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  • il y a 14 heures
La Région soutient ses agriculteurs :

Du 21 février au 1er mars, la Région Auvergne-Rhône-Alpes sera cette année encore présente au salon de l’agriculture. Pour la première fois depuis 1964, il n’y aura aucun bovin sur l’événement, en raison de la dermatose nodulaire contagieuse. Dans un contexte général difficile pour l’ensemble de la filière, notamment autour de la question du Mercosur, nous avons voulu mettre en lumière le quotidien de celles et ceux qui produisent ce que nous consommons dans notre Région.

Nous nous sommes rendus au Breuil, une petite commune située dans l’Allier entre Vichy et Roanne. C’est ici que Ludivine et son mari Pierre, élèvent un troupeau de 90 vaches allaitantes sur 200 hectares.

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Transcription
00:00La région Auvergne-Rhône-Alpes vous présente, voyons voir.
00:19Du 21 février au 1er mars, la région Auvergne-Rhône-Alpes sera cette année encore présente au Salon de l'Agriculture.
00:26Pour la première fois depuis 1964, il n'y aura aucun bovin sur l'événement en raison de la DNC, la Dermatose Nodulaire Contagieuse.
00:36Dans un contexte général difficile pour l'ensemble de la filière, notamment autour de la question du Mercosur,
00:42nous avons voulu mettre en lumière le quotidien de celles et ceux qui produisent ce que nous consommons dans notre région.
00:48Nous nous sommes rendus au Breuil, une petite commune située dans l'Allier, entre Vichy et Rouen.
00:53C'est ici que Ludivine et son mari Pierre élèvent un troupeau de 90 vaches allaitantes sur 200 hectares.
01:01Nous, notre quotidien en ce moment, c'est d'avoir les vaches en stabulation.
01:06On est en plein moment de repro.
01:08Tous les matins, on leur donne à manger la ration.
01:11Donc ça, c'est plutôt Pierre qui gère cet aspect-là de faire la mélangeuse.
01:14Moi, du coup, je m'occupe plutôt de donner à manger au veau, mettre la céréale aux vaches et puis toute la partie administrative.
01:23Et après, ça dépend vraiment du moment de l'année et des travaux qu'il y a à faire à chaque fois.
01:28Et c'est de la streinte journalière obligatoire à cette époque.
01:31Il faut l'accepter parce qu'il n'y a pas forcément de jours fériés, de choses comme ça.
01:36C'est la mère de Pierre qui avait à l'origine démarré l'exploitation.
01:40Aujourd'hui, le couple installé en GAEC est heureux de faire ce métier.
01:44Mais il reconnaît que ce n'est pas simple tous les jours,
01:47notamment pour ce qui est de la gestion administrative et réglementaire.
01:51Ce cahier des charges est de plus en plus lourd en France.
01:54Quand on achète un produit d'un antibiotique ou n'importe quel produit,
01:56ou un produit de défense pour les plantes,
01:59c'est un produit qu'on achète, qui va après impacter nos résultats.
02:03Et ce produit-là, il faut qu'on justifie au gramme près, au millilitre près,
02:08ce qu'on met sur nos animaux.
02:10La PAC, cahier sanitaire, le registre phyto,
02:15nos déclarations de repro, de vélage.
02:18À chaque moment de l'année, on a des papiers à faire.
02:22Il faut bien s'organiser.
02:25Même si cette année, ils ne pourront pas monter au salon de l'agriculture avec leurs bêtes,
02:30en raison de la situation sanitaire,
02:32il est important pour Ludivine de s'y rendre.
02:35Ça reste une de nos plus grosses vitrines de notre profession.
02:39En tant qu'éleveur bovin, même s'il n'y a pas de vache,
02:41c'est important qu'on soit là.
02:42C'est l'occasion d'aller voir tous nos partenaires,
02:45de faire des rencontres politiques.
02:46Et c'est à ce moment-là aussi qu'on peut parler de dossiers importants.
02:50Avec le Mercosur, effectivement, il faut continuer le combat malgré tout.
02:54On a une des agricultures les meilleures au monde,
02:57où on a tout un tas de normes.
02:58Moi, je suis fière de ce que je fais.
03:01Je suis fière d'avoir un métier qui respecte l'environnement,
03:04qui respecte le bien-être animal et tout ça.
03:07Et je n'ai pas envie de retrouver dans les assiettes de mes enfants
03:09des aliments qui ne respectent pas ces normes-là.
03:12Bonne nouvelle pour Ludivine et ses enfants.
03:15La région vient justement d'interdire tout achat de produits
03:18qui pourraient venir via le Mercosur, dans ses cantines et ses restaurants.
03:22Et heureusement pour le couple, tout n'est pas négatif sur le plan réglementaire.
03:26Vous allez voir dans la seconde partie comment la région Auvergne-Rhône-Alpes
03:29les a accompagnés pour s'installer et se développer.
03:33Faisons entre-temps une petite parenthèse pour découvrir
03:36un tout autre type d'exploitation.
03:37Un producteur de fruits en Savoie.
03:43Gérer des équipes, l'administratif, le stock et la production.
03:47Voilà le quotidien de Mathieu Tissot,
03:50cultivateur de pommes et de poires à Coponnet, en Haute-Savoie.
03:54Ce qui ne va pas dans notre métier, c'est qu'on fait plusieurs choses à la fois.
03:57Aussi bien du commerce, parce qu'on vend nos produits, que de la production.
04:01Donc on suit dans les vergers, suivant le cycle végétatif,
04:05entre l'hiver, les printemps, l'été, puis l'automne à la cueillette.
04:08Et après, il y a tout ce qui est suivi administratif et gestion des salariés.
04:12Et on finit le soir, c'est 20h, 20h30.
04:15Un touche-à-tout qui succède à trois générations de cultivateurs.
04:19Mais si la pratique a évolué avec le temps, les problématiques aussi.
04:23Alors la difficulté, c'est vraiment la compétitivité.
04:26Il n'y a pas qu'au niveau international, mais surtout européen aussi.
04:28On se rend compte qu'on n'a pas les mêmes charges, les charges de production.
04:31Ça devient un peu problématique de nous de produire.
04:33Et aussi, on a les aléas climatiques, qui sont beaucoup plus contrastées par rapport à avant.
04:37Il y a 25 ans, 30 ans, on n'avait pas le gel de printemps.
04:40Et on se rend compte que les périodes de grêle sont de plus en plus importantes et beaucoup plus fortes.
04:45Donc c'est pour ça qu'on a les filets par la grêle au-dessus des vergers,
04:48qui nous permettent de limiter l'impact.
04:50Heureusement, notre premier partenaire et notre premier associé, c'est la région.
04:53Parce qu'elle est là pour nous aider dans l'investissement.
04:56Donc on se rend compte que les filets par la grêle, on a des aides de la région pour les renouvellements de vergers.
04:59Il faut savoir qu'un verger, un hectare de verger, c'est plus de 70 000 euros d'investissement.
05:04Elle nous aide aussi pour les bâtiments.
05:05Et elle nous aide aussi pour les commerces, pour pouvoir nous développer et pouvoir vendre notre produit à juste prix.
05:11Sur l'ensemble global de la région, j'ai au moins eu à peu près 200, 240 000 euros d'aide.
05:15Ce qui fait quand même une belle enveloppe qui permet de nous aider.
05:18Pour rester compétitif, ça nous donne un bon coup de pain.
05:21Un coup de pouce qui permet aujourd'hui aux cultivateurs d'exploiter 40 hectares de fruits
05:26et de faire travailler une dizaine de personnes.
05:29Pour une profession qui se modernise et qui réussit à s'adapter à son époque.
05:37Retour dans l'Allier sur l'exploitation de vaches allaitantes de Pierre et Ludivine.
05:42Ils réalisent en ce moment de gros investissements afin de bâtir un nouveau bâtiment
05:46destiné à l'élevage et au stockage, avec des panneaux photovoltaïques sur le toit.
05:52Avec mon installation, il faut qu'on augmente notre nombre de vaches
05:55si on veut pouvoir se tirer un salaire tous les deux.
05:58Et faire vivre notre famille parce que c'est bien là le principal quand même.
06:01On a eu un gros coup de pouce de la région alors que ce soit sur l'aide bâtiment.
06:07Également la DGA, parce que je bénéficie d'une DGA à 47 000 euros.
06:10Donc c'est loin d'être négligeable.
06:13Ludivine et Pierre ont également pu bénéficier du fonds régional de garantie pour l'agriculture.
06:19La région, avec le soutien de l'Europe, garantit gratuitement des prêts contractés
06:24par les agriculteurs et les opérateurs forestiers.
06:27Sur, on va dire, entre 75 et 80% de mes emprunts pour mon installation,
06:33la région se porte garante.
06:34Donc derrière moi, ça m'évite de mettre ma maison ou autre en caution.
06:38Et que ce soit la région qui se porte garante, derrière les banques font des taux bonifiés
06:42pour les jeunes qui s'installent comme ça.
06:45Donc ça, il faut continuer à le faire parce que pour moi, c'est important.
06:47Et pour le coup, on a des élus en région qui font le nécessaire pour nous accompagner.
06:51Et là-dessus, il faut en profiter.
06:54S'ils sont lucides sur la situation actuelle des agriculteurs,
06:58Ludivine et Pierre pensent tout de même qu'il y a de beaux projets à mener.
07:01A l'image de la création de leur bâtiment équipé en panneaux photovoltaïques.
07:06Et qu'il y a de la place et des opportunités pour celles et ceux qui voudraient encore se lancer.
07:11Il y a une dizaine d'années, j'avais une centaine d'hectares.
07:14Aujourd'hui, on en a 200.
07:15Franchement, celui qui a des projets viables, aujourd'hui, peut s'installer, je pense,
07:22notamment aussi grâce aux aides régions.
07:25Derrière, nos enfants sont très jeunes et ils feront bien ce qu'ils voudront.
07:28On ne veut pas qu'ils se sentent obligés de reprendre la suite ou autre.
07:33On a encore le temps d'y réfléchir et on fera en sorte de pouvoir transmettre,
07:37peu importe que ce soit nos enfants ou pas.
07:40Et après, on monte cette partie photovoltaïque pour justement être sûr que dans 15-20 ans,
07:46on puisse financer des études à nos enfants et les aider à démarrer dans la vie également.
07:50Donc, c'était l'objectif derrière tout ce projet.
07:52La région Auvergne-Rhône-Alpes vous a présenté. Voyons voir.
07:59Sous-titrage Société Radio-Canada
08:09Sous-titrage Société Radio-Canada

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