00:00Oui, le silence était total, et nous étions à un mois des élections présidentielles du premier tour.
00:08Aucune réaction de la classe politique, de manière globale, générale, aucune condamnation de l'acte, rien.
00:15Alors, deux hypothèses.
00:16La première, c'est qu'il y avait de tel manquement à l'intérieur de l'enquête et de la
00:20surveillance des personnes
00:21qui ont commis le drame, qui ont commis cet assassinat sur Federico Martín Arambrou,
00:26que le gouvernement ou les politiques n'avaient pas intérêt à parler de cet événement,
00:31parce qu'il y avait peut-être là des dysfonctionnements de la justice ou des dysfonctionnements de la police.
00:36Il faut quand même rappeler que les deux auteurs, le soir des faits,
00:41ont dîné quand même avec une personne qui était issue de l'administration policière.
00:45Donc, c'est quand même, alors qu'ils n'avaient pas le droit d'être ensemble,
00:47ils n'avaient pas le droit de se retrouver à Paris, ils n'avaient pas le droit d'être armés,
00:50ils étaient placés sous contrôle judiciaire.
00:52Donc, il y a eu des défaillances. Est-ce que c'est la raison du silence ? Je ne sais
00:55pas.
00:55Est-ce que c'est parce que nous étions à un mois et qu'il n'était d'intérêt de
00:58personne
00:59de soulever le fait que les extrêmes puissent tuer,
01:03le fait que certaines idéologies puissent tuer également,
01:08le fait que certains groupes puissent être armés avec des armes de catégorie D,
01:12des armes poudre noire que tout le monde peut avoir en nous,
01:14y compris lorsqu'on est fiché S, y compris lorsque l'on est en état de violence avec arme, avec
01:19récidive,
01:20y compris lorsqu'on est sous contrôle judiciaire,
01:21il suffit d'une simple présentation de carte d'identité pour que les personnes puissent avoir.
01:25C'est un drame absolu et l'État facilite l'accès aux armes en ne l'équivalent pas sur la
01:34catégorie de l'arrivée.
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