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  • il y a 5 jours
Selon les chiffres de l'Insee, 32.000 agents publics ont été recrutés en 2024. 

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00:00Fonctionnaire, chômage, industrie, Emmanuel Macron à quelques mois de la fin de son mandat doit faire face à son bilan.
00:07Et on va faire son bilan ce matin avec vous, Arthur Berda.
00:09Vous allez revenir sur cette série noire qui poursuit Emmanuel Macron ces derniers jours.
00:13Oui, parce que l'INSEE est venu planter hier un nouveau clou au cercueil des belles promesses du président.
00:20Avec une nouvelle hausse du nombre de fonctionnaires en 2024, la France compte désormais près de 6 millions d'agents publics,
00:27soit 10% de la population.
00:30Alors derrière ce chiffre un peu vertigineux, on trouve évidemment des femmes et des hommes au service de leur pays,
00:37qu'ils soient policiers, enseignants ou soignants.
00:39Mais enfin, à l'heure du numérique et de l'intelligence artificielle, à l'heure où tout cela se conjugue malheureusement à la dénatalité.
00:46Comment peut-on comprendre par exemple que les effectifs des collectivités locales aient augmenté de 50% en 30 ans
00:54quand on pense qu'en 2017 Emmanuel Macron voulait supprimer 70 000 agents dans la fonction publique territoriale
01:02et 50 000 agents dans la fonction publique d'État, ça fait 120 000 au total.
01:06Ça peut dire qu'on en est vraiment très très loin.
01:08Pourquoi vous parlez de série noire ?
01:11Parce qu'il y a aussi le chômage qui est reparti à la hausse cette semaine et qui tutoie désormais les 8%
01:16alors que le chef de l'État nous parlait il y a quelques mois seulement du plein emploi.
01:21Le plein emploi, c'est 5%.
01:22Souvenez-vous, il en avait même fait à l'époque un ministère dédié, ce qui n'avait jamais été fait dans l'histoire de la cinquième,
01:29pas même pendant les 30 glorieuses.
01:32Or, là encore, promesse enterrée, comme celle d'ailleurs, de la réindustrialisation
01:37qui avait pourtant commencé dans le pays ces dernières années,
01:40mais qui vient, elle aussi, de se fracasser sur le mur de la réalité.
01:44Quelques chiffres, en 2025, le solde net entre les ouvertures et les fermetures d'usines,
01:49il est passé en négatif pour la première fois depuis plus de 10 ans
01:53avec un nombre record de faillites et pas loin de 20 000 emplois industriels qui ont été supprimés
02:00quand 30 000 resteraient menacés, là où ils étaient 90 000 à avoir été créés entre 2017 et 2023.
02:08Mais alors comment vous expliquez tout ça ? C'est quand même pas la faute du budget.
02:12Non, quand même pas. Je vous rassure, il y a beaucoup de choses à reprocher à ce budget.
02:16Je le fais assez souvent.
02:17Mais voilà, ce budget, il fera suffisamment de dégâts à lui tout seul pour ne pas l'accabler en plus
02:22avec ce qui n'a rien à voir. Non, ce qui est ici en cause, ce sont tous les mauvais choix
02:27qui ont été faits par facilité ces dernières années, dans la deuxième moitié de la présidence d'Emmanuel Macron.
02:33En fait, à partir du moment où l'exécutif a confondu les mots économie et épidémie,
02:38et où le « quoi qu'il en coûte » qui était bienvenu au plus fort de la crise sanitaire
02:42s'est transformé en ce que Nicolas Baverez a appelé un « n'importe quoi qu'il en coûte »,
02:46dangereux cette fois pour nos comptes publics.
02:49Une politique du chèque où, vous savez, on appelait ça les boucliers.
02:52Eh bien, ces boucliers se sont devenus des glaives.
02:55L'édito politique d'Arthur Berda.
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