00:00Ma réaction, j'avais une surprise incroyable, parce qu'il se passe un fait comme ça chez nous à Jonas,
00:09déjà, on n'y croit pas, on n'en rêve pas, d'accord, quand on est maire et simplement habitant.
00:15Et puis quand je me suis rendu sur place le matin de bonne heure à l'appel des gendarmes,
00:19quand j'ai vu tous ces gendarmes, tous ces pompiers et autres, c'est un peu surprenant.
00:23Et puis ensuite, je ne sais pas si c'est le maire qui parle ou si c'est l'habitant
00:29ou le jeunassien ou le français moyen,
00:31mais en tous les cas, j'ai été révolté parce qu'on n'a pas le droit d'en rentrer
00:37comme ça chez les gens à 3h du matin,
00:39surtout en passant par le toit. Ma première réaction, c'était ça.
00:43Évidemment. Vous avez pu vous entretenir avec le septuagénaire, avec l'habitant de Jonas ?
00:50Je l'ai eu à la sortie du procureur, au téléphone. Je lui ai apporté tout mon soutien.
00:58Je lui ai souhaité beaucoup de courage et surtout, je lui ai demandé s'il allait continuer à habiter chez
01:03lui
01:03parce que vu que tout le monde sait où il habite maintenant et autres, ce n'est peut-être pas
01:07très conseillé.
01:08Donc il m'a dit qu'il se ferait loger ailleurs, bien entendu, parce que pour lui, la situation d
01:13'après n'est pas facile à vivre non plus.
01:16Oui. Une pétition a été lancée en soutien à ce monsieur, près de 40 000 signatures, 39 600. Vous soutenez
01:28cette initiative ?
01:30J'en suis un petit peu à l'origine avec une association jeunassienne qu'il a créée et que j
01:38'ai relayée tout de suite.
01:39Je crois que je suis à 50 000 vues sur cette pétition sur ma page Facebook.
01:45Oui, je soutiens parce qu'en fait, cette pétition, c'est une pétition qui part en guerre contre qui que
01:49ce soit.
01:50Parce que comme vous l'avez dit dans votre reportage, un décès, quelqu'un qui est mort, ce n'est
01:54jamais plaisant et on ne le souhaite à personne.
01:57Cette pétition, c'est un signe d'alerte pour dire que ça pourrait nous arriver à nous.
02:01Ça pourrait arriver à n'importe qui. C'est arrivé à ce monsieur, mais à Jonas comme ailleurs, ça pourrait
02:05arriver à tout le monde.
02:06Et aujourd'hui, les gens sont démunis et ont peur, en fait.
02:10Ce que j'ai dit dans une petite prise de parole à 7h30, j'ai dit qu'il faut tout
02:15faire pour que les Français n'aient pas envie de se faire justice eux-mêmes.
02:18Qu'est-ce que ça vous inspire ?
02:21Alors, on est bien d'accord. Je ne veux pas rentrer dans ce jeu-là.
02:25Et il ne faut pas que chaque Français ait acheté une arme pour n'importe quoi.
02:29Ça tournerait ridicule.
02:30En fait, il faudrait envoyer plusieurs signes aux Français également,
02:33puisque aujourd'hui, quand on se rend compte que la préoccupation numéro un des Français, c'est la sécurité,
02:38donc il faudrait aussi que nos gouvernements successifs, je ne fais pas de politique,
02:42puissent donner des signes positifs à nos habitants, à nos citoyens,
02:47et pour que la confiance revienne, à la fois pour le risque de ne pas se faire agresser,
02:52et le risque aussi, la satisfaction que quand on se fait agresser, les gens soient punis.
02:58Et c'est ça qui ressort le plus des jeunassiens ou d'ailleurs.
03:01C'est ça qu'il faudrait vraiment traiter.
03:05La légitime défense, bien sûr qu'elle est importante.
03:07Et je crois que dans ce cas-là, elle est importante.
03:10Mais on n'est pas là non plus pour régler ses comptes au clé qu'oral, comme on dit vulgairement.
03:14Surtout pas, bien sûr.
03:16Il ne faut pas que les Français aient envie, donc il faut qu'il y ait une réponse politique.
03:20Lors de votre première prise de parole, il me semble que c'est à mes confrères du Progrès, le journal
03:25de Lyon,
03:27vous avez dit qu'il y a eu une explosion du nombre de cambriolages, il y en a vraiment ras
03:30-le-bol.
03:32J'allais dire que c'est votre première réaction, peut-être sanguine, mais c'est une réalité.
03:37Est-ce que vous pouvez nous en dire plus ?
03:39En fait, je ne dois pas être un homme politique comme les autres.
03:41Moi, je dis toujours ce que je pense.
03:42Je suis né dans ma ville, donc les gens me connaissent.
03:45J'ai travaillé dans la ville, donc je ne vais pas changer parce que je suis maire.
03:48J'ai donné ma réaction, ma première réaction, c'était ça.
03:51En fait, on a des vagues de cambriolages dans l'Est lyonnais, dans notre ville,
03:54mais des petites villes qui sont autour parce qu'on a beaucoup de résidentiels.
03:57Et les gens viennent chez nous et c'est par vagues.
03:59Alors, on a des gens qui viennent d'origine de l'Est.
04:02On a aussi des gens du voyage, on a aussi des gens du cru, bien sûr.
04:05Et donc, c'est par vagues.
04:06C'est en journée, c'est en soirée.
04:09Comme on l'a vu dans votre reportage et pour notre jeune ancienne de 70 ans,
04:13c'est des jeunes qui sont soi-disant mineurs, mais qui ne le sont pas.
04:16Enfin bref, tout ça, ça contribua.
04:18Et malgré ce que nous faisons à Jeunesse ou ce que font d'autres villes,
04:22avec l'augmentation de la police municipale,
04:24même si ce n'est pas le maire qui a la compétence pour protéger les Français,
04:27c'est quand même l'État, je le rappelle.
04:30Les caméras de surveillance, on a 120 caméras de surveillance à Jeunesse
04:32pour une ville de 13 000 habitants.
04:35Malgré tout ça, on a des vagues de cambriolages.
04:38Les gendarmes font ce qu'ils peuvent, mais ils n'y arrivent pas non plus.
04:41Merci.
04:41Merci.
04:44Merci.
04:45Merci.
Commentaires