Enfant de l'abîme ~ Album : Infans # passé sous silence
Tes paroles étaient de celles affranchies,
de ces papillons qui étonnent
et laissent notre zèle bouche bée,
tant tu savais faire saigner les mots
de leurs couleurs d'automne
aux printemps d'avances flétries
pour ce qui est de ta pomme.
A pieds joints dans le Ciel
Tu battais des poings
comme se débattent de l'enfance
les ailes de leurs chrysalides
de rage et d'ennui.
Tu avais misé enfant,
sur un bout de ciel
qui dans les flaques d'eau
t'apparaissait bleu-nuit,
aux travers de larmes de sel.
Tu m'avais mis au parfum
de tout tes non-dits,
j'en savais moi même
quelque chose,
mais à qui veut l'entendre
je me suis tue comme on prie,
j'écoutais s'effleurer tes pensées
et pour aimer quand même, la vie
une seule d'elles t'avait suffi
À pieds joints dans le ciel
Dans les jardins publics tu rêvais
fuyant les mensonges,
assis sur un banc qui galopait
aux rennes de tes songes.
Les roses elles, tu les laissais
se faner une fois écloses,
tes larmes n'étaient que de passage
et au clair de lune
dans tes yeux elles brillaient,
les passants y voyaient-eux
des lames blanches sous leurs gosiers.
À pieds joints dans le ciel
Tu avais misé enfant
le tout sur le bleu céleste
qui dans les flaques d'eau
t'apparaissais par-ci, par-là
en plusieurs morceaux,
et c'est pour cela que tu sautais
avec tant de joie
de flaque d'eau en flaque d'eau,
comme l’on saute
d’un bout de ciel à l’autre,
en ses épars reflets.
À pieds joints dans le ciel
Paroles de Christophe-PLOUVIN [Alias Madinx]
Mises en valeur (en musique & chanson)
en qualité d’Auteur~Poète~Parolier à « IMAGINAL »
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