- il y a 2 mois
Élie DOMERGUE - Vendredi 13 février 2026
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00:01...
00:13Toujours en direct sur Radio-RGB 99.2, Radio-RGB.net, évidemment, pour ce journal d'information local largement consacré
00:22aux élections municipales du 15 et 22 mars prochain.
00:25Bonsoir à toutes et à tous dans l'actualité du vendredi 13 février. Une femme percutée par un train à
00:30Soisy, on y reviendra. L'employé d'assaut soupçonné d'espionnage a finalement été remis en liberté. L'opposition de
00:36baissent en cours à la conquête des urnes. Elie Domergue est avec nous dans un instant. Et côté météo, demain
00:41toujours des nuages. Comptez 0 en minimale et 7 en maximale.
00:49On le disait dans les titres, une femme est morte après avoir été percutée par un train hier à Soisy,
00:54sous Moumorency. Les pompiers sont intervenus aux alentours de 7h30 à la gare du Champ de Course d'Anguin.
01:00La victime a été retrouvée allongée sur les voies en arrêt cardio-respiratoire. Le décès de la jeune femme a
01:05été prononcé par le SAMU. Le trafic a été interrompu dans les deux sens entre Hermon-Aubonne et Epineville-Thanos
01:10jusqu'à 10h30.
01:11L'intérimaire de Dassault, soupçonné d'espionnage, n'a pas filmé au sein de l'usine de Cergy selon les
01:16premiers éléments de l'enquête. Il a été interpellé ce mardi, portant des lunettes capables de prendre des photos et
01:20des vidéos, puis finalement relâché hier.
01:23Le procureur affirme que diverses vérifications ont été opérées. Toutefois, l'intérimaire avait pris des photos de câbles d'avion
01:28avec son téléphone. Il explique qu'il avait besoin d'exemples de câblage pour faire les travaux sans l'aide
01:33de ses collègues.
01:34Les perquisitions réalisées chez lui n'ont pas apporté plus d'éléments. Le jeune homme a été libéré et va
01:38devoir payer une amende de 1500 euros.
01:40Des personnes en situation de handicap angoissées après des coupes budgétaires du département. Depuis 2006, le département fournit net plus
01:46généreuse que le prévoit la loi.
01:47Il est contraint depuis 2025 de baisser cette prise en charge financière. Cette baisse met les familles en difficulté pour
01:52rémunérer leurs auxiliaires à domicile.
01:54Certaines familles envisagent de licencier leur aide à domicile mais doivent payer des indemnités à hauteur de 20 000 euros.
01:58Une requête a été déposée au tribunal administratif de Sergi Pontoise.
02:01On le disait dans les titres, l'opposition à la maire sortante de Bessancourt part à la conquête des urnes.
02:07Bonsoir Elie Domergue.
02:08Bonsoir RGB.
02:10Bienvenue sur RGB. Vous êtes conseiller municipal de la commune avec cette liste Agir pour Bessancourt.
02:15Je vais vous citer une phrase de la maire sortante Nathalie Dervaux qu'elle a citée juste ici il y
02:19a quelques jours.
02:20On a réalisé à peu près 85% de nos engagements. Ce sont ces mots exacts.
02:25Il y a quelques jours, est-ce que vous êtes d'accord avec ce bilan ?
02:28Alors permettez-moi, avant de répondre à cette question, cruciale d'ailleurs, de vous remercier de nous donner la parole.
02:35Il est important, il est important effectivement, dans un milieu démocratique, que la parole de tous, tous les partis en
02:44tout cas, puisse être entendue de la même manière.
02:47Et je vous en remercie pleinement.
02:49Maintenant, en ce qui concerne les propos de Mme Dervaux, je ne viendrai pas ici traiter Mme Dervaux de menteuse,
02:55non.
02:56Par contre, je dirais que ces propos doivent être mesurés à l'aune des chiffres.
03:02Il s'avère que Mme Dervaux annonce un chiffre de 85%.
03:07Lorsque nous, opposition à Mme Dervaux, nous examinons les budgets primitifs des cinq dernières années et que nous les comparons
03:20aux réalisés qui sont pleinement vus ou visibles dans les comptes administratifs et les comptes de gestion,
03:26nous nous rendons compte que la matière, le compte n'y est pas.
03:31En réalité, Mme Dervaux n'aurait réalisé par rapport à ce qui avait été promis que 40% de ses
03:39promesses.
03:40Voilà. Voilà le chiffre qu'il nous faudra retenir.
03:43Bien sûr, nous sommes en campagne, mais être en campagne, ne vous exonère pas de dire la vérité.
03:48– Bien sûr. On va reparler de cette liste, donc Agir pour baisser en cours, c'est aussi le nom
03:54du groupe d'opposition que vous portez.
03:57Vous avez travaillé, vous étiez au conseil municipal pendant ces cinq dernières années.
04:02Quel bilan vous dressez en conseil municipal ? Comment ça se passait en tant qu'opposition ?
04:07– Alors, encore une fois, je mettrais plutôt la réponse que je fais sous le coup de nos institutions.
04:18Les institutions, autrement dit la Ve République, ne donnent pas beaucoup de place à l'opposition.
04:24Et donc, nous étions, dans le cadre des sept dernières années, une opposition que l'on voulait museler.
04:33Que l'on voulait museler, voire que l'on voulait éteindre.
04:37Vous savez, quand un maire se targue de régner sous une ville depuis 25 ans, c'est un signal.
04:44Ça veut dire que pendant ces années, il a su tarir la source de la démocratie.
04:51En réalité, comment les choses se sont passées ?
04:54Nous n'avons pas arrêté de titiller le maire sur des choses et d'autres.
04:59Nous sommes allés le contraindre de respecter le droit, la loi, auprès de la préfecture.
05:06Nous sommes même allés jusqu'à interpeller la Cour régionale des comptes pour que justice nous soit rendue dans le
05:17cadre de certaines affirmations.
05:18On va parler évidemment de ce travail qui a été fait.
05:22Vous avez travaillé, vous avez élaboré un programme qui, petit à petit, se dévoile.
05:27Comment vous avez travaillé et qu'est-ce que ça donne comme programme aujourd'hui ?
05:30Alors, comment nous avons travaillé ?
05:32Nous sommes attachés à ce principe de co-construction.
05:35Alors, c'est un terme que vous avez dû entendre assez souvent.
05:37Bien sûr.
05:38Mais en réalité, pour nous, cette co-construction s'est inscrite dans une période qui ne va pas de septembre
05:46à décembre.
05:48C'est une période qui s'étale sous les six années qui se sont écoulées.
05:52Au cours de ces six années, nous nous sommes rendus compte de ce qui péchait dans la gouvernance actuelle.
05:58Nous nous sommes rendus compte de quelles étaient les aspirations profondes de nos concitoyens B143.
06:06Nous nous sommes rendus compte que la ville aspirait à autre chose, notamment à du changement.
06:12Et c'est ce qui nous a amenés à construire un programme autour duquel,
06:17axé plus exactement autour de notions de démocratie, de démocratie participative,
06:23de défense du cadre de vie, d'une solidarité pleine.
06:28Et je reviendrai sur la notion de solidarité.
06:31Lorsque vous voyez qu'un maire vous dit, se dit, inscrire sa politique dans une dimension de solidarité,
06:38et que le CCS n'a que quatre personnes, il n'y a qu'une seule assistante sociale pour une
06:42ville de 8000 habitants.
06:44Comment pouvez-vous... Moi, ce que je veux, c'est que nous soyons appelés à analyser les choses à l
06:50'ordre des chiffres.
06:51Les chiffres, je les apporte.
06:52Vous dites que nous sommes dans la solidarité, montrez-le.
06:55Oui, bien sûr.
06:56Prouvez-le.
06:57Quand vous avez une seule assistante sociale dans une ville de 8000 habitants,
07:02ne me dites pas que votre priorité, c'est la solidarité.
07:05C'est une variable d'ajustement, peut-être, mais ce n'est pas votre priorité.
07:09Aujourd'hui, pour moi, le sort des 20% de la population que sont les personnes âgées est une priorité
07:16pour moi.
07:17La place des jeunes qui, aujourd'hui, font partie des moins bien traités par notre société,
07:23les jeunes de 16-25 ans, est une priorité pour moi.
07:26Aujourd'hui, Besson se vide de sa jeunesse.
07:28Et ce n'est pas un hasard.
07:30C'est le fait d'une politique qui a travaillé à les exclure.
07:34Et c'est ce que je veux dénoncer.
07:36C'est ce que nous avons toujours cherché à dénoncer.
07:39Aujourd'hui, nous voulons réparer cela.
07:42L'actuelle majorité, et celle, effectivement, qui est sortie de cette majorité,
07:47autrement dit la liste dissidente de Mme de Guylaine,
07:50se sont inscrits dans une même démarche de détricoter le maillage territorial.
07:56Et donc, vous voyez, je vous donne juste un exemple.
07:59Vous avez dû le voir.
08:01Nous avons effectivement trois listes.
08:03Et vous disiez que ça rendait compte de la vitalité de la démocratie sur la ville.
08:08Mais ne nous trompons pas, dans les trois listes,
08:11il y en a deux qui sont blanc-bonnet et bonnet-blanc,
08:14qui ont voté pendant cinq années,
08:21294 délibérations ensemble,
08:23deux concerts, comme un seul homme.
08:25Aujourd'hui, à cinq mois des élections,
08:28vous venez me parler de différence.
08:30Elle est où la différence quand la concorde a existé pendant cinq ans ?
08:33Donc ce que vous dites, c'est qu'aujourd'hui, on est la seule opposition ?
08:36Nous sommes la seule opposition.
08:38Et cela ne souffre pas de discussion.
08:43On va revenir sur ce programme.
08:45Vous avez longuement parlé de la solidarité,
08:48qui est votre sujet effectivement majeur.
08:50S'il y a des grands sujets aussi,
08:52c'est quoi vos grands axes de ce programme,
08:54hormis la solidarité justement ?
08:56Alors, nos grands axes de ce programme,
08:58donc j'ai parlé de la solidarité effectivement,
09:00mais il y a un autre axe qui est important,
09:02c'est la dimension énergétique.
09:03Aujourd'hui, nous avons un maire qui s'est prétendu pendant quelques années,
09:07être un maire écologique, développement durable.
09:10Par contre, aucun des équipements,
09:13aucun des équipements publics n'est fourni un panneau photovoltaïque,
09:17un récupérateur d'eau.
09:18Il n'y a aucune incitation qui pourrait être mise en place
09:22en direction de la population pour les aider à faire ce choix-là.
09:26Vous savez, je connais des villes qui versent 100 euros à...
09:31C'est peu, mais c'est le symbole.
09:34C'est montrer effectivement qu'on s'inscrit dans une volonté de sortir,
09:39de sortir d'une gestion un peu déjà coûteuse,
09:43mais qui engage les générations futures.
09:46C'est cela.
09:47Aujourd'hui, moi ce que je propose,
09:49c'est la possibilité déjà de renforcer la désartificialisation des sols.
09:56Nous sommes, mais sans quoi, à la chance d'être,
10:00comment dirais-je, concentrés ou, on va dire,
10:05elle est située entre deux écosystèmes.
10:09Le massif forestier de la ville,
10:11le massif forestier de la forêt de Maubuisson,
10:15de Montmorency, et la plaine de Pierre-Lé.
10:19Et bientôt viendra s'ajouter un autre écosystème
10:21qui est effectivement la forêt de Maubuisson.
10:24Il faut en profiter, c'est ça.
10:26Il faut non seulement en profiter,
10:28il faut préserver, il faut protéger,
10:31et il faut léguer demain matin à nos enfants
10:33quelque chose qui soit viable.
10:35Un sujet qui est important pour nous ici,
10:37c'est la santé, parce qu'il y a aussi,
10:39évidemment, le sujet de la santé.
10:40On le voit, le Val d'Oise est en train de devenir un désert médical.
10:43Quand il ne l'est pas déjà dans certaines villes,
10:45c'est quoi vos propositions pour essayer de...
10:48En vrai, est-ce qu'on peut vraiment avoir des propositions
10:50qui plaisent à tout le monde ?
10:51Je ne crois pas, mais est-ce qu'on peut au moins essayer
10:53de limiter la casse ? Comment on fait ?
10:55Alors, j'apprécie votre question.
10:59Par contre, sans vouloir être donneur de leçons,
11:03il me semble qu'elle ne prend pas en compte
11:06l'historique des choses.
11:08Prendre en compte l'historique, c'est considérer
11:10que la notion de désert médical n'est pas un fait inexorable.
11:16Nous devons simplement accepter que nous n'avons pas été capables
11:22collectivement d'anticiper cela.
11:24OK ?
11:25Un maire, et de Gaulle disait,
11:28gouverner, s'anticiper.
11:29Un maire qui, pendant 25 ans,
11:33voit partir l'un après l'autre,
11:35ses professionnels de santé,
11:37il y avait cinq professionnels de santé avant,
11:39aujourd'hui, il y en a deux.
11:41Vous n'avez pas été capables, en 25 ans,
11:44d'anticiper.
11:45Aujourd'hui, nous allons devoir gérer ce manque d'anticipation.
11:49Et nous avons des solutions.
11:51La première des solutions,
11:52c'est que nous pouvons, pour tout ce qui est examen,
11:54pour tout ce qui est examen de santé, etc.,
11:58nous pouvons passer pour un dispositif qui existe déjà
12:00sur la ville de Cergy, qui s'appelle IPC.
12:03IPC propose gratuitement, effectivement,
12:06de faire passer à l'ensemble des concitoyens des examens.
12:09On peut envisager de leur proposer une solution
12:12de relocalisation sous le sol de Besson-Courou.
12:15On peut également mettre en place
12:17ce qu'on pourrait appeler un bus santé.
12:20Ce qui est déjà le fait dans certains départements.
12:22Dans certaines villes, effectivement,
12:23le bus santé existe.
12:24Voilà.
12:25Donc, proposer aux personnes qui ne peuvent pas,
12:28qui ne peuvent pas se déplacer,
12:29la possibilité de pouvoir,
12:32de pouvoir voir venir la santé,
12:37la santé auprès d'eux.
12:38Et puis, j'ai un dernier point.
12:39Un dernier point, rapide.
12:40Juste un dernier point.
12:42Penser la ville de Besson-Courou
12:44sans penser la mutualisation,
12:46penser la ville de Besson-Courou
12:47sans penser, effectivement,
12:49la santé hospitalière et la santé de ville,
12:53c'est aller vers un échec.
12:54Il faut aller à l'intercommunalité.
12:56Absolument.
12:57Et il faut passer des conventions
12:58avec le secteur hospitalier
13:01pour que certains créneaux
13:04nous soient réservés
13:05pour que les professionnels de santé
13:09puissent venir au moins une fois par mois
13:12à Besson-Courou pour voir les personnes.
13:14Ça se fait déjà dans d'autres villes.
13:15Ce sont des conventions qu'il faut passer.
13:17Elles sont gérées par l'ARS.
13:18Ce sont des conventions qui sont passées.
13:20Et on peut, nous,
13:22y s'y accoler
13:24et apporter une réponse concrète
13:27à ce problème que pense le désert médical.
13:29Je vais devoir vous couper,
13:30effectivement,
13:31puisque le temps file.
13:31Merci, Elie Domergue,
13:32d'avoir été avec nous.
13:33C'est moi qui vous remercie encore une fois
13:34de nous avoir invités.
13:35Je salue tous les Besson-Courtois,
13:37Besson-Courtoises qui nous regardent.
13:39Et puis j'ai une pensée particulière
13:41pour l'île de laquelle je viens,
13:44autrement dit la Martinique,
13:46qui en ce moment connaît quelques difficultés.
13:48Je pense effectivement
13:49à cette question de vie chère,
13:51mais c'est une autre histoire.
13:52Merci, vous êtes tête de liste.
13:53Agir pour Besson-Cour.
13:54C'est la fin de ce journal.
13:55Prochain rendez-vous d'information,
13:56c'est lundi, 18h,
13:58sur le 99.2 FM,
13:59radio rgb.net.
14:00Vous restez avec nous.
14:01Je laisse la parole à Damien pour la programmation.
14:09Et effectivement,
14:10on va aller assez rapidement
14:12pour vous donner le programme
14:14qui vous attend dans quelques instants.
14:16C'est USS Entreprises,
14:18un magazine dédié à l'économie sociale et solidaire
14:21par Eric Lavarde de l'agence Impact.
14:24À 20h, vous avez rendez-vous
14:25avec votre émission reggae Vibesacom
14:28avec Sam et JB.
14:29Et à 22h, ça sera la Funiki Japan
14:32qui prendra le début du week-end
14:35jusqu'au douze coups de minuit.
14:37Très bonne soirée,
14:38très bon week-end
14:39sur l'antenne de RGB,
14:40sur le 99.2 FM
14:42ou encore radio rgb.net
14:44et les applications,
14:45bien évidemment,
14:45les radios associatives
14:47et radio players.
14:48RGB, c'est en direct de Sergi Pontoise,
14:50la preuve.
14:51Sous-titrage Société Radio-Canada
14:51Sous-titrage Société Radio-Canada
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