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  • il y a 10 heures
Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, était l'invitée d'Apolline de Malherbe dans le Face à Face sur RMC et BFMTV. Elle est notamment interrogée sur la mort de Quentin à Lyon, sur le remaniement à venir ou encore sur la présidentielle. 

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Transcription
00:11Il est 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Maude Bréjon.
00:16Bonjour.
00:16Merci d'être à ce micro ce matin. Pour répondre à mes questions, vous êtes la porte-parole du gouvernement.
00:21Quentin est mort à Lyon. Ce jeune homme de 23 ans a été tabassé à mort en marge de la
00:26venue de Rima Hassan à Sciences Po Lyon.
00:28Laurent Nunez parle d'un lynchage. Gérald Darmanin parle de discours politiques violents qui amènent à la violence physique.
00:36Quelle est votre réaction, vous, ce matin ?
00:38D'abord, permettez-moi d'avoir une pensée pour sa famille et pour ses proches.
00:42Ce qui s'est passé est évidemment effroyable, résulte en toute vraisemblance d'un affrontement entre l'ultra-gauche et
00:50l'ultra-droite.
00:51Je reprends les mots de Laurent Nunez, employé ce matin chez vos confrères.
00:55Il s'agit de toute évidence d'un lynchage et les images que nous avons toutes et tous vues sont
01:03absolument insupportables.
01:04D'un lynchage politique ?
01:05Je laisserai le procureur, vous savez, qui s'exprime cet après-midi sur le sujet et sur cette affaire spécifiquement.
01:13La question qui nous est posée à nous, responsables politiques, c'est quels mots on peut employer ?
01:21Quels mots sont acceptables ? Quels mots ne sont pas acceptables ?
01:24Et qu'est-ce qui, dans nos paroles et dans nos actes, que ce soit à l'Assemblée nationale, lors
01:29des meetings, est de nature à encourager cette violence ?
01:33Parce que le garde des Sceaux a raison. Quand on emploie des mots d'une telle violence, on ne peut
01:38pas s'attendre à ce que cette violence-là ne rejaillisse pas potentiellement dans la rue.
01:44Le garde des Sceaux, Gérald Denarmanin, qui a parlé de la France insoumise, il dit qu'il y a une
01:48complaisance de la France insoumise pour la violence politique.
01:51Et au fond, il estime qu'ils font semblant de ne pas voir que les mots tuent, dit-il.
01:58Il faut appeler un chat, un chat. La France insoumise encourage, depuis des années maintenant, un climat de violence.
02:05La France insoumise a des liens avérés et assumés avec des groupes d'ultra-gauche extrêmement violents.
02:13Je pense, par exemple, à la jeune garde. Jean-Luc Mélenchon, il y a quelques mois, en meeting, expliquait que
02:18c'était un mouvement, je cite,
02:20lié à la France insoumise et que les membres de la jeune garde étaient ses camarades.
02:25C'est la France insoumise qui, en 2024, lors des législatives de 2024, a investi et fait élire un membre
02:33de la jeune garde, fiché S.
02:36C'est la France insoumise qui, la semaine dernière, le 11 février, dans un communiqué, demandait au gouvernement de revenir
02:43sur la dissolution de la jeune garde.
02:45Il y a donc, vis-à-vis du climat politique, du climat de violence, une responsabilité morale de la France
02:53insoumise dans la mort de Quentin ?
02:57Une responsabilité morale de la France insoumise dans ce climat de violence exacerbé.
03:03Il y a aussi la question de la responsabilité d'un individu qui aurait, d'après nos confrères de Mediapart,
03:11été présent au moment du lynchage du jeune Quentin.
03:16Nos confrères de Mediapart parlent de Jacques-Élie Favreau.
03:19C'est l'assistant parlementaire de Raphaël Arnaud, le député du Vaucluse, la France insoumise dont vous parlez, lui-même
03:25cofondateur du mouvement La Jeune Garde.
03:27Jacques-Élie Favreau, assistant parlementaire de Raphaël Arnaud, dément être responsable de la mort de Quentin, mais il dit se
03:35retirer de ses fonctions le temps de l'enquête.
03:37Il y a donc au minimum une proximité entre les militants qui, semble-t-il, encore une fois, tout cela
03:43devrait être confirmé ou non ce soir, à partir de 15h, par la conférence du procureur.
03:49Mais ils disent que les militants qui ont tabassé à mort Quentin, et ça ce sont notamment les amis de
03:55Quentin qui l'affirme, seraient des membres de ce groupuscule de La Jeune Garde, co-créé par un député LFI.
04:04Est-ce que dans ce cas, il faudra des conséquences et lesquelles ?
04:07Il y a des témoignages qui vont dans ce sens, moi je laisserai le procureur, encore une fois, en parler
04:12cet après-midi, mais je redis ce que je vous disais tout à l'heure.
04:16Lorsque la France insoumise investit un candidat et fait élire un député membre de La Jeune Garde, La Jeune Garde
04:23qui est un groupe d'ultra-gauche structuré, organisé autour de la violence,
04:28qui dispensait, avant qu'on prononce la dissolution, des formations pour ce type d'organisation.
04:36Quel message on envoie ? Quel message on envoie ? Et c'est en ça où je dis que la
04:39France insoumise a une responsabilité morale dans le climat ambiant.
04:43Rima Hassan a-t-elle sa place dans une salle de cours d'université ?
04:48C'est aux universités de le dire. Vous savez, moi je crois que derrière la question qui se pose pour
04:52nous toutes et tous, citoyens, c'est le choix qu'on fait dans les urnes.
04:56Parce que, Rima Hassan, quoi qu'on en pense, je n'ai aucune complaisance envers cet eurodéputé, de par ses
05:04propos, de par ce qu'elle véhicule, en particulier sur l'antisémitisme,
05:09je n'ai aucune complaisance vis-à-vis de la France insoumise et de ses députés. Mais il et elle
05:13ont été élus.
05:15Et donc nous avons, nous, une responsabilité politique, c'est de les combattre dans les urnes.
05:19Et nos concitoyens, ceux qui en tout cas ont été amenés à voter pour eux, doivent regarder en face ce
05:26qu'ils sont réellement.
05:28Derrière les discours, derrière les insinuations, la façon dont ils sont structurés, les femmes et les hommes, qu'ils ont
05:33mis en avant.
05:35On a une responsabilité, on a tous une responsabilité lorsqu'on glisse un bulletin la France insoumise dans l'UAN.
05:41Il y a la question de l'élection, il y a la question aussi de l'invitation qui a été
05:43faite et de l'autorisation qui a été donnée.
05:46A l'inverse, le directeur de Sciences Po Paris avait refusé à deux reprises la venue de Rima Hassan à
05:52Sciences Po Paris,
05:53par crainte, disait-il, de troubles à l'ordre public. Il a dû batailler pour cela.
05:58D'abord, le tribunal administratif a refusé son interdiction avant que le Conseil d'État finisse par dire qu'il
06:03avait effectivement raison
06:04de craindre des troubles à l'ordre public. Et les faits, semble-t-il, lui ont donné raison.
06:08Je vous repose la question, est-ce qu'une université doit inviter ou accepter d'inviter Rima Hassan ?
06:14On va encore une fois laisser l'enquête se faire, mais enfin, de toute évidence, on voit que lorsque Rima
06:20Hassan se déplace,
06:21lorsqu'elle s'exprime, notamment dans des universités, ça crée autour de cette expression un climat de violence
06:27avec des forces de l'ordre qui sont mobilisées. Tout ça n'est pas anodin, tout ça n'est pas
06:32normal.
06:33Et donc, il faut s'interroger sur les invitations qu'on accepte ou qu'on n'accepte pas.
06:37Raphaël Glucksmann, chez nos confrères d'RTL ce matin, dit
06:40« Mélenchon n'ignore rien du discours de guerre de Rima Hassan ».
06:44Est-ce que vous considérez aussi aujourd'hui qu'il y a, autour de la personne de Raphaël Arnaud que
06:48vous avez mentionné,
06:49de la personne de Rima Hassan, un choix particulier, comme une forme de provocation à la violence ?
06:55– Le mot de guerre utilisé par Raphaël Glucksmann.
06:58– Il y a un choix d'encouragement à cette violence, tout du moins dans les mots.
07:02On prend l'exemple de Rima Hassan, on prend l'exemple de Raphaël Arnaud,
07:05M. Glucksmann a pris, je crois, l'exemple de Thomas Porte, il y en a d'autres.
07:09Ce qui se passe avec la France insoumise n'est pas anodin.
07:11Encore une fois, parlons de l'antisémitisme qui est véhiculé depuis notamment le 7 octobre.
07:18Enfin, tout ça est extrêmement grave.
07:20Et ensuite, j'entends Jean-Luc Mélenchon s'étonner d'être qualifié d'extrême-gauche.
07:26Mais enfin…
07:27– Donc pour vous, la qualification d'extrême-gauche,
07:29puisqu'effectivement c'est concomitant avec le classement qui a été fait
07:32et officialisé la semaine dernière par le ministère de l'Intérieur,
07:34de LFI désormais classé à l'extrême-gauche ?
07:37– C'est un parti révolutionnaire, c'est un parti anti-système,
07:40c'est un parti qui encourage les groupes ultra-violents et notamment de l'ultra-gauche,
07:44c'est un parti qui s'en prend à l'autorité républicaine,
07:47qui défile sous les slogans « de la police tue ».
07:51Ce n'est pas la gauche sociale-démocrate, Apolline de Malherbe,
07:53comment est-ce qu'on appelle ça si ce n'est pas l'extrême-gauche ?
07:55– Et pourtant, lors des législatives de 2024,
07:58Gabriel Attal, à l'époque Premier ministre,
08:01aujourd'hui patron du parti Renaissance,
08:04avait appelé à faire barrage au RN, même avec un bulletin LFI.
08:08Est-ce que vous refioriez la même chose aujourd'hui ?
08:10– D'abord, ma position personnelle a toujours été claire.
08:13Dès le lendemain du premier tour des élections législatives,
08:17je me suis exprimée avec une parole simple,
08:20ni LFI, ni RN,
08:22et Gabriel Attal a eu l'occasion de s'exprimer sur le choix qui a été le sien.
08:27Mais je crois qu'encore une fois…
08:28– A posteriori, vous estimez que votre position était la bonne ?
08:31– J'ai toujours estimé que ma position était la bonne.
08:34On ne combat pas un extrême par un autre,
08:37on ne combat pas l'extrême-droite en promouvant l'extrême-gauche, tout simplement.
08:41– Donc pour vous, malgré tout,
08:42quand on regarde lors des législatives de 2024,
08:45et l'appel à faire barrage au RN,
08:46est-ce que vous pensez qu'aujourd'hui,
08:48Gabriel Attal dirait la même chose ?
08:50– Ça, il faudra lui poser la question.
08:51– Je le ferai.
08:52– Il faudra lui poser la question, je ne suis pas porte-parole…
08:54– Mais j'imagine que c'est une discussion que vous avez entre vous.
08:56– Je ne suis pas porte-parole de Gabriel Attal,
08:58et Gabriel Attal n'a aucune complaisance avec les valeurs de la France insoumise.
09:02il a toujours été extrêmement clair,
09:04encore une fois, sur son rapport à la violence,
09:06sur son rapport à l'antisémitisme,
09:08donc ne laissons pas dire n'importe quoi.
09:10Il a fait un choix dans un moment exceptionnel,
09:13je ne partageais pas ce choix,
09:14mais il a eu l'occasion de s'en expliquer,
09:16et je crois encore une fois que les valeurs portées par Renaissance,
09:19portées par Gabriel Attal,
09:20sont extrêmement claires.
09:22– Pour les municipales ?
09:22– Pas de mauvais procès.
09:23– Pour les municipales qui viennent,
09:25vous diriez toujours la même chose,
09:26vous n'appellerez pas si…
09:27– Je dirais toujours la même chose.
09:28– Si il y a des seconds tours,
09:29avec d'un côté la France insoumise,
09:32de l'autre le RN,
09:32vous n'appellerez à voter pour ni l'un ni l'autre.
09:34– Mais je ne peux pas combattre le Rassemblement national
09:38en faisant la promotion,
09:39ou en appelant à voter pour un parti
09:43avec des relents antisémites et communautaristes.
09:46ça ne peut pas fonctionner comme ça.
09:48Et puis ensuite, les électeurs sont libres dans l'isoloir.
09:52– Maude Bréjon, le plan sur l'énergie a enfin été dévoilé vendredi.
10:00Le RN vous accuse, vous accuse un,
10:03de l'avoir publié sans avoir vraiment consulté l'Assemblée,
10:07mais surtout il dit,
10:08et c'est Jean-Philippe Tanguy à ce même micro vendredi,
10:11qu'il y aura des conséquences sur les factures des Français.
10:14Il parle du prix du pétrole, je cite,
10:16le prix du pétrole, du gaz, va augmenter de 50%.
10:19– Alors c'est faux,
10:20et les chiffres de M. Tanguy du Rassemblement national sont bidons.
10:24D'abord, quand on veut maîtriser nos coûts,
10:26quand on veut maîtriser les factures,
10:28on produit chez nous et on maîtrise notre production.
10:31A l'inverse, ce qui se passe aujourd'hui,
10:33c'est que 60% de l'énergie qu'on consomme
10:34provient effectivement du gaz importé,
10:38du gaz algérien, hier du gaz russe,
10:40du GNL américain,
10:42du pétrole provenant du Moyen-Orient.
10:45Ça équivaut à 60 milliards d'euros d'import par an.
10:50Ce n'est pas comme ça qu'on protège le pouvoir d'achat des Français.
10:53Et ensuite, il y a quelque chose qui est assez curieux
10:55dans le discours de M. Tanguy,
10:56parce que quand on se prétend souverainiste,
10:58quand on prétend défendre la souveraineté de la France,
11:02on ne se range pas du côté des grandes puissances
11:04qui nous vendent le gaz, qui nous vendent le pétrole
11:06et qui en fixent le prix.
11:08Alors, ce qu'il pointe du doigt, c'est aussi la question de l'éolien
11:12ou de l'alternative au nucléaire.
11:16Est-ce que là-dessus, vous estimez qu'il y aura des conséquences
11:19sur les factures ?
11:20Nous disons une chose très simple.
11:22Le nucléaire ne peut pas couvrir l'ensemble de la demande en électricité.
11:29Les prochains réacteurs verront le jour d'ici à 2038.
11:34Donc, il y a encore du temps.
11:35Et on a besoin de diversifier ce mix.
11:37On s'appuie sur les énergies renouvelables
11:39et on s'appuie sur le nucléaire.
11:40Toutes les études, Apolline de Malherbe,
11:42scientifiques, je pense au GIEC, je pense à RTE,
11:46expliquent qu'on a besoin des deux.
11:48Et donc, encore une fois, le choix, il est assez simple.
11:51Est-ce qu'on veut continuer à dépendre du GNL de M. Trump
11:54ou du gaz de M. Théboune ?
11:56Ou est-ce qu'on veut produire chez nous
11:58et développer des filières françaises ?
11:59Est-ce que vous donnerez le chiffrage précis
12:04qui vous a conduit à un tel plan énergétique ?
12:08Bien sûr, et en fait, ce chiffrage, il est connu.
12:10Vous avez dit que les chiffres du RN étaient bidouis.
12:12Et je vous explique pourquoi M. Tanguy parlait de 300 milliards
12:17sur votre plateau, c'était, je crois, la semaine dernière.
12:20Dans ces 300 milliards, il y a 200 milliards
12:22qui sont de la rénovation, de l'adaptation
12:25au changement climatique des réseaux.
12:27Il faudra, de toute façon, le faire.
12:29Et ce n'est pas 200 milliards sur une année,
12:31c'est un investissement sur 20 à 30 ans.
12:34Donc, il faut voir de quoi on parle.
12:35Quant aux 100 milliards qu'il alloue aux énergies renouvelables,
12:39c'est beaucoup plus compliqué à chiffrer que ça
12:40puisque ça dépend des structures de prix,
12:42ça dépend de l'évolution du prix du marché.
12:45Mais vous-même, vous avez bien fait des chiffrages.
12:48Enfin, je veux dire, le gouvernement a bien fait des chiffrages
12:50pour en arriver à cette...
12:51Évidemment, je vous en donne par exemple un
12:53dont M. Tanguy ne parle jamais,
12:55c'est le coût des futurs EPR2, des nouveaux réacteurs.
12:57Vous savez qu'on a pour projet d'en construire six.
12:59Le premier, d'ailleurs, la construction du premier
13:01à Panly a déjà démarré.
13:03EDF estime ce coût à 70 milliards.
13:07Mais c'est un investissement.
13:09Est-ce que c'est crédible ?
13:10Parce que les EPR ont quand même, jusqu'à présent,
13:12toujours débordé de leurs coûts.
13:13C'est un coût qui a été mis à jour, réactualisé,
13:16si je puis dire, il y a encore quelques mois de ça.
13:19Donc, ce n'est pas moi qui fais ce calcul.
13:21Ce que je veux dire, c'est qu'en fait,
13:22on est sur des investissements
13:23et il faut regarder la durée de ces investissements.
13:26et la durée sur laquelle on étale ces coûts.
13:29On parle de, encore une fois, 15, 20, 30 ans.
13:32Vous avez peut-être entendu les mots de Patrick Pouyannet,
13:36le patron de Total, emblématique patron français.
13:39Il dit qu'il y a une forme de ras-le-bol des patrons français.
13:43Et je pense qu'on va l'exprimer.
13:45Vous faites face de plus en plus à une fronde des patrons français.
13:49Vous l'imaginiez, ça, vous, macroniste ?
13:51Écoutez, si M. Pouyannet fait référence au budget,
13:55moi, je redis ce qu'est la réalité de ce budget.
14:00La fiscalité pour les entreprises...
14:01Il parle effectivement du budget.
14:02Il dit, ce n'est pas bien, je voudrais reprendre ces mots exacts,
14:04il dit, ce n'est pas bien qu'à la fin,
14:06la variable d'ajustement du budget de la France
14:08s'assoit systématiquement à la taxation des grandes entreprises.
14:12Il parle d'une surtaxe et d'une énorme erreur.
14:14Alors, ce n'est pas une variable d'ajustement.
14:16Un budget, c'est faire des choix.
14:18Quels choix avons-nous fait ?
14:19On a fait le choix d'une stabilité fiscale pour les entreprises
14:22entre 2026 et 2025.
14:24Les entreprises ne verront pas leurs impôts augmenter.
14:27Les commerçants qui nous écoutent,
14:29ceux qui sont à la tête de TPE, de PME, d'ETI,
14:32doivent savoir ce matin que leurs impôts n'augmenteront pas.
14:36Et ensuite, un budget, c'est faire des choix.
14:37Est-ce qu'on doit ou pas investir pour le réarmement militaire
14:40quand on voit ce qu'est aujourd'hui le contexte international ?
14:43Je pense que la réponse est oui.
14:44Est-ce qu'il fallait ou pas abandonner la suppression de deux jours fériés
14:48qui n'étaient pas comprises par les Françaises et les Français ?
14:51Je pense que la réponse est oui.
14:53Et donc tout ça nous amène à faire des choix.
14:54Et oui, il y a un effort exceptionnel qui est demandé à 300 grandes entreprises.
14:59Est-ce que c'est idéal ?
15:00Non.
15:01Est-ce qu'on aurait aimé faire autrement si on avait eu une majorité absolue ?
15:05Probablement.
15:05Mais en tout état de cause,
15:07on a construit ce budget avec encore une fois des compromis.
15:10C'est un budget qui appartient à l'Assemblée nationale
15:13avec laquelle le gouvernement a travaillé
15:15et qui a amené les uns et les autres à faire des choix.
15:18Moi, je peux aller aujourd'hui dans ma circonscription
15:19en disant aux commerçants que leurs impôts n'augmenteront pas
15:21et je peux regarder mes électeurs droits dans les yeux
15:23en leur disant que leurs impôts n'augmenteront pas non plus.
15:26Remaniement, cette semaine, vous vous restez.
15:29Écoutez, si vous avez l'information, moi je ne l'ai pas.
15:32Au moment où on se parle, vous n'avez pas envie de partir en tout cas.
15:34Écoutez, moi je dis une chose simple.
15:36Il faut des femmes et des hommes au gouvernement,
15:39mais aussi ailleurs, aussi dans les partis politiques
15:42qui travaillent aux urgences des Français pour aujourd'hui
15:45et qui ne se concentrent pas uniquement sur la présidentielle dans 14 mois.
15:48Voilà.
15:48Du reste, je n'ai pas d'informations à vous donner.
15:51Vous savez que c'est la prérogative de deux personnes.
15:52Le président de la République et le Premier ministre.
15:55De fait, partiront d'ici la fin de la semaine, semble-t-il.
15:59Vous confirmez au moins le timing.
16:01D'ici au 22.
16:02D'ici au 22, puisque ce sera le début de la période de réserve
16:05pour les élections municipales.
16:07Et donc, ce serait important que ce soit fait avant
16:10pour que des expressions puissent être prises
16:11par ceux qui viennent notamment les remplacer.
16:14Philippe Juvin, au budget, ça vous paraît crédible ?
16:16Écoutez, encore une fois, je n'ai pas d'informations.
16:18Qui est actuellement rapporteur du budget à l'Assemblée.
16:20J'ai beaucoup de considérations pour M. Juvin,
16:22qui est par ailleurs un de mes collègues députés des Hauts-de-Seine.
16:24Mais je n'ai pas plus d'informations à donner.
16:27Je ne vous fais pas de la langue de bois.
16:28Je n'ai juste pas d'informations.
16:29C'est la prérogative du président et du Premier ministre.
16:31Et sur la question, vous l'avez dit à l'instant,
16:33des partis, quand vous dites qu'il vaut mieux parfois
16:35qu'il y ait aussi au sein des partis
16:38ceux qui vont mener les batailles.
16:40Toute la question, on sait que quand Sébastien Lecornu
16:42est arrivé au pouvoir, il a dit
16:44qu'il ne voulait pas dans le gouvernement
16:46des gens qui aient en gros la tête ailleurs,
16:48c'est-à-dire notamment à la présidentielle.
16:49Quand vous entendez les mots de Gérald Darmanin
16:51qui ne se cache pas d'avoir de l'ambition pour 2027,
16:55quand vous voyez de plus en plus,
16:57y compris autour du gouvernement,
16:59quelqu'un comme Gabriel Attal
17:00qui commence à parler aussi de ses ambitions,
17:03Edouard Philippe, les primaires à droite,
17:05ça commence à faire beaucoup de monde
17:06quand même qui pense à 2027.
17:08Oui, alors les ambitions des uns et des autres
17:09sont légitimes.
17:10Moi, j'ai toujours tenu une position très claire.
17:13Il faut que les uns et les autres se parlent
17:15et il faudra que les uns et les autres,
17:16candidats, déclarés, putatifs, s'entendent.
17:19On parlait de la dangerosité
17:20de la France insoumise tout à l'heure.
17:22On aurait pu parler de celle
17:23du Rassemblement national.
17:24Vous avez dit que vous ne vouliez pas
17:26l'un ou l'autre.
17:27Je refuse de laisser aux Français
17:29le choix d'un second tour
17:30entre la France insoumise
17:32et le Rassemblement national,
17:33entre M. Bardella ou Mme Le Pen
17:36et M. Mélenchon.
17:37Mais est-ce que ça veut dire
17:37qu'il faut un candidat ?
17:39D'où à où pour vous ?
17:39Il faut un candidat unique
17:42dès le premier tour
17:43de la droite et du centre.
17:44C'est mon avis.
17:45Et donc, il faut que,
17:47de renaissance aux Républicains,
17:49de renaissance à ceux qui refusent
17:51l'alliance avec le Rassemblement national,
17:53en passant bien sûr par le Modem,
17:55en bien sûr par Édouard Philippe,
17:57les uns et les autres
17:58se mettent dans une même pièce.
17:59Mais ça va jusqu'où ?
18:00Ça veut dire Bruno Retailleau,
18:02Édouard Philippe ?
18:03Sans quoi on laissera
18:05aux Français
18:07le choix d'un second tour
18:08entre M. Mélenchon
18:10et M. Bardella ?
18:11Je vous pose la question.
18:11Ça va d'où ?
18:12À où ?
18:13Ça va de ce qui est pour moi aujourd'hui,
18:15en tout cas ce qu'on appelait hier
18:16le socle commun,
18:18qui est cet espace
18:19de la droite et du centre
18:20dans lequel on gouverne
18:22depuis 18 mois,
18:23depuis la dissolution
18:23avec Michel Barnier
18:25et avec celles et ceux
18:26qui ont été
18:28ou qui sont au gouvernement.
18:29Nous avons des ministres LR
18:30aujourd'hui au gouvernement.
18:31C'est bien la preuve
18:32que précisément
18:33pour protéger la France
18:35de la France insoumise
18:36et pour protéger la France
18:37demain du Rassemblement national,
18:39on arrive
18:40et on arrivera,
18:41en tout cas je l'espère,
18:42à s'entendre.
18:42Merci beaucoup Maud Bréjon
18:44d'avoir répondu à mes questions
18:45ce matin.
18:45Porte-parole du gouvernement,
18:47il est 8h47
18:48et vous êtes bien sur RMCB FM TV.
18:50Sous-titrage Société Radio-Canada
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