00:00C'est-à-dire la mort de cet homme finalement bien jeune, 23 ans, à l'issue d'une rixe
00:06dans la rue.
00:09Nous exprimons notre sidération, mais aussi notre empathie et notre compassion pour la famille, pour les proches.
00:18Enfin, nous ne sommes pas devenus si fous pour considérer que ceux qui souffrent, du moment qu'ils n'ont
00:24pas nos idées, ne nous intéressent pas.
00:25Voilà, nous savons ce qu'est la douleur d'un parent qui perd un enfant et nous y compatissons, quelle
00:31que soit l'opinion de ce parent et quelle que soit l'opinion de cet enfant.
00:35Car celui qui est perdu, pour ma part, j'aurais bien aimé le convaincre du contraire de ceux à quoi
00:39il croyait.
00:40Et je ne perds jamais l'espérance de convaincre Pierre, Paul ou Jacques que c'est nous qui avons raison.
00:45Dès lors, la mort n'a rien à faire dans nos pratiques et dans nos rangs.
00:49J'ai dit des dizaines de fois que nous étions hostiles et opposés à la violence.
00:54J'ai dit autant de fois que la non-violence était un choix fondamental, philosophique, pour une raison.
01:01C'est que la violence rabougrit nos mouvements.
01:05C'est-à-dire que quand la violence est là, alors la peur contamine, gagne.
01:10Et on a d'une part des actes motivés par la peur et de l'autre côté des méfiances, des
01:16mises à distance
01:17de tous ceux que tout ça intimide et qui n'ont aucune idée de participer à de tels actes.
01:22La violence, enfin, a fait la preuve partout où elle a été impliquée, de son inutilité.
01:29Mesdames, messieurs, mes camarades sont morts au Chili, sous la torture, sous les coups.
01:35Et le tyran est mort dans son lit.
01:39Alors, tous les sacrifices qui ont été consentis par les camarades, leur mort, leur martyr, tout cela en vain ?
01:46Non, puisque nous continuons la lutte.
01:48Mais c'est clair que ce n'est pas la bonne tactique pour nous que celle-là.
01:52La bonne tactique, c'est celle qui sans cesse ramène plus de monde au combat,
01:56qui l'amène à l'action consciente, éduquée, volontaire, et non pas subie à la faveur d'emportements.
02:03Alors, une fois que j'ai dit cela, que ce soit bien clair,
02:08c'est nous qui sommes agressés, réunion après réunion.
02:12À la fin du mois de janvier, une fois tous les deux jours,
02:16les trois dernières réunions que j'ai faites, nous avons été agressés
02:19par des gens qui s'appellent tantôt Némésis, tantôt nous vivrons,
02:25et qui viennent dans les salles pousser des cris, se rouler par terre,
02:29essayer de prendre des coups, et à chaque fois, nous les repoussons en nous moquant d'eux.
02:33À Toulouse, j'ai même pas eu le temps de nous moquer d'eux,
02:35tellement ils couraient vite pour arriver à la porte.
02:38Alors, ça va, hein ?
02:39Et là, qu'est-ce que je lis ?
02:42Nous étions là pour faire un happening,
02:45et il y avait un service de sécurité pour sécuriser le happening.
02:50Autrement dit, ces gens se vantent d'être venus à une de nos réunions
02:54pour l'empêcher de fonctionner.
02:56Et c'est eux qui vont d'un plateau de télé à l'autre, nous disant
02:59« C'est odieux, on nous a assassinés ! »
03:02Tous les récits qui ont été faits dans les heures qui ont suivi
03:05n'ont aucun rapport avec la réalité.
03:08Ils ont été répétés d'heure en heure,
03:10sans que personne ne se donne le mal d'aller vérifier si c'était vrai ou pas.
03:17On a passé des images
03:21où l'on voit des gens se battent dans la rue,
03:23et ces images se déroulent en plein jour.
03:26Et on dit que c'est aux alentours de la réunion de Rima Hassan,
03:30pas du tout, à cette heure-là,
03:32il faisait jour.
03:33S'il fait jour, il suffit de taper pour regarder.
03:36C'est que c'est avant 18h, 6 minutes.
03:39Rima, elle est arrivée à 18h20,
03:42et elle a parlé pendant plus d'un quart d'heure sur le perron de cette école.
03:46Et il n'y avait aucun incident.
03:48Par conséquent, nous n'avons rien à voir.
03:51Elle n'a rien à voir avec ce qui s'est passé.
03:54Le service ordre insulis,
03:58qui sont des militants,
04:00s'est déployé d'abord à la gare pour aller la chercher,
04:03et ensuite pour la ramener.
04:05Et pendant toute la période où ils ont été là,
04:07il ne s'est strictement rien produit,
04:10ni dans la salle,
04:11ni devant,
04:12ni autour.
04:12Et le jeune homme qui est mort
04:15a été secouru
04:17trop tard
04:18par les pompiers
04:20qui ont fait de leur mieux.
04:21Et la police est venue,
04:22il était 19h40.
04:24Autrement dit,
04:26entre 18h20,
04:27heure à laquelle elle est là,
04:29elle parle avec des gens,
04:30et 19h40,
04:32tout s'est passé ailleurs
04:33qu'à l'endroit où se trouvaient Rima
04:35et le service d'ordre des insoumis.
04:37Tout a été truqué,
04:40arrangé,
04:41pour faire croire
04:42à une sorte d'expédition
04:45du service d'ordre insoumis
04:47pour traquer un pauvre malheureux,
04:48puisque l'avocat dit
04:50qu'il n'avait rien à voir
04:51avec un service d'ordre
04:52ou un service de sécurité.
04:54Alors,
04:54mettez-vous d'accord,
04:55bande de menteurs,
04:56parce que oui,
04:57ça avait à voir.
04:58L'avocat a dit qu'il était là
04:59pour garantir la sécurité.
05:01Et Mme Sarah Knafo
05:03a répété ça
05:04et ensuite il change d'avis.
05:05Non, non,
05:05il était là,
05:06on ne sait pas où.
05:07En tout cas,
05:08là où il a été retrouvé,
05:101h40 après
05:12ou 1h20 après,
05:13c'est à 2 km
05:15de l'endroit
05:15où a lieu la Réunion.
05:172 km,
05:18un arrondissement
05:19et deux fleuves à passer.
05:21Voilà la vérité.
05:22Nous n'avons rien à voir
05:23avec cette histoire.
05:24Et ceux qui nous accusent
05:26sont des collaborateurs.
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