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00:07:11Voltaire aurait dit au Roi de Prusse que vous étiez l'esprit le plus universel que le siècle de Louis
00:07:16XIV ait porté.
00:07:18Un compliment n'étant pas dans sa manière, j'en déduis qu'il a dû lui arriver quelque chose de
00:07:22fâcheux.
00:07:24Le froid peut-être.
00:07:29Je m'étonne toujours que mes séances à l'académie ne vous fatiguent pas davantage.
00:07:33Pourquoi voulez-vous ? Veuillez plus d'ennemis.
00:07:56On dirait que vous avez oublié ce que messieurs Boileau et la Bruyère ont dit de désagréable sur vous.
00:08:02Ne venez pas enfance à la racine de l'oublier parmi mes adversaires.
00:08:06Je leur ai pardonné et cela m'a fait beaucoup de bien.
00:08:09Non, aujourd'hui, je ne les blâme que d'être tous morts.
00:08:15Portez-vous toujours aussi aimablement, cher enfant.
00:08:26Eh bien, moi, c'est monsieur que je trouve trop aimable.
00:08:30Il n'en veut à personne et se contente de tout.
00:08:34Je me demande parfois si ce sont là les manifestations d'une bonté immense ou de pas de bonté du
00:08:40tout.
00:08:44Deux fois, j'ai peine à lui ôter la poussière.
00:08:49Il me fait peur.
00:08:52Je crois monsieur de Fontenelle encore plus impressionné que vous par son oncle.
00:08:55Je comprends.
00:08:57Être le neveu du grand Corneille, c'est une situation tout de même.
00:09:01Pour vous aussi, madame.
00:09:04Oh, petite nièce du neveu de Corneille, c'est une place discrète.
00:09:32Qu'est-ce que vous faites ?
00:09:34Monsieur en avait assez.
00:09:35Comment il en avait assez ?
00:09:37Ah oui, il ne veut plus le voir, ce coffre.
00:09:3960 ans, à ce qui paraît.
00:09:40Mais il est plein.
00:09:41Ah ben, pour sûr, madame, qu'il est plein.
00:09:44On sent bien quand on le porte.
00:09:46C'est tout ce que monsieur a point voulu lire qui est là-dedans.
00:09:48Mais qu'est-ce que tu racontes, Simon ?
00:09:49Ce sont les journaux de monsieur qui sont dans ce coffre.
00:09:52Ah ben, je dis point non.
00:09:53Je dis qu'il n'a jamais voulu les lire.
00:09:55Qui vous a raconté ces sornettes ?
00:09:58C'est...
00:10:00C'est lui.
00:10:01Qui ça, lui ?
00:10:05Monsieur de Fontenelle.
00:10:07C'est amusant, mais cela ne tient pas debout.
00:10:09Pourquoi ne les aurait-il pas lus ?
00:10:12Monsieur n'aimerait pas qu'on répète ce qu'il nous a dit qu'à nous.
00:10:15Répète quand même, madame te le demande.
00:10:18Ben, il les a point lus parce qu'il se doutait qu'on ne disait pas du bien de lui
00:10:22là-dedans.
00:10:22Même qu'on l'attaquait.
00:10:30Après tout, cela est assez dans sa manière.
00:10:33Ne jamais aller au-devant de ce qui peut gâter votre humeur.
00:10:37C'est tout, lui, en effet.
00:10:39Débarras ! Allez !
00:10:40Et vous repasserez le balai !
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00:12:54Alors, qu'en pense le siècle passé ?
00:12:56Ma foi, je n'observe point les sentiments comme je le fais des planètes.
00:13:02Vous n'avez pas à observer ce qui vous est simplement donné de ressentir ?
00:13:06Certes, mais il est présomptueux d'avancée que j'ai déjà ressenti quoi que ce soit.
00:13:11Voilà 80 ans que j'ai relégué le sentiment dans mes poésies.
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00:15:17It's not that you can't imagine it.
00:15:18But I'm more modest than you can imagine, monsieur.
00:15:21You wouldn't have said it, monsieur.
00:15:25All these women who fight the vieux Fontenelle
00:15:28in the hope that he will die in their salon.
00:15:33Pauvre Vallière.
00:15:34He is a superior spirit.
00:15:36But he is a superior.
00:15:38And the spirit he is missing.
00:15:41Come on, we will hear the music.
00:15:43She is very insupportable.
00:15:45You prefer painting?
00:15:48Oh, the painting, the murs,
00:15:50are too many portraits.
00:15:52The sculpture?
00:15:54I let the statues look at me.
00:15:57The arts you touch so little.
00:16:01I can't make things in my existence.
00:16:05Maybe later.
00:16:09Your force is to place you in all circumstances.
00:16:12Rien ne vous touche.
00:16:14Je vous admire.
00:16:17Bonsoir, chère Fontenelle.
00:16:19Pardon.
00:16:20Je vous souhaitais le bonsoir.
00:16:42...
00:17:03Regardez, monsieur de Fontenelle.
00:17:04Il n'est pas de mots murmurés que vous ne saurez entendre,
00:17:07avec, on l'a souvent constaté, plus de précisions encore
00:17:10que ceux qui entendent normalement.
00:17:11This is because of what the pavillon is large.
00:17:15It's not like a corne of abundance
00:17:17who, instead of its fruits,
00:17:19will put its subjects and verbs
00:17:20by its vaste embouchure
00:17:22to make you hear.
00:17:23Mr.
00:17:24You see the cornet to your ear?
00:17:27The smallest of the extremities
00:17:29gliss all naturally.
00:17:31All right.
00:17:35How do you understand, Mr. Fontenelle?
00:17:37Too far!
00:17:39Yes, I'm confused.
00:17:40It's because it's natural
00:17:41when we talk to someone
00:17:43who is affected.
00:17:45So?
00:17:46I don't believe in my ears.
00:17:55What's that?
00:17:56We asked him to look for Mr. Fontenelle.
00:17:59Who asked him?
00:18:02Ajuster,
00:18:03enlever.
00:18:05Ajuster,
00:18:06enlever.
00:18:06L'appareil n'est-il point trop lourd, monsieur?
00:18:09Monsieur!
00:18:10Monsieur!
00:18:11Madame Geoffrin vous envoie...
00:18:13Madame Geoffrin vous envoie quelque chose.
00:18:25Oh...
00:18:28Je lis beaucoup mieux.
00:18:31Ce portrait de votre ami Lefreynois, j'ai pu l'acquérir sans trop d'embarras auprès de ce qui lui
00:18:36reste de famille.
00:18:37Je l'ai fait dans l'intention de vous l'offrir.
00:18:39Persuadez que le visage de celui qui fut votre plus proche et si grand ami vous rappellerez ces longs moments
00:18:45que vous passiez ensemble à ne rien dire.
00:18:47Et pourtant à vous comprendre, comme seuls savent s'entendre la discrétion et l'innocence.
00:18:53Oui.
00:18:55Alors aujourd'hui, il vint tant qu'il est mort.
00:18:58Je m'en vais sur le champ remercier madame Geoffrin.
00:19:03Pourquoi ces moments que vous passiez à ne rien dire?
00:19:06Monsieur Lefreynois était si peu bavard.
00:19:11Hmm...
00:19:11Portrait respire la ressemblance.
00:19:15Regardez, on dirait qu'il va se taire.
00:19:24La belle compagnie que voilà.
00:19:30Et tout ce monde pour m'accueillir?
00:19:32Nous sommes toujours ravis de vous voir, Monsieur l'abbé.
00:19:36Pas bien.
00:19:37Pas bien.
00:19:38Pas bien.
00:19:44Je parle de cette lettre au Marquis de Laffare que le petit réservoir vient de publier.
00:19:47Eh bien.
00:19:49Comment ça?
00:19:49Eh bien.
00:19:50Que dit-elle cette lettre?
00:19:52Vous vous moquez.
00:19:53On soutient partout qu'elle est de vous.
00:19:55M'a-t-on vu l'écrire?
00:19:56Je le sens bien moi qu'elle est de votre plume.
00:19:58Parler avec une telle insolence n'appartient qu'à vous ou à Voltaire.
00:20:02Une lettre qui décrit l'embarras du Seigneur au moment de la résurrection désigne son auteur.
00:20:07M'en direz-vous le nom à la fin?
00:20:09Raillez, raillez, raillez.
00:20:10Je vois que sous couvert de montrer les choses de la science auxquelles les coeurs sains n'entendent rien,
00:20:14il est bien lisé d'y jeter le table.
00:20:17Qu'est-il besoin d'expliquer ce qui doit rester inexplicable?
00:20:20Vous vous faites parfois songer à quelques navigateurs dont les cas laisseraient passer l'eau,
00:20:25mais qui interdiraient qu'on écope.
00:20:31Oui, pas n'égard.
00:20:32On dit que ce sont vos ouvrages qu'ont enfanté Voltaire.
00:20:36Laissez dire.
00:20:37Car vous ne pouvez accepter que votre oeuvre apporte potion à cet empire.
00:20:41Que me reprochez-vous?
00:20:42N'ai-je pas fait mes Pâques?
00:20:44Si fait, mais vous ne pouvez ignorer que Voltaire parle de Dieu comme s'il n'existait pas.
00:20:49Comme quoi?
00:20:49Quelle malise que tout doit me faire répéter ces choses.
00:20:52Comme s'il n'existait pas.
00:20:57Voltaire ne nie pas.
00:20:59Il s'interroge.
00:21:01C'est votre histoire des oracles qui a fait le mal.
00:21:04Je ne me rejette pas dans mes oracles au spectacle de l'ignorance et de la sottise,
00:21:09exploité par la mauvaise foi.
00:21:11Certes, mais...
00:21:12Mais ce spectacle me semble promis un grand avenir.
00:21:16Bah justement, des esprits faibles et impurs ont pu en déduire que Dieu n'existait que parce que nous voulions
00:21:20y croire.
00:21:24Mon ami, l'ignorance se démontre moins par les choses qui sont et dont la raison nous est inconnue que
00:21:32par celles qui ne sont point.
00:21:34Et dont nous trouvons la raison.
00:21:36Car non seulement nous ne possédons pas les principes qui mènent au vrai,
00:21:41mais nous en avons d'autres qui s'accommodent très bien avec le faux.
00:21:51Monsieur l'abbé, restera-t-il à dîner ?
00:21:53Plaît-il ? Dans votre servante.
00:21:55Qu'y a-t-il ?
00:21:56Le dîner !
00:21:57Eh bien...
00:21:58Désirez-vous des asperges ?
00:22:00Oh, j'en raffole.
00:22:02J'en raffole.
00:22:04Moi aussi.
00:22:05Ça a au beurre qu'elle dit.
00:22:07Je préfère à lui.
00:22:08Au beurre, elle garde de leur fermeté.
00:22:10Et à lui, le goût en sort davantage.
00:22:12Elle se digère tout aussi bien au beurre.
00:22:15Ma nièce ne les apprécie qu'à l'huile.
00:22:17Bon.
00:22:17Que dois-je faire ?
00:22:19Une moitié à l'huile, une moitié au beurre.
00:22:25Je connais bien votre manière, savez-vous.
00:22:27Jamais rien de véhément.
00:22:29Votre impertinence est des plus doux à peine visibles.
00:22:32Point d'éclat, point de taca.
00:22:34Ainsi, ce ne sera pas pas les idées les plus terribles, les plus terribles.
00:22:37Je ne professe point d'idées.
00:22:40Je constate et je souris.
00:22:43C'est bien suffisant.
00:22:45Vous vous mêlez tous sans en avoir l'air.
00:22:47Voilà la vérité.
00:22:48Raisonnement, raisonnement, c'est votre unique défense.
00:22:50Moi, je maintiens qu'il est mauvais de raisonner sans cesse.
00:22:53Que c'est le moyen le plus insidieux de s'écarter peu à peu
00:22:55du chemin qui nous a été tassé.
00:22:57Par qui ?
00:23:01Vous voyez, vous raisonnez encore.
00:23:04Ça, je vais me demander si toutes mes parrières seront jamais suffisantes
00:23:06pour votre salut.
00:23:12Et si...
00:23:23Françoise !
00:23:26Les asperges, toutes à l'huile.
00:23:39Non, non, dites-moi à l'entrée du jardin.
00:23:59Enfin vous voilà !
00:24:01Nous n'attendions que vous pour souper.
00:24:05Attendez, nouvelle de ce bon abbé Chalon ?
00:24:07Il est à nouveau sur pied, si l'on peut ainsi dire, de quelque chose de rond.
00:24:13Vous ne cessez de le redoyer.
00:24:15Je me demande ce qu'il vous a fait.
00:24:16Il me fait peur !
00:24:21Le voilà !
00:24:28Chère Fontenelle, je ne crois pas vous avoir présenté Isabelle.
00:24:32La fille de ma soeur du comte Delatorre.
00:24:35Elle est arrivée de Florence la semaine passée.
00:24:39Ah ! Tes asperges !
00:24:48On dit, monsieur, que vous n'avez pu résister à un mot cruel
00:24:50dont l'abbé Chalon fut l'innocente victime.
00:24:53La cruauté n'est pas ma façon, monsieur.
00:24:55Mais si cela est vrai, ce que j'ai dit semble avoir remis les asperges à la mode.
00:25:02Monsieur le philosophe, il paraît que vous refusez de croire à l'amour.
00:25:07Plaît-t-il ?
00:25:08N'est-il point vrai que l'amour existe ?
00:25:13J'avoue qu'à 7 minutes, je ne doute plus.
00:25:19On m'a dit une charmante désenterie qui vous concerne, chère Fontenelle.
00:25:24À quelqu'un qui souhaitait faire un placement d'argent,
00:25:26il a été déconseillé de le faire sur votre tête, sauf à fond perdu,
00:25:29car vous rajeunissez en vieillissant.
00:25:32L'autre jour, j'ai voulu faire déplacer un meuble de famille,
00:25:34un vieux secrétaire qui avait toutes les apparences du neuf.
00:25:38Eh bien, à peine l'a-t-on touché qu'il s'est effondré.
00:25:39Il était vermoulu.
00:25:44Vieillir me fait peur.
00:25:46Pour les femmes, la disgrâce des sens, c'est une horrible chose.
00:25:52Sottise !
00:25:53Pour éviter à nos sens de vieillir, il faut veiller à leur fonctionnement régulier,
00:25:58les entretenir en quelque sorte.
00:26:00À suivre vos conseils, on tomberait vite dans l'excès, il me semble.
00:26:04L'homme de qualité sait tempérer ses audaces.
00:26:07Je crains, mademoiselle, que nos discours vous ennuient.
00:26:11Les vôtres, vous voulez dire ?
00:26:15Quand la beauté et la jeunesse s'accordent si magnifiquement,
00:26:19a-t-on envie d'entendre des propos desséchés ?
00:26:22A-t-on d'ailleurs envie d'entendre quoi que ce soit ?
00:26:25Les paroles retardent toujours les actes.
00:26:27Oh non, ce n'est pas possible.
00:26:30Grandpense, votre nièce ?
00:26:32Elle va vous le dire elle-même, Baron Grimm.
00:26:34Je n'en suis pas encore à me laisser des conseils qu'elle en me donne.
00:26:37Ce qui n'empêche pas d'en faire le tri.
00:26:40De reconnaître la vérité dans ce qui est généreux, sensible, dévoué.
00:26:45En un mot, dans ce qui vient du cœur.
00:26:48Tous les êtres possèdent un cœur, me direz-vous.
00:26:51Eh bien non.
00:26:52La science nous le cache encore, mais certains en sont réellement dépourvus.
00:26:57Vraiment ?
00:26:58J'en connais personnellement.
00:26:59Dans quelques contrées lointaines, je pense.
00:27:01Point du tout, ici même.
00:27:03Nous direz-vous.
00:27:04À quoi bon ? Il s'est déjà reconnu.
00:27:12Je suis résolu à faire à l'Académie une communication sur l'intelligence de l'asperge.
00:27:22C'est un légume particulièrement savoureux, mais aussi commande à manger.
00:27:28En somme, fait pour nous plaire.
00:27:31Mais avec une discrétion qui enchante.
00:27:34Il suffit d'ailleurs de savoir comment poussent les asperges.
00:27:39Elles passent la tête.
00:27:42Pour d'abord voir si elles ne dérangent pas.
00:27:47Et puis alors, se sachant attendues, elles viennent.
00:27:54Tout entière.
00:27:58Aucun autre légume ne possède cette élégance.
00:28:04À vrai dire, monsieur, ça n'est pas précisément sur l'Académie et les asperges qu'on vous attendait.
00:28:09Sur quoi d'autre ?
00:28:10Eh bien, sur ce qu'affirme monsieur de Vallière.
00:28:12L'absence de cœur.
00:28:14Vous avez du mal entendre.
00:28:16Comment cela ?
00:28:17Monsieur de Vallière pense que cela n'existe pas parce que le cœur comme le cerveau sont des organes qui
00:28:23lui sont encore étrangers.
00:28:25J'ai cru comprendre que pour l'instant, il ne s'intéressait qu'à la partie comprise entre la hanche
00:28:30et le genou.
00:28:37Bénissons l'esprit, monsieur. C'est lui qui vous tuera.
00:28:41Alors ne songez plus à l'Académie.
00:28:43Vous voilà déjà immortel.
00:28:45Dans hôe.
00:28:48Dans hôe.
00:28:52Dans hôe.
00:28:54D'ogni amatore a fede.
00:28:57Il sempre mal si cura.
00:29:01Piange, promette et giura.
00:29:04Poi cange amore.
00:29:08Poi cange amore.
00:29:12Facile a dire che muore.
00:29:15For you may not be afraid of the sun.
00:29:26For you may not be afraid of the sun.
00:29:34For you may not be afraid of the sun.
00:29:42Rambul vanillama
00:29:46I don't know what it means
00:29:52We'll see you next time.
00:30:44We'll see you then.
00:30:49We'll see you then.
00:31:05We'll see you then.
00:31:17We'll see you then.
00:31:30We'll see you then.
00:31:31We'll see you then.
00:31:34We'll see you then.
00:32:04Mr. Leforger a promised to show you a new jeu of thoughts.
00:32:06He'll say you'll be retirant.
00:32:08As you would.
00:32:09My niece, she's not a wonderful voice?
00:32:11Without a doubt, but how would I take advantage of it?
00:32:16Oh, it's to you.
00:32:19I don't see the use of me to make the good of others.
00:32:23I mean, you really need it?
00:32:26Well, my good friend, I'm coming to the age of accessories.
00:32:41Oh, no, no, no, no, no, no, no!
00:32:52Oh, my God.
00:32:58Oh, my God.
00:33:01Oh, my God.
00:33:04Oh, my God.
00:33:06Oh, my God.
00:33:09You're not afraid of anything.
00:33:25Mr.
00:33:30Mr.
00:33:34Someone is talking.
00:33:36I am, Mr.
00:33:52Your spirit is charming, Mr.
00:33:55I understand that my aunt
00:33:56keeps your presence.
00:33:59Did you love the air that I sang?
00:34:02Your voice and your accent
00:34:04would love all the air of the world.
00:34:08Do you know
00:34:09that I know your interviews
00:34:10on the plurality of the world?
00:34:12They are very famous in Italy.
00:34:14What a chance it is, Marquis,
00:34:16to be instrued by you.
00:34:18Mercury, Venus, Jupiter.
00:34:22Mais je vous mets en retard.
00:34:25Bonsoir, Monsieur.
00:34:31Nous sommes prêts, Monsieur.
00:34:33Pas moi.
00:34:48Je vous pardonne d'avoir interrompu mon chemin,
00:34:51si vous acceptez que je me mette en travers du vôtre.
00:34:55Aurais-je droit à une licence d'astronomie?
00:34:58J'aime les sciences, vous savez.
00:35:01J'imagine que vos soirées passées à instruire la marquise
00:35:03était pareille à celle-ci.
00:35:14Enfin, voyons, vous vous conduisez avec moi,
00:35:17comme si j'avais dix ans de moins.
00:35:21Puisque je ne peux prétendre tenir la place de votre marquise,
00:35:26je me contenterai de la beauté de ce spectacle.
00:35:29Qui cela serait?
00:35:31Les sceaux et les savants.
00:35:33Je crois qu'un jour viendra
00:35:35où l'homme visitera les planètes.
00:35:37Vous avez raison.
00:35:39Il n'aura pas la sagesse d'y renoncer,
00:35:42et il ne pourra s'empêcher d'y mettre de l'orgueil,
00:35:45comme toujours.
00:35:47Vous étiez moins pessimiste avec la marquise.
00:35:52Marquise...
00:35:55imaginaire.
00:35:58Êtes-vous sérieux?
00:36:01Je voulais raconter simplement les principes qui réjouissent l'univers,
00:36:04alors j'ai imaginé des conversations avec une marquise,
00:36:08le soir, dans le parc d'un château.
00:36:13Je rêvais d'un ouvrage ni trop sec, ni trop léger,
00:36:17mais il se peut bien qu'en cherchant un juste milieu
00:36:19qui convainc tout le monde,
00:36:21j'en ai trouvé un qui ne convienne à personne.
00:36:24Les justes milieux sont impossibles à tenir.
00:36:29On ne m'y prendra plus.
00:36:31C'est pourtant grâce à vous que les femmes prennent plaisir à la science.
00:36:35Beaucoup d'hommes ne vous le pardonneront jamais.
00:36:40Enfin,
00:36:41l'aveu que vous m'avez fait me dispense désormais
00:36:44de me montrer jalouse envers votre marquise.
00:36:47Je vous demande pardon.
00:36:49J'ai parlé de la jalousie.
00:36:52J'avoue ignorer ce que c'est.
00:36:55Je vous crois.
00:36:56Il n'y a que la femme pour savoir.
00:37:00Allons-y.
00:37:01Je ne suis pas tout à fait honnête.
00:37:04Pardon?
00:37:06Cette marquise,
00:37:08je ne l'ai pas entièrement inventée.
00:37:11Je me suis inspirée d'une personne réelle.
00:37:14Qui?
00:37:17Une dame de ma province,
00:37:19auprès de laquelle beaucoup pensaient que j'étais...
00:37:24assidu.
00:37:25L'étiez-vous?
00:37:27Elle fait en sorte que mes manières fussent toujours honnêtes
00:37:30et obligeantes.
00:37:34Les jeunes gens n'entendent plus cela.
00:37:36Le seul intérêt des jeunes gens est de fuir les sentiments.
00:37:42Enfin, monsieur,
00:37:44pour les sentiments,
00:37:47les trinches conseils.
00:37:49Quelle importance.
00:37:51On reconnaît les bons conseils à ce qu'ils ne sont jamais suivis
00:37:53et les mauvais à ce que tout le monde s'est hâté de les précéder.
00:37:59Je ne vous ai que trop retardé, monsieur.
00:38:02Aurais-je prononcé quelques paroles pour vous déplaire?
00:38:05La nuit est fraîche, soudain.
00:38:09Elle est fort douce, au contraire.
00:38:12Je porte de prendre froid.
00:38:15Je m'en voudrais donner ton point attentif à votre santé.
00:38:25Le troisième acte commence par une scène entre la marquise et Dubois.
00:38:34Buvez.
00:38:36Buvez.
00:38:38C'est brûlant.
00:38:40Vous vous souciez moins du chaud et du froid dans certaines maisons que je connais.
00:38:46Je dois écrire une lettre.
00:38:49Allez.
00:38:56Oh.
00:39:03C'est chaud.
00:39:28Mon pauvre ami.
00:39:29Vous voilà dans un triste état.
00:39:31À cause de l'humidité de votre jardin.
00:39:35Que me dites-vous là?
00:39:36Que les faiblesses arrivent par où on ne les attend pas.
00:39:40Ma nièce m'a chargée de vous remettre cette lettre.
00:39:43Elle vous remercie d'être restée pour l'écouter chanter.
00:39:48Je crois avoir bien agi en exigeant qu'Isabelle s'installe chez moi.
00:39:52Elle ne pouvait rester à Florence plus longtemps.
00:39:54Sa mère n'aurait jamais trouvé sur place remède à son mal.
00:39:57De quel mal souffre-t-elle donc?
00:39:59De quoi voulez-vous?
00:40:01L'amour, mon ami.
00:40:04L'amour.
00:40:07Isabelle a connu il y a peu le revers d'une passion qu'elle croyait partagée.
00:40:10Elle a surpris celui qui lui avait juré sa flamme dans les bras d'une autre.
00:40:15Quand j'ai dans les bras, j'espère que vous me comprenez.
00:40:18Ma sœur s'est alarmée car la santé d'Isabelle donnait des signes d'inquiétude après cette pénible déconvenue.
00:40:24On ne saurait compter le nombre de fois où Isabelle a été surprise en larmes.
00:40:28Sans parler de ce jour pas si lointain où elle a voulu se jeter dans la rivière.
00:40:33Enfin!
00:40:34J'ai arraché ma nièce à son tourment et la voilà guérie.
00:40:40Je vous vois fatiguée, chère Fontenelle.
00:40:43Vous dites?
00:40:44Ah oui.
00:40:46L'amour.
00:40:51Me pardonnerez-vous, monsieur, un comportement aussi ce qu'inexplicable,
00:40:56alors que vous me faisiez la faveur de votre immense savoir.
00:41:00Il me faudra bien du courage pour réparaitre devant vous,
00:41:05alors même que je ne saurais me résigner à ne plus vous voir.
00:41:08Je vous remercie, on s'en a un moment et je ne sais pas.
00:41:33Je ne sais pas, d'accord ?
00:41:33Je ne sais pas.
00:41:35Je ne sais pas pas.
00:41:37Je ne sais pas si vous voulez.
00:41:37Oh, oh, oh.
00:41:51Mademoiselle.
00:41:53Mademoiselle.
00:41:53Monsieur de Fontenelle m'a chargé de vous remettre ceci.
00:42:18Ah, Monsieur de Fontenelle, je suis Viannaise de vous revoir.
00:42:23Monsieur Diderot et Monsieur d'Alembert disaient à l'instant que vous étiez leur maître.
00:42:26Ce n'est pas un mince privilège, Madame, que d'être née avant tout le monde.
00:42:32Fontenelle, vous avez retrouvé bonne mine.
00:42:34Ma nièce sera ravie de vous revoir.
00:42:36Oh, cette jeunesse nous donne le vertige.
00:42:47Qu'il me soit permis de saluer l'esprit le plus libre et le plus avancé de notre temps.
00:42:55Monsieur d'Alembert, vous me faites trop d'honneur.
00:42:59Notre encyclopédie vous est sans froid redevable.
00:43:01Vous verrez que mon âge finira par me rapporter.
00:43:10Je ne suis point un de ces hommes qui exhibent des certitudes.
00:43:15Mais je sais que c'est par la connaissance et le raisonnement que le monde sortira des ténèbres.
00:43:20Nos articles lui ouvriront les yeux et nos souscripteurs ne seront pas que des lecteurs.
00:43:25Comprenez-vous, ils transmettront, ils témoigneront.
00:43:30Ah, monsieur de Fontenelle !
00:43:35On me dit que vous ne ménagez point votre peine pour nous soutenir.
00:43:38Soyez-en mille fois remerciés.
00:43:40Ce premier volume de votre encyclopédie me ravit, monsieur Diderot.
00:43:45C'est une vaste entreprise.
00:43:47Trop vaste, peut-être.
00:43:48En tout cas, elle vous apportera peu de satisfaction.
00:43:52Les hommes tels que vous sont faits pour les grandes aventures et la règle des 3D.
00:43:59J'ignore cette règle.
00:44:02Déconvenue, difficulté, découragement.
00:44:05Eh bien, j'en ajoute un quatrième.
00:44:07Défine ! Je veux le relever.
00:44:09Vous avez raison.
00:44:11Il était tombé assez bas ces derniers temps.
00:44:19Charmant tableau.
00:44:21Lequel se tient l'autre ?
00:44:23Diderot préférera toujours Fontenelle à Voltaire.
00:44:25Il faut caresser un chat qu'un scorpion.
00:44:36Monsieur de Fontenelle !
00:44:39Vous me voyez confuse.
00:44:41Je veux vous assurer que l'idée que vous avez de moi n'est pas la bonne.
00:44:44Mais puisque je n'ai rien vu...
00:44:47Le jour où vous m'avez surprise,
00:44:50mon mari m'avait insultée.
00:44:52Imaginez mon trouble.
00:44:53Comment elle pourrait-je, madame ?
00:44:55C'est parce qu'il m'avait infligé cet affront que je me suis vengée de lui.
00:44:59Imagine que Paris Vengeance vous coûte énormément.
00:45:03Mon...
00:45:04Personne n'est mort d'avoir été infidèle, n'ose pas ?
00:45:07Certains m'aiment vivre, madame.
00:45:09Mon mari m'a traité de catin.
00:45:12Pourtant...
00:45:13J'ai éprouvé de l'affection
00:45:15et de la tendresse pour tous les hommes qui m'a été donnés de connaître.
00:45:18Dans ce cas, madame, ce n'est pas une insulte, c'est de la reconnaissance.
00:45:22Un peu de fraîcheur...
00:45:23Un peu de fraîcheur me fera du bien.
00:45:25La, la, la, la, la, la, la, la, la, la, la, la, la, la, la, la, la, la, la, la,
00:45:32la, la, la, la, la, la, la, la, la, la, la, la, la, la, la, la, la, la...
00:45:34Quelle situation, monsieur ?
00:45:37Comment cela ?
00:45:39Ce rendez-vous que vous m'avez fixé dans les plus grands secrets.
00:45:42À la suite d'une lettre de vous,
00:45:44et votre tante qui me l'a remise,
00:45:46croit encore que vous m'adressiez de simples remerciements.
00:45:51I'll give you an excuse.
00:45:53I can't imagine what you thought of me after this evening.
00:45:57But what I thought in the moment
00:45:59has nothing to do with what I believe now.
00:46:02What do you want to say?
00:46:04That without a feeling that you hurt,
00:46:09you wouldn't have assisted
00:46:11a departure
00:46:12that looks like
00:46:15a break.
00:46:18You know so,
00:46:21I'm less strong than I think.
00:46:23I believe I can forget.
00:46:25I'm not sure.
00:46:26It's true.
00:46:27I believe that this will be my greatest glory.
00:46:31What force do you need to be inhabited?
00:46:34I don't see anything banal in the movements of the heart,
00:46:37but I prefer to keep it.
00:46:40Like if we had the choice.
00:46:42We have.
00:46:43Before,
00:46:44we never need to look for
00:46:46to simplify his life.
00:46:49For my part,
00:46:49I wanted to make an economic story of love
00:46:51who left his pantelons.
00:46:54He knows me well.
00:46:56But you loved Mr.
00:46:58He was back.
00:47:00Do you support the contrary?
00:47:02Mr.
00:47:02Mr.
00:47:02Mr.
00:47:02Mr.
00:47:02Mr.
00:47:07Mr.
00:47:10Mr.
00:47:10Mr.
00:47:12Hello.
00:47:12And you're always good.
00:47:13Nothing else would be good.
00:47:17Please wait..
00:47:25Take a question.
00:47:26Not so much.
00:47:27No,
00:47:28have no sense
00:47:28as a response
00:47:30I feel that there,
00:47:33I'm always ing terminal.
00:47:35We don't know much, it's true, and yet it seems to me that we've already shared a little bit of
00:47:42our lives.
00:47:45You don't want to tell me anything?
00:47:48A day.
00:47:50A day?
00:47:52A next day.
00:47:55Protect you from secrets.
00:47:58A day?
00:48:00It's with my own reason that my little niece says that everything is done.
00:48:04I'm afraid that the affection that she brings me to me is to see.
00:48:10Why would she be afraid?
00:48:12It's just to look at how I've traveled the road.
00:48:16When I wanted to embrace my career in my natal career, I lost the only affair that I gave me.
00:48:23What importance? You had the poesie.
00:48:25Oh, je ne lui ai donné plus qu'elle ne m'a rendu.
00:48:29Je fais mine aujourd'hui d'être détaché, mais je sais à quel point les détracteurs avaient raison.
00:48:34Mes ouvrages ne faisaient qu'imiter ce que l'on représentait de pire sur les théâtres.
00:48:40L'Académie vous a pourtant accepté.
00:48:43Après quatre tentatives, ils auraient su que j'allais vivre vieux, qu'ils me faisaient attendre davantage.
00:48:51Vous êtes un grand savant.
00:48:53Sans la lecture de vos ouvrages, aurais-je du goût pour les sciences et aurais-je commis...
00:48:59Quoi donc?
00:49:00Un petit traité.
00:49:03Un petit traité.
00:49:06Deux remarques plutôt sur la réfraction de la lumière.
00:49:09Aurais-je l'honneur de les lire?
00:49:12Accepteriez-vous, en échange, de m'enseigner l'observation des étoiles?
00:49:16Je suis trop malhabile.
00:49:18L'observation des...
00:49:19Isabelle!
00:49:20L'observation des étoiles, oui.
00:49:22Je ne m'y entends guère enseigner quoi que ce soit.
00:49:25Isabelle!
00:49:26Allons, acceptez-vous.
00:49:28Quel entêtement!
00:49:29Isabelle!
00:49:31Soit, soit.
00:49:33Quel était cet air que vous chantiez?
00:49:37La, la, la, la, la, la, la, la, la, la, la, la...
00:49:41C'est un air qu'on chante à Florence et qui parle d'amour.
00:49:46Isabelle!
00:49:53Qui sait à quel instant de la succession des générations animales nous en sommes?
00:49:58Qui sait si ce bipède déformé qui n'a que quatre pieds de hauteur,
00:50:02qu'on appelle encore un homme,
00:50:03et qui ne tarderait pas à perdre ce nom en se déformant un peu davantage?
00:50:08N'est pas l'image d'une espèce qui passe.
00:50:11Diderot est merveilleux.
00:50:12C'est grâce à des hommes comme lui que le monde va s'ouvrir.
00:50:15Le monde!
00:50:16Vous rendez-vous compte?
00:50:17Qui puis-je?
00:50:18Nous allons découvrir tant de choses nouvelles.
00:50:20Comme j'ai hâte.
00:50:21Et comme j'ai envie.
00:50:22Mon fils, les envies sont inutiles quand on peut tout avoir.
00:50:26Qui sait si tout ne tend pas à se réduire à un grand sédiment inerte et inolive?
00:50:31Qui sait quelle sera la durée de cette inertie?
00:50:34Qui sait quelle race nouvelle?
00:50:40Peut résulter d'un amas aussi grand de points sensibles et vivants.
00:50:52Il sera plus aisé d'enseigner la mécanique que la tolérance.
00:50:57Sans doute.
00:50:58Il le faudra pourtant.
00:51:01C'est peut-être là notre véritable dessein.
00:51:03Certes.
00:51:05Mais l'homme est l'homme.
00:51:07Il avance et il recule.
00:51:09Vous ne le changerez pas aisément.
00:51:11Non, je ne suis pas pessimiste.
00:51:14Des soirs comme celui-là, moi non plus.
00:52:08Eh bien!
00:52:09Qu'attend-on ? Françoise ?
00:52:12Il n'y a personne ! Françoise !
00:52:15Qu'est-ce que vous avez à crier comme ça ?
00:52:17D'abord, que faites-vous debout ?
00:52:19Ben, il est bien temps, il me semble.
00:52:21Cette heure n'a pas encore sonné ?
00:52:23Oh, voilà ! Mais qu'est-ce besoin des cloches ?
00:52:26Mon horloge à moi me dit qu'il est là !
00:52:29L'heure de quoi ? Mais...
00:52:30Voyez-vous !
00:53:08Sous-titrage ST' 501
00:53:38Sous-titrage ST' 501
00:53:39Je sais que, quand on se comporte ainsi dans sa 95e année, c'est que la déraison est à l
00:53:46'œuvre.
00:53:49Ben, vous ne dites rien, bien sûr.
00:53:56Eh bien, mon oncle, que faites-vous là ?
00:54:01J'attends.
00:54:02Vous attendez ?
00:54:03Oui, une jeune personne qui doit me montrer certains traités qu'elle a commis.
00:54:11Et resterez-vous là jusqu'à son arrivée ?
00:54:14À vrai dire, elle ne viendrait que plus tard.
00:54:18Mais je tenais à m'assurer que tout était en place.
00:54:24J'attends.
00:54:40Vous n'oserez jamais me dire que c'est plat.
00:54:46Vous n'acceptez que juste de l'impunité que l'âge me confère pour vous dire la vérité ?
00:54:52Votre étude est fort judicieuse.
00:54:54Et le style à votre image, pure et sensible.
00:54:58Pensez-vous, monsieur ?
00:55:01Mon souci de vivre selon des règles simples m'invite à toujours penser comme je dis.
00:55:12Je ne vois toutefois guère ce qu'il y aurait maintenant à vous apprendre sur l'observation des étoiles.
00:55:22Pardonnez-moi, monsieur, si je me suis mal faite entendre.
00:55:25En fait, ma tante ne possède pas des lunettes astronomiques.
00:55:29Et vous voudriez ?
00:55:32Venir étudier chez vous.
00:55:34Mais...
00:55:37La nuit ?
00:55:39Naturellement.
00:55:41Mais si cela est votre souhait, eh bien, je vais...
00:55:44Je vais vous rendre votre excellente étude.
00:55:48Il y a d'autres choses dont vous m'avez promis de m'instruire.
00:55:53Ah...
00:55:55Je ne vois pas.
00:55:56Comment avez-vous si vous détachez de l'amour ?
00:56:01Alors, monsieur, souvenez-vous de votre promesse.
00:56:06Comprenez mon embarras.
00:56:08Qu'est-il d'embarrassant ?
00:56:10Rien.
00:56:11Eh bien...
00:56:15On se dévoile toujours trop.
00:56:18Quel danger !
00:56:19Il ne faut pas raconter sa vie.
00:56:22Après, les gens vous demandent des comptes.
00:56:25Ils estiment que je les regarde.
00:56:32Alors...
00:56:34Bien...
00:56:34Dans ma dix-septième année, une jeune fille de quinze ans, une lointaine parente, était venue passer la belle saison
00:56:41chez nous.
00:56:42Un soir que nous nous promenions, j'ai osé lui donner un baiser.
00:56:48Dans son regard, j'ai vu une...
00:56:50Une confiance qui m'a ému bien plus que...
00:56:54Que le baiser lui-même.
00:56:58Cet instant de grâce n'a été gâché par...
00:57:00Par aucune parole.
00:57:03C'est la seule fois de ma vie où j'ai ressenti quelque chose.
00:57:09N'avez-vous jamais revu cette jeune fille ?
00:57:12Je n'ai pas voulu.
00:57:15C'est pour cela que je ne l'ai jamais oublié.
00:57:19Mais après...
00:57:22Ce souvenir a suffi à me garder des ravages du cœur.
00:57:26À ne point fixer le mien.
00:57:29Ce qu'il me fallait, je l'ai trouvé.
00:57:32La sérénité de complicité aimable et bien vécue.
00:57:37Pour le reste...
00:57:39Regardez le calendrier.
00:57:43Vous verrez qu'il faut à l'amour bien du talent pour résister.
00:57:47En lieu et place de l'émerveillement perpétuel,
00:57:51Vous trouverez l'exactitude et la régularité des jours.
00:57:56Un vertige.
00:57:59Il faut que la présomption domine...
00:58:02Pour répondre favorablement à la seule question qui vaille...
00:58:09M'aimerez-vous encore demain ?
00:58:16J'aimerais qu'il m'arrive quelque chose d'heureux.
00:58:21Pourquoi est-ce si difficile ?
00:58:24Ça ne doit pourtant pas demander à Dieu un effort bien considérable.
00:58:30Qu'espérez-vous ?
00:58:33Ce que vous avez refusé.
00:58:35Vous vous y êtes déjà brûlé.
00:58:38Mais comment, enfin, pourrait-elle voir autrement sa vie qu'accordée à celle de l'homme qui sera l'aimé
00:58:44?
00:58:44T'en as fait une croyance assez répandue, en dépit des dégâts qu'elle cause.
00:58:49Vous parlez comme un impie.
00:58:52Ne mêlez pas Dieu à cela.
00:58:54Le diable, alors.
00:58:56T'es souvent son homme d'affaires.
00:58:57Pour ne pas vous déplaire, il faudrait donc renoncer.
00:59:02Le cœur ne doit pas faillir.
00:59:06Souhaitez-vous cela pour moi ?
00:59:07Ne cherchez-vous point de conseil ?
00:59:10On ne se marie pas avec la solitude.
00:59:14N'est-ce pas préférable un homme qui serait indigne de vous ?
00:59:17Vous possédez assez d'intelligence pour être jamais seul ?
00:59:20Ou pas envie de connaître cette chose exquise et rare qu'on nomme liberté ?
00:59:26Et de jouir par la même de cette autre merveille qu'on appelle la paix ?
00:59:32Je dois partir.
00:59:38Regardez, le soir est déjà tombé.
00:59:41En effet.
00:59:48Bonsoir Monsieur de Fontenelle.
00:59:52N'aimez-vous pas mon prénom ?
00:59:54Vous ne le prononcez jamais.
00:59:57Je vous l'apprivoige.
01:00:06Je voudrais ne pas me rappeler votre conseil Monsieur.
01:00:10Mais...
01:00:11Peut-être est-il déjà trop tard.
01:00:23Bonjour Françoise.
01:00:25Comment un autre homme ce matin ?
01:00:26Comme hier Madame.
01:00:27Et comme avant-hier.
01:00:28Il chantonne, se fait raser et poudrer une heure durant.
01:00:31Exige des rubans à son habit.
01:00:33Et il ne ressent plus aucune douleur.
01:00:35Il prétend même que son ouïe ne l'a jamais fait souffrir.
01:00:38Voulez-vous mon avis ?
01:00:40Monsieur se moque de nous.
01:00:43Et le pire, c'est que son appétit a redoublé.
01:00:47Il redemande de tout.
01:00:49J'en suis à me demander si c'est la signe de bonne santé ou de quelques dérangements.
01:01:12Et je ne saurais vous dire à quelle heure il se couche.
01:01:15Pense-t-il seulement à dormir ?
01:01:17Sait-il encore où est sa chambre ?
01:01:19Excusez-moi.
01:01:20Tu viens ce que tu dis ?
01:01:21C'est normal, c'est normal.
01:01:42C'est normal.
01:01:44Je me demande s'il ne confond pas la nuit et le jour.
01:01:48Lui, qui ne s'est jamais agité de sa vie, on dirait que rien va assez vite.
01:01:52Mathieu et Simon se plaignent de ce qui les a transformés en courants d'air.
01:01:55Tout ça n'est pas bon, madame, je vous le dis.
01:01:58Musique
01:02:01Musique
01:02:26The visit of the Jeune Isabelle seems to have on you a
01:02:29in effect souverain, mon oncle.
01:02:33Etes-vous inquiète ?
01:02:34Non point, mais vous qui avez toujours accueilli
01:02:37avec la même humeur tranquille
01:02:39les gens et les choses,
01:02:41il semble que la Jeune Isabelle
01:02:42puisse se flatter de provoquer
01:02:44le changement dans vos habitudes.
01:02:46Je suis attentif à ses travaux.
01:02:49Elle entend la science à merveille
01:02:51et pratique le raisonnement
01:02:53et la déduction
01:02:54comme peu de gens.
01:02:57Voudriez-vous
01:02:58que je fusse absent
01:02:59quand l'intelligence, la finesse,
01:03:01l'esprit et la beauté se sont donnés
01:03:03rendez-vous ?
01:03:06Je vous assure
01:03:07qu'il m'est plus agréable d'écouter
01:03:09et de regarder Isabelle
01:03:11que tous les académiciens réunis.
01:03:19L'autre jour,
01:03:21la marquise de Villemin,
01:03:22une femme qui devait pouvoir
01:03:23dans les quarante ans,
01:03:25se mit à nous observer
01:03:27comme si elle s'inquiétait
01:03:28qu'Isabelle fût si jeune
01:03:30ou que je fût si vieux.
01:03:33Quelle tristesse
01:03:34que de se trouver entre deux âges.
01:03:38Vous avez changé, mon oncle.
01:03:41Oh bien.
01:03:43C'est comme...
01:03:45Pardonnez-moi, j'allais dire une sottise.
01:03:48Allez, allez.
01:03:51Eh bien, c'est comme si, soudainement,
01:03:53vous découvriez un cœur.
01:04:23Je vous ai blessé, je suis un pardonné.
01:04:28Je suis confusé.
01:04:32Quelle étrange glisserie.
01:04:34Cet air frais.
01:04:37Il est possible que cela porte un nom.
01:04:40Ne le prononcez pas.
01:04:55Quand on me demande, eh bien, monsieur,
01:04:57comment va votre encyclopédie,
01:04:59j'ai l'impression qu'on me transperce le cœur.
01:05:02Voulez-vous la vérité ?
01:05:03Nous sommes persécutés par des coquins
01:05:05qui espèrent de nous la résignation.
01:05:07Et Voltaire qui nous conseille
01:05:08d'aller continuer en pays étranger.
01:05:09Mais quelle idée se fait-il donc du courage ?
01:05:12Oui, nous continuerons,
01:05:14mais à poursuivre nos ennemis.
01:05:16Et nous retournerons à notre profit
01:05:18la bêtise de nos censeurs.
01:05:19Il est heureux de vous entendre parler ainsi,
01:05:22monsieur Diderot.
01:05:24D'Alembert disait ici même l'autre soir
01:05:25que vous vous sentiez découragé.
01:05:28D'Alembert subit plus que moi
01:05:29les assauts des imbéciles.
01:05:31Mais il est vrai que le repos me tente.
01:05:35Je rêve parfois d'une vie tranquille
01:05:37au fond de ma province.
01:05:40Alors tout s'apaiserait.
01:05:42Et je pourrais voir dans les cœurs
01:05:44un peu d'innocence.
01:05:47Mais il faut être utile aux hommes.
01:05:51Et travailler.
01:05:54Je me demande pourtant
01:05:55si l'on fait pas autre chose que les amuser.
01:05:58Quelle différence y a-t-il entre le philosophe
01:06:00et le joueur de flûte ?
01:06:01On ne peut changer les hommes, monsieur.
01:06:04Et tantôt ils se tourneront
01:06:05vers votre philosophe,
01:06:06tantôt ils préféreront
01:06:08le joueur de flûte.
01:06:09Vous croirez entendre
01:06:10monsieur de Fontenelle ?
01:06:11Votre remarque me flatte, monsieur.
01:06:14Moi, je crois que les hommes
01:06:15sont faits de plusieurs petits récipients.
01:06:17Celui de la raison,
01:06:18celui de l'imagination,
01:06:20celui de l'esprit.
01:06:21Et qu'il y a aussi
01:06:22une grande marmite de pure bêtise.
01:06:26Ah !
01:06:27Voilà bien la preuve
01:06:28que tous les êtres ne se ressemblent pas.
01:06:30Et que pour certains d'entre eux,
01:06:32le destin n'appuisait
01:06:34que dans la grande marmite.
01:06:37Eh bien moi, j'avance
01:06:38que tous les êtres humains
01:06:39doivent être considérés
01:06:40de la même façon.
01:06:42Vous ne pouvez quand même pas prétendre
01:06:44qu'ici même
01:06:44nous sommes tous pareils.
01:06:46Et laissez donc le Seigneur seul
01:06:47juge de ce que nous sommes
01:06:50et de ce que nous vallons.
01:06:52De qui parlez-vous ?
01:06:54Je suis surpris, monsieur,
01:06:56de ne pas vous avoir entendu blasphémer plus tôt.
01:07:00Et voulez-vous que je me rattrape ?
01:07:02Taisez-vous.
01:07:05Je vais vous dire
01:07:06ma manière de penser, monsieur.
01:07:09Le châtiment est terrible.
01:07:13Je veux vous entendre en confession
01:07:15au plus tôt.
01:07:16Confession.
01:07:25On dit, mademoiselle,
01:07:26que vos travaux sont du plus grand intérêt.
01:07:28Monsieur de Fontenelle
01:07:29me prodigue des encouragements.
01:07:31Je voudrais y joindre les miens.
01:07:33Et...
01:07:34Je voudrais tout autant
01:07:35que vous ne refusiez pas
01:07:36que je vous entende chanter.
01:07:37Je ne peux, monsieur.
01:07:39Il n'y a personne
01:07:40pour tenir le clavecin.
01:07:41Si ?
01:07:44Moi ?
01:07:45C'est un peu de gentil.
01:08:04Sous-titrage
01:08:06the grembo of the cacciator,
01:08:09the grembo of the cacciator.
01:08:23I want to run away from the land
01:08:27of a beautiful love
01:08:29that I expose myself
01:08:32from a regret
01:09:03and giving myself
01:09:03this song
01:09:03for other people
01:09:03Let's go.
01:09:53Let's go.
01:09:56Let's go.
01:10:26Elles sont toutes jeunes et belles, monsieur.
01:10:29Allez, je vais l'attendre.
01:10:32Allez, je vais l'attendre.
01:10:55Allez, je vais l'attendre.
01:10:57Mais qui a-t-il ?
01:11:00Il n'y a que peu de choses à vous dire, monsieur.
01:11:04Ce que vous faites...
01:11:05Oui.
01:11:08Ce que vous faites est...
01:11:13Incomplet.
01:11:14De quoi parlez-vous, non ?
01:11:16De votre encyclopédie.
01:11:20Qu'a-t-elle d'incomplet ?
01:11:22Vous n'y traitez point, des passions, du sentiment.
01:11:31Qu'avez-vous à rire ?
01:11:32C'est vous, monsieur de Fontenelle, qui parlez de sentiments.
01:11:35Ah, et puis faites comme vous voulez.
01:11:37Je ne m'apprendrai à donner des conseils.
01:11:39Eh bien, une colère du paisible Fontenelle,
01:11:41l'événement est unique.
01:11:42C'est un honneur.
01:11:43J'envie vos emportements.
01:11:44J'aimerais vous ressembler.
01:11:46Permettez que je vous renvoie le compliment,
01:11:48mais vous n'êtes pas sérieux.
01:11:49Qu'est-ce donc que je possède qui vous manquerait ?
01:11:52Du courage.
01:11:52Je vous remercie.
01:12:21Sous-titrage ST' 501
01:12:23Sous-titrage ST' 501
01:12:45Qu'avez-vous ?
01:12:48Rien.
01:12:51Vous semblez vous ennouiller ?
01:12:53Non, point du tout.
01:12:58Je crois que j'abuse de votre bonté.
01:13:01Ce n'est pas une nessence que d'un peu d'intérêt pour un savant comme vous.
01:13:08Vous ne dites rien ?
01:13:11Que pense M. Diderot de vos observations ?
01:13:16Ma tante vous a dit,
01:13:18il m'a fait l'honneur de trouver de l'intérêt à ce que je fais.
01:13:25Est-ce que vous contrariez ?
01:13:28Je ne suis pas un contrarier ?
01:13:32C'est moi en effet qui devrais l'être.
01:13:35Yarnet vous repartiez alors que je chantais.
01:13:38Non, vous avez bien d'autres oreilles pour vous entendre.
01:13:43Vous êtes de méchante humeur, tout cela par ma faute.
01:13:47Aurais-je dû refuser l'invitation de M. Diderot ?
01:13:50Il s'est montré aimable et fort enjoué.
01:13:53Je n'en doute point.
01:13:56Reprenez vos observations.
01:14:04Pensez-vous que je ne puis oublier certains conseils ?
01:14:08Si M. Diderot a charmé mon esprit,
01:14:11mon corps, lui, n'a pas failli.
01:14:13Il aura été retardé en route.
01:14:15Vous croyez donc que je ne vous dis pas la vérité ?
01:14:19Pour ce que de bien connaître la vérité,
01:14:21je crois disposé d'une certaine avance.
01:14:24Bien inutile, je vous rassure.
01:14:26Les mises en garde que je vous ai adressées
01:14:29sont aujourd'hui dérisoires, dérisoires.
01:14:32Qui avait-il de dérisoire ?
01:14:34À vouloir m'épargner erreur et souffrance ?
01:14:39Ce soir, je ne vois que trop la vanité de mes propos.
01:14:44Pas d'impulsion du cœur, du raisonnement.
01:14:50Je me suis laissé entraîner à penser
01:14:52que ce qui m'avait si bien convenu
01:14:55devait vous convenir aussi.
01:14:58Voilà les paroles d'un homme
01:15:00qui toute sa vie a peu changé de place
01:15:05et qui en a tenu si peu.
01:15:11J'ai promis à M. Diderot
01:15:13d'aller lui rendre visite chez lui.
01:15:16Mais
01:15:20J'aimerais continuer à étudier auprès de vous.
01:15:23Vous aimeriez, mais vous ne le souhaitez point.
01:15:29Je vous comprends mal.
01:15:31Vous cherchez à me dire que vous voulez votre liberté.
01:15:35Vous me blessez, monsieur.
01:15:37Je crains de vous blesser aussi.
01:15:40Cela arrive quand on vise au juste.
01:15:43J'ai de l'amitié pour vous.
01:15:45J'ai pensé cette amitié partagée.
01:15:48Elle est paraît inégale.
01:15:50J'aurais dû le savoir.
01:15:53Vous entrez dans la vie
01:15:54quand je ne me décide pas à en sortir.
01:15:56Alors ?
01:15:57Mon cœur est honnête, monsieur.
01:16:00Je serai toujours heureux
01:16:01d'avoir connaissance de vos travaux.
01:16:03Nous verrons chez votre tante
01:16:05si toutefois vous y paraissez encore
01:16:07ce dont je doute.
01:16:09Pourquoi cela ?
01:16:11Parce que votre tête, votre esprit,
01:16:13votre corps seront ailleurs.
01:16:14Ils y sont déjà.
01:16:16On ne peut pas songer, les hommes.
01:16:18Vous-même l'avez reconnu.
01:16:21Il est si pénible de dire adieu.
01:16:24Je voudrais vous éviter cet embarras.
01:16:27Ce soir, on...
01:16:30Vous êtes là pour la dernière fois
01:16:33et je l'ai su avant vous.
01:16:37J'insisterai
01:16:38pour vous voir revenir
01:16:40que je forcerai votre compassion.
01:16:44Ce serait me renier.
01:16:49Monsieur Diderot s'est montré enjoué.
01:16:51Dites-vous.
01:16:55Il sera donc libertin
01:16:57quand vous le croirez galant.
01:16:59Vous serez ainsi rassurés
01:17:01en pensant que l'esprit l'emporte.
01:17:03Nous préférons toujours abdiquer
01:17:04dans le confort.
01:17:06C'est à cela qu'on reconnaît
01:17:08nos défaites ordinaires.
01:17:09que je pourrai.
01:17:13J'insisterai.
01:17:25Il est là pour qu'avoir mariée.
01:17:39The End
01:18:00Monsieur Delamotte est philosophe profond.
01:18:04Philosopher, c'est rendre à la raison toute sa dignité.
01:18:07Monsieur, il est plus agréable de vous entendre lire La Princesse de Clèves.
01:18:13Mais vous connaissez ce roman par cœur.
01:18:16Le mot est juste.
01:18:20Madame Geoffrin vous rend visite.
01:18:23Bonjour ma bonne amie.
01:18:25Que se passe-t-il ?
01:18:26Je vais vous expliquer.
01:18:30Votre avis me sera précieux.
01:18:32C'est au sujet d'Isabelle.
01:18:35Depuis un an, à peine l'ai-je vue sortir au matin de la maison et rentrer fort tard.
01:18:39Je sens bien tous les reproches qui peuvent m'être faits.
01:18:42Je ne me suis point alarmée, sachant comme elle se passionne pour les sciences.
01:18:47Mais je connais aujourd'hui les raisons de sa conduite.
01:18:50Eh bien, Monsieur Diderot a fait se rencontrer ma nièce et l'un de ses libraires.
01:18:56Ce jeune homme est l'un de ceux qui continue à soutenir l'encyclopédie.
01:18:59Mais il part s'installer en Flandre, à Lille, et il a demandé Isabelle en mariage.
01:19:05Je ne sais que faire, mon bon ami.
01:19:07Vous qui lui fûtes si précieux.
01:19:09Qui l'avait aidé à sortir de son tourment par l'étude de la philosophie.
01:19:13Vous devez me conseiller.
01:19:16Lille.
01:19:17Très belle ville.
01:19:27Néanmoins, il ne se rebute à point encore.
01:19:30Il fit tout ce qu'il put pour la faire changer de dessin.
01:19:36Des années entières s'étant passées,
01:19:39le temps et l'absence ralentirent sa douleur
01:19:42et éteignirent sa passion.
01:19:45Madame de Clair vécue d'une sorte
01:19:47qui ne laissa pas d'apparence
01:19:49qu'elle put un jour revenir.
01:20:14Votre visite m'a enchanté.
01:20:18Je suis heureux de vous recevoir à Lille.
01:20:22Tout au service de la librairie.
01:20:25Je sais ce que je vous dois, monsieur.
01:20:27Je chercherai toujours de quelle façon
01:20:29vous exprimer ma reconnaissance.
01:20:32Je n'aurai plus à chercher longtemps, je pense.
01:20:36Que voulez-vous dire ?
01:20:37Mon âge a fini par me rattraper.
01:20:40Vous vous portez à merveille.
01:20:45J'étais venue dans l'espoir que vous m'y pardonnerez.
01:20:48Je n'ai point remarqué d'offense.
01:20:50Je préférais vous entendre dire que je m'étais montrée en grade.
01:20:54Nous ne sommes pas assez parfaits pour être toujours affligés.
01:21:02Travaillez-vous en ce moment ?
01:21:03J'étudie notre langue française.
01:21:07C'est un sujet inépuisable.
01:21:10Je m'étonne toujours de ce que tant de choses
01:21:13puisque j'ai dans si peu de mots.
01:21:17Regardez,
01:21:19il n'en faut que deux pour dire que le temps
01:21:22n'est pas à notre disposition.
01:21:25Et c'est des mots ?
01:21:27Trop tard.
01:21:35Au revoir, monsieur.
01:21:57Je ne chante plus, monsieur.
01:22:00Et pourtant, chaque fois que j'aimerais le faire,
01:22:02je pense à vous.
01:22:20Oh Dieu, Isabelle.
01:22:24Hey !
01:22:40Rentrez.
01:22:41Il fut encore vrai.
01:23:05Vous avez raison, je suis allé ne dire.
01:23:24Il fut encore vrai.
01:23:32I don't know.
01:24:08I don't know.
01:24:08Ah, vous vous remettrez.
01:24:09Vous êtes toujours remis de tout.
01:24:12C'est bien la preuve que la clémence divine est infinie.
01:24:17Tenez, l'autre jour, je visitais Mme Grimaud.
01:24:19Savez-vous qu'elle a passé les cent ans.
01:24:21Et comme dit-elle,
01:24:24M. l'abbé, je crois que la Providence, m'a oublié.
01:24:28Que peut-on répondre à cela ?
01:24:39Alors, c'était mieux qu'hier.
01:24:41J'ai autorisé l'abbé Chalon à le voir en lui recommandant de ne pas le fatiguer.
01:24:59Mes respects, M. de Fontenelle.
01:25:09Que ressentez-vous ?
01:25:12Je ressens une difficulté d'être.
01:25:17Mais vous êtes mieux qu'hier, n'est-ce pas ?
01:25:21Je vous demande, comment cela va-t-il ?
01:25:27Comment cela va-t-il ?
01:25:30Cela ne va pas.
01:25:32Cela s'en va.
01:25:37Je me regrette.
01:25:39Je me regrette.
01:26:10Je me regrette.
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