00:00L'effondrement devant ce drame, je veux dire, c'est un jeune homme de 23 ans tué dans la rue
00:10tabassé, lâché de cette manière, à mort, ça ne peut que susciter une profonde émotion.
00:17Maintenant, la question derrière n'est pas simplement l'extrême droite, l'extrême gauche, chacun mettra les mots qu'il
00:23veut.
00:24La question c'est de savoir si nous tolérons le retour des milices, quelle que soit leur étiquette, quel que
00:34soit le bord d'où elles viennent.
00:35C'est-à-dire que si les milices des uns et des autres commencent à s'affronter dans la rue,
00:39ça nous renvoie à une période assez sombre de...
00:41Vous dites est-ce qu'on tolère ? J'ai l'impression que vous y répondez en posant la question.
00:44Vous avez l'impression qu'il y a une espèce de quoi ? De tolérance, de mensuétude à l'égard
00:49de ce que vous qualifiez de milice aujourd'hui en France ?
00:51Alors je trouve que c'est un sujet qu'on n'a pas pris suffisamment au sérieux.
00:56C'est qu'on voit bien monter cette violence, parce qu'on n'a pas pris la montée de la
00:59violence suffisamment au sérieux.
01:02Et la violence organisée en milice ou en pseudo-milice, c'est un vrai sujet.
01:09Par exemple, on dissout certaines organisations, je pense à Jeunes Garde par exemple, et puis quelques années après, on est
01:15toujours au même point.
01:16C'est pas fait, c'est-à-dire que la décision a été prise, mais les recours sont toujours pendants.
01:20Non, je pense qu'il y a une urgence, quelle que soit encore une fois l'étiquette qu'on met
01:25sur chacune d'entre elles,
01:26il y a une urgence à faire en sorte que des organisations de ce genre ne puissent pas continuer d
01:31'exister.
01:32En tout cas qu'elles soient poursuivies, qu'elles soient condamnées.
01:34Et que, vous voyez, il y a un deuxième problème aussi, c'est qu'il va falloir réfléchir maintenant à
01:43ce qu'était la philosophie de la loi anticasseur de 1971,
01:48qui a été abrogée par la gauche, qui a été, on a fait semblant dans les années 2020, d'Henrét
01:55Abirun, qui portait le nom de loi anticasseur,
01:56mais qui ne l'était pas, c'est-à-dire qu'il y a une responsabilité collective.
02:00Ça ne peut pas être simplement une responsabilité pénale individuelle,
02:03il y a une responsabilité collective qui doit s'appliquer aux bandes, aux milices, etc.
02:08Donc il faut pouvoir appréhender et punir très sévèrement.
02:11Je pense que là, on a un vrai sujet.
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