1.
00:07Eliott Deval et vous, émission interactive, vous le savez avec une question dans cette première heure d'émission.
00:12Qu'avez-vous retenu de la marche en hommage à Quentin hier après-midi à Lyon ?
00:16Pour en parler avec nous, 01-80-20-39-21, Stéphane et Christian sont avec nous.
00:21Eh bien on va aller voir justement Christian qui habite non loin de Lyon. Bonjour Christian.
00:28Oui, bonjour Eliott. Merci de me donner la parole.
00:31Vous c'est la même des choses. Vous étiez présent hier à la marche ou pas ?
00:35Non, je n'étais pas présent à la marche mais j'étais présent par la pensée, par le suivi, j
00:41'étais à votre écoute également.
00:44Non, je n'étais pas du tout présent, loin de là, mais le cœur y était. Franchement, oui.
00:49Qu'est-ce que vous retenez de cette marche Christian ?
00:53Parce qu'on peut retenir de cette marche que c'est un événement qui s'est passé d'une très
00:57très belle façon, bien organisé, bien encadré.
01:02Peut-être on pourrait dire aujourd'hui trop bien encadré parce que s'il y avait eu des heures, des
01:07cases et autres,
01:08peut-être qu'il y aurait eu une meilleure note, si on peut raisonner dans l'absurde.
01:12Parce qu'aujourd'hui, les journaux comme le nôtre, en quotidien régional, Le Dauphin est libéré,
01:20traitent en première page l'extrême droite en hommage à Quentin, par exemple.
01:25Votre raisonnement par l'absurde est intéressant. Pourquoi ? Parce qu'en écoutant les autres chaînes hier après-midi,
01:31notamment en direct, il y avait une sorte de malaise de voir que tout se passait dans le calme.
01:36Et ils n'attendaient qu'une chose, c'est le débordement, certains.
01:42Et comme il n'y avait pas de débordement, alors là, il fallait chercher.
01:45Il fallait aller chercher où était le militant d'extrême droite,
01:50où était le drapeau qui n'avait rien à faire,
01:55est-ce que c'était suspect de chanter des chants scouts,
01:58est-ce que le sigle et le symbole qui étaient présents sur la banderole,
02:02qui est un symbole chrétien, étaient d'extrême droite ou non ?
02:05C'était la chasse à l'extrême droite.
02:08On allait chasser les colombos avec un micro.
02:13Qui est d'extrême droite à cette manifestation,
02:16sans penser un seul instant qu'il pouvait y avoir des familles,
02:19des proches, des personnes qui ne connaissaient pas Quentin,
02:22qui ne partagent peut-être même pas ses convictions,
02:25mais qui partagent une chose, c'est qu'on ne peut pas être lynché, battu à mort
02:29pour ses idées dans les conditions dans lesquelles il a été tué.
02:31C'est aussi simple que ça, Christian.
02:33C'est tout à fait ça.
02:34Donc en clair, si on prend les titres,
02:38la grande page qui est consacrée en page 36 de ce même quotidien,
02:42hommage à Quentin de Rank, un coup de force de l'extrême droite.
02:45Donc en clair, tous ceux qui sont allés rendre hommage à Quentin
02:49sont d'extrême droite.
02:52Il faut donc en déduire ceci.
02:54Voilà.
02:55Mais tout de même, pour donner une petite note positive,
03:00en bas de page, on a tout de même, on va dire un autre hommage
03:04qui est rendu indirectement, comme vous disiez tout à l'heure,
03:08tout s'est très très bien passé.
03:09Donc aucun affrontement, ni dégradation majeure,
03:13juste quelques signes repérés dans la manifestation.
03:16Mais dans l'ensemble, il y a quand même une note positive
03:18qui est donnée à cet hommage.
03:21Heureusement.
03:21Ah, dans l'article, vous voulez dire, c'est précisé,
03:23que ça s'est passé dans le calme.
03:25Voilà.
03:25À la fin, il y a quand même...
03:27Il y a un moment où il faut...
03:28Enfin, si vous voulez, le réel,
03:30tout le monde a vu ce qui s'était passé.
03:32Et d'ailleurs, moi, je ne dirais pas juste quelques...
03:35Il y a eu des faits répréhensibles.
03:37Il faut que la justice passe.
03:39Il faut les condamner fermement.
03:41Ces individus...
03:41Moi, je l'avais dit dès vendredi.
03:43Une personne radicale,
03:46qui soit d'extrême-gauche ou d'extrême-droite,
03:48qui vient non pas pour rendre hommage à Quentin,
03:51mais qui vient pour déverser sa haine.
03:53J'avais employé cette formule qui avait fait polémique.
03:55J'avais dit qu'ils dégagent.
03:56Ils n'ont rien à faire à cette mobilisation
03:58et cette marche pour Quentin.
04:01Donc, si ces individus sont venus
04:04pour pourrir cette marche,
04:07qui était une marche extrêmement digne,
04:09c'est scandaleux moralement,
04:10mais aussi pénalement.
04:12Et donc, il faut que justice passe.
04:15Merci, Christian, d'avoir réagi.
04:19On est avec Stéphane,
04:20parce que vous êtes nombreux à vouloir réagir
04:22au 01-80-20-39-21.
04:24Stéphane, bonjour.
04:26Bonjour, Elio.
04:27Alors, vous, nous appelez de Paris.
04:28Vous n'étiez pas présent à la marche hier.
04:30Non, je n'étais pas présent à la marche hier,
04:32mais j'ai beaucoup écouté tout ce qu'on écoute
04:36sur les autres radios,
04:37sur les autres antennes,
04:38sur les autres médias,
04:39pour essayer de me faire
04:41une espèce de point de vue aussi
04:43un petit peu général.
04:45Et on tombe vraiment
04:46dans la caricature médiatique.
04:48on est dans un espèce de mécanisme
04:50très vicieux qui se passe en plusieurs temps
04:52avec une introduction,
04:53un développement,
04:54une conclusion.
04:55L'introduction, c'est très simple,
04:56c'est qu'on présente Quentin
04:59comme un fasciste,
05:00un néo-nazi,
05:01un ultra-catholique,
05:03alors avec toute la connotation
05:04que ça peut avoir,
05:05même raciste,
05:06même à l'égard des catholiques,
05:07je me sens extrêmement mal à l'aise
05:08quand j'entends ça.
05:09Et j'entends dans le développement,
05:11après,
05:11qu'il y ait une manifestation.
05:13Et dans cette manifestation,
05:14alors,
05:15toutes les rumeurs circulent.
05:16On dit que,
05:17on soupçonne que,
05:18on a entendu dire que,
05:20mais en fait,
05:22tout ça,
05:22c'est de la rumeur
05:23et de la bonne rumeur
05:24comme on a su la faire
05:25avec des mauvais traitements
05:26et des choses assez négatives.
05:27Alors,
05:28si vous me permettez,
05:28Stéphane,
05:29il n'y a pas que des rumeurs
05:30puisqu'il y a des slogans
05:31qui ont été entonnés
05:32et ça a été filmé.
05:33Il y a des images aussi
05:34qui ont été relayées
05:36sur les réseaux sociaux.
05:37Donc là,
05:38on n'est pas sur le terrain
05:39de la rumeur,
05:39mais sur le terrain de faits.
05:41Mais c'est des faits
05:41qui sont marginaux.
05:43C'est ça.
05:44Et c'est des faits
05:45qui ont été marginaux
05:47dans le cadre
05:47de cette mobilisation
05:48et de cette marche.
05:50Et dans la hiérarchie
05:51de l'information,
05:52c'est le B à bas du journalisme,
05:54c'est qu'est-ce qu'on en fait ?
05:55Et aujourd'hui,
05:56c'est une priorité
05:58pour un bon nombre
05:59de médias.
06:01Éliott,
06:01juste une petite chose.
06:02Est-ce qu'on a identifié
06:03ces gens ?
06:04Ça,
06:05c'est à la justice
06:05de le faire.
06:06C'est aux policiers.
06:08J'espère qu'ils seront identifiés.
06:09Qu'est-ce que vous voulez dire ?
06:10C'est très important
06:12ce que j'ai à dire
06:13par rapport à ça.
06:14Ce que je veux dire par là,
06:15c'est qu'on est aussi
06:16dans une forme
06:17de médiatisation
06:18où Omar m'a tué.
06:20Est-ce que vous vous souvenez
06:20de ce slogan
06:21Omar m'a tué ?
06:22C'est-à-dire que...
06:24Là,
06:24on vire dans la théorie complotiste.
06:27Donc,
06:27moi,
06:27je ne vais pas sur ce terrain-là,
06:29Stéphane.
06:29S'il y a des éléments radicaux...
06:31Et je vais vous dire,
06:32un,
06:32j'ai confiance en la justice,
06:33deux,
06:33j'ai confiance en la police.
06:35Pourquoi je vous dis ça ?
06:35Les renseignements territoriaux,
06:37les renseignements territoriaux,
06:41ont alerté en signalant
06:42que plusieurs centaines,
06:43ce n'étaient pas deux, trois,
06:46militants affiliés
06:47à l'ultra-droite
06:49selon les renseignements territoriaux
06:51étaient allés être présents
06:53à cette marche.
06:55Et encore une fois,
06:56la police a été parfaite
06:57avant,
06:57pendant,
06:58après.
06:58Mais n'allons pas
06:59sur les théories fumeuses
07:01puisque c'est encore une fois
07:04donner finalement
07:05du grain à moudre
07:06à cette gauche médiatique
07:09bien pensante
07:11qui est prête
07:12à détourner le regard
07:14quand une milice
07:14d'extrême-gauche
07:15tue
07:15un gamin de 23 ans
07:17et crée
07:19un écran de fumée
07:20parfait
07:20pour les responsables
07:22de ce drame.
07:23C'est l'écran
07:25de fumée parfait.
07:26Donc,
07:26qu'est-ce qu'il faut dire,
07:27qu'est-ce qu'il faut retenir
07:28de la mobilisation hier,
07:29c'est que les alertes,
07:31les cassandres
07:32hier ont eu tort.
07:34Oui,
07:34mais ils refusent
07:35de reconnaître
07:35qu'ils ont eu tort.
07:36C'est ça le sujet quand même.
07:38Vous pouvez être un média
07:40marqué à gauche,
07:41avoir des convictions
07:42et reconnaître la réalité
07:44quand ça ne va pas
07:44dans votre sens.
07:45Le problème,
07:45c'est que là,
07:46on est dans une démarche militante.
07:48Et le problème,
07:49c'est qu'on approche de 2027
07:50et j'ai peur que cette démarche-là
07:52se radicalise.
07:54Souvenez-vous,
07:55en 2022,
07:56lors de la dernière élection présidentielle,
07:57il y avait eu une séquence
07:58qui m'avait beaucoup marqué
07:59qui pour moi est assez similaire
08:00à ce qu'on a vécu
08:01avec la marche de Quentin.
08:02C'était lors du meeting
08:03au Trocadéro
08:04d'Éric Zemmour
08:05où vous aviez eu
08:07un homme
08:07qui avait chanté
08:09ou qui avait scandé
08:09Macron assassin,
08:11ce qui était vrai,
08:12factuellement,
08:12il l'avait scandé.
08:13Et tout le débrief
08:15sur cette chaîne d'information,
08:17sur certains médias
08:17le lendemain,
08:18c'était
08:19meeting d'Éric Zemmour,
08:20un homme appelle
08:21à tuer
08:23Emmanuel Macron
08:24Macron assassin.
08:25Et tout le débrief
08:26avait été concentré
08:27sur ce Macron assassin
08:28et absolument pas
08:29sur le reste du discours.
08:30Alors la question que je me pose,
08:31c'est est-ce que ça marche encore ?
08:32Éric Revelle.
08:33Est-ce que ça marche encore ?
08:34Les deux auditeurs
08:35qu'on vient d'entendre,
08:36leur témoignage est très important.
08:37Pourquoi je vous dis ça ?
08:38D'abord parce qu'ils n'ont pas
08:39assisté à la marche
08:40et qu'ils ont donc eu
08:42une vision de cette marche
08:44via des médias.
08:45Et pourquoi c'est important ?
08:47Parce que dans leur réaction,
08:49ce que j'entends à l'antenne,
08:50ce sont deux auditeurs
08:51parmi d'autres,
08:52en fait,
08:53leur témoignage prouve
08:54qu'ils ne sont plus dupes
08:56du petit théâtre fasciste
08:58qu'on anime devant eux
09:01à longueur de temps.
09:03Moi,
09:03quand j'ai regardé également
09:05la couverture médiatique
09:06ailleurs,
09:07Elliot,
09:07j'ai eu l'impression
09:08qu'on était en 1934
09:10dans une Allemagne nazie
09:13qui voit le fascisme
09:14monter comme une vague
09:16qui ne sera pas endigable.
09:18Eh bien,
09:18nos deux auditeurs nous disent
09:20qu'on n'y était pas,
09:21on a regardé le traitement
09:23et pas un seul instant.
09:24On ne peut croire
09:25que la majorité des gens
09:26qui sont venus
09:27à cette manifestation
09:28ne rendaient pas
09:30hommage à Quentin.
09:31Et pour moi,
09:32c'est l'essentiel.
09:33Donc,
09:34ça veut dire que
09:34de moins en moins de Français,
09:36et les sondages prouvent
09:37que depuis que la jeune garde
09:39est sans doute
09:40à l'origine du tabassage
09:42à mort de Quentin,
09:43les Français majoritairement
09:46donnent dans les sondages
09:47l'impression
09:48de se détourner
09:49de LFI.
09:50Et si j'osais ce petit mot,
09:52les auditeurs
09:53ne sont plus
09:54dupes
09:55du petit théâtre fasciste
09:56qu'on agite devant eux,
09:58qu'ils considèrent maintenant,
10:00parce que c'est parce qu'on est à Lyon
10:01et que je souris un peu,
10:03ils considèrent
10:04que c'est presque
10:04du grand guignol
10:05ce qu'on leur met
10:06devant les yeux.
10:07Ils n'y sont plus dupes.
10:08Pas totalement, quand même.
10:10On verra dans les yeux.
10:12Malgré tout,
10:13ce récit médiatique,
10:14cette doxa dominante,
10:16en effet,
10:17elle n'arrive plus
10:17à convaincre autant qu'avant,
10:18mais elle crée
10:19un petit bruit de fond
10:20qui reste.
10:21Vous avez parlé
10:21de ce titre du Monde
10:23il y a quelques minutes.
10:24Le Monde,
10:24c'est un des trois journaux
10:25les plus lus de France.
10:26Ça a un impact.
10:28Elliot a mentionné
10:29cette dépêche AFP
10:31où on explique
10:32que c'est un militant
10:33d'extrême droite radical.
10:34Radical ?
10:35Mais on innove.
10:36On innove.
10:36Chaque jour,
10:37on innove un peu plus.
10:38L'AFP,
10:38pour les auditeurs,
10:39il faut bien comprendre
10:40que c'est une institution
10:41qui est reprise
10:41par tous les médias ensuite
10:43parce qu'ils font des dépêches
10:44qui servent justement
10:44à alimenter les articles.
10:46Mais alimenter aussi
10:48la presse étrangère,
10:49potentiellement.
10:50C'est-à-dire que vous faites
10:50des cop-calls
10:51de ce qui est écrit
10:52parfois par l'annonce.
10:53Donc ce bruit de fond,
10:53il reste,
10:54il est prégnant
10:55et ça reste sur la durée
10:57et ça imprime quelque chose
10:58dans l'opinion,
10:59malheureusement.
11:00On est en direct
11:01avec Mégane
11:03et on remercie Stéphane
11:04d'avoir réagi
11:04au 01-80-20-39-21.
11:07Marche pour Quentin,
11:09que retenez-vous
11:09du traitement médiatique ?
11:12Alors c'est intéressant
11:12parce que Mégane,
11:14et il faut être
11:15totalement transparent,
11:16est militante némésis.
11:18Elle habite à Toulouse
11:19mais elle était présente
11:20à Lyon-Hillière.
11:21Bonjour Mégane.
11:22Bonjour.
11:23Merci de réagir en direct
11:25pour Eliott de Valé-Vous.
11:27Racontez-nous
11:27ce que vous avez vécu
11:28Mégane, tout simplement.
11:31Écoutez, moi j'ai assisté
11:33à une marche humble,
11:34calme.
11:36je n'ai pas vu
11:37de salu nazi.
11:39Tout s'était passé
11:42dans le plus grand
11:43des calmes.
11:44On a eu des antifas
11:45qui ont essayé
11:46de...
11:47Comment dire ?
11:49Qui ont essayé
11:50de nous provoquer.
11:52On a reçu des œufs,
11:53des tessons de bouteilles.
11:55Mais le cortège
11:57est resté humble.
11:58Alors, le fait
11:59que vous n'ayez pas vu
12:01les salu nazis
12:02qui ont été condamnés
12:03du moins médiatiquement,
12:04politiquement,
12:05ça ne veut pas dire
12:05qu'il n'y en a pas eu.
12:06Ça veut dire que vous,
12:07vous ne les avez pas vus.
12:08En revanche,
12:09il y a des images
12:10qui circulent
12:11sur les réseaux sociaux
12:12et qui ont été signalées
12:15et relayées
12:16par la préfecture.
12:17Encore une fois,
12:17moi je fais confiance
12:18sur la police,
12:18sur la justice,
12:19sur nos institutions.
12:20Donc,
12:21on ne va pas
12:23démentir
12:24des signalements
12:24qui ont été faits
12:25par, finalement,
12:26les représentants de l'État.
12:27Mais c'est intéressant
12:28de voir le décalage
12:29qu'il peut y avoir
12:30entre ce que vous avez vécu
12:32sur le terrain
12:32et ce qui est présenté
12:34dans les médias.
12:37Est-ce que vous avez pu échanger
12:38avec peut-être
12:40des citoyens lyonnais
12:41ou autres
12:42qui ne sont pas forcément
12:45liés à Quentin
12:46et qui sont venus,
12:47en revanche,
12:47pour rendre hommage
12:48à un garçon
12:49qui a été battu à mort ?
12:50Oui, tout à fait.
12:52Et racontez-nous
12:53qu'est-ce qu'il vous disait ?
12:54On a eu beaucoup
12:55de témoignages
12:56de la part
12:57de plusieurs profils,
12:59que ce soit
13:00des grands-pères,
13:01des mères,
13:02de toute génération
13:03qui sont venus
13:04se réunir
13:05pour la mémoire
13:05de Quentin.
13:07Écoutez,
13:07c'était important aussi
13:08d'avoir votre témoignage,
13:09Mégane.
13:10Merci beaucoup
13:10d'avoir réagi au 01-80-20-39-21.
13:14Marche pour Quentin.
13:15Que retenir
13:16du traitement médiatique ?
13:18Il y a une formule aussi
13:19qui m'a marqué.
13:20C'est les journalistes
13:21qui disaient
13:22« C'est quand même
13:23très masculin
13:24comme manifestation. »
13:27Il y a très peu de femmes
13:28dans cette manifestation.
13:30Après,
13:31ils s'expliquaient,
13:31ils disaient
13:32« Mais volontairement,
13:32ils ont mis les femmes
13:33au début. »
13:34Je vais vous regarder
13:35les images.
13:36Effectivement,
13:36il y avait peut-être
13:37beaucoup d'hommes,
13:37mais vous aviez aussi
13:38des grands-mères,
13:39vous aviez des mères de famille.
13:40Vous aviez aussi,
13:41j'ai vu des enfants
13:41avec des drapeaux français,
13:43signe que peut-être
13:44le père ou la mère
13:45s'est dit
13:45« Dans cette situation-là,
13:47il faut marcher
13:49pour rendre hommage
13:49à un garçon
13:50qui a été battu à mort
13:51parce qu'en France,
13:52on ne tue pas
13:54pour ses idées.
13:55On ne nazifie pas
13:55son adversaire
13:57qui ne partage pas
13:58forcément
13:59la même opinion. »
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