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Le spécialiste terrorisme et renseignements, Claude Moniquet, revient sur la jeune garde. «C'est un groupe qui se caractérise très simplement par ce qu'il appelle de l'antifascisme de rue et l'opposition frontale à ce qu'ils appellent l'extrême-droite», réagit-il dans La Matinale Week-End sur CNEWS.

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Transcription
00:00Oui, Anthony, effectivement, c'est un groupe qui est interdit depuis le 12 juin dernier,
00:05qui compte une centaine de militants.
00:07Il a été créé, entre autres, par Raphaël Arnaud en 2018,
00:13et il a sémé très rapidement entre 2018 et 2021 sur plusieurs villes.
00:18On le trouve à Paris, on le trouve à Montpellier, à Lille, à Strasbourg.
00:24C'est un groupe qui se caractérise très, très simplement
00:27par ce qu'ils appellent l'antifascisme de rue et l'opposition frontale
00:32à ce qu'ils appellent l'extrême droite, concept assez large,
00:36parce que ça peut être des mouvements sionistes,
00:38comme ça peut être des mouvements de jeunes juifs,
00:41des mouvements féministes nationalistes comme Némésis ou n'importe quoi d'autre.
00:46Donc c'est un mouvement dont les membres sont suspectés
00:49de suivre des entraînements au combat de rue,
00:53ce qui a amené, entre autres, à leur dissolution.
00:57Et le problème que pose cette organisation, c'est qu'effectivement,
01:00une fois dissoute, elle se recrée, comme ça a été le cas sous un autre nom.
01:04Et même si ça n'était pas le cas, la mouvance continuerait à exister.
01:08Ils ne sont pas très nombreux, ils sont une centaine.
01:10Mais il faut se rappeler quand même de quelque chose qui s'est passé en Europe
01:13il y a 50 ans, qui était la naissance de l'extrême gauche violente,
01:17armée, ce qu'on appelait à l'époque l'euro-terrorisme.
01:19Action directe en France est née de groupuscules
01:22qui ont commencé par des manifestations violentes dans la rue,
01:25qui sont passées très rapidement à des actions symboliques
01:28de mitraillage et de plastiquage,
01:30où il n'y avait pas de blessés, pas de morts contre des institutions,
01:34où le patronat, la police, etc.
01:37Et puis, cinq ans plus tard, ils assassinaient des gens dans les rues.
01:41On a eu la même évolution dans le nord de l'Italie
01:44avec ce qui allait devenir les brigades rouges.
01:47On a eu la même évolution en Allemagne
01:50avec des manifestations contre la guerre au Vietnam
01:53dans les années 70,
01:55qui ont donné naissance à la bande abadère,
01:57puis à la France en Mérouge.
01:59Il y a toujours dans ces groupuscules violents extrémistes
02:02une possibilité, un risque qu'une partie des gens
02:05qui les entourent et qui sont attirés par cette violence
02:09aillent plus loin et franchissent toutes les lignes rouges.
02:11Et le risque que pourrait poser une mouvance
02:15comme la jeune garde, c'est entre autres celui-là.
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