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  • il y a 2 jours
Retrouvez le replay du débat de l'Équipe de choc du 17/02/2026.

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Sport
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00:0016h47, comme tous les jours après chaque épreuve de biathlon aux Jeux Olympiques, le débrief, vous le savez, ça se
00:05passe chez nous.
00:06Surtout quand il y a médaille, les bleus sont champions olympiques du relais pour la première fin de leur histoire.
00:12Après une course complètement folle.
00:14Oui, on a vibré vraiment avec les bleus, même si on a tremblé vraiment au début.
00:18Avec Fabien Claude, le premier à partir côté tricolore.
00:20Un tir debout catastrophique avec quatre pioches.
00:22Le français prend un tour de pénalité, ressort à la 20ème position.
00:26Il transmet le relais à Emilien Jacquelin avec 50 secondes de retard sur la tête norvégienne.
00:30La France est 13ème à ce moment-là, mais Emilien Jacquelin a été extraordinaire.
00:34Travail colossal, exceptionnel sur le tir couché.
00:36Il a blanchi ses cinq cibles en 22 secondes.
00:39Une performance qui permet au bleu de repasser devant.
00:42Jacquelin, impressionnant, je le redis.
00:43Petite pioche sur le debout, se fait rattraper sur les skis par la Finlande.
00:46Mais transmet le relais à Quentin Fillon-Maillet en tête.
00:48Une pioche sur le couché, une autre sur le debout.
00:51La Suède et la Norvège passent devant la France.
00:53Mais le champion olympique du sprint met les gaz.
00:55et réalise un super beau tour pour donner le relais à Eric Perrault en tête.
00:59Avec la Suède et la Norvège sur le dos quand même.
01:01Tout va se jouer sur le pas de tir et c'est notre Français qui s'en sort le mieux.
01:04Sur le couché, plus rapide que les autres.
01:06Il sort en tête avec 10 secondes d'avance sur la concurrence.
01:08Place au debout, deux pioches pour Perrault.
01:10Mais il tire vite et sort avec 8 secondes 5 d'avance cette fois-ci.
01:13La victoire va se jouer avec la Norvège.
01:15Perrault est devant Christian Sen.
01:16Le leader au classement général de la Coupe du monde fait le travail.
01:19Résiste et franchit la ligne avec un peu plus de 10 secondes d'avance sur Christian Sen.
01:23Et donc les Bleus décrochent la médaille d'or sur le relais masculin.
01:26Et je crois qu'il y a un record au classement des médailles en plus.
01:29Exactement puisque les Bleus ont battu leur record.
01:31Avant c'était 15 médailles.
01:32Maintenant c'est 16.
01:3316ème breloque décrochée lors de cette Olympiade hivernale.
01:36Et Quentin Fillon-Maillet devient le sportif français le plus titré des Jeux d'hiver.
01:40Avec 8 médailles dont 5 en or quand même.
01:43Double record donc sur cette journée historique.
01:45Réaction en plateau.
01:46Comment est-ce que vous avez vécu ce sacre ?
01:48Parce qu'on ne partait pas forcément favori face aux Norvégiens Montpierrot.
01:51Non on ne partait pas favori.
01:53Quoique on savait qu'il allait y avoir quand même un match.
01:55Il y a les Suédois qui se sont greffés.
01:56Mais moi ce que je retiens c'est qu'il y a deux choses.
02:00La première des choses c'est la course des minages à clins.
02:02Qui pour moi c'est complètement le format avec des pioches.
02:06Donc possibilité de se rattraper.
02:08Mais là le relais qu'il fait il est stratosphérique.
02:11En fait il cartonne tout le monde.
02:12Il met tout le monde avec la tête dans les chaussettes.
02:13Et puis aussi l'ego d'Eric Perrault.
02:18J'en parlais hier.
02:20Oui tu avais un peu déçu ce week-end.
02:21J'avais eu une petite déception par rapport à ses JO.
02:24Même si c'est ses premiers.
02:25Et là malgré tout on a quand même senti l'orgueil du champion sur le dernier tour.
02:28Pour finaliser il faut quand même porter la chose.
02:30Et je pense qu'il a utilisé son état d'esprit qui est le sien.
02:34C'est-à-dire prendre conscience de la chance qu'il avait d'être ici.
02:36Et de conclure justement le relais.
02:39Il a épuisé le Norvégien.
02:41Ils ont cartonné tout le monde.
02:42Et je suis fier d'eux.
02:44Oh Pierre-Étienne qu'est-ce qui t'a marqué, impressionné ?
02:46Il y a deux choses qui m'ont marqué.
02:47La première c'est le scénario.
02:49Si on voit ça dans un film américain.
02:51On dit c'est trop.
02:52Partir de la 20ème place, terminer 1er.
02:54On n'y croit pas.
02:54On n'y croit pas, on zappe.
02:55C'est incroyable.
02:56Donc ça c'est complètement fou.
02:57Et par ailleurs l'état dans lequel a fini Perrault aussi.
03:00Il est épuisé.
03:00Tous ses potes viennent le féliciter.
03:02Et lui, manifestement, il a du mal à récupérer tellement il a tout donné.
03:06Parce qu'il y a quand même un moment où on a cru sur la fin que le Norvégien allait
03:08revenir.
03:10Puisque l'écart entre les deux était en train de baisser.
03:12Et finalement il a tout donné.
03:13C'était des images incroyables.
03:14Et puis j'ai envie de me tourner vers Maxime.
03:16Dans un instant on a notre expert biathlon.
03:17Mais la victoire en copain par équipe.
03:20Toi tu l'as vécu avec ton titre olympique en 2021.
03:22On a l'impression que c'est encore plus kiffant de faire ça avec les copains.
03:25Oui, c'est encore plus kiffant.
03:26C'est souvent les meilleurs souvenirs.
03:27On dit souvent que quand on gagne en individuel, c'est un peu pour notre égo.
03:30Mais quand on gagne par équipe, c'est le plaisir de partager avec les copains.
03:33Alors là, ils ont encore des courses à venir.
03:34Je crois qu'ils en ont encore une.
03:35Mais c'est vrai que souvent quand on gagne, le plus agréable, c'est les 48 heures qui suivent.
03:40Parce qu'on est en équipe.
03:41Ça dure 48 heures la fête ?
03:42Oui, c'est un peu ça.
03:44Ça peut durer même beaucoup plus longtemps.
03:45Mais il y a 48 heures assez euphorique.
03:47Où justement, il n'y a rien d'autre qui compte.
03:48Et le fait de même le retour en taxi vers le Club France avec les copains.
03:52On n'est pas tout seul.
03:53Et ouais, moi, c'est mes meilleurs souvenirs, c'est par équipe.
03:55Qu'est-ce qui s'est passé dans ce taxi au retour au Club France avec les copains ?
03:58On veut savoir ?
03:58Non, non, rien.
03:59C'est juste des bons moments.
04:00On a lu des livres.
04:02C'est juste des bons moments.
04:04On discutait.
04:04Le fait de les partager, c'est super.
04:05On trouvera les dossiers pour la prochaine fiche.
04:07Je ne vous inquiétez pas.
04:08On appelle notre expert biathlon quand même.
04:10Qui suit les bleus toute la saison.
04:11Qui a eu encore le pif.
04:12Tanguy Carrois, c'est le prédicteur de l'équipe de choc.
04:15C'est Madame Soleil.
04:16Il a prévu 12 médailles.
04:17Et on est dans les clous.
04:24Ils peuvent dépasser le pronostic.
04:26Tu ne changes pas tes pronos.
04:28Non, moi, je ne le change pas.
04:28Mais ça me va s'ils font mieux que ce que j'ai dit.
04:31Comment tu as vécu cette course, toi, avec ton œil d'expert ?
04:34Tu nous avais dit qu'il y aura un match entre l'or et l'argent.
04:36Finalement, c'est l'or.
04:37Est-ce qu'ils t'ont impressionné ?
04:38Et dans quel domaine ?
04:39Oui, en fait, j'en reviens à ce que tu as dit.
04:41Le scénario, il est dingue.
04:43Et pour avoir un Emilien Jacqueline qui brille comme ça,
04:47il faut passer par des balles dans les sapins, dans la neige.
04:53Avant, ça arrive.
04:54Alors, c'est dur pour Fabien Claude qui est en difficulté sur les courses individuelles,
04:58qui prend le départ de ce relais.
05:00C'est sa position préférentielle.
05:01Ça lui est déjà arrivé de tourner sur la nôtre pénalité,
05:03sur le dernier relais juste avant les Jeux.
05:05Et la leçon de ce relais-là, c'est que la France avait réussi à gagner devant la Norvège
05:08malgré cette erreur en début de parcours.
05:09Ils ont refait la même chose là, sur les Jeux olympiques, dans l'adversité.
05:13Parce que peut-être que si tu n'es pas dans la difficulté comme ça,
05:15tu ne fais pas la même scénario.
05:16Mais Emilien, il part la poignée en coin, il ne réfléchit pas.
05:19Alors, on utilise les mots de 2026.
05:21La poignée en coin ?
05:23Je ne sais pas.
05:23C'est de la moto ?
05:24D'accord.
05:25C'est du bien tour du coup, donc ça marche pas.
05:27Non, mais il donne tout sur la piste.
05:29Il reprend 20 secondes dans le premier tour.
05:31Donc, il se met en danger.
05:33Parce que sur le pas de tir, ça veut dire qu'il se met sur la limite.
05:36Mais on a vu que quand ça passe avec Emilien Jacqueline sur la limite,
05:39ça donne des trucs incroyables.
05:40Et forcément, en fait, il crève l'écran aujourd'hui.
05:44Après, quand même, ce que font Quentin Fillon-Mahé,
05:46il y a des petites erreurs.
05:47Et Éric Perrault sur le pas de tir, Emilien Jacqueline aussi.
05:50Mais en fait, quand on regarde les temps de ski,
05:52Quentin Fillon-Mahé, il a été encore plus rapide qu'Emilien Jacqueline.
05:56Il a été face à l'Aigrid.
05:59Ça allait très fort dans ce relais-là.
06:01Et ce que fait Éric Perrault dans le deuxième tour,
06:03au premier passage sur le pas de tir,
06:05Éric Perrault, il prend 7-8 secondes d'avance sur Christian Sen.
06:07Et là, il y a en fait une énorme guerre.
06:10Ça ne rend pas forcément à l'écran,
06:11mais il y a une énorme guerre où ils sont tous les deux à 8-10 secondes.
06:14Il accentue son avance sur Christian Sen.
06:17Il se donne cette pioche de marge pour le tir debout.
06:20C'est pour ça qu'il finit Carbo.
06:21Parce qu'en fait, il fait vraiment un relais de dingue sur les skis.
06:24Et il se met ventre à terre jusqu'à l'arrière.
06:26Oui, parce qu'en fait, on ne se rend pas compte,
06:27mais entre guillemets, les meilleurs Norvégiens, ils finissent.
06:30Il y a plein de stratégies différentes.
06:31Il y a un côté où la performance d'Emilien, elle est exceptionnelle.
06:35Mais en fait, il ne faut pas dénigrer ce qui a été fait par les autres.
06:37Parce qu'en fait, ils sont aussi peut-être face à des adversaires
06:39qui, ce jour-là, vont plus vite, sont plus forts.
06:41Et qu'en fait, ça donne une situation de statu quo en apparence.
06:45Il y a toujours un petit jeu de dupe dans les 24 heures avant le relais.
06:49Ils doivent donner leur composition du relais 24 heures avant le départ de la course.
06:53L'ordre est important.
06:54En gros, et l'ordre est très important.
06:56Mais l'ordre français, là, il est connu depuis quelques mois.
07:00Quasiment, il est établi.
07:00On sait qu'Éric Perrault, c'est devenu le finisseur.
07:03Avant, c'était Quentin Fillon-Mahyat qui finissait.
07:04Maintenant, c'est Éric Perrault.
07:05Parce qu'il a cette capacité sur les tirs en confrontation à être très bon.
07:09Il a cette capacité, vous l'avez vu, surtout à tirer les balles de pioche.
07:11Vous savez, quand on rate une balle sur les relais,
07:13une balle de pioche, c'est une dizaine de secondes.
07:15Lui, il va encore plus vite.
07:17On a vu qu'Emilien Jacquelin avait un peu plus de mal.
07:19Il a le temps de cogiter.
07:21Au risque de critique.
07:22C'est des petits points comme ça qui font la diff à la fin.
07:25Et Christian Sen, le Norvégien en l'occurrence,
07:27il peut parfois avoir un peu d'effet blessé sur les tirs debout.
07:30En revanche, il est considéré comme le meilleur finisseur,
07:33le meilleur mec sur un tour complet du circuit.
07:36Et là, dans le dernier tour, il y avait cet ogre norvégien
07:38dont tout le monde connaît sur le circuit les capacités en fin de course
07:41face à Éric Perrault.
07:42Et il finit quand même par l'emporter Éric.
07:44C'est très très fort.
07:44Déclaration d'Emilien Jacquelin après la course.
07:46Oui, c'était chez nos confrères d'Eurosport.
07:48Regardez ce qu'il dit.
07:49Là, c'était la gagne ou l'hôpital.
07:51J'ai pris le départ en me disant que ce n'était pas terminé.
07:53J'ai plutôt regardé l'écart 50 secondes.
07:55La médaille était encore jouable.
07:57Et je me disais que la gagne, c'était compliqué si les Norvégiens étaient bien.
08:00Ce n'était pas risqué, mon relais, parce que j'ai lissé mon effort.
08:03Je l'ai joué au panache, à l'envie et avec le cœur.
08:06Vraiment, c'est tout ce que représente Éric Perrault
08:09dans ses déclarations, Tanguy.
08:11C'est ce qu'on voit de lui.
08:12Il est entier.
08:13Parfois, ça passe.
08:15Parfois, ça casse.
08:16Quand ça casse, ça finit très très loin.
08:18Mais quand ça passe, c'est génial.
08:21Parfois, il manque 500 mètres, comme sur le sprint,
08:23où on se dit qu'il va être en or.
08:25Et finalement, il est quatrième.
08:26L'autre jour, on se dit qu'il...
08:27En fait, sur deux courses, il est quand même
08:29les deux tiers de la course, médaillé d'or.
08:31Il finit une fois quatrième.
08:32Il fait des super joues.
08:33Une fois troisième.
08:34À la fin, il fait quand même des joues de dingue.
08:36Et en fait, depuis le début des joues,
08:38quand on parle de biathlon,
08:39alors on parle de l'Aégride avec ses histoires de...
08:42De tromperie.
08:43De tromperie.
08:44Mais on parle d'Emilien Jacqueline.
08:45Il arrive, il nous fait parler de Pantani.
08:47On se dit non, mais là, il s'embarque à prendre en idole
08:50un ancien dopé.
08:51Qu'est-ce qu'il fait ?
08:52Mais non, il parle du panache.
08:56En fait, quand il ne gagne pas, quand il termine quatrième,
08:58on parle autant de lui que de Quentin Fillon-Maillet
09:01qui est champion olympique.
09:02Quand il fait médaille de bronze,
09:03on parle plus de lui que de ceux qui font premier et deuxième
09:06parce qu'en fait, il fait la course tout seul.
09:08Et là, aujourd'hui, il part derrière 50 secondes.
09:11Il te ramène le relais en tête.
09:12Il a un truc quand même qui brille.
09:14C'est particulier.
09:14J'aimerais qu'on parle un petit peu de Quentin Fillon-Maillet
09:16dont on parle peut-être un peu moins aujourd'hui
09:18parce qu'il y avait Emilia Jacqueline et Éric Perrault
09:20qui ont particulièrement brillé.
09:21Pierre-Étienne Minonzio, on rappelle qu'on va le voir en tableau,
09:24il dépasse le record de médailles de tous les athlètes français.
09:27C'est mieux que Martin Fourcade.
09:30D'où ma question.
09:30Sur le nombre de médailles.
09:31Sur le nombre d'or, il est encore à peine...
09:33Martin, je crois que c'est 600 en or et en argent.
09:35Et là, on en est à 5 en or et doit avoir une en argent.
09:39Et c'est pour ça qu'on a toujours cette impression
09:40que Martin Fourcade, il est intouchable
09:42alors que là, il est battu en nombre de médailles.
09:43Est-ce que pour toi, il l'a dépassé en termes d'orat
09:45et de palmarès, etc. ?
09:47Moi, ma théorie...
09:49Attention, j'ai une théorie.
09:50Non, non, c'est que je ne suis pas du tout objectif,
09:51mais il est franc-comptois, OK ?
09:54Comme Lou Jean Monod, c'est ça ?
09:55Exactement.
09:56Il vient de Champagnole et comme Lou Jean Monod,
09:58en fait, sans faire tomber dans les clichés,
10:00en fait, souvent, les franc-comptois,
10:01ce n'est pas des gens qui se mettent forcément en valeur.
10:03Et ils partent avec un handicap, déjà.
10:04Non, mais ce n'est pas des gens
10:05qui vont se survendre dans les médias.
10:07Jamais il dira qu'il s'inspire de Pantani
10:09ou quoi que ce soit.
10:10Il a médité.
10:11Oui, et puis aussi une forme de...
10:13Voilà, ce n'est pas des gens
10:14qui savent se vendre, les franc-comptois.
10:16Mais d'ailleurs, c'est tout sport.
10:17Je veux dire, les plus grands footballeurs
10:18franc-comptois, c'était la même chose.
10:21Pedretti, c'est la même chose.
10:22Non, mais c'est...
10:23Voilà, il y a une humilité
10:24qui est ancrée au territoire.
10:24Donc, je pense qu'il est un peu desservi par ça.
10:26Mais effectivement, à un moment,
10:27il faut quand même reconnaître
10:28que le palmarès est exceptionnel.
10:30Quand bien même, évidemment,
10:30c'est aussi lié au biathlon
10:31où il y a énormément de disciples.
10:34On peut le revoir, le palmarès,
10:35juste avant Tanguy,
10:35parce que c'est quand même hallucinant
10:37ce qu'il nous fait, Quentin.
10:37Avec plaisir.
10:38Enfin, on ne l'a pas encore en régie,
10:40mais c'est 8 médailles
10:41en plus sur les Jeux d'hiver
10:43pour Quentin Fillon-Maillet,
10:44dont 5 en or.
10:45Donc, c'est assez cool au sol.
10:46Tu l'évoquais tout à l'heure,
10:48Pierre-Étienne.
10:49Il est devant en termes
10:50de nombre de médailles
10:51d'un certain Martin Fourcade.
10:52Mais sans Martin Fourcade,
10:53quelque part,
10:54il n'y a pas tous ces petits.
10:55Peut-être pas.
10:56Quentin, il est sur la Coupe du Monde
10:58depuis 2014.
10:59Martin Fourcade avait déjà
11:00gagné le gros globe,
11:01avait déjà...
11:02Enfin, il était déjà
11:03sur les médailles olympiques,
11:05était déjà champion du monde.
11:06Et le palmarès de Martin,
11:07il est inégalable
11:09parce qu'en fait,
11:09il y a tout ça à côté.
11:10Il n'y a pas que les Jeux olympiques.
11:12Quentin Fillon-Maillet,
11:13il a des médailles aussi
11:14par les relais,
11:15par la force de l'équipe.
11:17Ce qu'avait un peu moins
11:18Martin Fourcade à l'époque.
11:20Mais là où je te rejoins,
11:21c'est que Quentin,
11:22c'est le talent du travail.
11:24C'est quelqu'un qui,
11:25il y a 20 ans,
11:26personne n'aurait misé
11:26un copec sur ce palmarès-là.
11:30Et ce qu'il fait aujourd'hui,
11:31c'est vraiment la victoire.
11:31C'est ça qui est fou avec lui.
11:33C'est-à-dire qu'il y a 3 ans,
11:35il ne met plus une balle.
11:36Il vient de gagner le gros globe,
11:38il vient de faire ses médailles olympiques
11:39et il est au fond du saut.
11:40Martin n'a jamais eu ça.
11:41Martin, une fois qu'il a eu
11:4324-25 ans et qu'il était au top,
11:44il est resté au top
11:45jusqu'à la fin de sa carrière.
11:46Quentin, c'est des hauts et des bas.
11:49Et en fait, il y a 6 mois,
11:51je le rencontre,
11:52on fait une demi-heure d'interview
11:54et il me dit
11:54mais là, je suis comme un gamin de 15 ans,
11:56tout ce que j'ai fait avant,
11:57ça n'existe pas
11:57et je crois en moi
11:59et je vais aller chercher
12:00des victoires olympiques.
12:02Et il me dit ça,
12:03il est à moins de 80%
12:04de réussite au tir
12:06et en fait, il croit en lui
12:08et c'est un gars qui croit en lui,
12:09c'est un gars qui va au travail,
12:10qui est le premier à l'entraînement le matin,
12:12qui continue d'aller faire
12:12des charges d'entraînement,
12:14qui quand ses copains au fin mai
12:16rentrent en bus à l'hôtel,
12:17ils se rajoutent
12:17une petite séance de course à pied
12:19avant de rentrer.
12:20Mais limite même de temps en temps,
12:21en faire trop en fait.
12:22Bien sûr, toujours sur cette limite
12:24et c'est ça qui lui a coûté
12:25très certainement
12:26après les Jeux olympiques,
12:27c'est qu'il n'a pas mesuré
12:29le poids que c'était
12:30de venir à Paris,
12:31d'aller sur tous les plateaux télé
12:32et de reprendre l'entraînement
12:33dix jours après
12:33parce qu'il faut se rendre compte,
12:34ils finissent leur saison fin mars,
12:36ils font une pause
12:37jusqu'au 15 avril,
12:39lui, il n'a pas fait sa pause
12:39jusqu'au 15 avril,
12:40il est venu faire des plateaux télé
12:42normales
12:42parce qu'il avait tout gagné
12:43après les Jeux.
12:43Oui, on en profite aussi.
12:44Et ensuite, les 15 jours suivants,
12:45il part en vacances
12:46et je dis, mais tu as fait quoi
12:46pendant tes vacances ?
12:47Oh, ben j'ai fait du trail,
12:48j'ai couru.
12:49Mais en fait, c'est pas...
12:50Super !
12:51En vacances !
12:51C'est des machines.
12:52Et après, c'est six mois d'entraînement
12:53avant la première course.
12:55Et en fait, il y a l'épuisement physique
12:57mais il y a l'épuisement mental aussi
12:58et il a fallu encaisser tout ça
13:00pour revenir quatre ans après
13:01et réussir.
13:01C'est hallucinant.
13:02Ce que je veux dire,
13:03c'est que c'est paradoxal
13:05entre la préparation
13:06d'un Quentin Fillon-Maillet
13:08et complètement l'opposé
13:10d'un Eméliens Jacqueline
13:11qui, eux deux, en fait...
13:12Je pense que si Jacqueline,
13:13il a cette préparation
13:14et les champions olympiques,
13:15il fait des médias,
13:16il s'éclate,
13:17en fait, il est dans la même disposition.
13:18Lui, il a besoin d'avoir
13:19des schémas
13:21où il se rattache
13:22à des habitudes.
13:23C'est important pour lui
13:24d'avoir déstructuré.
13:25Comme Louis-Jean Monod.
13:26Oui, un petit peu, mais...
13:27Franck-Contoise.
13:28Non, mais je pense que
13:29la structure de ton entraînement
13:30et de ta façon
13:31de vivre les choses,
13:32il est complètement à l'opposé.
13:34Enfin, je ne sais pas, moi...
13:34Non, mais de la même manière
13:35qu'Éric Perrault
13:36ne se couche jamais
13:37avant minuit et le soir
13:38et que d'autres ont besoin
13:38de se coucher avant de se...
13:39Chacun a des besoins différents,
13:41des façons différentes
13:42de s'entraîner
13:42et la force de ce collectif,
13:43c'est qu'ils ont chacun
13:44des fonctionnements très différents,
13:45là, les quatre,
13:46mais à la fin,
13:52Tanguy, on en vit au moment
13:53le plus important
13:54pour voir si on lui met
13:55une médaille d'or ou pas
13:55à notre pronostiqueur.
13:56Ben oui, il avait prévu
13:58aujourd'hui une victoire
13:59sur le relais,
14:00donc on t'a mis
14:01une petite coche verte.
14:02Demain, c'est la même,
14:03mais pour les femmes,
14:04tu nous mis hors
14:05pour l'interrogation
14:06une médaille forcément.
14:07La compo, on l'a,
14:08elle est officielle,
14:09elle est tombée
14:09et on va la voir s'afficher.
14:11Il y avait une grosse hésitation,
14:12évidemment, entre Camille Bened
14:13et Justine Brézade-Boucher.
14:14Finalement, c'est la jeunesse,
14:16la fougue
14:16qui ont été préférée
14:17à l'expérience.
14:17Est-ce que tu comprends ce choix ?
14:18C'est une demi-surprise
14:19sur cette compo,
14:22évidemment qu'avant les Jeux,
14:23Camille Bened était
14:24remplaçante de cette équipe.
14:26Maintenant, Justine Brézade-Boucher
14:27passe au travers de ces Jeux.
14:29Elle a été très loin
14:30sur l'individuel.
14:31Elle refait quatre photos
14:32de tir sur le sprint
14:33et elle ne se qualifie pas
14:33pour la poursuite.
14:34Et en face, on a Camille Bened
14:35qui est une très bonne tireuse.
14:37On a Océane Michelon
14:38qui fait une médaille
14:39sur le sprint.
14:40On a trois filles
14:41qui sont médaillées
14:43sur ces Jeux.
14:44Donc en fait,
14:45ça se justifie complètement.
14:47On voit que les courses
14:48elles se perdent
14:50sur le pas de tir.
14:51Et avant de gagner la course,
14:52demain, il ne faut pas la perdre.
14:53Donc on assure le coup
14:55avec Camille Bened.
14:55Pourquoi Jean Monod
14:56elle est en trois, Tanguy ?
14:58Alors en fait, stratégiquement,
14:59Camille Bened,
15:00c'est une fille
15:00qui tire plutôt vite.
15:02On sait que sur le premier
15:03tour de relais,
15:04ça ne se skie pas encore à bloc.
15:05Ça se décante
15:06après le premier tir.
15:07Donc elle va pouvoir
15:07en garder un petit peu.
15:09Ensuite, on va mettre
15:09Lou Jean Monod en deux.
15:10En deux, du coup,
15:11pas en trois.
15:11Si ça s'est mal passé
15:13dans le premier relais,
15:14elle va pouvoir rattraper.
15:15Si ça s'est bien passé,
15:16elle va creuser.
15:16Ensuite, on met
15:17au sein de Michelon
15:17un peu confortable
15:18une fois que la course
15:19s'est décantée.
15:20Et on termine par
15:21Julia Simon
15:21qui est une tueuse
15:22sur les derniers relais.
15:23Il n'intervient pas beaucoup
15:24le grand chef.
15:24Non, alors quand il intervient
15:26ça ne sert vraiment à rien.
15:28On va remercier Tanguy
15:29pour ses paris.
15:29Si ça se passe
15:30comme tu nous l'as prévu
15:31depuis une semaine,
15:31nous on prend,
15:32tu reviens demain
15:33pour le débrief.
15:34Est-ce que si je vous dis
15:35Erwin Nengapet,
15:36ça vous parle ?
15:37Bien sûr.
15:37Forcément, la légende
15:38du volet, le double champion olympique.
15:40Rappeur aussi.
15:41Il rappe aussi.
15:41Mais ce n'est pas pour ça
15:42qu'il fait l'actualité.
15:42Évidemment, je sais.
15:43Il est de retour en France,
15:44Erwin Nengapet,
15:45dans le club où il a débuté.
15:47Tour pour les deux prochaines saisons.
15:49Sans doute pour y finir sa carrière.
15:50On sera avec le président de Tour
15:51dans un instant.
15:51Ça va mettre un coup de projecteur
15:53énorme sur le championnat.
15:54On en parle dans quelques minutes
15:55dans l'équipe de Choc.
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