- há 2 dias
Ils ont entretenu les tranchées, fait tourner les usines, alimenté les chantiers… puis ramassé les morts, au milieu des munitions non explosées. À partir du journal intime de l'un d'entre eux, le destin oublié des 140 000 ouvriers chinois envoyés en France pendant la Première Guerre mondiale.
Categoria
📚
AprendizadoTranscrição
00:00Notre Seigneur est,
00:04Vous devez le dire à vos camarades,
00:09les 140 000 travailleurs
00:11qui travaillent dans l'Ouest,
00:15qu'ils peuvent en être assurés.
00:18Ils le méritent, pour les services qu'ils ont rendus.
00:21Tout sera enregistré pour toujours.
00:23dans les archives historiques.
00:27Nous, les vivants, n'oublierons pas.
00:30et nous transmettrons ces récitals aux générations futures.
00:33Je vous salue tous respectueusement,
00:36vous et vos camarades,
00:38les 140 000 travailleurs chinois.
00:46Grand-péu,
00:48mes amis et moi,
00:51et d'autres personnes d'origine étrangère et des prisonniers de paix,
00:56Nous venons faire de vous des hommes.
01:00Entre 1916 et 1918,
01:08les Français et les Britanniques
01:09Ils recrutent environ 140 000 travailleurs chinois.
01:12pour soutenir l'effort de guerre sur le front de l'Ouest.
01:19Le destin de ces hommes est de rester longtemps dans l'oubli.
01:30Qu'est-ce que les alliances étaient...
01:36LA VILLE AU BRÉSIL
02:06LA VILLE AU BRÉSIL
02:36LA VILLE AU BRÉSIL
03:06LA VILLE AU BRÉSIL
03:08LA VILLE AU BRÉSIL
03:10LA VILLE AU BRÉSIL
03:12LA VILLE AU BRÉSIL
03:14LA VILLE AU BRÉSIL
03:16LA VILLE AU BRÉSIL
03:18LA VILLE AU BRÉSIL
03:20LA VILLE AU BRÉSIL
03:22LA VILLE AU BRÉSIL
03:24LA VILLE AU BRÉSIL
03:26LA VILLE AU BRÉSIL
03:28LA VILLE AU BRÉSIL
03:30LA VILLE AU BRÉSIL
03:32LA VILLE AU BRÉSIL
03:34LA VILLE AU BRÉSIL
03:36LA VILLE AU BRÉSIL
03:38LA VILLE AU BRÉSIL
03:40LA VILLE AU BRÉSIL
03:42LA VILLE AU BRÉSIL
03:44LA VILLE AU BRÉSIL
03:46LA VILLE AU BRÉSIL
03:48LA VILLE AU BRÉSIL
03:50LA VILLE AU BRÉSIL
03:52Quelles options retenir ?
03:56En contemplant cette tombe,
03:58je ressens des émotions très profondes.
04:00Tant de choses ont été oubliées.
04:06La mémoire et l'histoire sont liées,
04:08more souvenirs finissent par s'effacer
04:10ou alors, ils se transforment.
04:14En Chine, les anciens ont disparu.
04:16que connaître le passé,
04:18c'est comprendre le présent.
04:20Et sans passer, il n'y a pas de présent.
04:22J'ai déjà décidé de laisser des traces.
04:24des chiens de travail chinois en Europe.
04:26Notre génération ignore tout
04:28de leur existence.
04:30C'est comme si ces ouvriers
04:32avait vécu pour rien.
04:34L'un d'eux était interprète.
04:36Il s'appelait Ku Xinqing.
04:38Déjà retrouvé son journal intime.
04:42En 1917, Ku Xinqing
04:44avait l'âge que j'ai actuellement.
04:46Il a également étudié à l'université.
04:48Il a consigné dans son journal
04:50vos expériences après la journée
04:52de son arrivée au Canada
04:54jusqu'à son séjour en France.
04:56Le témoignage de mon fils me guidera.
05:02Quand j'étais jeune,
05:04on me parlait de la civilisation occidentale
05:06que j'admirais beaucoup.
05:08Au printemps 1917,
05:10je me remettais d'une maladie
05:12dans le nord de la Chine.
05:14Comment pourrais-je me passer d'Artudier ?
05:16ni travailler,
05:18je m'ennuyais et j'étais déprimé.
05:20La guerre prenait toute son ampleur
05:22en Europe,
05:24et la Grande-Bretagne et la France
05:26recruteur de travailleurs en Chine,
05:28Notamment de nombreuses interprètes.
05:30Je ne puvais pas passer à côté de cette chance.
05:32C'était l'occasion pour moi
05:34d'aller à l'étranger.
05:40Il n'aurait pas été possible
05:42gagner la guerre sans les travailleurs chinois.
05:44Lisez les contributions à ce sujet crucial.
05:46il faut le souligné.
05:50Nous sommes plus de 10 000.
05:52sont partis pour la France et la Belgique.
05:54Sans eux, l’Europe n’en serait peut-être pas sortie victorieuse.
06:24Il s'agit de votre premier voyage
06:26à l'Europe ?
06:27Oui Monsieur.
06:28Je pense que vous me trouverez
06:30Assez d'éducation.
06:32Oui Monsieur.
06:33Je crois que c'est possible, monsieur.
06:35Les hommes en train de travailler avec les travailleurs ?
06:37Les travailleurs d'une des travailleurs
06:38Il est difficile de travailler, monsieur.
06:39Mais les hommes ont dit qu'ils peuvent s'assurer.
06:41Il n'y a pas de problème.
06:42C'est magnifique.
06:44Je vois que vous n'avez pas en train de faire
06:45La propagande de Fritz
06:46en Chine sur nous
06:47de travailler à la mort.
06:48Alors,
06:49vous continuerez à travailler
06:51et faire un bon travail.
06:53Dans les forces qui dépendent de vous.
06:55Votre pays dépend de vous.
06:57Merci.
06:58Merci, monsieur.
07:00Avant d'arriver à destination,
07:02nous ne savions pas que nous avions été recrutés pour la guerre.
07:05Une guerre cruelle
07:07et une vie terrible nous attendait.
07:14Le début de la guerre en 1914,
07:16les soldats creusent des tranchées
07:18qui deviendra bientôt leur tombe.
07:20C'est sur le front de l'ouest,
07:23entre les côtes belges au nord
07:25et la frontière suisse au sud,
07:26qu'ont lieu les batailles décisives.
07:28Les violents affrontements
07:30entre l'empire allemand
07:31et les alliés changeront le monde à tout semper
07:33et décimeront une génération entière.
07:35La ligne de front reste plus forte jusqu'à la fin de la guerre,
07:49malgré des offensives d'une violence extrême,
07:51comment attaquer toutes les troupes françaises
07:54en février 1916 près de Verdun.
07:56La Bataille de la Somme, lancée dès juillet par les Britanniques,
08:02est l'une des plus meurtrières et des plus sanglantes de l'histoire.
08:05Les combats durant plus de cinq mois et demi.
08:11Dès les premières heures, près de 20 000 Britanniques trouvent la mort.
08:15À la mi-novembre, les pertes britanniques s'élèvent à 160 000 hommes.
08:24Les Français perdent environ 50 000 hommes
08:27et les Allemands, près de 110 000.
08:38La Chine traverse une période de troubles politiques,
08:41des crises économiques et des guerres,
08:44ce qu'on appelle le siècle de l'humiliation.
08:48Après la première mondiale,
08:50Le gouvernement chinois déclare sa neutralité
08:53et interdit les opérations militaires sur son territoire.
08:57Mais l'Empire allemand possède des colonies en Chine
09:00et le Japon veut s'en emparer
09:02avec le soutien-gorge des alliés français et anglais.
09:09La Chine avait perdu les guerres de l'opium.
09:12Le pays était faible sur le plan politique, militaire et économique
09:16et les puissances occidentales lui dictaient leurs lois.
09:20Cette période se poursuit sous le nom de siècle d'humiliation.
09:23la marque les Chinois jusqu'à nos jours.
09:25Notre perception du monde d'hier influence notre vision du monde d'aujourd'hui.
09:29Il faut donc savoir comment la Chine perçoit le passé
09:31pour comprendre comment elle voit le présent.
09:37En 1911, le coup de pied de la monarchie Qing marqua la fin de l'Empire
09:41et l'instauration de la République de Chine.
09:43Le parti nationaliste Kuomintang voit le jour dans le sud,
09:47plus à Pékin dans le nord, un ancien général de la dynastie Qing
09:51prend progressivement tous les pouvoirs
09:53jusqu'à se proclamer empereur en 1915.
09:56Yuan Shikai.
10:00Je participe à des négociations avec des Britanniques.
10:02sur le recrutement de travailleurs chinois.
10:09Le conseiller du fils Liang Shi juge le moment opportun pour la Chine
10:12de renforcer sa position internationale en se réjouissant du camp des Alliés.
10:17Liang Shi a été l'un des premiers à la défense farouchement
10:23l'idée que la Chine devrait sortir à cette occasion
10:26pour déclarer la guerre à l'Allemagne.
10:29En 1914, la Chine commença à insinuer un conflit,
10:32ce qui lui avait valu une fin de non recevoir.
10:35Encore un après-midi, il sera renouvelé plus tard.
10:38that avait été bloqué cette fois par le Japon.
10:41Alors en juin 1916, Liang Shi proposa d'envoyer
10:44des travailleurs chinois à la place des soldats.
10:48En aidant à la rencontre de deux cultures
10:50Je voudrais vous contacter jusque-là.
10:53Les Britanniques sont bien implantés en Chine.
10:56Quelques Chinois étaient venus en Europe,
10:59mais il n'y avait pas eu de mouvement de population de cette ampleur.
11:04Les Britanniques ne voulaient pas être perçus
11:05Comment se rendre à Chinois ?
11:07dans la grande guerre des civilisations,
11:09alors même qu'ils les tenaient pour des barbares.
11:12La Grande-Bretagne est une expérience particulière.
11:15Winston Churchill aurait dit
11:17nous devons chercher maintenant de l'aide auprès d'autres nations,
11:20même auprès des Chinois.
11:29Nous avons retrouvé son village natal dans le Shandong.
11:32Oui, il est là.
11:35Mais il faut manier les documents historiques avec précaution,
11:38car chacun raconte une vérité différente.
11:41L'essentiel est de trouver votre regard.
11:44Vous vous forgerez votre propre opinion,
11:47ta propre vérité.
11:49En faisant cellule, vous apporterez votre contribution aux faits historiques
11:52et transformez la façon dont les gens le perçoivent.
11:55L'histoire officielle est incomplète.
11:59Et ce travail de mémoire permet de combler les lacunes.
12:02L'histoire des travailleurs chinois a souvent été abordée depuis une perspective nationale.
12:15Durant les années qui ont précédé la guerre, à la lecture de l'attribution d'une aura politique,
12:19C'est un dépossédé d'eux-mêmes en quelque chance.
12:21On a passé sous silence les motivations personnelles qui ont poussé ces hommes à parte.
12:29Pourquoi ont-ils pris la décision de quitter leur foyer pour partir à l'étranger,
12:34avec tous les risques que cela implique ?
12:36J'ai déjà orienté mes recherches sur les destinations individuelles de ces auditeurs.
12:40Je m'efforce de retrouver leurs descendants et d'écouter leur version de l'histoire.
12:44Moi-même, je suis d'origine paysanne et je viens d'un village du Shandong.
12:48Pourtant, malgré ses racines communes, retrouver les descendants de ces travailleurs n'est pas une mince affaire.
12:55Il s'appelait Xu Junte.
13:00Voici ce qui existe déjà dans les archives.
13:03Il faisait partie de la famille Ding qui vivait dans ce village.
13:07Il n'y a Nunca eu personne de ce nom dans ce village.
13:13Sinon, il aurait sûrement des descendants.
13:16Ma propre histoire me rapproche de ces travailleurs chinois.
13:22J'éprouve un profond respect pour eux.
13:27Cette génération s'intéresse beaucoup à l'histoire.
13:32Quant aux historiens, ils ne se soucient guère des gens ordinaires.
13:35Votre père est allé en Europe pendant la Première Guerre mondiale.
13:41En Europe.
13:43Pourriez-vous m'en parler un peu?
13:45Oui.
13:47Vous vous en souvenez ?
13:49Vous avez-t-il parlé de la guerre ?
13:51En réalité, tout se passe en Europe.
13:53Ton père ?
13:55Oui.
13:57La vie était dure à cette époque.
13:59Les affaires ne marchent pas bien.
14:01Il décida ensuite de s'installer au bureau de recrutement situé au sud de la gare de Wei Fang.
14:06Ils embauchaient des ouvriers et il dut parte trois ans.
14:10Mon père leur a dit tout de suite,
14:11« Je ne sais pas me battre, je n'ai Nunca fait la guerre. »
14:15On lui a répondu,
14:16« Vous ne partez pas sur le front, vous irez là-bas pour travailler. »
14:21Ils avaient besoin de main-d'œuvre.
14:23Ce n'était pas pour être soldat.
14:24Au cours de la dernière décennie, la famine et la sécheresse ont fait des millions de morts dans toute la Chine.
14:45Beaucoup d'hommes voient dans la perspective de parte à l'étranger l'espoir d'un bon salaire.
14:49Des familles de la province du Shandong envoient ainsi leurs fils, leurs frères, leurs pères et leurs oncles au bureau de recrutement britannique de Wei Hai Wei.
15:06À leur arrivée, les hommes sont examinés par leurs médecins.
15:11Ils doivent se déshabiller pour être épouillés et rasés.
15:14Sur son coupé même la tresse traditionnelle, en usage après la dynastie Qing.
15:21Les travailleurs reçoivent un simple uniforme et un bracelet en laiton gravé de leur nom et d'un numéro, et qu'ils ne peuvent enlever en aucun cas.
15:32Puis ils signent un contrat stipulant qu'ils seront payés un franc par jour, travailleront dix heures quotidiennes, sept jours sur sept, et ne seront pas envoyés dans les zones dangereuses près du front.
15:44La plupart d'entre eux sont analphabètes et signent avec leurs empreintes digitales.
15:55La lecture n’est pas une question secondaire. Pendant les trois prochaines années, ils seront appelés par leur numéro.
16:01Parmi les officiers de notre équipe, il y avait d'anciens prêtres, des hommes d'affaires qui avaient fait du commerce en Chine et des soldats affectés là par l'armée britannique.
16:14Si certains étaient calmes et bienveillants, d'autres étaient si durs et violents qu'ils n'auraient pu Nunca dû être promus à ce grade.
16:30Je comprends de mieux en mieux le vieil adage « vouloir ses pouvoirs ».
16:35À l'époque, ces quelques milliers de travailleurs chinois nous ont tous profondément émus, en risquant leur vie pour la gloire, pour l'argent.
16:45Alors quand ils devaient comparer devant la cour martiale, nous, les interprètes, faisans tout notre possible pour protéger nos compatriotes.
16:58Le chargement clandestin du coulis est une tache pénible.
17:02Officiellement, lors de cet embarquement.
17:05Mais les officiers expérimentés parlent en général de stockage.
17:09Les coulis ne sont pas des passagers à qui on attribue une cabine.
17:12Ils ne sont pas plutôt assimilés à une cargoison, au bétail qui doit être stocké.
17:18Ils ne sont pas confrontés à de nouvelles expériences, leur attitude vis-à-vis de l'existence est celle d'une cellule d'animal domestique.
17:25Le climat du nord de la Chine, et notamment du Shandong, était comparable à celui de la France.
17:36De ce fait, il était plus logique de recruteur des Chinois du nord.
17:39Ils étaient plus grands, plus forts et plus résistants que ceux du sud.
17:45Et la Grande-Bretagne possédait une concession, donc tous les éléments étaient défendeurs.
17:49L'accord a été signé le 1er juillet 1898.
17:57Il s'agissait d'un territoire de 731 kilomètres carrés environ, peuplé de 120 000 habitants, désormais place sous administration britannique.
18:06C’était clairement une violation de la souveraineté chinoise, une invasion en quelque chose de chanceux.
18:12Aucun doute à ce sujet.
18:15Les Britanniques négociaient les modalités de recrutement des travailleurs avec les Chinois.
18:21Mais ils avaient déjà commencé à recruter dans leur dos.
18:24Qu'est-ce que vous savez de l'histoire de ces travailleurs ?
18:50On sait que 10 hommes du village au moins sont partis.
18:57Comme les gens étaient superstitieux, ils pensaient que les dieux allaient les protéger à l'étranger.
19:05S'ils étaient accusés à revenir sains et saufs, c'était un bon signe.
19:11Il était le pilier du foyer.
19:14C'est lui qui subvenait aux besoins de la famille.
19:16Alors quand il est parti à l'étranger pour gagner plus d'argent, la charge est retombée sur mon oncle et sur mon père, qui eux étaient restés.
19:28Certains ont eu de la chance et sont rentrés indemnes.
19:31Leurs familles ont organisé des fêtes en leur honneur, elles ont fait venir une troupe d'opéra et ont remercié les dieux avec des offrandes.
19:40Oui, et quand Liu Jokui est revenu, ils ont engagé une troupe d'opéra.
19:48Mais pendant que sa famille fêtait son retour, la mienne était en deuil.
19:53Tout le monde était agenouillé au sol et pleurait.
19:56Mourir à l'étranger est l'une des choses les plus douloureuses qui peuvent arriver. Il n'y a rien de pire.
20:09Cela faisait à peine trois mois qu'il était marié.
20:12Sa famille avait besoin d'épancher son cœur pour trouver la force de continuer à vivre.
20:25Je veux aider Kao Tsonghua à trouver la sépulture de Kao Unzhe et son oncle.
20:29Elle est en France.
20:31Cent ans se sont écoulés depuis la mort.
20:37On sait qu'il est mort là-bas, mais on ignore où exactement.
20:42C'est une recherche compliquée et il faut rassembler le maximum d'indices.
20:49Fin 1915, les alliés européens commencent le recrutement des travailleurs.
20:54Les britanniques installent la plupart de leurs bureaux dans la province du Shandong.
20:59Les français, eux, s'établissent à Tianjin et à Shanghai,
21:03ainsi que dans les provinces du Sichuan, du Guangdong et du Yunnan.
21:07Dans le Shandong, l'armée britannique s'implante avant tout le long de la ligne ferroviaire de Jiaoji,
21:14qui passe par de nombreux villages où des missionnaires étrangers sont déjà présents.
21:17Dans cette région, il existe d'autres bureaux situés à Tsongkou, Jinan, Weihai, Tsingtao, Weifang et Jibo.
21:26Les français recrutent au total près de 40 000 ouvriers, contre plus de 95 000 pour les britanniques.
21:34À Londres, les autorités militaires réclament de plus en plus de recrues.
21:41Au début, ils n'ont pas été réclamés par quelques milliers.
21:44Puis 10 000, 20 000, 30 000, ça tombera toujours plus.
21:48Après la rupture diplomatique avec l'Allemagne, puis sa déclaration de guerre,
21:52la Chine s'est mise en portrait et a simplement laissé faire.
21:55On voit malgré tout que le gouvernement chinois a forcé la main des britanniques pour leur permettre de recruter suffisamment d'hommes.
22:04Et il a posé des conditions.
22:06D'accord, nous allons vous aider, mais il faut nous promettre une chose.
22:11En contrepartie, après la guerre, il faut nous laisser participer à la conférence des passions.
22:16Ils pensent qu'en s'alliant avec la Grande-Bretagne et la France contre les empires centraux,
22:24ils obtiendraient ce qu'ils voudraient à la conférence de paix.
22:27Et l'une de leurs principales requêtes était d'avoir une place à la table des négociations.
22:35Le transport des ouvriers chinois vers la France ne se fait pas sans risque.
22:39En février 1917, des sous-marins allemands coulent le paquebot français Athos, tuant 543 des 1000 Chinois à bord.
22:49Après cette attaque, les Chinois éclatent en relation diplomatique avec l'Allemagne et lui déclare la guerre le 14 août 1917.
23:03Désormais, les navires n'empruntent plus le canal de Suez.
23:06Les travailleurs sont acheminés au Canada par le Pacifique et de là, ils rejoignent en train un port de l'Atlantique.
23:19Un deuxième itinéraire passe par Singapour, l'océan Indien et le Cap de Bonne Espérance pour atteindre Marseille.
23:26Les jeunes ne peuvent être accusés dans la vie que s'ils ont le goût de l'aventure.
23:31Certains travailleurs chinois étaient très timides et anxieux.
23:36Alors, je les diversissais en leur racontant des histoires dans leur cabane.
23:40C'était un moyen de tuer le temps et de remonter le moral de mes compatriotes qui s'ennuyaient.
23:45Nous sommes arrivés sans encombre au Canada le matin du 9 mai, après plus de vingt jours de traversée.
23:54Pendant tout ce temps, nous n'avions vu qu'un ciel maussade et une mer agitée.
23:58Au moment de poser le pied à terre, nous avons ressenti une joie indescriptible.
24:07Je ne sais pas ce que je vais trouver ici.
24:22Cela fait des années que j'ai envoyé d'aller sur les traces de ces travailleurs chinois.
24:26Autrefois, c'était un poste de quarantaine.
24:30C'est là qu'on contrôlait la santé des immigrants qui débarquaient au Canada.
24:34Par la suite, c'est devenu une prison.
24:39Peu de gens savent que des travailleurs chinois sont enterrés ici, à l'écart, derrière les murs d'une prison si loin de chez eux.
24:47Quel destin tragique !
24:51Même leurs familles ignorantes qui y sont enterrées.
25:08Je suis le premier chinois à venir ici depuis cent ans.
25:11Honorables vétérans, mesdames et messieurs, en 1923, le Parlement canadien a promulgué la loi de l'immigration chinoise qui met en place la discrimination envers les Chinois.
25:27Malgré cellule, lors de la Deuxième Guerre mondiale, vous avez décidé de rejoindre l'armée, ce qui a conduit le Canada à abroger cette loi.
25:33Si de nos jours, les Chinois canadiens peuvent avoir leur place dans ce pays, c'est grâce à vos efforts et votre sacrifice.
25:44Avec moi vous pouvez imaginer, je devrais bien y avoir entre 1000 et 2000 hommes dans ces navires en provenance de Chine.
25:50Ils étaient littéralement relégués dans les cales.
25:55Il n'y avait pas 2000 cabines de luxe. Ils s'installaient là où ils pouvaient à bord.
25:59C'est votre arrivée, c'est l'heure des examens.
26:03Des médecins attendaient pour les ausculter et vérifier qu'ils ne présentaient pas de signes de maladie.
26:12En débarquant à William Head, ils avaient sorement le mal de mer.
26:17Mais ils étaient heureux de fouler à nouveau la terre ferme.
26:22Ceux qui se retrouvaient ou travaillaient ici étaient montrés du doigt.
26:27Et derrière cette stigmatisation, il y avait la peur des maladies.
26:30À l'époque, très peu d'informations sortaient de William Head.
26:35Les gens n'avaient aucune viver de savoir à quoi servait ce lieu, ni ce qui s'y passait.
26:43En 1959, le centre de quarantaine a été transformé en prison et équipé d'une clôture supplémentaire.
26:50L'histoire et les anecdotes autour de ce lieu sont peu à peu tombées dans l'oubli.
26:54Non seulement cette clôture servait à retenir les prisonniers, mais elle empêchait que l'histoire soit divulguée au grand public.
27:02La plus grande vague migratoire de l'histoire du Canada a débuté en mars 1917.
27:18Environ 85 000 travailleurs chinois sont transportés secrètement à travers le pays.
27:25Le gouvernement dirigé par le premier ministre Robert Borden soutient l'effort de guerre de la Grande-Bretagne et adopte une nouvelle loi visant à censurer la presse.
27:33Ernest Chambers est devenu le premier censeur en chef du Canada.
27:49Il demande aux compagnies de télégraphes de surveiller les communications de tous les Chinois au Canada.
27:54Les travailleurs chinois sont transportés par la compagnie du chemin de fer canadien pacifique.
28:03Quatre gardes en armes sont postées dans chaque wagon et les ports restent fermés.
28:07Les passagers sont déclarés comme marchandises sous scellement douaniers, ce qui évite de payer la taxe d'entrée dont tous les immigrés chinois sont en principe redevables depuis 1903.
28:21Ils n'obtiennent pas pour autant la nationalité canadienne.
28:24Il n'empêche qu'ils sont environ 300 à servir dans l'infanterie canadienne pendant la première guerre mondiale, comme les frères Witan et Wiyonglui, originaires de la ville de Kamloops en Colombie-Britannique.
28:46Ils combattent pour un pays qui leur refuse la cytoyenneté.
28:49Le transport en train de 85 000 travailleurs chinois a été une opération grandeque, ça ne fait aucun doute.
29:00Ils ont dû faire sensation dans les gares ouù ils sont passés.
29:08Des centaines et des centaines de convois ferroviaires à travers le Canada.
29:12Mon père était un peu magicien. Il était habile de ses mains et faisait des tours de passe-passe pour les chinois.
29:20Les coulis, comme ils les appelaient à l'époque.
29:22Ils avaient détester que mon père passe les voir dans le train.
29:32Chaque jour, ils parcouraient tout le convoi pour s'assurer qu'ils allaient bien.
29:36Les coulis disaient « Daifu Lai, voici le docteur » et ils avaient le sourire aux lèvres.
29:43Plus tard, mon père en a souvent parlé, pas peu fier de rappeler qu'il le traitait avec respect, parce qu'il en faisait autant avec eux.
29:50Il en faisait autant avec eux.
29:58Bon Dieu, maintenant je comprends le choc psychologique et le changement que subit Cooley,
30:02Voilà ce qui reste de la placidité du Sud.
30:05Il n'y a pas de question, il sera chagé par les merveilles brillantes de l'Ouest.
30:10Vous constaterez également que Cooley Selden semble trois fois plus intéressant que jamais.
30:13En plus de revitaliser mon visage, bonne nouvelle.
30:16Comment ça ?
30:19Comment ça ?
30:20Il me semble, dans mon expérience, avec les Cooleys,
30:23c'est qu'ils sont beaucoup plus intelligents,
30:26plus polyvalents, plus compréhendants que vous pensez.
30:31Ils sont des travailleurs de l'arrivée.
30:34Oh, je ne dis pas qu'ils ne sont pas intelligents.
30:37C'est juste que vous ne transmettez aucune forme d'empathie,
30:41que la plupart des civilisations vivent par.
30:43Tout à fait d'accord.
30:45Il n'y a pas une faille en France en ce moment.
30:47qui ne le fera pas, une fois cette guerre terminée,
30:49retourner dans son pays, meilleur grâce à ses exploits à l'étranger.
30:53Avec un esprit cultivé ?
30:55Et, qui plus est, doté de bonnes habitudes d'hygiène.
30:58Écoutez, écoutez.
30:59Messieurs, j'aimerais dire un mot à ce sujet.
31:02Bien sûr, Docteur Livingstone.
31:03Dites-nous, que pensent les Canadiens des Chinois ?
31:06Un décès est survenu récemment à bord.
31:12Ce Cooley était fort et en bonne santé.
31:16Il ne s'est jamais plaint d'aucun défilé de malades.
31:19Il était toujours très joyeux.
31:21Et pourtant, il est mort dans son sommeil.
31:23Ses camarades de la couchette voisine m'ont immédiatement prévenu.
31:28Et ils étaient tous très inquiets.
31:31Comme nous étions tous en voiture.
31:33Ces hommes étaient tous comme des frères, monsieur.
31:38Livingstone, je suis sûr que Cooley n'a pas laissé la Chine en état de barbarie.
31:45Je trouve cela très discutable.
31:47Enfants, on nous a appris que Caïn et Cooley étaient des meurtriers depuis le début.
31:53Mais c'est un joyeux luron, bien sûr.
31:56Nous verrons comment il réagit sous pression.
31:59On verra bien.
32:01Oui Monsieur.
32:03Bonsoir messieurs.
32:14Selon la législation canadienne,
32:16un droit d'entrée de 500 dollars canadiens
32:18Billet valable pour un permis de travail chinois
32:20qui entrait dans le pays.
32:22Les gouvernements britanniques et canadiens
32:24Avait déjà dépassé un accord au préalable.
32:26Les auditeurs chinois qui transitent par le Canada
32:31pour rejoindre la France
32:32Exonération de cette taxe.
32:34Mais il ne faut pas longtemps avant que la version ne soit remplacée.
32:36sur le territoire canadien.
32:40Dans le train,
32:41de nombreux travailleurs souffraient de maux de ventre
32:43à la cause du manque d'exercice.
32:45Je pense que c'est inévitable
32:47Dans ces wagons, on exige également des cellules de prison.
32:50Les enfants et les personnes sont encore utilisés
32:52heureux de nous f Dusty
32:54de plus qui ceiti en revu.
32:56Ce n'est pa ce que le raisud ?
32:58Les yeux compren assurent à ceux-là
32:58Les gens ne could doucement
33:00les ihm
33:09Oncle comme une Hessienne et les gestions de monsieur Gabrielle.
33:15Il faut exiger que cela vienne de nos chauffeurs.
33:17Des actions de plus.
33:18Les femmes dans les recommandent pas.
33:20Oh, je fais attention !
33:22C'est difficile quand il ne vous reste plus rien.
33:24C'est ça.
33:26Vous en avez un peu.
33:30Vous savez de qui je parle ?
33:32Je parle d'un échec.
33:34Ils aiment manger la mer.
33:38Vous en avez ?
33:40Je parle d'un échec.
33:42Je pense que nous allons partir à la découverte du monde.
33:46Je pense que nous allons partir à la découverte du monde.
33:48L'un des policiers britanniques était en poste en Chine, et il se montrait très brutal avec ces hommes, qui avaient tous des relations.
34:01Tous les hommes portaient une tresse, et lorsqu'il posait une question, il attrapait la tresse et l'enlevait en disant : « Avez-vous compris ? »
34:10Mon père a écrit à ce sujet, disant qu'il trouvait cela très cruel et malheureux.
34:14Il n'aimait pas les conflits, mais il envoyait des explications aux personnes qu'il n'appréciait pas.
34:20Ces hommes éprouvaient une compréhension des lapins, que l'armement britannique ne considérait pas comme un simple prétexte à l'égalité.
34:29C'est le moins qu'on puisse dire.
34:33Je me souviens qu'avec mon père, ils les appelaient des lapins, mais je me souviens qu'au bout d'un certain temps, il a commencé à utiliser le terme « recrues ».
34:41Ils étaient alors visiblement un peu pitoyables.
34:45Avant de monter à bord des navires, les coulis faisaient office d'inspecteurs et ils mettaient en sécurité une grande partie de ce qu'ils transportaient dans leurs manteaux ou leurs sacs.
35:00Par exemple, de la nourritura ou de petits morceos de leur terra natal que eles guardavam por medo de morir em países estrangeiros.
35:06Il est donc possible que certaines choses soient oubliées.
35:10En 1916, les premiers travailleurs chinois arrivèrent à Marseille.
35:22Contrairement aux Britanniques, les Français apportent leur soutien à leurs troupes en Belgique et en France.
35:28Les bataillons franco-chinois sont répartis aux quatre coins du pays, dans les usines, dans les ports, dans les ports.
35:35Les policiers chargés des travailleurs chinois n'étaient généralement pas de très qualité.
35:43Ils avaient des idées racistes, ils n'étaient pas formés pour superviser des travaux étrangers et ils ne comprenaient pas la culture chinoise.
35:51Ils ont été envoyés dans des endroits où tous les policiers étaient mobilisés.
35:54Il s'agissait alors de publicités destinées à être remplacées, sans qu'ils aient suivi la formation la plus élémentaire sur le terrain.
35:59Au sein de la classe ouvrière chinoise, un simple soldat pouvait rapidement devenir officier.
36:04Les Britanniques et les Français cherchaient des interprètes.
36:07Les Chinois étaient dirigés par des hommes que la plupart considéraient comme totalement incompétents.
36:10Les mostais étaient les hommes qui étaient les помощos des coletides.
36:29Ces hommes, qui étaient de simples paysans,
36:32Découvrez Paris, ses monuments, son architecture,
36:35C'était comme si cela se projetait au cœur même de la civilisation occidentale.
36:40L'ouvrier Sun Kan a déclaré que c'était la rencontre la plus marquante avec la culture occidentale.
36:56Pour toute une génération de Chinois, pour les pays,
37:00La France était inaccessible.
37:10Aujourd'hui, les opportunités sont plus nombreuses.
37:15Dans ma famille, ça a toujours été les pays.
37:17Mon père était comme ça, tout comme mon père.
37:22Et 100 ans plus tard, me voici à Paris.
37:26Ce n'est pas seulement mon souhait,
37:29C'est celle de toutes les générations qui m'ont précédé.
37:32Les travailleurs chinois, qui sont des partis à l'étranger,
37:38Ils avaient leurs propres rivières.
37:40Certains n'avaient pas la volonté de pouvoir gagner leur vie.
37:43D'autres espèrent fazer fortune.
37:45Ils pourraient être motivés par la curiosité,
37:48Le désir de nouveauté, le désir d'aventure.
37:50Mais la première raison de leur atterrissage était de se lancer eux-mêmes.
37:53sur un tel voyage et abandonner son foyer,
37:55Il s'agissait simplement d'un désir d'améliorer leur espèce.
37:58Aujourd'hui, on voit beaucoup de Chinois dans les rues de Paris.
38:08Il s'agit souvent de touristes, mais beaucoup d'autres personnes vivent ici aussi.
38:12C'est très différent des autres.
38:21La question qui est importante pour moi,
38:23C'est une affaire qui relève des médiateurs chinois.
38:25qui sont décidées en Occident.
38:27La vie est ce qu'il y a de plus précieux.
38:30Nous ne devons pas oublier ces
38:32que le corps est laissé dans un pays étranger.
38:37Nous devrions les considérer comme
38:39Héros authentiques méconnus.
38:41Si vous deviniez qu'il y a 3 000 Chinois en France...
38:53C'est là que nous étions, avec environ 30 000 Chinois.
38:54Dans ma famille,
38:58la plupart des gens savaient
39:02Pratiquement rien sur l'histoire des Chinois
39:05et de ma paiña.
39:07et notamment mon père, et j'ai fait toutes les recherches nécessaires pour essayer d'y parvenir.
39:15un souvenir pour tous mes descendants,
39:21Et surtout mes enfants, qui sont ici, savent exactement ce qui s'est passé.
39:28et qui constituaient assurément la première diaspora chinoise en France.
39:34Je dis toujours à ma famille que si le lieutenant-colonel Trupti n'allait pas chercher les ennuis en Chine,
39:45Ils n'iraient pas là-bas.
39:49Le nom de mon père était Chang Chang Song.
39:52Il est né le 8 novembre 1897.
39:57dans une ville appelée Qingjiang, qui n'existe plus.
40:02Une note qui a paru jusqu'à la fin de la guerre,
40:05que si les Chinois voulaient rester en France,
40:09Il devait satisfaire la demande six mois à l'avance.
40:12avant la fin de la guerre.
40:15Mon père s'est marié officieusement en 1920.
40:20car le code Napoléon stipulait que la France ne pouvait imposer un étranger,
40:27À moins qu'elle n'ait acquis la nationalité étrangère.
40:31À l'époque, il était très bien vu, mais pas exactement autorisé par la société.
40:39Cela n'a pas changé jusqu'à présent.
40:42C'est parce que nous avons des parents qui aiment, aiment, aiment, aiment et aiment leurs enfants, et qui leur ont été fidèles.
40:49Et le croquemitaine, tout ce tapage !
40:51Autrement dit, la conversation resterait en France sans savoir si maman dirait oui.
40:57Quand il a vu sa mère, elle a tout de suite été sûre de lui.
41:02C'est incroyable.
41:04S'il n'avait pas eu cette rencontre avec ma mère, il serait peut-être allé en Chine.
41:11C'est très difficile.
41:12Il est certainement plus facile de trouver des descendants en Chine qu'en France.
41:18J'espère que Chang Yan a la volonté de reconstituer l'intégralité du parcours de ses ouvriers chinois.
41:32Je pense que ce sera une belle histoire à raconter à nos enfants et petits-enfants.
41:42Je ne pense pas qu'il s'agisse d'être fier de ses origines.
41:44Je suis sincèrement fidèle, fidèle à la double culture.
41:48Cela n'est pas autorisé pour tout le monde.
42:18Et puis, donnez-leur des médicaments, des médicaments, si vous en avez besoin.
42:21Vous et les autres nouveaux commandants devez y parvenir.
42:24Et ma foi, il ne vous en faut pas beaucoup pour prendre de l'avance.
42:28Pourquoi cela, monsieur ?
42:31Parce que nous avons besoin de vous pour qu'ils soient heureux.
42:32Toutes ces tranchées d'approvisionnement
42:36Et cette tranchée principale
42:37À terminer rapidement
42:39Si nous forçons ces hommes à travailler
42:41Certains d'entre eux pourraient mourir
42:42Si cela se produit
42:43Ils vont tous faire grève
42:44Grève?
42:46Et les mutants ?
42:49Cela ne semble pas probable
42:50Ils semblent assez joyeux
42:51Avec tout le respect que je vous dois, monsieur
42:53Ce genre de raisonnement est inacceptable.
42:54Inacceptable?
42:57Tous ces hommes sont sous ma supervision.
42:58Et je ne peux pas avoir leur mort sur la conscience, monsieur.
43:01Si vous comprenez ce que je veux dire
43:03Si vous pensez que certains de ces hommes
43:06Ils ne sont pas parfaitement adaptés.
43:08Alors absolument
43:09Retirez-les de l'entreprise
43:10Mais nous ne pouvons pas nous permettre d'en perdre trop.
43:12Si vous comprenez ce que je veux dire
43:14Oui Monsieur
43:15Malheureusement, oui.
43:31Le fait que nous ayons vu l'Europe
43:40La guerre
43:42A transformé ces hommes
43:44Pour toujours
43:44Ils n'étaient plus comme avant
43:49Certains ont dit que la guerre
43:57C'est inévitable
43:58Que ces victimes
43:59Ces morts ne sont pas vaines.
44:01C'était pour la justice
44:02Je ne dirais pas
44:03Que ce soit vrai ou vrai
44:05Il y avait
44:08Il y avait
44:09Parce que les travailleurs
44:10Ils se sont rendu compte que leur contrat
44:12Elle n'a pas été respectée.
44:13Ils étaient inventés
44:14Ils étaient inventés
44:15Que se passe-t-il?
44:17Ils étaient inventés
44:17Ils étaient inventés
44:18Suite
44:18De malentendus
44:19Et en toute raison
44:20Du traitement
44:20Que leur infligeaient
44:21Quelques sous-officiers
44:22Des mutineries
44:24Ont même éclaté
44:25Dans les rangs
44:25De l'armée britannique
44:26Et pendant la révolte
44:29Décembre 1917
44:30Des soldats
44:31Ont fait feu
44:32Quatre Chinois
44:35Ont été tués
44:37L'un d'eux
44:38S'appelait Kong
44:39C'était un descendant
44:42De Confucius
44:43D'après leur contrat
44:52Les ouvriers chinois
44:54Nevaient pas être envoyés
44:55Proche
44:55zones de combat
44:56Certains ont pourtant
44:59Perdu la vie
45:00Sous les bombes allemandes
45:01Notre équipe
45:09Était constamment bombardé
45:10Par l'ennemi
45:10Les ouvriers chinois
45:13Était venus travailler là
45:14Pour subventionner à leurs besoins
45:15Certains décès dus à la maladie
45:17D'autres ont été fauchés
45:18Par les bombes
45:19Commentaire pouvoir-ils se douter
45:23Qu'ils mourraient
45:24En gagnant leur vie
45:25Nous, les êtres humains
45:31Nous ne sommes pas de pierre
45:32Nous avons des sentiments
45:33J'espère que vous pourrez le louer bientôt.
45:36Pour revoir ma famille
45:37Et mes amis
45:38C'est tellement triste
45:40Que tant de chinois
45:41Aient été tués
45:41À des milliers de kilomètres
45:42De leur domicile
45:43Kao Ndje venait tout juste
46:06De se marier
46:07Quand il est parti en Europe
46:08Cela n'arrive pas avant le rappel de l'enfant
46:10Les gens de son village
46:14Disent que c'est le mal du pays
46:15Qui l'a tué
46:16Il est certain que son pays
46:18Et sa femme
46:19Devaient lui manquer
46:19Personne ne souhaite quitter son foyer
46:22Juste après s'être marié
46:23Plus dans la réalité
46:29Il est mort de maladie
46:31Ou d'épuisement
46:31C'est Wang Bing
46:36Ou Li Wunzhe
46:40Kao Wunzhe
46:43Inscription 2964
46:46Ensuite, vous visiterez
46:54Maintenant, consultez les informations
46:56Sur lui
46:56J'ai consulté les archives
46:59Et maintenant, je termine jusqu'à ce que je retombe.
47:01On a ici cette inscription
47:04Dévoué jusqu'à la mort
47:06Puis son nom et son matricula
47:09Et la date de sa mort
47:1124 mars 1918
47:13Après la guerre
47:20Les travailleurs chinois
47:22Trouvez autre chose à accueillir
47:24Nettoyer les champs de bataille
47:26Et ramasser les morts
47:27Bon nombre d'entre eux
47:38Perissent lors de l'explosion
47:39D'obus enfouis dans le sol
47:41Les chinois
47:49Formaient le plus gros contingent
47:50Des travailleurs
47:51En provenance d'un pays neutre
47:52Et ce sont eux
47:53Que vous reste-t-il pour des périodes plus longues ?
47:55Les premiers arrivèrent en 1916
48:00Et beaucoup ne peuvent plus être loués
48:02Chez eux avant 1922
48:03Autrement dit
48:09Alors que les Occidentaux
48:11Profitaient de la passion retrouvée
48:12Les chinois continuaient
48:14A risquer leur vie
48:44Frères, je vous remercie.
48:52Beauté.
49:00En juin 1919, les négociations de paix atteignirent Versailles.
49:05La Chine charge les diplomates de Rang d'exiger la restitution des territoires.
49:09de la province du Shandong, qui fut même cédée à l'Allemagne,
49:13et les territoires occupés par le Japon.
49:20Mais les grandes puissances se créent du côté du Japon,
49:24alors la délégation chinoise refuse de ratifier l'accord.
49:28Dans le traité de paix de Versailles, il manque la signature de la Chine.
49:32Les Chinois ne peuvent pas récupérer la ville de Tsingtao,
49:40qui est occupée par des Japonais dans la province du Shandong.
49:44Ils ont été atterrés que les puissances occidentales les empêchent de retrouver leur souveraineté.
49:52S'ils avaient été traités équitablement à la conférence de paix de Paris,
49:55les choses se seraient sans doute passées autrement.
50:03Quel gâchis !
50:06Je ne parle pas ici de la guerre,
50:08plus que la chance qu'il aurait pu représenter,
50:12celle d'une coexistence pacifique.
50:15C'est un rendez-vous manqué avec les Chinois.
50:18À vrai dire, ces derniers se sont même encore plus éloignés des Occidentaux qu'auparavant.
50:21Il y avait les obus qui fusaient, les mitrailleuses qui crépitaient.
50:27Lorsqu'ils arrivent au Chinois,
50:30ils leur ont fait croire que pour eux c'était une opportunité.
50:33Les historiens occidentaux estiment qu'environ 5000 travailleurs chinois ont péri durant la Première Guerre mondiale.
50:42Les historiens occidentaux estiment qu'environ 5000 travailleurs chinois ont péri durant la Première Guerre mondiale.
50:58Les experts chinois avancent pour leur part un nombre bien plus élevé.
51:02Il y aurait eu, selon eux, jusqu'à 20 000 victimes.
51:05Tout ce qui reste de leur présence en Europe, ce sont des inscriptions sur des douilles d'obus et quelques tombes.
51:15Sous-titrage Société Radio-Canada
51:17Sous-titrage Société Radio-Canada
51:19...
51:49...
Comentários