00:00Je m'inscris en faux par rapport à cela, qui est un procès qui est instruit par nos adversaires,
00:04qui eux-mêmes ont ruiné le pays.
00:06Ruiné le pays, Mme Dati, avec le gouvernement auquel elle appartient,
00:10avec Emmanuel Macron, le président qui la soutient, Dati, la candidate d'Emmanuel Macron,
00:14ils ont ruiné le pays et ils entendent nous donner des leçons de bonne gestion.
00:18Elle n'est pas ministre de l'économie, Rachida Dati.
00:20Non, mais enfin, c'est une ministre très puissante,
00:22puisque c'est la seule qui est restée quasiment au cours des quatre derniers remaniements.
00:25Donc j'imagine que le président a avec elle une proximité et une relation de confiance.
00:30J'imagine. D'ailleurs, il la garde très longtemps.
00:33Elle a plutôt aidé à sauver le budget de la culture.
00:36Non, pas du tout, pas du tout, mais ce que je dis, pas du tout.
00:40Je vais revenir là-dessus sans problème.
00:42Rachida Dati a connu une baisse spectaculaire du budget de la culture
00:46les deux années où elle a exercé.
00:48C'est-à-dire que Macron avait plutôt augmenté le budget de la culture.
00:51Manque de pot, les deux années où Rachida Dati est ministre de la culture, ça baisse.
00:56Emmanuel Grégoire, où sont les économies pour réduire la dette ?
00:59Alors, la dette, d'abord, expliquer en trois mots ce que c'est.
01:03La dette, ce sont des investissements.
01:04Là où on a passé la dette de 4,3 à 9,4 milliards d'euros,
01:10nous avons augmenté les actifs de la ville de Paris de 24 milliards à 47 milliards.
01:16Pourquoi ? Parce que la totalité de nos investissements,
01:20donc la totalité de cette dette, c'est principalement de l'immobilier.
01:23Les Parisiens, dans leur ensemble, sont propriétaires de 130 000 logements sociaux.
01:28Tous les grands équipements, ça a une valeur immense, immense.
01:32Et d'une certaine manière, les Parisiens se sont enrichis considérablement
01:37avec la dette qui a été générée.
01:39Et nous n'avons aucun problème pour assumer le remboursement de cette dette.
01:45Mais est-ce que parallèlement, il ne fallait pas essayer de diminuer les charges de fonctionnement
01:49et notamment le nombre de personnels qui travaillent à la mairie de Paris ?
01:54Alors, non, et c'est tout le paradoxe des adversaires.
01:56C'est-à-dire qu'ils annoncent qu'ils veulent supprimer plein d'agents publics,
01:59mais en même temps...
02:01Oui, d'accord.
02:0210% sur la totalité du...
02:03Vous ne ferez aucune économie demain ?
02:05Je ferai des économies, mais pas sur la masse salariale.
02:07Alors, sur quoi, dites-vous très concrètement ?
02:09Posez deux questions ou trois.
02:10Attendez, je réponds à la première.
02:12Quand on dit qu'on baisse la moitié des fonctionnaires de la ville de Paris,
02:15c'est la moitié des agents, c'est ce que dit Sarah Cnavo,
02:17ça revient à licencier 11 000 fonctionnaires.
02:19C'est d'abord juridiquement impossible, impossible.
02:22Et deuxièmement, ça se traduirait par une dégradation spectaculaire
02:26du service public pour entretenir.
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