00:00Nous sommes devant probablement un moment de réinvention démocratique
00:05par rapport à ce qu'a été notre coutume politique,
00:09par rapport à ce qu'ont été par exemple les partis politiques.
00:12Les partis politiques, ils étaient porteurs d'idées jusqu'à une date qu'il est difficile de définir.
00:17Écoutez, franchement, De Gaulle ne les aimait pas beaucoup les partis politiques.
00:21Parce qu'en fait, le sentiment qu'on a en France, c'est qu'il faut l'homme providentiel.
00:24Et qu'on est capable de suivre un homme quand il arrive.
00:27Et qu'on veut bien être vassal quand le suzerain est grand.
00:29Et tant qu'on n'a pas notre homme providentiel, ça ne marche pas.
00:32C'est une part tout à fait véridique de notre expérience historique
00:37qui tient beaucoup aussi à la faiblesse de la proposition
00:41qui pouvait être faite par le personnel politique ordinaire.
00:45Dont émerge de temps en temps un homme présumé providentiel
00:50qui ne l'est pas toujours, évidemment.
00:53Parce que là, c'est une loterie.
00:55Ça marche quelquefois.
00:56Ça a marché une fois depuis 1945.
00:58Voilà.
00:59Bon, ça n'a pas marché très souvent dans l'histoire de France
01:02quand on remonte un peu plus loin que 1945.
01:05Donc, mais néanmoins, justement, ce qui est remarquable,
01:12c'est que la Ve République, avec son homme providentiel,
01:15providentiel, pardon, a été en même temps un grand moment pour la vie des partis politiques
01:22qui étaient extrêmement riches en propositions, en réflexions, qui mobilisaient la société.
01:28Des centres de formation du président de la République ?
01:31Parce que peut-être que la situation d'opposition était commode pour développer des alternatives
01:38à ce qui était la ligne générale du gaullisme.
01:43Mais le fait est, que restent-ils aujourd'hui, par exemple, des partis
01:47qui sont porteurs de la réflexion collective ?
01:51Ils sont porteurs de tout ce qu'on veut, sauf de réflexions collectives.
01:55Sous-titrage Société Radio-Canada
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