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  • il y a 11 minutes
Le ministre de l'Intérieur se déplace ces lundi 16 et mardi 17 février en Algérie pour une "réunion de travail" autour des "questions de sécurité", un moyen aussi de renouer le dialogue avec Alger après un an et demi de tensions avec Paris.

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Transcription
00:00Le ministre de l'Intérieur, Laurent Dunez, se rend aujourd'hui en Algérie, François, une visite préparée depuis des mois,
00:06alors qu'on le sait, la relation entre nos deux pays est encore très tendue, d'où la prudence ce
00:11matin sur les résultats, les résultats qu'il faut attendre de cette visite.
00:15Oui, c'est une relation effectivement très difficile, la relation franco-algérienne, et ça fait très longtemps qu'elle est
00:21difficile, mais là on est effectivement dans une crise qui dure, et qui a duré probablement trop longtemps.
00:26C'est pour ça que nos confrères du journal Le Matin d'Algérie, lorsqu'ils ont appris cette nouvelle de
00:31la visite de Laurent Dunez, ils ont eu l'intelligence de titrer une visite charnière.
00:37C'est très important de penser qu'il y a effectivement un moment où ça peut basculer dans le bon
00:42sens.
00:42Ça ne veut pas dire qu'on va retrouver une relation saine, sympathique, agréable, harmonieuse, pas du tout.
00:49Ça veut dire qu'on va commencer peut-être à enfin trouver un certain nombre de terrains d'accord et
00:55de méthodes pour pouvoir parvenir à des résultats.
00:58Les sujets, évidemment, ils sont assez nombreux.
01:00On ne va pas revenir avec Laurent Dunez, évidemment, sur les sujets géopolitiques qui ont compliqué la relation franco-algérienne.
01:07Par exemple, la question du Sahara occidental et le choix de la France pour la marocanité du Sahara.
01:12On va travailler sur des sujets qui sont des sujets régaliens, évidemment, mais où on sait très bien que s
01:19'il n'y a pas de résultat, ce n'est pas la peine d'essayer.
01:21Par exemple, évidemment, les OQTF, 7% seulement des OQTF sont réalisés par les services algériens.
01:29C'est évidemment bien trop peu et il faut là-dessus qu'on arrive à trouver la bonne méthode pour
01:32y arriver.
01:33Le sort de Christophe Gleize, c'est évidemment extrêmement important pour nous Français, pour sa famille, pour les journalistes.
01:39Mais si on obtient effectivement, par exemple, qu'il ait de meilleures conditions de détention, vous savez qu'il a
01:44été transféré à Alger récemment, ça va dans le bon sens.
01:48La coopération antiterroriste et la coopération sur le narcotrafic, ce sont des marqueurs de toujours, de la coopération sécuritaire franco
01:55-algérienne.
01:56Et elle a repris et c'est un bon signe.
01:58Et il y a enfin quelque chose que réclame Alger qui va être un peu plus compliqué, les extraditions.
02:03Vous avez des anciens responsables soupçonnés de corruption.
02:07Ça ne pose pas d'immenses difficultés.
02:09Vous avez en revanche des opposants algériens en France pour délit d'opinion.
02:13Là, pour le coup, ça peut paraître plus compliqué.
02:15C'est des sujets très sensibles.
02:16C'est pour ça que vous dites qu'il faut rester prudent ?
02:19Naturellement.
02:20Et quand vous voyez qu'en fait, la relation, elle se forge sur des susceptibilités, sur des trucs très épidermiques,
02:27eh bien vous vous dites qu'il faut absolument garder son calme.
02:30Regardez ce que disait par exemple cette députée française, franco-algérienne, écologiste, qui s'est rendue à Alger récemment.
02:38Et elle y a rencontré le président de l'Assemblée nationale algérienne.
02:41Elle dit à ce moment-là, je trouve qu'il y a des signaux positifs qui se déclenchent des deux
02:45côtés.
02:45Peut-être qu'on est dans un moment de désescalade de la crise.
02:49Ce n'est pas faux.
02:50Mais effectivement, il faut que ça se traduise dans un certain nombre de décisions techniques que les Français comprennent.
02:56Et c'est pour ça qu'on peut avoir un tout petit peu d'optimisme ce matin.
03:00Mais attention, quand je vous parle d'épidermisme, regardez par exemple ce que disait le président algérien.
03:05C'était il y a moins de dix jours, lorsqu'il a eu un grand entretien avec la presse algérienne,
03:10lorsqu'on lui a parlé de la France, il a dit
03:11« Celui qui veut humilier ou ridiculiser l'Algérie n'est pas encore né ».
03:16C'est typiquement dans le discours nationaliste algérien qu'on entend ce genre de choses.
03:20Mais ça veut dire, attention, on va garder notre sang-froid, mais le premier qui tire a perdu.
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