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  • il y a 1 jour
Dans « LCP-Lundi C'est Politique », en partenariat avec Radio Classique et Challenges, Francis Letellier reçoit Sébastien Martin,, Ministre délégué chargé de l'Industrie.

Alors que l'Assemblée nationale figure plus que jamais au coeur de la vie politique, Francis Letellier interroge chaque lundi les ténors du parlement et du gouvernement, en partenariat avec Radio Classique et Challenges.

En première partie de l'émission : un tête-à-tête avec une grande personnalité politique, pour mettre en perspective l'ouverture de la semaine parlementaire, avant les Questions au Gouvernement du mardi.

Francis Letellier est ensuite rejoint en plateau par trois chroniqueurs, journalistes politiques des rédactions de LCP, Radio Classique et Challenges, pour un échange avec l'invité.

Pour conclure l'émission, le face à face : une personnalité issue du monde culturel, économique ou social (écrivain, artiste, expert...) interpelle l'invité et réagit à ses propos.

Hugo au Perchoir, « streamer » politique et parlementaire sur Twitch, intervient également en relayant les questions de sa communauté.

Diffusée le lundi à 19h30 et rediffusée à 23h30, l'émission est également disponible en replay sur LCP.fr et la chaîne YouTube de LCP. Les moments forts seront aussi relayés sur Radio Classique et Challenges.

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Transcription
00:00:00L'an dernier, il y a eu plus de fermetures d'entreprises que de créations.
00:00:03L'automobile, la métallurgie sont particulièrement touchés.
00:00:05A un peu plus d'un an de la fin du mandat d'Emmanuel Macron,
00:00:08un retournement de situation est-il possible ?
00:00:10C'est la tâche du ministre de l'Industrie, Sébastien Martin.
00:00:12L'avenir de l'industrie en France passe-t-elle par le développement des énergies renouvelables
00:00:16ou plus par la défense et les usines d'armement ?
00:00:20Preuve que les temps changent, en tout cas.
00:00:22Sébastien Martin est l'invité de LCP, l'indice est politique.
00:00:30Sous-titrage Société Radio-Canada
00:01:00pour Challenges et bonsoir Hugo Couturier, Hugo au Perchoir
00:01:03et la chaîne Twitch LCP Assemblée Nationale,
00:01:06sur laquelle il y aura du trafic et vous verrez,
00:01:08il y a des réactions, des questions que Hugo vous remontera en temps réel.
00:01:13En fin d'émission avec notre invité, nous parlerons d'énergie.
00:01:16La France est pionnière dans le nucléaire.
00:01:18Une énergie décarbonée et d'avenir, c'est ce que vous pensez, j'imagine.
00:01:21Mais notre invité, lui, il est beaucoup plus circonspect
00:01:23et ne partage pas forcément cet engouement à 100% pro-nucléaire.
00:01:28On va parler d'entreprises qui ont fait la une ces derniers temps
00:01:31à cause de leurs difficultés.
00:01:32À commencer par Arc, la cristallerie d'Arc dans le Nord,
00:01:36spécialisée dans les arts de la table.
00:01:37L'entreprise a été placée en redressement judiciaire il y a un mois.
00:01:40Cet après-midi, vous avez participé à une réunion au ministère de l'Économie
00:01:42pour étudier les deux offres de reprise connues à ce jour.
00:01:46Arc emploie 3500 personnes dans le Pas-de-Calais.
00:01:48Je le disais, Sébastien Martin, il y a deux offres, c'est toujours le cas,
00:01:51à moins que ça ait changé.
00:01:52Une qui envisage de supprimer 800 emplois,
00:01:55l'autre de garder tous les effectifs.
00:01:57Est-ce que ça va compter dans la balance ?
00:01:59La réunion de cet après-midi, elle n'était pas faite pour examiner les deux offres.
00:02:03D'abord parce qu'aujourd'hui, moi, je ne connais qu'une offre,
00:02:07officiellement en tout cas, puisque nos équipes à Bercy,
00:02:11nous avons bien évidemment lu la presse comme vous,
00:02:14nous avons vu qu'il y avait une deuxième offre qui était déposée,
00:02:16mais aujourd'hui, nous n'avons que l'offre initiale
00:02:20qui a été déposée par M. Durand,
00:02:22qui a présenté une offre, effectivement,
00:02:24qui prévoit un certain nombre de suppressions de postes,
00:02:26mais je pense qu'on y reviendra.
00:02:28Et moi, ce qui comptait aujourd'hui,
00:02:30c'était de montrer aux organisations syndicales,
00:02:32aux élus locaux, il y avait Xavier Bertrand,
00:02:34le président de la région, le président du département,
00:02:36il y avait des élus locaux,
00:02:37de montrer que l'État, quoi qu'il advienne,
00:02:39était prêt et était organisé
00:02:42pour accompagner celles et ceux qui,
00:02:44dans le projet de reprise, ne retrouveraient pas forcément un emploi.
00:02:48Donc, quand vous dites ça, ça veut dire que vous actez
00:02:50ce dossier de reprise, puisque c'est le seul ?
00:02:52Non, non, non, je n'acte pas ce dossier de reprise,
00:02:54puisque ce n'est pas le ministre qui décide d'un projet de reprise.
00:02:58C'est le tribunal des affaires économiques de Lille qui décidera.
00:03:02Et chacun est libre de déposer une offre auprès du tribunal.
00:03:04Non, mais quand je vous dis ça, quand je dis vous actez,
00:03:06c'est que vous imaginez que pour l'instant,
00:03:08il y a une seule offre de reprise
00:03:09et que probablement, ça n'ira pas plus loin.
00:03:11Moi, j'étudierais toute offre sérieuse.
00:03:13Jusqu'à quand, mais jusqu'à quand ça peut arriver ?
00:03:15C'est jusqu'au 17 février que les entreprises,
00:03:19enfin les repreneurs, ont la possibilité
00:03:21de déposer auprès du tribunal
00:03:22une amélioration des offres
00:03:25pour lesquelles ils se sont posés.
00:03:26Donc, la deuxième offre qui était relayée dans la presse,
00:03:28qui devait conserver tous les emplois,
00:03:30elle n'existe pas ?
00:03:31En tout cas, elle n'a pas été travaillée
00:03:34avec les équipes de Bercy.
00:03:35Ça n'empêche pas que cette deuxième offre existe,
00:03:37qu'elle soit déposée auprès du tribunal.
00:03:39Et étudiée par vous ?
00:03:40Non, pas étudiée par moi.
00:03:42Non, mais quand je dis étudiée par vous,
00:03:44je veux être clair aussi.
00:03:47Oui, mais à condition qu'on nous la présente.
00:03:48Oui, d'accord.
00:03:48Ce que je veux dire, c'est que...
00:03:49Si elle est présentée, vous direz...
00:03:51Si elle est présentée, je l'étudie.
00:03:53Si elle est présentée, qu'elle demande un soutien de l'État,
00:03:55ça s'étudie.
00:03:56Mais aujourd'hui, la deuxième offre
00:03:58n'a pas été présentée au service de Bercy.
00:03:59Elle n'existe pas.
00:04:01Elle existe, mais elle n'a pas été présentée
00:04:03au service de Bercy,
00:04:04qui s'appelle le CIRI,
00:04:05qui est le Comité interministériel
00:04:07restructuration industrielle.
00:04:08Donc, je ne peux pas travailler dessus.
00:04:10Ce que je sais, c'est qu'il y a l'offre
00:04:11de M. Durand,
00:04:12qui, elle, est une offre qui me semble sérieuse,
00:04:15parce qu'elle a un business plan,
00:04:17parce qu'elle a des financements,
00:04:18et parce qu'elle prévoit, effectivement,
00:04:20un avenir pour cette entreprise.
00:04:22Parce que, je précise quand même,
00:04:23nous ne sommes pas du tout
00:04:23dans une liquidation judiciaire.
00:04:25J'entends les habituels cassiques
00:04:27du Rassemblement national
00:04:28nous expliquer que c'est la fin de Arc.
00:04:30Non, c'est un redressement judiciaire.
00:04:31On est en phase de redressement judiciaire.
00:04:32On remet tout à zéro.
00:04:33Il y a des offres qui sont déposées
00:04:35pour reprendre l'entreprise,
00:04:37et c'est au tribunal des affaires économiques
00:04:39de décider quelle est l'offre
00:04:41la plus viable pour l'avenir de Arc.
00:04:43Une autre entreprise,
00:04:43Brandt, Orléans et Vendôme,
00:04:45liquidée, elle, il y a un mois et demi.
00:04:47700 employés attendent de connaître leur sort.
00:04:51Une nouvelle fois, là, la région,
00:04:53qui avait d'ailleurs critiqué les banques,
00:04:54qui n'avait pas voulu suivre,
00:04:55se dit prête à aider financièrement.
00:04:57Ça compte ?
00:04:58Bien sûr que ça compte.
00:05:00Mais là encore, on est aussi dans un processus.
00:05:03Alors là, cette fois-ci,
00:05:04il y a eu la liquidation judiciaire
00:05:05qui a été prononcée.
00:05:07Donc, des administrateurs judiciaires
00:05:09ont été désignés pour voir comment
00:05:12ce qui est dans l'entreprise aujourd'hui
00:05:13peut être repris par soit certains
00:05:16qui voudront reprendre que les marques,
00:05:18et ça, ce n'est pas très intéressant,
00:05:19d'autres qui voudront reprendre l'outil industriel
00:05:22et rebâtir un projet,
00:05:23d'autres qui peuvent, dans un premier temps,
00:05:26reprendre les marques,
00:05:27reprendre le service après-vente
00:05:29et imaginer un projet industriel.
00:05:31Il y a plusieurs offres qui sont sur la table.
00:05:33Et moi, ce que j'aimerais d'ailleurs,
00:05:34c'est peut-être que différentes offres
00:05:36qui peuvent être assez complémentaires
00:05:37puissent se rapprocher
00:05:39pour avoir un vrai projet solide et sérieux.
00:05:42Plusieurs dossiers qui pourraient faire une seule reprise.
00:05:44Éventuellement.
00:05:45Éventuellement.
00:05:45Je pense que c'est quelque chose
00:05:46qui pourrait être intéressant
00:05:48parce qu'il y a des dossiers sérieux.
00:05:50Il y a vraiment des gens qui arrivent
00:05:51avec de l'argent dans cette affaire.
00:05:53D'autres qui arrivent en demandant aux collectivités,
00:05:56en demandant à l'État beaucoup d'argent,
00:05:58mais en en amenant finalement
00:06:00pas beaucoup sur la table eux-mêmes.
00:06:02Donc, je crois que ce qui est important
00:06:03dans le cas de Brandt,
00:06:05c'est ce que j'avais dit d'ailleurs.
00:06:06Il faut qu'on ait à nouveau une démarche sérieuse.
00:06:09Une démarche sérieuse,
00:06:10c'est une démarche qui peut demander
00:06:11de l'argent aux collectivités,
00:06:12mais qui doit d'abord emmener des fonds privés
00:06:14autour du projet.
00:06:15Parce que s'il n'y a pas de fonds privés,
00:06:16en fait, ça veut dire
00:06:16que les investisseurs n'y croient pas.
00:06:18Si les investisseurs n'y croient pas,
00:06:19ça veut dire que le projet n'est pas sérieux.
00:06:20Et moi, je ne vais pas vendre du rêve
00:06:21aux gens en disant
00:06:22« Si, si, regardez, il y a quelqu'un qui est là. »
00:06:24Et puis, dans six mois,
00:06:25on se retrouve sur le même plateau.
00:06:26Et vous me dites « Mme,
00:06:27vous avez soutenu tel projet,
00:06:28mais en fait, ça ne tenait pas le coup. »
00:06:29Alors, après la fermeture
00:06:30des usines d'acierie Novasco,
00:06:31en particulier en Moselle et en Meurthe-et-Moselle,
00:06:33vous avez décidé de porter plainte
00:06:35contre le fonds d'investissement britannique Greboul,
00:06:37qui n'avait pas investi
00:06:38comme il s'était engagé.
00:06:39L'État avait donné des millions
00:06:48Greboul, évidemment,
00:06:49on n'a pas tellement apprécié
00:06:49de se faire traiter de repreneur voyou au passage.
00:06:53Qu'est-ce que vous attendez
00:06:54de cette démarche en justice ?
00:06:57Précisons bien les choses.
00:06:59À l'été 2024,
00:07:02Greboul s'engage en disant
00:07:03« Je vais mettre 90 millions d'euros
00:07:05pour remonter cette boîte. »
00:07:08Et prend cet engagement devant l'État.
00:07:11Et c'est sur cette base-là que l'État dit
00:07:12« Nous, on accompagnera,
00:07:14on mettra 85 millions d'euros
00:07:15pour accompagner la boîte. »
00:07:17Le tribunal,
00:07:18sur la base de ses engagements,
00:07:20désigne Greboul
00:07:21comme étant le repreneur de Novasco.
00:07:24Et on avait même mis comme condition
00:07:26à ce que,
00:07:27dans les 90 millions d'euros
00:07:28que devait mettre Greboul,
00:07:29il y ait 15 millions
00:07:30qui soient du cash de Greboul,
00:07:32pas des prêts bancaires,
00:07:33pas aller chercher des fonds.
00:07:35Au final,
00:07:36Greboul a mis 1,5 million d'euros.
00:07:39Même pas les 15 millions
00:07:40qu'il devait mettre
00:07:40et très loin des 90 millions
00:07:42sur lesquels il s'était engagé.
00:07:46Donc, il y a un moment,
00:07:47si vous voulez,
00:07:48quand vous ne respectez pas
00:07:49votre engagement,
00:07:49quand vous ne respectez pas
00:07:50les contrats que vous avez signés
00:07:52en moins d'un an,
00:07:53parce qu'on parle bien
00:07:54de moins d'un an,
00:07:55eh bien,
00:07:55j'ai estimé
00:07:56qu'au regard du préjudice causé
00:07:58à la fois à l'État
00:07:59et surtout au territoire
00:08:00et aux centaines de personnes
00:08:01qui se retrouvent sur le carreau,
00:08:03eh bien,
00:08:03que ces personnes-là
00:08:03devaient rendre des comptes.
00:08:04– J'ai bien compris,
00:08:04mais qu'est-ce que vous en attendez ?
00:08:05– J'en attends quoi ?
00:08:06J'en attends une réparation.
00:08:08– Mais une réparation financière.
00:08:09– C'est-à-dire que nous avons demandé
00:08:0995 millions d'euros à Grebulle
00:08:12qui correspondent à la fois
00:08:13aux 90 millions
00:08:14qu'il aurait dû mettre sur la table
00:08:16et 5 millions d'euros
00:08:17au titre de préjudice causé
00:08:19à ce territoire
00:08:21et tout simplement à,
00:08:23comment dirais-je,
00:08:24l'engagement qu'il avait pris
00:08:25devant l'État.
00:08:26– Vous attendez donc
00:08:26une réparation financière ?
00:08:27– À une réparation financière
00:08:28de 95 millions d'euros.
00:08:30C'est clair, c'est net.
00:08:31Parce qu'on ne savait pas exactement
00:08:32quelles étaient vos ambitions.
00:08:33Maintenant, c'est clair.
00:08:34Ces dossiers, en tout cas,
00:08:35que nous avons évoqués,
00:08:36illustrent bien les difficultés
00:08:37de l'industrie française.
00:08:38Je le disais tout à l'heure
00:08:38en commençant cette émission.
00:08:40Maintenant, la question,
00:08:40c'est de savoir
00:08:41quels sont les secteurs d'avenir.
00:08:42Mais on va d'abord faire
00:08:43un état des lieux, Laurent.
00:08:45– Oui, puisque la réindustrialisation,
00:08:47c'était l'une des grandes promesses
00:08:48d'Emmanuel Macron.
00:08:50Il y a eu des progrès,
00:08:51mais l'an passé,
00:08:52il y a eu 116 sites ou usines
00:08:54qui ont ouvertes,
00:08:55mais malheureusement,
00:08:56179 qui ont fermé.
00:08:58Donc, le solde est négatif de 63.
00:09:00Comment est-ce que vous expliquez
00:09:01ce chiffre et surtout,
00:09:02quelles solutions
00:09:03pour inverser la tendance ?
00:09:05– Alors, ce qui aurait été intéressant,
00:09:06c'est de rappeler quand même
00:09:07qu'entre 2018 et 2024,
00:09:10on a recréé de l'emploi industriel
00:09:12dans ce pays.
00:09:13Parce que c'est bien
00:09:13de se focaliser sur une année,
00:09:16mais il faut prendre les choses
00:09:16un petit peu en perspective.
00:09:19Juste, depuis 2020,
00:09:21l'Allemagne a détruit
00:09:21250 000 emplois industriels
00:09:23et je n'entends pas ici,
00:09:24autour de cette table,
00:09:25dire que l'Allemagne
00:09:25est un échec
00:09:26de la réindustrialisation.
00:09:28Il faut qu'on objective
00:09:29les choses.
00:09:30Il se passe depuis fin 2024
00:09:32une situation
00:09:34qui a fondamentalement changé
00:09:36et qui d'ailleurs
00:09:37doit nous inviter
00:09:37à fondamentalement changer
00:09:39et peut-être même
00:09:40être en rupture
00:09:41avec ce qu'on a conduit
00:09:42comme politique industrielle
00:09:43au niveau européen.
00:09:45Depuis fin 2024
00:09:46et l'arrivée de M. Trump,
00:09:48on a un phénomène
00:09:49qui fait que la Chine,
00:09:50qui produit massivement,
00:09:53a ce qu'on appelle
00:09:53des surcapacités industrielles.
00:09:55En résumé,
00:09:56la Chine a construit
00:09:57un outil industriel
00:09:58ultra subventionné
00:09:59parce que c'est facile
00:10:00d'être compétitif en Chine.
00:10:01On vous offre votre usine
00:10:03à bâtir un outil industriel
00:10:05gros comme ça,
00:10:06sauf que le marché intérieur
00:10:08chinois ralentit,
00:10:09la croissance chinoise
00:10:10n'est pas du tout
00:10:10au niveau attendu.
00:10:12Enfin, si,
00:10:12selon les chiffres officiels,
00:10:14si, mais pour de vrai,
00:10:15non.
00:10:16Donc, vous avez un marché
00:10:16qui se réduit,
00:10:17vous ajoutez à ça
00:10:18les États-Unis
00:10:19qui se referment
00:10:20et vous avez des surcapacités
00:10:21chinoises qui arrivent chez nous.
00:10:22Ça, c'est pour l'été des lieux.
00:10:23Particulièrement dans l'acier,
00:10:24dans la chimie.
00:10:25Et sur cette question
00:10:25des créations de sites,
00:10:27des fermetures de sites,
00:10:28oui, mais ça a un impact.
00:10:29Comment on fait pour changer ?
00:10:30Et vous parliez de l'Allemagne,
00:10:31pardon,
00:10:32si on avait l'emploi industriel
00:10:34qu'il y a à l'Allemagne,
00:10:35je pense que vous seriez
00:10:36le ministre de l'Industrie
00:10:37le plus heureux.
00:10:38L'Allemagne connaît
00:10:39une profonde crise industrielle
00:10:41depuis le Covid.
00:10:42Ce n'est pas juste la France
00:10:44qui, depuis fin 2024,
00:10:45a des difficultés.
00:10:47C'est un phénomène européen
00:10:48en ce moment.
00:10:49Et donc,
00:10:49quand on dit que sur l'acier,
00:10:51il faut des mesures de protection
00:10:52qu'on a obtenues,
00:10:53et d'ailleurs demain
00:10:53avec le président de la République
00:10:54qui seront confirmées,
00:10:56ça veut bien dire
00:10:56qu'il faut réagir
00:10:58par rapport à ce qui nous arrive
00:10:59d'Asie.
00:11:00Et qu'est-ce qu'il faut faire ?
00:11:02Qu'est-ce qu'il faut faire ?
00:11:02Et notamment dans le domaine
00:11:03de l'automobile.
00:11:04Bien sûr.
00:11:04Qu'est-ce qu'il faut faire ?
00:11:07Et il faut qu'au niveau européen,
00:11:09on soit plus efficace.
00:11:10Et d'ailleurs,
00:11:10j'ai écrit à la Commission européenne
00:11:11pour qu'ils mettent plus de moyens
00:11:13pour étudier les dossiers
00:11:14anti-dumping.
00:11:15Aujourd'hui,
00:11:16ce n'est pas normal
00:11:16qu'on mette deux ans
00:11:18à analyser un dossier
00:11:19anti-dumping.
00:11:20En deux ans,
00:11:20la boîte,
00:11:21elle a le temps de mourir.
00:11:22Il faut également
00:11:24soutenir notre production.
00:11:26Ça passe par la préférence européenne
00:11:27et la Commission européenne
00:11:28vient de le confirmer
00:11:29à l'instant
00:11:30qu'elle était favorable
00:11:31à la préférence européenne.
00:11:33Et puis,
00:11:33il faut aussi simplifier.
00:11:34Sauf que ça,
00:11:34il va falloir que ça entre
00:11:35concrètement dans les faits.
00:11:37Je ne vous le fais pas dire,
00:11:38mon cher ami.
00:11:38Il faut que ça rentre
00:11:39concrètement dans les faits.
00:11:40Avec l'Europe,
00:11:40des fois,
00:11:40ça prend du temps.
00:11:41Sauf que,
00:11:42ce n'était pas gagné d'avance.
00:11:44Et aujourd'hui,
00:11:44la présidente de la Commission
00:11:46a confirmé
00:11:46qu'elle était favorable
00:11:47à la préférence européenne
00:11:48qui est un combat de la France.
00:11:49Vous considérez
00:11:50que c'est une victoire pour vous ?
00:11:52Ah, c'est une victoire.
00:11:53Ah oui.
00:11:53Ah oui,
00:11:53parce que je peux vous dire,
00:11:54il n'y a pas longtemps
00:11:55que je suis ministre.
00:11:56Mais il y a quelque chose
00:11:57qui m'étonne.
00:11:58C'est que dans certaines réunions
00:12:00que je passe
00:12:00avec mes homologues européens,
00:12:03il faut arriver à convaincre
00:12:04du bien fondé
00:12:04de la préférence européenne
00:12:05ou du made in Europe.
00:12:07La France,
00:12:08aujourd'hui,
00:12:08dit oui,
00:12:09il faut de la préférence européenne.
00:12:10Il faut que quand il y a
00:12:11un euro d'argent public
00:12:11qui accompagne
00:12:12un investissement industriel,
00:12:14ça doit revenir
00:12:15avec la préférence européenne.
00:12:15C'est une victoire de la France.
00:12:16C'est une victoire de la France.
00:12:17Alors maintenant,
00:12:18il faut que ça chemine,
00:12:20que ça soit définitivement adopté.
00:12:21Mais le fait que la présidente
00:12:23de la Commission européenne,
00:12:24alors que je sais
00:12:25qu'il y a un débat
00:12:25extrêmement fort sur le sujet,
00:12:27ait aujourd'hui acté
00:12:29le principe de la préférence européenne,
00:12:31c'est une victoire pour la France.
00:12:32Mais vous n'avez pas encore
00:12:33l'accord de l'Allemagne
00:12:35et d'autres pays.
00:12:36Il n'y a pas que l'Allemagne
00:12:37qui décide.
00:12:37Et sur ce sujet
00:12:38de la préférence européenne,
00:12:39il peut y avoir une divergence
00:12:40à l'intérieur même
00:12:41des industriels.
00:12:42C'est-à-dire que tous les industriels
00:12:43ne sont pas forcément d'accord
00:12:44pour cette préférence européenne.
00:12:44Mais il y a un moment, monsieur,
00:12:45il faut savoir ce qu'on veut.
00:12:47Est-ce qu'on veut encore
00:12:48avoir une industrie
00:12:49en Europe ou pas ?
00:12:51Si on veut avoir
00:12:51une industrie en Europe,
00:12:53il faut qu'on s'applique
00:12:53les mêmes règles
00:12:54que celles que s'appliquent
00:12:56les Américains
00:12:56et les Chinois.
00:12:58Les Chinois et les Américains,
00:12:59ils imposent des contenus
00:13:00de préférence locale.
00:13:02Donc nous,
00:13:03on va imposer en Europe
00:13:04des contenus
00:13:04de préférence locale.
00:13:05Et on l'a déjà obtenu,
00:13:06notamment pour les véhicules électriques.
00:13:08Elsa,
00:13:09parce qu'on va parler
00:13:09maintenant d'électricité toujours,
00:13:10mais on va extrapoler
00:13:12un petit peu.
00:13:12Exactement.
00:13:12Un des problèmes
00:13:13des industriels,
00:13:14ce qui dénonce
00:13:14un coût de l'énergie
00:13:15parfois deux, trois fois supérieur
00:13:17à nos voisins aux Etats-Unis,
00:13:19par exemple,
00:13:19le gouvernement va trancher
00:13:21avec la PPE,
00:13:21la programmation pluriannuelle
00:13:22de l'énergie.
00:13:24Un décret d'ici la fin de semaine,
00:13:25déjà sur la méthode.
00:13:27Un décret,
00:13:27pas de débat au Parlement.
00:13:29Pourquoi ?
00:13:30Oh, il y a eu
00:13:30un débat au Parlement.
00:13:32J'étais député
00:13:33et quand j'étais député,
00:13:35d'ailleurs,
00:13:36il y a eu un débat
00:13:37sur une proposition de loi
00:13:38qui émanait du Sénat,
00:13:39qui ensuite est arrivée
00:13:40à l'Assemblée nationale.
00:13:42Le Parlement a voté contre
00:13:43à la fin de semaine.
00:13:43Mais il y a un moment,
00:13:45moi j'aime bien cette expression,
00:13:46vous savez,
00:13:47Chirac disait
00:13:47un chef s'est fait pour chefé.
00:13:49Eh bien,
00:13:49le Premier ministre,
00:13:50il a chefé
00:13:50et donc il propose
00:13:52que la PPE sorte
00:13:53enfin par décret.
00:13:54La PPE est toujours
00:13:55sortie par décret.
00:13:56C'était juste là,
00:13:57à l'époque,
00:13:58le Rassemblement national
00:13:59qui menait encore
00:14:00une espèce de chantage
00:14:00en disant
00:14:01il faut absolument
00:14:01que ce soit un texte législatif.
00:14:03Sinon c'est la censure.
00:14:04Excusez-moi,
00:14:05vous voyez comme quoi
00:14:07la parole du Rassemblement national
00:14:08vaut quelque chose.
00:14:08Et là,
00:14:09vous pensez que
00:14:09si c'est un décret
00:14:10d'ici la fin de la semaine,
00:14:11rien que sur cette méthode-là,
00:14:12le Rassemblement national
00:14:13pourrait censurer ?
00:14:14Écoutez,
00:14:14le Rassemblement national,
00:14:15il veut censurer
00:14:16sur tout et n'importe quoi.
00:14:17Je vous rappelle
00:14:18que le Rassemblement national
00:14:22a été censure
00:14:22alors que le gouvernement
00:14:23a dit qu'il était contre.
00:14:25Qu'est-ce que vous voulez
00:14:26que je fasse ?
00:14:26Le Rassemblement national
00:14:27va déposer des motions
00:14:29de censure sur tout
00:14:29et n'importe quoi.
00:14:31C'est leur politique
00:14:32le tout et n'importe quoi.
00:14:33Donc ça ne m'étonne pas.
00:14:33Vous pensez que le risque
00:14:34de censure n'est pas écarté
00:14:35ce soir de la part du RN
00:14:37sur la PPE ?
00:14:37La question...
00:14:38Il y a une différence
00:14:40entre déposer une motion de censure
00:14:41et entre le fait
00:14:42qu'elle soit acceptée,
00:14:43qu'elle soit adoptée.
00:14:44Donc elle ne sera pas votée.
00:14:45Mais je ne sais pas.
00:14:46Moi je ne sais pas.
00:14:47Les parlementaires sont libres.
00:14:48Mais aujourd'hui,
00:14:49je crois qu'il était absolument
00:14:51indispensable aussi
00:14:53pour les filières industrielles
00:14:54engagées dans l'énergie
00:14:55que cette PPE soit publiée,
00:14:56qu'elle sorte
00:14:57et le Premier ministre
00:14:57aura les annonce jeudi.
00:14:59Justement,
00:14:59la filière qui était
00:15:00particulièrement inquiète
00:15:01c'est la filière de l'éolien
00:15:03et du photovoltaïque.
00:15:04Il y a encore des énergies
00:15:05renouvelables dans cette PPE
00:15:06mais sur l'éolien
00:15:08et le photovoltaïque
00:15:08on dit mollo
00:15:09dans les territoires
00:15:10ça ne passe plus
00:15:11donc on ne va pas reconstruire
00:15:12des champs d'éoliennes partout.
00:15:13Est-ce que vous rassurez
00:15:14ces filières ce soir
00:15:16en leur disant
00:15:16qu'on va continuer à produire
00:15:17de l'éolien,
00:15:19ou est-ce qu'on dit
00:15:19que dans les prochaines années
00:15:20ça ne se fera plus ?
00:15:21Je crois que le Premier ministre
00:15:22a été très clair
00:15:23puisqu'il a reçu
00:15:23toutes les filières
00:15:24vendredi après-midi
00:15:27que d'ailleurs
00:15:27ces filières sont sorties
00:15:28plutôt rassurées.
00:15:30Je crois que tout le monde
00:15:30a bien compris
00:15:31qu'il y avait des enjeux
00:15:32d'acceptabilité
00:15:34d'un certain nombre
00:15:34de production
00:15:35d'énergie renouvelable
00:15:36et particulièrement
00:15:37l'énergie éolienne.
00:15:38C'est pour ça d'ailleurs
00:15:39que le Premier ministre
00:15:39a parlé de faire monter
00:15:42en puissance
00:15:42des champs d'éoliennes
00:15:43déjà présents
00:15:44avec un système
00:15:45de production d'énergie
00:15:47peut-être plus important.
00:15:48On maintient un cas
00:15:49sur les éoliennes
00:15:51en mer
00:15:52et puis on annonce
00:15:53aussi qu'il y aura
00:15:546 EPR
00:15:558 en option
00:15:56qui seront tranchées
00:15:57d'ici la fin de l'année
00:15:582026
00:15:59et une stratégie
00:16:00d'électrification aussi
00:16:01qui sera présentée
00:16:02par Roland Lescure
00:16:02dans les semaines qui viennent.
00:16:03Mais dire qu'on ne va pas
00:16:04aller plus loin
00:16:04sur la question des éoliennes
00:16:06c'était aussi
00:16:06pour vous contenter
00:16:07vous la droite
00:16:08et le Rassemblement National
00:16:09qui dans les territoires
00:16:10sont souvent vent debout
00:16:11contre les éoliennes.
00:16:12Bravo, vent debout
00:16:12bravo pour le jeu de mots.
00:16:16C'était un volontaire
00:16:16mais je l'ai gagné.
00:16:17Vous savez
00:16:18il y a ce qui est souhaitable
00:16:21et ce qui est réalisable.
00:16:23Il y a effectivement
00:16:24dans un certain nombre
00:16:24de territoires
00:16:25aujourd'hui
00:16:26sur la question
00:16:26des éoliennes
00:16:27des crispations
00:16:28qui pourraient de toute façon
00:16:29ne pas permettre
00:16:30au projet
00:16:31donc ce que vous disiez Elsa
00:16:32il vaut mieux avancer
00:16:32de matière pragmatique
00:16:34essayer de faire
00:16:35en sorte que
00:16:36oui la production
00:16:36d'énergie renouvelable
00:16:37continue de progresser
00:16:38de manière raisonnable
00:16:40et acceptable
00:16:40par la population.
00:16:40Donc c'est un gage
00:16:41que vous donnez
00:16:42à ces opposants ?
00:16:42Ce n'est pas un gage
00:16:43parce qu'il y a une réalité
00:16:45c'est qu'on marche
00:16:45sur deux jambes
00:16:46il y a le nucléaire
00:16:47et le renouvelable
00:16:49que l'on ne doit pas
00:16:50opposer l'un à l'autre
00:16:51parce qu'on a besoin
00:16:51des deux
00:16:52et donc on trouve
00:16:53une bonne solution
00:16:54pour avancer sur les deux.
00:16:55Alors il y a un endroit
00:16:56où on embauche
00:16:57engagez-vous
00:16:57une industrie créatrice
00:17:01d'emplois
00:17:01et d'innovation
00:17:02en France
00:17:03c'est l'industrie
00:17:04de la défense
00:17:05l'industrie de l'armement
00:17:06est-ce qu'on peut dire
00:17:07au risque d'être
00:17:08un peu provocateur
00:17:10que finalement
00:17:11l'un des principaux espoirs
00:17:13de l'industrie française
00:17:14aujourd'hui
00:17:15pour se moderniser
00:17:16et se relancer
00:17:16c'est la guerre
00:17:18qui parfois
00:17:19est à nos portes ?
00:17:20Non mais comme on dit
00:17:21le meilleur moyen
00:17:22d'éviter la guerre
00:17:23c'est de s'y préparer
00:17:24on avait vraiment
00:17:26baissé la garde
00:17:26en matière de défense
00:17:28le président de la république
00:17:30a décidé de rehausser
00:17:32et le ton d'ailleurs
00:17:33et le niveau
00:17:34de notre armement
00:17:36parce que dans le monde
00:17:36tel qu'il est
00:17:37pour être respecté
00:17:38il faut être craint
00:17:38et pour être craint
00:17:39il faut avoir une armée
00:17:40solide et puissante
00:17:41et qui dispose
00:17:42des derniers équipements
00:17:43et donc les derniers équipements
00:17:45grâce à la loi
00:17:46de programmation militaire
00:17:47nous allons pouvoir
00:17:47les acquérir
00:17:48grâce aux députés
00:17:49qui ont été responsables
00:17:50il y a 6 milliards d'euros
00:17:52de plus
00:17:52qui sont inscrits
00:17:53au budget des armées
00:17:55pour pouvoir investir
00:17:56et ça sera aussi
00:17:57de l'emploi
00:17:58dans les territoires
00:17:59moi j'étais chez Safran
00:18:00à Vernon
00:18:02la semaine dernière
00:18:03qui embauche
00:18:04qui va embaucher aussi
00:18:05dans un département
00:18:05comme l'Allier
00:18:06qui connaît des difficultés
00:18:08liées à d'autres secteurs
00:18:09industriels
00:18:10donc il ne faut pas
00:18:11avoir peur
00:18:12de s'en réjouir
00:18:13entre guillemets
00:18:13que des industriels
00:18:14embauchent
00:18:15mais vous savez
00:18:16il y a un moment
00:18:17où la France
00:18:18aujourd'hui
00:18:19face aux menaces
00:18:19qui sont là
00:18:20a la nécessité
00:18:21de se réarmer
00:18:21pendant ce temps-là
00:18:22il y a aussi
00:18:22beaucoup d'industries
00:18:23qui ne trouvent pas
00:18:24de main d'oeuvre
00:18:25notamment
00:18:26on n'a pas assez
00:18:26d'ouvriers
00:18:27dans l'industrie
00:18:28en France
00:18:28on manque aussi
00:18:29d'ingénieurs
00:18:30de très haut niveau
00:18:30nos grandes écoles
00:18:31d'ingénieurs
00:18:32sont en retard
00:18:33elles sont loin
00:18:34des premières
00:18:34dans les classements
00:18:35internationaux
00:18:35comment est-ce qu'on peut faire
00:18:37comment est-ce que vous
00:18:37voulez faire
00:18:38vous qui êtes en charge
00:18:39pour rendre à nouveau
00:18:41l'industrie française
00:18:42attractive
00:18:43c'est un sujet
00:18:45qui nécessite
00:18:46un engagement
00:18:46au long cours
00:18:47c'est pour ça que
00:18:48quand on dit
00:18:49la réindustrialisation
00:18:50c'est fini
00:18:51ça n'a pas de sens
00:18:52parce qu'en réalité
00:18:53c'est un engagement
00:18:54sur le long terme
00:18:55vous savez
00:18:56on sort de décennies
00:18:57de décennies
00:18:58où on a dit
00:18:59il n'y aura plus d'usines
00:18:59en France
00:19:00je vous rappelle
00:19:00qu'à un moment
00:19:01on disait
00:19:01c'est très bien
00:19:01il n'y aura plus d'usines
00:19:02en France
00:19:02on a perdu 2 millions
00:19:03d'emplois industriels
00:19:04en 30 ans
00:19:05oui tout à fait
00:19:05c'est pour ça que
00:19:06quand on a inversé la courbe
00:19:07c'était quand même
00:19:07une bonne nouvelle
00:19:08et aujourd'hui
00:19:10moi je crois beaucoup
00:19:10à la nécessité
00:19:11de reconstruire
00:19:12des parcours de formation
00:19:13autour des métiers
00:19:14de l'industrie
00:19:15qui peuvent être
00:19:15des ingénieurs
00:19:16mais aussi des techniciens
00:19:18on n'a pas besoin
00:19:19que d'ingénieurs
00:19:19mais est-ce que ce retard
00:19:21il est rattrapable ?
00:19:22oui ce retard
00:19:22il est rattrapable
00:19:23à condition
00:19:24que l'on s'appuie
00:19:25sur les territoires
00:19:26et que l'on monte
00:19:27ce que j'appelle moi
00:19:28des académies industrielles
00:19:29dans les territoires
00:19:30qui peuvent s'appuyer
00:19:31un morceau
00:19:32sur un lycée professionnel
00:19:34et un lycée technique
00:19:34qui peuvent s'appuyer
00:19:35sur un outil
00:19:36comme le Conservatoire
00:19:37National des Arts et Métiers
00:19:38qui est capable
00:19:40de nouvelles formations
00:19:40qui sont labellisées
00:19:41par l'État
00:19:42et pas des formations
00:19:43que j'appelle
00:19:43pochettes surprises
00:19:44où vous payez très cher
00:19:45et vous avez un diplôme
00:19:46qui n'est pas labellisé
00:19:47par l'État
00:19:47et dans des partenariats
00:19:48aussi avec les écoles
00:19:50d'ingénieurs
00:19:51on peut parler de l'ENSAM
00:19:52par exemple
00:19:52qui est très présent
00:19:53dans les territoires
00:19:54et qui donc permet
00:19:55de construire
00:19:56des parcours de formation
00:19:57mais c'est 2-3 ans
00:19:57c'est 2-3 ans
00:19:58ah bah oui
00:19:59il faut 2-3 ans
00:20:00mais moi je comprends
00:20:02le faire
00:20:02si vous voulez
00:20:03pas simplement
00:20:03en m'appuyant
00:20:03sur l'éducation nationale
00:20:04qui est importante
00:20:05mais aussi
00:20:06sur les élus locaux
00:20:07en attendant
00:20:08vous avez peut-être
00:20:08entendu cette déclaration
00:20:09qui a fait un peu de bruit
00:20:10le président de BPI France
00:20:13Nicolas Dufour
00:20:13a dit ces jours-ci
00:20:15que pour relancer
00:20:16l'industrie
00:20:17dans notre pays
00:20:18il faudrait
00:20:19probablement
00:20:20une immigration
00:20:22qui serait
00:20:23indispensable
00:20:24est-ce que c'est
00:20:25votre point de vue ?
00:20:26on a un problème
00:20:26démographique
00:20:27dans le pays
00:20:28et on sait très bien
00:20:29qu'y compris
00:20:30dans l'industrie
00:20:31ou dans les services
00:20:32il y a une main d'oeuvre
00:20:34étrangère
00:20:35qui arrive
00:20:36d'ailleurs au passage
00:20:37je ne crois pas
00:20:38je ne crois pas
00:20:39que l'immigration
00:20:41je ne crois pas
00:20:42que l'immigration
00:20:42de travail
00:20:43pose un problème
00:20:44dans ce pays
00:20:44ce qui pose un problème
00:20:45parfois dans ce pays
00:20:46c'est une immigration
00:20:47qui n'est pas liée
00:20:47à l'activité professionnelle
00:20:49qui n'est pas liée au travail
00:20:50est-ce qu'il faudrait
00:20:50davantage d'immigration économique ?
00:20:52il faudra sans doute
00:20:53un peu plus d'immigration
00:20:54économique
00:20:55pour pallier
00:20:56dans certains secteurs
00:20:57où il n'y a pas de main d'oeuvre
00:20:58et puis il faut aussi
00:20:59s'appuyer sur les bassins d'emploi
00:21:01dans lesquels
00:21:02aujourd'hui
00:21:02on a un taux de chômage
00:21:03qui est parfois trop élevé
00:21:04pour remettre
00:21:05vers les chemins de l'emploi
00:21:06et des emplois industriels
00:21:07la population
00:21:08alors là on a parlé
00:21:09de l'immigration
00:21:10de travail
00:21:11c'est comme ça que vous dites
00:21:12Laurent
00:21:12il y a aussi eu
00:21:13ces derniers temps
00:21:14les fameux débats
00:21:16sur le budget
00:21:16on en a parlé
00:21:17quand je dis les semaines
00:21:18c'est même ces derniers mois
00:21:19mais il y a encore
00:21:21des scories
00:21:21autour de ce budget
00:21:23ah oui
00:21:23il y a encore
00:21:24beaucoup de scories
00:21:24on sent une colère patronale
00:21:26dont on pensait
00:21:27qu'elle se calmerait
00:21:29mais qui reprend
00:21:29des mouvements importants
00:21:32qui se créaient spontanés
00:21:33il faut dire que dans le budget
00:21:34il y a eu une forte augmentation
00:21:36du taux de l'impôt
00:21:37sur les sociétés
00:21:38notamment pour les grands groupes
00:21:40enfin exclusivement
00:21:41pour les grands groupes
00:21:42mais qui amène le taux
00:21:43d'impôt sur les sociétés
00:21:44en France
00:21:44au même niveau que l'an dernier
00:21:45décidée par Michel Barnier
00:21:46oui mais qui est aussi
00:21:47le plus élevé
00:21:48de tous les pays de l'OCDE
00:21:49donc de tous les pays riches
00:21:50est-ce que c'est la fin
00:21:52de la priorité budgétaire
00:21:54à l'industrie
00:21:54à la réindustrialisation
00:21:55je veux quand même rappeler
00:21:56que les impôts de production
00:21:57ont baissé de 20 milliards
00:21:58ces dernières années
00:21:59que ça a permis
00:22:01de ramener l'IS
00:22:01à un niveau
00:22:02l'impôt sur les sociétés
00:22:04pardon
00:22:04à un niveau
00:22:06à peu près équivalent
00:22:07à celui que l'on trouve
00:22:07en Europe
00:22:08ensuite il faut bien regarder
00:22:09par exemple
00:22:10si on compare avec l'Allemagne
00:22:11effectivement vous regardez
00:22:12le taux brut d'IS
00:22:13d'impôt sur les sociétés
00:22:14pardon
00:22:14il est sans doute
00:22:15un peu plus faible
00:22:15qu'en France
00:22:16mais en fait
00:22:16vous avez des couches locales
00:22:17qui se rajoutent
00:22:18qui fait qu'au final
00:22:19on est dans les mêmes taux
00:22:21moi je comprends
00:22:23la colère
00:22:24et l'exaspération
00:22:25des chefs d'entreprise
00:22:26parce que depuis le mois
00:22:28de septembre
00:22:28ils ont été accusés
00:22:29de tous les maux
00:22:31on a eu
00:22:32au début
00:22:32avec François Bayrou
00:22:34tout était la faute
00:22:34des boomers
00:22:35et puis à partir de septembre
00:22:36la taxe Zuckman
00:22:37tout était la faute
00:22:37des chefs d'entreprise
00:22:38et moi j'ai envie de dire
00:22:39aux chefs d'entreprise
00:22:40que tout ce qui arrive
00:22:42n'est pas de leur faute
00:22:43au contraire
00:22:43quand il arrive beaucoup de choses
00:22:44bien c'est grâce à eux
00:22:45c'est pas François Bayrou
00:22:46ni la gauche
00:22:47là c'est vous
00:22:47c'est votre budget
00:22:48il dit ça va pas
00:22:49d'accord
00:22:50mais c'est pas
00:22:51le gouvernement
00:22:52de Sébastien Lecornu
00:22:53qui avait proposé
00:22:55la taxe Zuckman
00:22:55c'est pas le gouvernement
00:22:57de Sébastien Lecornu
00:22:58qui a proposé
00:22:59la fameuse taxe
00:23:00sur les multinationales
00:23:01c'est pas le sujet
00:23:01sauf que là
00:23:02les patrons ils disent
00:23:03à propos du budget
00:23:04de maintenant
00:23:04le budget qui a été adopté
00:23:06effectivement
00:23:06par les députés
00:23:09oui non mais
00:23:09je sais bien
00:23:10que c'est nous
00:23:10qui devons rendre compte
00:23:11mais sauf que
00:23:12il semblerait
00:23:13monsieur Letellier
00:23:14je pense que vous êtes
00:23:14un fin observateur
00:23:15de la vie politique
00:23:16il semblerait
00:23:17que la configuration
00:23:18politique de notre pays
00:23:19est légèrement changée
00:23:20il y a quelques
00:23:21même mois en arrière
00:23:23il y avait un truc
00:23:24qui était assez simple
00:23:24c'est à dire
00:23:25vous aviez un gouvernement
00:23:26avec une majorité absolue
00:23:27à l'Assemblée Nationale
00:23:28et effectivement
00:23:29tout était de la responsabilité
00:23:30du gouvernement
00:23:31mais là il me semble
00:23:32qu'il n'y a pas
00:23:33de majorité absolue
00:23:34à l'Assemblée Nationale
00:23:35mais c'est ça que vous disiez
00:23:35patron
00:23:36c'est qu'ils ont le sentiment
00:23:36de payer
00:23:37il a fallu construire
00:23:38avec les députés
00:23:39un budget
00:23:40mais c'est ce que disent
00:23:40les patrons
00:23:41ils ont le sentiment
00:23:41de payer ce compromis politique
00:23:43sur leur dos
00:23:44pour faire plaisir aux socialistes
00:23:45il fallait taxer
00:23:46les entreprises
00:23:47mais est-ce qu'on préfère ça
00:23:47ou pas de budget du tout ?
00:23:48parce que moi j'entends
00:23:49tous ceux qui expliquent
00:23:50ils donnent des leçons
00:23:51tous ceux qui donnent des leçons
00:23:53à Sébastien Lecornu
00:23:54je ne parle pas du tout
00:23:54des chefs d'entreprise
00:23:55mais c'est ceux qui ont eu du mal
00:23:56à faire aboutir un budget
00:23:57quand même
00:23:58non mais c'est les mêmes patrons
00:23:58qui disaient qu'ils ont un budget
00:23:59tout de suite
00:23:59donc là Sébastien Lecornu
00:24:00il a réussi à faire aboutir
00:24:02un budget
00:24:02nous avons un budget
00:24:04on est sur le même niveau
00:24:05de fiscalité
00:24:06que l'an dernier
00:24:06puisque le fameux impôt
00:24:08la surtaxe d'IS
00:24:09c'est le même
00:24:10que l'an dernier
00:24:11non
00:24:11modulo 100 entreprises
00:24:12de moins sur 400
00:24:14qui sont impactés
00:24:16puisqu'on a sorti
00:24:16les entreprises
00:24:17de taille intermédiaire
00:24:18donc je veux bien entendre
00:24:21tout ce que l'on veut
00:24:22je sais que les entrepreneurs
00:24:23en ont ras la casquette
00:24:25d'avoir été ciblés
00:24:27en permanence
00:24:28mais moi je tire aussi
00:24:29mon coup de chapeau
00:24:29parce que si la France
00:24:30cette année
00:24:31fait 0,9% de croissance
00:24:32si elle fera au moins
00:24:341% de croissance
00:24:34l'an dernier
00:24:35c'est grâce aux chefs
00:24:36d'entreprise
00:24:36qui investissent
00:24:37dans les territoires
00:24:37avant de repasser
00:24:37à Laurent
00:24:38vous ne craignez pas
00:24:39une fronte patronale
00:24:41je ne sais pas
00:24:42de quoi demain
00:24:43sera fait
00:24:44de la part
00:24:45des organisations patronales
00:24:46moi ce que je sais
00:24:47c'est que j'ai beaucoup
00:24:47de respect
00:24:48à la fois pour le président
00:24:49du MEDEF
00:24:50comme pour le président
00:24:51de la CPME
00:24:51qui sont des gens engagés
00:24:53qui font leur boulot
00:24:54du mieux qu'ils le peuvent
00:24:55et avec lequel j'ai un dialogue
00:24:56en responsabilité
00:24:57pour essayer de faire
00:24:58encerner la vie
00:24:58peut-être plus symboliquement
00:25:00mais sur les crédits
00:25:01de France 2030
00:25:02c'est le programme
00:25:03d'industrialisation
00:25:04qui était aussi
00:25:05un des cœurs
00:25:05de politique
00:25:07d'Emmanuel Macron
00:25:08pourquoi est-ce qu'il a fallu
00:25:09réduire un peu
00:25:10ce budget
00:25:11il n'y avait pas
00:25:12d'autres économies
00:25:13trouvables ?
00:25:15vous savez
00:25:16tout le monde
00:25:17est toujours d'accord
00:25:17pour faire des économies
00:25:18mais après
00:25:19pour faire des propositions
00:25:20personne n'est jamais d'accord
00:25:21donc effectivement
00:25:23France 2030
00:25:24n'est pas à l'arrêt
00:25:25mais France 2030
00:25:26n'aura pas cette année
00:25:271 milliard
00:25:28d'euros
00:25:29de plus
00:25:30il y aura un certain
00:25:31nombre de programmes
00:25:31qu'on aurait aimé lancer
00:25:32qui ne seront peut-être
00:25:33pas lancés
00:25:34maintenant on va regarder
00:25:35les choses
00:25:35de manière très précise
00:25:37avec le SGPI
00:25:38le secrétariat général
00:25:39à l'investissement
00:25:40pour voir
00:25:41quels sont les programmes
00:25:42qui peuvent quand même
00:25:43être lancés
00:25:43il y aura sans doute
00:25:44une priorisation
00:25:45dans les programmes
00:25:46qui vont être lancés
00:25:47mais France 2030
00:25:48continue simplement
00:25:48il n'y a pas
00:25:491 milliard de plus
00:25:50cette année
00:25:50Hugo ?
00:25:51oui monsieur le ministre
00:25:52c'est une question pour vous
00:25:53de Amourflard
00:25:53qui nous demande
00:25:54pourquoi
00:25:55Amourflard
00:25:57oui c'est des pseudos
00:25:58c'est pas un vrai nom
00:26:00j'espère pour lui
00:26:01qui dit
00:26:01pourquoi pénaliser
00:26:02si lourdement
00:26:03la compétitivité
00:26:04de l'industrie française
00:26:05en ne remettant jamais
00:26:06en question
00:26:06le marché européen
00:26:07de l'énergie
00:26:08et son système
00:26:08de fixation des prix
00:26:09qui engendre
00:26:10un coût énergétique
00:26:11bien trop élevé
00:26:12pour ses entreprises
00:26:12la France doit valoriser
00:26:14ses atouts
00:26:14en l'occurrence
00:26:15une production abondante
00:26:16d'énergie peu chère
00:26:17mais excusez-moi
00:26:18aujourd'hui
00:26:19la France
00:26:20a une des électricités
00:26:21les moins chères
00:26:22de l'Union Européenne
00:26:22donc moi je veux bien
00:26:24qu'on nous explique
00:26:24qu'à cause du système européen
00:26:26l'électricité en France
00:26:28est chère
00:26:28mais elle est deux fois
00:26:29moins chère
00:26:29qu'en Allemagne
00:26:30l'électricité en France
00:26:32et qu'est-ce qui a fait
00:26:34exploser le prix
00:26:35de l'électricité
00:26:36c'est pas le système européen
00:26:38qui a fait exploser
00:26:38le prix de l'électricité
00:26:39c'est quand monsieur Poutine
00:26:41a décidé
00:26:41d'envahir l'Ukraine
00:26:42c'est quand monsieur Poutine
00:26:45qui finançait
00:26:45la campagne
00:26:46de madame Le Pen
00:26:47a décidé
00:26:47d'envahir l'Ukraine
00:26:49alors moi je veux bien
00:26:50que le Rassemblement National
00:26:51nous explique
00:26:51que c'est la faute
00:26:52du système européen
00:26:53de l'électricité
00:26:53si l'électricité a augmenté
00:26:55dans ce pays
00:26:55mais c'est surtout
00:26:56parce que monsieur Poutine
00:26:57a décidé d'envahir l'Ukraine
00:26:59et qu'aujourd'hui
00:27:00l'Allemagne va mettre
00:27:013 milliards et demi
00:27:03pour arriver à avoir
00:27:04un prix de l'électricité
00:27:05pour quelques industriels
00:27:06à peu près à notre prix
00:27:07et nous grâce au nucléaire
00:27:08on a une électricité compétitive
00:27:10en tout cas la France
00:27:10elle doit faire face
00:27:11à la concurrence internationale
00:27:12dans plein de secteurs
00:27:13la question c'est de savoir
00:27:14comment l'Europe doit se défendre
00:27:15est-ce qu'il faut faire
00:27:15comme Donald Trump
00:27:16par exemple
00:27:17surtaxer les importations
00:27:18vous allez entendre à ce propos
00:27:19l'avis de Clément Beaune
00:27:22ce matin
00:27:23il est haut-commissaire au plan
00:27:24vous avez des coûts chinois
00:27:26qui sont 30 à 40%
00:27:28moins élevés
00:27:29que les coûts européens
00:27:29et la vraie différence
00:27:31la vraie nouveauté
00:27:31c'est qu'aujourd'hui
00:27:32les produits chinois
00:27:33on le voit sur le véhicule électrique
00:27:34sont souvent de meilleure qualité
00:27:35ou au moins d'aussi bonne qualité
00:27:37que les produits européens
00:27:38si on ne réagit pas face à ça
00:27:39par un bouclier commercial massif
00:27:41c'est un danger de mort
00:27:42pour notre industrie
00:27:43en Europe en général
00:27:44ce que nous montrons
00:27:45c'est que c'est un danger
00:27:45qui est systémique aujourd'hui
00:27:47face à un danger systémique
00:27:48il faut un bouclier commercial global
00:27:50c'est pour ça qu'on évoque cette piste
00:27:52il faut la mettre en discussion
00:27:53au niveau européen
00:27:53il faut une discussion politique
00:27:55et juridique de 30%
00:27:56parce que c'est à peu près
00:27:57l'écart de coût aujourd'hui
00:27:58ce que l'on dit
00:27:59c'est que si on n'a pas
00:27:59ce sursaut européen
00:28:01c'est l'industrie
00:28:02dans son ensemble
00:28:03qui est en danger de mort
00:28:03Elsa
00:28:04danger de mort
00:28:06dit Clément Beaune
00:28:0730% de droits de douane
00:28:09sur les produits chinois
00:28:09est-ce que c'est une piste
00:28:10selon vous ?
00:28:11bien sûr
00:28:11il faut réagir
00:28:12et réagir très vite
00:28:13maintenant là où j'ai un désaccord
00:28:14avec Clément Beaune
00:28:15c'est que je ne pense pas
00:28:16qu'il faille enfermer l'Europe
00:28:17derrière des droits de douane
00:28:18à 30%
00:28:19parce qu'on voit
00:28:20ce que ça donne
00:28:21aux Etats-Unis
00:28:22et je ne vois pas
00:28:23aux Etats-Unis
00:28:24très honnêtement
00:28:24l'industrie se relever
00:28:26par contre on voit tout de suite
00:28:27l'impact
00:28:28qui se met en place
00:28:29sur le pouvoir d'achat
00:28:30des Américains
00:28:30par contre
00:28:32il y a un certain nombre
00:28:33de secteurs industriels
00:28:34que oui
00:28:35il faut protéger
00:28:36moi je veux bien
00:28:36qu'on mette des droits de douane
00:28:37sur tout
00:28:38enfin sauf qu'il y a
00:28:39des secteurs industriels
00:28:39qu'on n'a pas
00:28:40ou qu'on n'a plus
00:28:41on va plus
00:28:42des t-shirts Nike
00:28:43ici
00:28:45donc mettre des droits de douane
00:28:46à 30%
00:28:47ou 50%
00:28:48sur des choses
00:28:49qu'on ne fait pas
00:28:49à mon avis
00:28:50n'a pas beaucoup de sens
00:28:51par contre
00:28:51sur l'acier
00:28:52on a obtenu d'ailleurs
00:28:5350% de droits de douane
00:28:55qui vont être mis en place
00:28:56cette année
00:28:57on l'avait obtenu
00:28:58sur les véhicules électriques
00:28:59et là d'ailleurs
00:28:59j'ai un désaccord
00:29:00avec ce que vient de dire
00:29:00Clément Beaune
00:29:01parce qu'aujourd'hui
00:29:02en France
00:29:03sur les 10 véhicules électriques
00:29:05les plus vendus
00:29:06en France
00:29:07aucun n'est chinois
00:29:08donc quand on dit
00:29:09que les français
00:29:09ne sauraient pas faire
00:29:10des véhicules électriques
00:29:11c'est faux
00:29:12et archi faux
00:29:12le véhicule électrique
00:29:14le plus vendu en France
00:29:15c'est la R5 électrique
00:29:16fabriquée à Douai
00:29:18mais néanmoins
00:29:18il s'en vend beaucoup trop peu
00:29:19parce que le prix
00:29:20est quand même très élevé
00:29:21aujourd'hui
00:29:22on est pratiquement
00:29:23on va bientôt être
00:29:23à 30%
00:29:24sur les véhicules neufs
00:29:2630% de véhicules électriques
00:29:27qui sont vendus
00:29:28donc le chemin progresse
00:29:30les mentalités évoluent
00:29:32et ne comptez pas sur moi
00:29:34pour jeter par pertes et profits
00:29:36tous les investissements
00:29:37qui sont faits
00:29:38y compris dans cette région
00:29:39des Hauts-de-France
00:29:39qui a été en reconfiguration
00:29:41industrielle
00:29:42et qui aujourd'hui
00:29:43retrouve de la croissance
00:29:43retrouve de l'emploi
00:29:44notamment autour de la filière
00:29:46du véhicule électrique
00:29:46qu'il faille avoir
00:29:47une approche un peu plus pragmatique
00:29:49peut-être
00:29:49que ce qui a été imaginé
00:29:51oui
00:29:51mais abandonner le véhicule électrique
00:29:53pour des lubies
00:29:55non
00:29:55est-ce que sur les droits de douane
00:29:57vous dites aussi
00:29:58attention aux consommateurs
00:29:59sinon on se retrouvera
00:30:00avec des problèmes
00:30:01de pouvoir d'achat
00:30:02si on met des droits de douane
00:30:03de 30%
00:30:04surtout
00:30:04oui mais vous savez
00:30:05il faut avoir une attitude
00:30:07un petit peu responsable
00:30:08au bout d'un moment
00:30:09on ne peut pas vouloir dire
00:30:10qu'on veut une industrie
00:30:12dans notre pays
00:30:12et ne pas savoir se protéger
00:30:14face à ce qui est
00:30:15un tsunami
00:30:16sur certains secteurs industriels
00:30:17aujourd'hui sur l'acier
00:30:19vous avez l'équivalent
00:30:20en surproduction asiatique
00:30:22de 5 fois le marché européen
00:30:24qui se déferle
00:30:25sur le continent européen
00:30:27donc si vous ne mettez pas
00:30:28en place des mesures
00:30:29de protection
00:30:29sur l'acier
00:30:30sur la chimie
00:30:32notamment
00:30:32et demain
00:30:33sur les véhicules
00:30:34hybrides
00:30:36chinois
00:30:36parce qu'aujourd'hui
00:30:37là où les chinois progressent
00:30:39c'est sur les véhicules
00:30:39hybrides
00:30:40pardon
00:30:40pas sur les véhicules électriques
00:30:42contrairement à ce que nous expliquent certains
00:30:44c'est sur les véhicules hybrides
00:30:45qu'ils progressent
00:30:46et bien forcément
00:30:47vous aurez un impact
00:30:48sur votre industrie
00:30:49donc peut-être qu'il faut accepter
00:30:50de payer un peu plus cher
00:30:51mais sauf que
00:30:52ce qui est payé un peu plus cher
00:30:53derrière il y a un ouvrier
00:30:54en Europe qui le produit
00:30:55il y a des cotisations sociales
00:30:56qui tombent
00:30:56et il y a un niveau de vie
00:30:57qui est maintenu
00:30:58voire qui est élevé
00:30:58vous dites donc
00:30:59droit de douane
00:30:59sur des produits très spécifiques
00:31:01qui viennent d'Asie
00:31:02sur ce qui vient des Etats-Unis
00:31:03qu'est-ce qu'on fait
00:31:04pour répondre justement
00:31:05aux menaces de droit de douane
00:31:06de Donald Trump
00:31:07un coup c'est oui
00:31:08un coup c'est non
00:31:0815% plus
00:31:09vous savez
00:31:10je pense que
00:31:12il y aurait beaucoup
00:31:14de part à redire
00:31:14sur la manière
00:31:16dont au final
00:31:18cet accord
00:31:19entre l'Union Européenne
00:31:20et les Etats-Unis
00:31:21a été accepté
00:31:23cet été
00:31:23d'ailleurs
00:31:24le Parlement Européen
00:31:25l'a suspendu
00:31:26au regard
00:31:26de l'attitude
00:31:27du Président
00:31:28des Etats-Unis
00:31:29là vous remets
00:31:30vous mettez en cause
00:31:31Ursula von der Leyen
00:31:32très clairement
00:31:32c'est elle qui l'a signée
00:31:33directement
00:31:34je pense que
00:31:35cet accord
00:31:36et d'ailleurs
00:31:36le gouvernement français
00:31:37s'était exprimé
00:31:38n'était sans doute
00:31:39pas un bon accord
00:31:40alors pour les industriels
00:31:42et pour les chefs d'entreprise
00:31:43il a eu le mérite
00:31:44de donner un cadre
00:31:46et de stabiliser
00:31:47un petit peu les choses
00:31:48mais je pense que
00:31:49c'est sans doute
00:31:49quelque chose
00:31:49qu'il faudra réouvrir
00:31:51Laurent
00:31:52parce qu'on va rester
00:31:53dans les Hauts-de-France
00:31:55on va aller dans les Hauts-de-France
00:31:56qui se veulent championnes
00:31:58des gigafactories
00:31:59mais il va y en avoir
00:32:01d'autres qui vont ouvrir
00:32:02oui demain
00:32:03le Président de la République
00:32:04se déplace à Dunkerque
00:32:06je crois
00:32:06sur le site
00:32:08de cette gigafactory
00:32:09mais c'est vrai que
00:32:10certains économistes
00:32:11disent que finalement
00:32:12la France
00:32:13même l'Europe
00:32:13a déjà beaucoup de retard
00:32:14par rapport à la Chine
00:32:16donc est-ce que
00:32:18finalement
00:32:18il faut continuer
00:32:19à subventionner
00:32:20à soutenir cette industrie
00:32:21je dirais presque
00:32:22quoi qu'il en coûte
00:32:23il faut absolument
00:32:25continuer
00:32:27dans le chemin
00:32:28de l'électrification
00:32:30des véhicules
00:32:31peut-être pas
00:32:32trop vite
00:32:33trop fort
00:32:33mais il faut absolument
00:32:34continuer
00:32:34pourquoi ?
00:32:35parce que si on ne maîtrise
00:32:36pas cette technologie
00:32:37alors qu'on sait très bien
00:32:39que d'ici quelques années
00:32:40les véhicules électriques
00:32:41auront une autonomie
00:32:43de 600
00:32:43700
00:32:44800
00:32:44et d'ailleurs
00:32:45l'usine
00:32:46pour laquelle on va poser
00:32:47une première pierre
00:32:48demain
00:32:49va vers une nouvelle
00:32:50technologie de batterie
00:32:51qui va accroître
00:32:51considérablement
00:32:52l'autonomie des véhicules
00:32:53qui nous permettra
00:32:54d'être plus compétitif
00:32:55que les chinois
00:32:56et qui nous permettra
00:32:56forcément
00:32:57d'abord un
00:32:58en maîtrisant
00:32:58la technologie
00:32:59d'être plus compétitif
00:33:01et deux
00:33:02en assurant
00:33:03à travers le mécanisme
00:33:04de la préférence européenne
00:33:05dont j'ai parlé tout à l'heure
00:33:06et bien
00:33:07effectivement
00:33:07une incitation
00:33:09à acheter
00:33:09un véhicule européen
00:33:11plutôt qu'un véhicule asiatique
00:33:12fait par un groupe taïwanais
00:33:14et l'État aidera ?
00:33:16L'État aidera
00:33:17mais par des séquences
00:33:19clairement
00:33:20prévues
00:33:21c'est-à-dire que nous
00:33:22débourserons des moyens
00:33:24au fur et à mesure
00:33:25des vagues d'investissement
00:33:26Hervé ?
00:33:27Demain à Dunkerque
00:33:28le président de la République
00:33:29ira aussi sur un site
00:33:30d'ArcelorMittal
00:33:31il est question
00:33:32donc de l'inauguration
00:33:33d'un four électrique
00:33:35dans cette usine
00:33:36est-ce que c'est la priorité
00:33:38aujourd'hui
00:33:39compte tenu
00:33:39de toutes les difficultés
00:33:40dont vous avez parlé
00:33:41que d'aider
00:33:43des grands groupes
00:33:44à faire des installations
00:33:45plus écologiques
00:33:46est-ce que la priorité
00:33:48ne devrait pas être
00:33:49plutôt de les aider
00:33:50à affronter la concurrence
00:33:51étrangère
00:33:52notamment asiatique ?
00:33:54Nous avons mis en place
00:33:57la taxe carbone
00:33:57aux frontières
00:33:58si on met en place
00:33:59la taxe carbone
00:34:00aux frontières
00:34:01c'est pour pénaliser
00:34:02ceux qui produisent
00:34:03en émettant du CO2
00:34:05donc si demain
00:34:07nous accompagnons
00:34:08effectivement
00:34:09ArcelorMittal
00:34:10vers la décarbonation
00:34:11de la production d'acier
00:34:12nous le rendons
00:34:13beaucoup plus compétitif
00:34:14que ceux
00:34:15qui nous envoient
00:34:16de l'acier carboné
00:34:17donc en disant cela
00:34:19je réponds à votre question
00:34:20lorsqu'on décarbone
00:34:22de l'acier produit
00:34:24en Europe
00:34:25à partir du moment
00:34:26et je crois que c'était
00:34:27souhaité par les peuples
00:34:28européens depuis longtemps
00:34:28qu'on mette enfin
00:34:29cette taxe carbone
00:34:30aux frontières
00:34:30en disant
00:34:31il n'est pas normal
00:34:32que ceux qui polluent
00:34:33et qui ensuite
00:34:34nous envoient leurs produits
00:34:35ici ne soient pas taxés
00:34:37parce que nous imposons
00:34:38nous avons des exigences
00:34:39environnementales
00:34:40vis-à-vis de nos industriels
00:34:41ça se met enfin en place
00:34:43donc ça va être
00:34:44un vrai levier de compétitivité
00:34:45que de décarboner
00:34:47sans doute
00:34:47comme ça sera fait
00:34:48dans les tout prochains mois
00:34:49par ArcelorMittal
00:34:50Vous faites confiance
00:34:51au groupe ArcelorMittal
00:34:52pour tenir ces engagements ?
00:34:54Il y avait un certain nombre
00:34:55je ne pense pas
00:34:56que demain
00:34:58le président de la République
00:34:59se déplace
00:35:00chez ArcelorMittal
00:35:02sur du vent
00:35:03On a vu des présidents
00:35:04de la République
00:35:05faire confiance
00:35:06à ArcelorMittal
00:35:07et être assez déçus
00:35:08à l'arrivée
00:35:09C'est arrivé ?
00:35:10Ça peut arriver
00:35:11mais on verra bien demain
00:35:13je ne vais pas faire
00:35:14les annonces du président
00:35:15de la République
00:35:15à sa place
00:35:17on verra bien demain
00:35:18mais ce que je sais
00:35:21c'est que beaucoup
00:35:21pariaient que
00:35:23le gouvernement
00:35:24et le président
00:35:25de la République
00:35:25n'obtiennent pas
00:35:26d'ArcelorMittal
00:35:27qu'ils tiennent
00:35:27ses engagements
00:35:28on verra bien demain
00:35:28Ce qu'on peut dire
00:35:30à l'heure actuelle
00:35:31c'est que
00:35:31la vision du gouvernement
00:35:33c'est qu'il n'y a pas
00:35:34d'acierie possible
00:35:35en France
00:35:36sans aide publique
00:35:37française ou européenne
00:35:39Si, il y a des aciéries
00:35:40qui fonctionnent aujourd'hui
00:35:41en France
00:35:42sans aide publique
00:35:44par contre
00:35:45on les accompagne
00:35:45pour la décarbonation
00:35:47mais il y a encore
00:35:48des aciéries
00:35:48qui ne sont pas électriques
00:35:50L'avenir de l'acier
00:35:50en France
00:35:51peut exister
00:35:52sans subvention
00:35:53sans aide publique ?
00:35:54En tout cas
00:35:55ce qui est sûr
00:35:57c'est que nous mettons
00:35:57de l'argent
00:35:58pour accompagner
00:35:59la décarbonation
00:36:00parce qu'effectivement
00:36:01c'est difficile
00:36:02d'être compétitif
00:36:03si on n'est pas
00:36:04accompagné
00:36:04sur la décarbonation
00:36:05mais quelque part
00:36:06c'est normal
00:36:06ce sont des normes
00:36:07que l'on impose
00:36:07aux industriels
00:36:08donc dès lors
00:36:09que vous imposez
00:36:10des normes
00:36:10qu'il y a un accompagnement
00:36:11par des politiques publiques
00:36:12tout ça est assez légitime
00:36:13reviendra au Sénat
00:36:14le 25 février
00:36:15le thème récurrent
00:36:17de la nationalisation
00:36:18des aciéries françaises
00:36:20et d'Arcelor en particulier
00:36:22et d'Arcelor Mittal
00:36:22en particulier
00:36:23est-ce que
00:36:24quelle est votre position
00:36:26sur ce sujet ?
00:36:27C'est des vieilles lunes
00:36:28et en plus
00:36:30c'est assez amusant
00:36:31parce que
00:36:32vous savez
00:36:32tous ceux qui matin
00:36:33midi et soir
00:36:33tapent sur monsieur Mittal
00:36:34en fait au nom des français
00:36:36veulent lui faire
00:36:37un gros chèque
00:36:37parce que
00:36:39au final
00:36:40nationaliser
00:36:41Arcelor Mittal
00:36:42ça veut dire
00:36:42racheter la scierie
00:36:445 milliards
00:36:45ça veut dire
00:36:47financer les pertes
00:36:48plus de 300 millions
00:36:50d'euros par an
00:36:51ça veut dire
00:36:52faire les investissements
00:36:53à la place
00:36:541,2 milliard
00:36:56donc au final
00:36:57on fait un beau chèque
00:36:58de 6 milliards 5
00:36:59à monsieur Mittal
00:37:00et si c'est si stratégique
00:37:01je pensais
00:37:01j'avais pas compris
00:37:02que c'était ça
00:37:03la logique de LFI
00:37:04mais au final
00:37:04ça finira à ça
00:37:05et si c'est si stratégique
00:37:06pourquoi on n'exproprie pas
00:37:07tout simplement
00:37:08si c'est un truc
00:37:09tellement stratégique
00:37:10d'avoir de l'assiette
00:37:11qualité français
00:37:12pourquoi on n'exproprie pas
00:37:13pourquoi pas
00:37:14ah oui
00:37:14j'ai l'impression
00:37:17d'être dans un débat
00:37:18des années 80
00:37:18en URSS
00:37:19en vous écoutant
00:37:19mais l'expropriation
00:37:21c'est encore aller plus loin
00:37:22que la nationalisation
00:37:24non je crois pas
00:37:25moi je préfère avoir
00:37:26des acteurs privés
00:37:27qui mènent une politique
00:37:28industrielle
00:37:29plutôt que
00:37:30l'État
00:37:31l'État n'est jamais
00:37:32un très très bon
00:37:32gestionnaire d'usines
00:37:33quand même
00:37:34d'une certaine manière
00:37:34on va parler d'un autre sujet
00:37:36mais qui est lié
00:37:37c'est les terres rares
00:37:38Laurent
00:37:38oui c'est cette question
00:37:39des terres rares
00:37:40qui sont ces minerais
00:37:41métaux précieux
00:37:42qui sont souvent très importants
00:37:43notamment pour l'industrie
00:37:44des batteries
00:37:45c'est qu'il y a une question
00:37:47sur l'exploitation
00:37:48ou non de gisements
00:37:49en France
00:37:49est-ce que vous pouvez nous dire
00:37:50où on en est
00:37:51de cette question
00:37:52est-ce qu'il y a des gisements
00:37:53qui peuvent être exploités
00:37:54est-ce que c'est quelque chose
00:37:56que vous prônez
00:37:56que vous poussez
00:37:57oui on soutient par exemple
00:37:58un projet de mine
00:38:00de lithium
00:38:00dans l'Allier
00:38:02qui avance
00:38:03ce projet
00:38:04d'ailleurs l'État
00:38:05rentre au capital
00:38:07de l'entreprise
00:38:08qui mène ce projet
00:38:10à quelle hauteur ?
00:38:12je ne sais
00:38:13écoutez je ne veux pas
00:38:14vous dire de bêtises
00:38:15mais on n'est pas majoritaire
00:38:16en tout cas
00:38:16on rentre au capital
00:38:17ça doit être 10 ou 15%
00:38:19de l'entreprise
00:38:20c'est le premier point
00:38:21deuxième point
00:38:22c'est que
00:38:23tout ne peut pas se faire
00:38:24en France
00:38:25on ne va pas avoir
00:38:26des dizaines
00:38:27de mines
00:38:28de terres rares
00:38:29en France
00:38:30donc il y a
00:38:31une stratégie
00:38:32sur laquelle nous sommes
00:38:33en train de travailler
00:38:34qui sera présentée
00:38:34avec Roland Lescure
00:38:35normalement d'ici la fin
00:38:37du mois de février
00:38:37à la fois pour mieux
00:38:39s'organiser
00:38:40en amont
00:38:41pour prendre un peu plus
00:38:43la main
00:38:44sur des chaînes
00:38:45d'approvisionnement
00:38:45de ces terres rares
00:38:46et puis surtout
00:38:47sur l'aval
00:38:49c'est-à-dire
00:38:50qu'est en train
00:38:51de se structurer
00:38:51en France
00:38:52une industrie
00:38:53des aimants
00:38:55une industrie
00:38:57de la transformation
00:38:58des terres rares
00:38:59mais pour que cette industrie
00:39:00puisse vraiment avancer
00:39:02il y a un site
00:39:02solvé par exemple
00:39:03à La Rochelle
00:39:04qui a une histoire ancienne
00:39:05qui était capable
00:39:07à lui tout seul
00:39:07de raffiner
00:39:08comme on dit
00:39:08beaucoup de terres rares
00:39:10il faut aussi
00:39:10que nos entreprises
00:39:11françaises et européennes
00:39:13jouent le jeu
00:39:13de leur passer des commandes
00:39:14et donc on est en train
00:39:15de travailler avec elles
00:39:15pour qu'elles arrivent
00:39:16à passer des commandes
00:39:17aussi à nos industriels
00:39:18de Laval
00:39:19à l'heure actuelle
00:39:19il y a combien
00:39:20de gisements
00:39:21sont repérés ?
00:39:23qui sont repérés
00:39:24il y a ce projet
00:39:25
00:39:26il y a aussi
00:39:26un projet
00:39:27en Alsace
00:39:28il y a
00:39:29j'ai signé
00:39:30un permis
00:39:30de faire des recherches
00:39:32dans la région
00:39:34Bretagne
00:39:35aussi
00:39:36donc il y a
00:39:36une dizaine
00:39:37de projets
00:39:38on va dire
00:39:39d'exploration
00:39:39pas encore
00:39:40d'exploitation
00:39:41celui de l'Allier
00:39:42c'est le plus avancé
00:39:43le reste
00:39:43c'est des projets
00:39:44d'exploration
00:39:44et s'il y a
00:39:46des mines
00:39:46réellement
00:39:47il faut donner
00:39:48l'accord
00:39:49tout de suite
00:39:49il n'y a pas de
00:39:50il y a des procédures
00:39:52dans ce pays
00:39:52il y a des procédures
00:39:53bien entendu
00:39:53bien sûr
00:39:54il y a des procédures
00:39:54je crois
00:39:54assez bien placées
00:39:56pour savoir
00:39:56qu'elles sont longues
00:39:57et parfois trop longues
00:39:57mais pour vous
00:39:58est-ce qu'il faut accélérer
00:39:59justement
00:39:59est-ce que
00:40:00sur ces sujets-là
00:40:01il faut se dire
00:40:02bon il y a des procédures
00:40:02mais il va falloir accélérer
00:40:04il faut
00:40:04non parce que
00:40:05vous savez
00:40:07il y a toujours
00:40:07quand même la question
00:40:08de l'acceptabilité
00:40:09par les populations
00:40:10donc il faut prendre
00:40:11le temps nécessaire
00:40:12de la concertation
00:40:13des explications
00:40:14parce que sinon
00:40:14vous braquez tout le monde
00:40:15et au final
00:40:16les projets ne sortent jamais
00:40:18donc moi j'aime bien
00:40:19des fois
00:40:19perdre un peu de temps
00:40:20pour en gagner
00:40:20et justement
00:40:22pour concilier
00:40:23l'aspect écologique
00:40:24parce qu'on doute
00:40:25que ces exploitations
00:40:27vont créer
00:40:27de la pollution
00:40:28non mais il n'y en aura
00:40:29pas des dizaines
00:40:29en France
00:40:30il ne faut pas
00:40:31non plus
00:40:31faire peur
00:40:32comme ça
00:40:33à la population
00:40:33il peut y avoir
00:40:34quelques projets
00:40:35je pense
00:40:36qui vont sortir
00:40:36en France
00:40:37sur ce sujet-là
00:40:38mais aujourd'hui
00:40:40on est quand même
00:40:40encore assez loin
00:40:41d'exploitation massive
00:40:43de mines de terres rares
00:40:44en France
00:40:45alors en tout cas
00:40:46le budget est voté
00:40:47ça y est
00:40:48on vous l'avait dit
00:40:49ouf
00:40:49c'est ce que vous avez dit aussi
00:40:51on a bien compris
00:40:52maintenant Sébastien Lecornu
00:40:53le premier
00:40:53s'il se projette plus loin
00:40:54il veut savoir
00:40:55ce qu'il va faire maintenant
00:40:56Hervé
00:40:57il a donné
00:40:57une grande interview
00:40:59à la presse quotidienne régionale
00:41:00ce week-end
00:41:01Sébastien Lecornu
00:41:02on voit qu'il se projette
00:41:04en effet
00:41:04vers 2027
00:41:06pour rester
00:41:08à Matignon
00:41:09jusqu'à cette date
00:41:10est-ce que
00:41:10s'il restait premier ministre
00:41:12jusqu'à l'élection présidentielle
00:41:14est-ce que vous considéreriez
00:41:15que c'est une bonne nouvelle ?
00:41:17Bien sûr
00:41:18parce que
00:41:19je crois que
00:41:20vous avez été
00:41:22très très très nombreux
00:41:23sur les différents plateaux
00:41:24de télévision
00:41:25à dire que
00:41:26l'instabilité politique
00:41:27n'était pas une chose bonne
00:41:28pour la France
00:41:29et au final
00:41:30si Sébastien Lecornu
00:41:33reste premier ministre
00:41:35jusqu'à l'élection présidentielle
00:41:37nous sommes en février 2026
00:41:39les élections présidentielles
00:41:41ont lieu en avril 2027
00:41:42excusez-moi
00:41:43on ne parle quand même pas
00:41:44de perspectives
00:41:45extrêmement longues
00:41:46non plus
00:41:47donc qu'un gouvernement
00:41:48qu'un gouvernement
00:41:50tienne 18 mois
00:41:51ne me semble pas non plus
00:41:53être
00:41:53ce sera une prouesse
00:41:54ces derniers temps
00:41:55un exploit extraordinaire
00:41:56et je pense que c'est plutôt bien
00:41:57pour la France
00:41:58qu'il y ait de la visibilité
00:42:00qu'il y ait de la stabilité
00:42:01que les administrations
00:42:02et des ministres
00:42:03avec lesquels ils prennent
00:42:04les habitudes de travail
00:42:05et puissent avancer
00:42:06parce que
00:42:07la valse
00:42:07aussi des ministres
00:42:08et des gouvernements
00:42:09n'est pas bonne
00:42:10pour la conduite
00:42:11des affaires de l'État
00:42:11c'est essentiellement
00:42:13au nom de la stabilité
00:42:14ou vous lui reconnaissez
00:42:15des qualités particulières
00:42:17dans le moment politique
00:42:18que nous traversons
00:42:19excusez-moi
00:42:20c'est le premier premier ministre
00:42:21à arriver
00:42:22à faire passer son budget
00:42:24sans avoir été censuré
00:42:26certes
00:42:27ah non mais quand même
00:42:27dans le contexte actuel
00:42:30ça mérite quand même
00:42:31d'être relevé
00:42:32je l'ai dit tout à l'heure
00:42:34il y a une situation politique
00:42:35qui a changé
00:42:35et bien le premier ministre
00:42:37a eu une méthode de gouvernement
00:42:38qui a permis
00:42:38de faire aboutir un budget
00:42:40et c'est ça l'essentiel
00:42:41pour la France
00:42:41vous-même
00:42:42vous êtes un ministre
00:42:44du gouvernement
00:42:44de Sébastien Lecornu
00:42:45vous êtes issu
00:42:46du parti
00:42:47Les Républicains
00:42:48vous êtes donc
00:42:49suspendu par votre parti
00:42:50sanctionné
00:42:51comment est-ce que
00:42:52vous comprenez
00:42:53cette sanction
00:42:54je ne la comprends pas
00:42:58une réponse
00:42:58je ne la comprends pas
00:43:00parce que
00:43:01à un moment
00:43:02où la France
00:43:03a besoin d'être
00:43:03un peu rassemblée
00:43:04ce genre
00:43:06de comportement
00:43:07est à mon avis
00:43:08en décalage total
00:43:09vous l'avez dit
00:43:10aux dirigeants
00:43:11deuxièmement
00:43:12bah non
00:43:12je suis suspendu
00:43:13vous ne leur parlez plus
00:43:14donc
00:43:15ils sont à côté pourtant
00:43:16bah voilà
00:43:17deuxièmement
00:43:18je trouve assez surprenant
00:43:20quand même
00:43:21que
00:43:22ma famille politique
00:43:23ait mis
00:43:24aussi peu de temps
00:43:25à suspendre
00:43:26des ministres
00:43:27de la République
00:43:27et qu'elles ne disent
00:43:29absolument rien
00:43:30quand un député
00:43:32européen
00:43:32LR
00:43:33va soutenir
00:43:35monsieur Ciotti
00:43:36qui est
00:43:37qui est
00:43:37l'obligé
00:43:37de madame
00:43:38le Pen
00:43:38je suis
00:43:40abasourdi
00:43:41alors
00:43:42pour
00:43:43ça non plus
00:43:43vous ne l'avez pas dit
00:43:44aux dirigeants
00:43:44de 23 reparties
00:43:45pour Philippe Tabarro
00:43:46pour Rachid Adati
00:43:47pour Nicolas Faurissier
00:43:49pour moi
00:43:49en 48 heures
00:43:51il fallait absolument
00:43:52qu'on soit
00:43:53suspendu
00:43:54ou même
00:43:54ou même
00:43:55exclu
00:43:57des républicains
00:43:58mais là
00:43:58quelqu'un
00:43:59qui a été élu
00:43:59sur la liste
00:44:00LR
00:44:00aux élections
00:44:01européennes
00:44:02qui va soutenir
00:44:04monsieur Ciotti
00:44:05l'affidée
00:44:06de madame Le Pen
00:44:07pas un mot
00:44:08pas un mot
00:44:09on a compris
00:44:09que vous ne l'avez pas dit
00:44:10vous ne l'avez pas dit
00:44:11à Bruno Rotailleau
00:44:12puisque vous ne vous parlez plus
00:44:13mais donc
00:44:14le message
00:44:14est transmis
00:44:15vous êtes prêt
00:44:17à continuer
00:44:18dans ce gouvernement
00:44:19puisque un remaniement
00:44:20semble-t-il
00:44:21est annoncé
00:44:22pour les jours prochains
00:44:23vous avez envie de rester
00:44:25ça c'est pas
00:44:26c'est pas moi
00:44:27qui en décide
00:44:27le président de la république
00:44:29est le premier ministre
00:44:29il y en a qui disent
00:44:30non on ne veut pas y retourner
00:44:31ni y rester
00:44:31la question de l'industrie
00:44:32vous savez
00:44:33c'est un sujet
00:44:34sur lequel je me suis engagé
00:44:36il y a 11 ans
00:44:37quand j'ai été élu
00:44:38président de mon agglomération
00:44:39à Châlons-sur-Saône
00:44:41on a relevé
00:44:41le défi de l'après-Codac
00:44:43une entreprise de 2500 personnes
00:44:45et qui a fermé en deux ans
00:44:48et aujourd'hui
00:44:48j'ai neuf usines
00:44:49qui sortent de terre
00:44:50et j'ai un taux d'emploi industriel
00:44:52c'est un emploi salarié
00:44:53sur quatre
00:44:54dans l'agglomération
00:44:54de Châlons-sur-Saône
00:44:55vous souhaitez rester
00:44:56donc si le président de la république
00:44:57le premier ministre
00:44:58considère que je suis
00:44:59la bonne personne
00:44:59à la bonne place
00:45:00et bien je serais ravi
00:45:01de continuer à servir mon pays
00:45:02s'il ne le considère pas
00:45:03et bien je ferais autre chose
00:45:04les socialistes n'ont pas censuré
00:45:06le gouvernement sur le budget
00:45:08grâce à eux
00:45:08ce budget a été adopté
00:45:10on l'a dit
00:45:10est-ce que vous trouvez
00:45:11que certains socialistes
00:45:13pourraient dans ces conditions
00:45:14avoir leur place
00:45:15dans le gouvernement
00:45:16dans lequel vous souhaitez rester
00:45:18je crois que le PS
00:45:20a expliqué
00:45:21qu'ils étaient dans l'opposition
00:45:22oui mais ça c'est le PS
00:45:24mais vous
00:45:24est-ce que vous trouvez
00:45:25que ce serait bien
00:45:26que certains socialistes
00:45:27participent à ce gouvernement
00:45:28moi je trouve que c'est toujours bien
00:45:30quand on a envie
00:45:31de servir son pays
00:45:32et de mettre ça au-dessus
00:45:33vous voyez quand vous m'avez
00:45:34interrogé tout à l'heure
00:45:36sur LR
00:45:37et la décision de LR
00:45:39je vais vous dire
00:45:40aujourd'hui très honnêtement
00:45:41les affaires de parti
00:45:43c'est un peu
00:45:43le cadet de mes soucis
00:45:44que vous ayez des collègues
00:45:46mes principaux soucis
00:45:47c'est plutôt d'être à la hauteur
00:45:48de ce qu'attendent
00:45:49les gens chez Arck
00:45:50ou chez Brandt
00:45:50non mais simplement
00:45:51avoir des collègues
00:45:52ministres socialistes
00:45:53dans le nouveau gouvernement
00:45:54ça vous choquerait ?
00:45:56je ne serai pas choqué
00:45:58mais je ne suis pas sûr
00:46:00que c'est ce qui se passera
00:46:01mais en tout cas
00:46:02ça ne me choquerait pas
00:46:03parce que Sébastien Lecornu
00:46:03ne va pas les chercher ?
00:46:04non mais parce que
00:46:05les députés PS
00:46:06jusqu'à présent
00:46:07ont expliqué
00:46:08qu'ils étaient dans l'opposition
00:46:09donc à partir du moment
00:46:10où vous expliquez
00:46:10que vous êtes dans l'opposition
00:46:11vous ne rentrez pas au gouvernement
00:46:12alors on va revenir
00:46:13sur ce que vous disiez
00:46:14notamment sur le besoin
00:46:15de clarification
00:46:16entre LR
00:46:17et le Rassemblement National
00:46:18Laurent
00:46:18oui on a commencé à en parler
00:46:19est-ce que vous pensez
00:46:20comme Xavier Bertrand
00:46:21qui a besoin d'une clarification
00:46:22que Bruno Retailleau
00:46:24doit clarifier justement
00:46:25la position des républicains
00:46:26par rapport au Rassemblement National
00:46:28ben oui parce que
00:46:29si vous n'êtes pas clair
00:46:29vous ne pouvez pas voir d'avenir
00:46:30cette histoire
00:46:33d'union des droites
00:46:34pour moi
00:46:34n'a aucun sens
00:46:35et a encore moins de sens
00:46:38quand on est dans
00:46:39la 5ème République
00:46:40dans la 5ème République
00:46:41l'élection qui fixe tout
00:46:43c'est l'élection présidentielle
00:46:45alors l'union des droites
00:46:48dans un système parlementaire
00:46:50à l'allemande
00:46:51où il faut faire
00:46:52des grandes coalitions
00:46:53ça peut s'expliquer
00:46:55mais quand on a
00:46:57une élection
00:46:58qui s'appelle
00:46:58l'élection présidentielle
00:47:00un scrutin uninominal
00:47:02la rencontre
00:47:02d'un homme
00:47:03ou d'une femme
00:47:04avec les françaises
00:47:05et les français
00:47:05qu'est-ce que ça veut dire
00:47:07l'union des droites
00:47:07ça veut dire
00:47:08tous derrière Marine Le Pen
00:47:09je ne suis pas sûr
00:47:10que les militants LR
00:47:11aient envie
00:47:13d'être rangés
00:47:14derrière Marine Le Pen
00:47:15ou Jordan Bardella
00:47:16pour les élections présidentielles
00:47:17ils ont sans doute envie
00:47:18que LR porte ses couleurs
00:47:19ou qu'un candidat
00:47:20de rassemblement
00:47:21de la droite et du centre
00:47:22qu'est-ce qu'il doit dire
00:47:24Bruno Rotaillot ?
00:47:25Il doit être clair
00:47:26sur quel est le positionnement
00:47:28de LR
00:47:28par rapport à cette question
00:47:29de l'union des droites
00:47:30est-ce que c'est l'union des droites
00:47:31ou est-ce que c'est l'union
00:47:32de la droite et du centre ?
00:47:33Moi j'ai grandi dans une culture
00:47:34de l'union de la droite et du centre
00:47:35Jacques Chirac
00:47:36c'était la culture
00:47:37de l'union de la droite et du centre
00:47:38Nicolas Sarkozy
00:47:39c'était l'union de la droite et du centre
00:47:40et on a gagné
00:47:41alors qu'avec l'union des droites
00:47:43excusez-moi
00:47:43on fera marche-pied
00:47:44pour Marine Le Pen
00:47:45ou Jordan Bardella
00:47:46mais on ne gagnera rien
00:47:47et en tout cas
00:47:48on perdra nos valeurs
00:47:49Il y a une autre question
00:47:50derrière cette question
00:47:51c'est est-ce qu'il faut absolument
00:47:52un candidat
00:47:53les républicains
00:47:54à la prochaine présidentielle ?
00:47:55Mais il faut un candidat
00:47:56qui soit en capacité
00:47:58à porter le destin de ce pays
00:47:59Mais pas forcément
00:48:00les républicains
00:48:00Mais qu'ils soient
00:48:01les républicains
00:48:02ou qu'ils soient pas
00:48:03les républicains
00:48:03c'est pas le sujet
00:48:05Ou nous France
00:48:05Mais qu'ils soient
00:48:06qui portent les valeurs
00:48:09de rassemblement
00:48:09de la droite et du centre
00:48:10qu'ils soient en capacité
00:48:11de diriger un pays
00:48:13comme la France
00:48:13Diriger un pays
00:48:14comme la France
00:48:15c'est pas rien
00:48:15Il faut quand même
00:48:17avoir une sacrée personnalité
00:48:18C'est quand même
00:48:19quelqu'un
00:48:19pas de 30 ans
00:48:21qui n'a jamais mis les pieds
00:48:22dans une entreprise
00:48:23ou ailleurs
00:48:23qui va être en face
00:48:24de M. Trump
00:48:25alors qu'avec Mme Le Pen
00:48:26ils attendaient
00:48:27pour faire leur selfie
00:48:28au pied de la Trump Tower
00:48:28ou qui va être
00:48:30complètement dépendant
00:48:31de M. Poutine
00:48:32Hugo, une question
00:48:33Il faut de l'autonomie
00:48:34par rapport à ces gens-là
00:48:35Oui
00:48:35Vous avez été élu
00:48:36dans une élection partielle
00:48:37contre l'extrême droite
00:48:39en mai dernier
00:48:40Il y a une semaine
00:48:42dans la même
00:48:43quasiment configuration
00:48:44le candidat
00:48:46de la droite
00:48:46Wauquiez-Retailleau
00:48:48a perdu
00:48:48contre un candidat
00:48:50UDR
00:48:50Est-ce que
00:48:51c'est le symbolisme
00:48:52de ce que vous disiez
00:48:53sur la ligne ?
00:48:53Parce que Bruno Retailleau
00:48:55aurait dû rester au gouvernement
00:48:56parce qu'aujourd'hui
00:48:58voter LR
00:48:58les gens se posent la question
00:48:59mais ça sert à quoi ?
00:49:02Dans le même temps
00:49:02ma collègue Stéphanie Riste
00:49:05elle a été réélue
00:49:06parce qu'elle est au gouvernement
00:49:07parce qu'elle agit
00:49:09pourquoi il y a eu
00:49:11un moment LR
00:49:12entre guillemets
00:49:13parce que Bruno Retailleau
00:49:14était au gouvernement
00:49:15parce que les gens de droite
00:49:16se disaient
00:49:16mais ça sert à quelque chose
00:49:18mais c'est utile
00:49:19ils agissent
00:49:19mais là en étant sortis
00:49:21comme ça en plus
00:49:23en deux temps trois mouvements
00:49:24avec quelque chose
00:49:26d'incompréhensible
00:49:26par la population
00:49:27on aboutit à ce genre de résultat
00:49:29Elsa pour deux trois points
00:49:30parlementaires
00:49:31Voilà
00:49:31puisque vous êtes député
00:49:32également
00:49:33Ah non
00:49:34je ne le suis plus
00:49:35Vous l'êtes plus
00:49:36mais vous avez été
00:49:36pardon député
00:49:37vous avez été élu député
00:49:38si vous êtes favorable
00:49:40à la généralisation du travail
00:49:41le 1er mai
00:49:42fleurisse boulanger
00:49:43mais pourquoi pas aussi
00:49:44dans les sites industriels ?
00:49:46Non je crois qu'on était clair
00:49:48cette extension du travail
00:49:50le 1er mai
00:49:51devait se faire
00:49:52pour un certain nombre
00:49:52de commerces
00:49:53qui ont l'habitude
00:49:54de fonctionner le 1er mai
00:49:55ensuite il y a des sites industriels
00:49:57qui de toute façon
00:49:57fonctionnent H24
00:49:587 jours sur 7
00:49:59et travaillent aussi
00:50:00le 1er mai
00:50:01mais le 1er mai
00:50:02c'est une tradition
00:50:03dans notre pays
00:50:03je ne suis pas pour
00:50:04la généralisation du travail
00:50:05le 1er mai
00:50:06Les propositions de loi
00:50:07sur la fin de vie reviennent
00:50:08là si vous étiez député
00:50:10qu'est-ce que vous feriez
00:50:10sur l'aide à mourir ?
00:50:11Sachant que les républicains
00:50:12l'ont complètement
00:50:13remise à plat au Sénat
00:50:15Moi je la voterais
00:50:16d'ailleurs en première lecture
00:50:17j'étais député
00:50:19et je l'ai voté
00:50:20Moi je crois
00:50:22à un système
00:50:22à la française
00:50:23Aujourd'hui
00:50:24sur l'aide à mourir
00:50:26en réalité
00:50:26on a un système
00:50:28où il faut payer
00:50:29pour aller dans un pays
00:50:30à l'étranger
00:50:31Moi je préfère
00:50:33quelque chose
00:50:34qui est encadré
00:50:34en France
00:50:36et surtout
00:50:37on respecte
00:50:37les convictions de chacun
00:50:38c'est-à-dire
00:50:38que les médecins
00:50:39ne sont pas forcés
00:50:40de le faire
00:50:41si leur conviction
00:50:43fait qu'ils considèrent
00:50:45qu'ils ne peuvent pas le faire
00:50:46ils ne le font pas
00:50:47Mais il y a des situations
00:50:49où c'est nécessaire
00:50:51d'accompagner
00:50:51à la fin de vie
00:50:52des patients
00:50:52Est-ce que vous considérez
00:50:53comme François Hollande
00:50:54et Elisabeth Borne
00:50:55qu'il faut reparler
00:50:56de la proportionnelle ?
00:50:57Non
00:50:57Je pense que la Ve République
00:50:58a été bâtie
00:50:59sur le système majoritaire
00:51:00et pas sur le système proportionnel
00:51:02On va accueillir dans un instant
00:51:04l'invité de Face à vous
00:51:05pour parler du nucléaire
00:51:06Là on va replonger
00:51:07dans vos dossiers
00:51:08et puis le nucléaire
00:51:09ça intéresse beaucoup de gens
00:51:10parce qu'effectivement
00:51:10première source de l'électricité
00:51:12en France
00:51:12spécialité française aussi
00:51:14Son portrait est signé
00:51:16Katia Gilder
00:51:16Face à vous
00:51:18Sébastien Martin
00:51:19une voix critique
00:51:21et indépendante
00:51:22dans le débat
00:51:22sur le nucléaire
00:51:23Ingénieur de formation
00:51:25porte-parole
00:51:26de Négawatt
00:51:27une association
00:51:28d'experts reconnus
00:51:29qui prônent plus
00:51:29de sobriété énergétique
00:51:31Notre invité questionne
00:51:32les choix français
00:51:33dans un monde
00:51:34où le climat se réchauffe
00:51:35où les ressources s'épuisent
00:51:37Pas un militant antinucléaire
00:51:39mais opposé à la relance
00:51:40de l'atome
00:51:41qu'il qualifie
00:51:42de fuite en avant
00:51:43vertigineuse
00:51:44Je souhaite
00:51:45que 6 EPR2
00:51:47soient construits
00:51:49et que nous lancions
00:51:51les études
00:51:51sur la construction
00:51:53de 8 EPR2 additionnels
00:51:56Pour notre invité
00:51:57cette relance du nucléaire
00:51:59est déconnectée
00:52:00de la réalité industrielle
00:52:01alors que le secteur
00:52:03fait face aux difficultés
00:52:04de maintenance
00:52:05d'un parc vieillissant
00:52:06au retard
00:52:07mais aussi
00:52:08au surcoût
00:52:09à l'image du chantier
00:52:10maudit de Flamanville
00:52:11dans la Manche
00:52:11et son réacteur
00:52:12de nouvelle génération
00:52:13Notre expert
00:52:15alerte sur les dangers
00:52:17d'une prolongation
00:52:17des réacteurs
00:52:18initialement prévus
00:52:20pour fonctionner
00:52:20jusqu'à 40 ans
00:52:21Il appelle
00:52:22à une transition
00:52:23adaptée
00:52:24aux défis du siècle
00:52:25avec plus de renouvelables
00:52:26et de sobriété
00:52:27et moins de précarité énergétique
00:52:30Dans notre pays
00:52:31pourtant
00:52:32parmi les premières puissances mondiales
00:52:36le système énergétique
00:52:37n'est pas capable
00:52:37aujourd'hui
00:52:38d'approvisionner correctement
00:52:39l'ensemble
00:52:40de la population
00:52:41avec 12 millions de personnes
00:52:42concernées
00:52:43concernées par la précarité énergétique
00:52:45Alors faut-il déjà préparer
00:52:47la décroissance du nucléaire ?
00:52:49Face à vous ce soir
00:52:50Yves Marignac
00:52:51Et nous accueillons
00:52:54Yves Marignac
00:52:55sur ce plateau
00:52:55Bonsoir
00:52:56Bonsoir
00:52:56Je vous en prie
00:52:57Je vous laisse saluer
00:52:58Monsieur le ministre
00:52:59Vous êtes expert
00:53:01énergie nucléaire
00:53:02et porte-parole de Négawatt
00:53:03une association bien reconnue
00:53:05et respectée
00:53:06Je vous laisse vous installer
00:53:07pour pouvoir échanger
00:53:08pendant quelques minutes
00:53:09avec Sébastien Martin
00:53:10Merci
00:53:11Commencez par ce que vous voulez
00:53:12Oui c'est un vrai plaisir
00:53:14de pouvoir échanger avec vous
00:53:15bien sûr
00:53:15Je vais commencer peut-être
00:53:17par un sujet
00:53:19qui est au cœur
00:53:20de différents propos
00:53:23que vous avez tenus tout à l'heure
00:53:23sur le besoin de compétitivité
00:53:25et le prix de l'électricité
00:53:27Alors évidemment
00:53:28il faut réindustrialiser
00:53:30il faut décarboner
00:53:30et il faut électrifier
00:53:32mais la situation aujourd'hui
00:53:34c'est que les industriels
00:53:36pour ça attendent
00:53:36une électricité
00:53:37à environ 50 euros
00:53:39du mégawatt-heure
00:53:39Le parc nucléaire actuel
00:53:42a un coût
00:53:43d'environ 60
00:53:44qui malheureusement
00:53:46augmente
00:53:47du fait notamment
00:53:47du grand carénage
00:53:48EDF n'en a réalisé
00:53:50qu'un tiers à peu près
00:53:51d'après la Cour des comptes
00:53:52Les renouvelables
00:53:53sortent à 70-80
00:53:55et leur coût
00:53:56est très fortement
00:53:58orienté à la baisse
00:53:58et le nouveau nucléaire
00:54:00lui risque de sortir
00:54:02à 100 euros du mégawatt-heure
00:54:03voire davantage
00:54:04les 6 EPR2
00:54:06dont vous avez parlé
00:54:07donc la question
00:54:08elle est double
00:54:09c'est un
00:54:09est-ce que la France
00:54:11a effectivement les moyens
00:54:12d'engager
00:54:13et d'immobiliser
00:54:1472 milliards
00:54:15ou davantage
00:54:16dans ces nouveaux réacteurs
00:54:17qui ne verront pas jour
00:54:20avant 2035
00:54:20alors que l'urgence
00:54:21aujourd'hui
00:54:22est à fournir
00:54:23de l'électricité décarbonée
00:54:24aux industriels
00:54:26et deux
00:54:26entre 50 euros
00:54:28du mégawatt-heure
00:54:28et ses différents coûts
00:54:30évidemment
00:54:30il y a besoin
00:54:31de financer
00:54:32l'État n'en a pas forcément
00:54:34la capacité
00:54:35dans la situation actuelle
00:54:36les ménages ne sont pas prêts
00:54:37à payer ça
00:54:37on va commencer par la première
00:54:38on reviendra sur la deuxième
00:54:39et les industriels non plus
00:54:41donc en fait voilà
00:54:42comment on boucle
00:54:43cette équation économique
00:54:44qui semble aujourd'hui
00:54:45à peu près impossible
00:54:46c'est clair
00:54:47d'abord vous savez
00:54:48qu'aujourd'hui
00:54:49le prix de marché
00:54:49il est en dessous de 50 euros
00:54:50donc il faut aussi partir
00:54:53de cette base là
00:54:55le deuxième point
00:54:56c'est que
00:54:57nous voulons avoir
00:54:59une production
00:55:00d'électricité
00:55:01beaucoup plus importante
00:55:02mais qui doit s'accompagner
00:55:03forcément d'une électrification
00:55:05des usages
00:55:05parce qu'au final
00:55:07aujourd'hui
00:55:07vous êtes un expert
00:55:09mais vous savez bien
00:55:10qu'aujourd'hui
00:55:11l'électricité
00:55:11en fait finalement
00:55:12ne couvre qu'à peu près
00:55:1330% de nos usages
00:55:14dans le mix énergétique total
00:55:16dans le mix énergétique total
00:55:17et que notre ambition
00:55:18c'est plutôt de doubler
00:55:19cette part
00:55:20d'énergie décarbonée
00:55:21alors il n'y aura pas
00:55:22que de l'électricité
00:55:23mais en tout cas
00:55:23d'énergie décarbonée
00:55:25et donc par un mécanisme aussi
00:55:26où il y a plus
00:55:27de consommation électrique
00:55:28plus de volume électrique
00:55:30forcément
00:55:30vous avez un rapport
00:55:31offre-demande
00:55:32et sur la question du prix
00:55:33qui devient plus intéressant
00:55:35le deuxième point
00:55:37c'est qu'on a
00:55:38une industrie nucléaire
00:55:40aujourd'hui
00:55:41qui
00:55:41et d'ailleurs
00:55:42le reportage
00:55:43l'a montré
00:55:43est en train
00:55:44de complètement
00:55:45se reconfigurer
00:55:47on passe d'une industrie
00:55:49qui faisait de la maintenance
00:55:50la vérité c'est ça
00:55:52le carénage
00:55:52qui faisait de la maintenance
00:55:54et donc
00:55:55qui n'était plus
00:55:55du tout compétitive
00:55:56pourquoi on a mis
00:55:57aussi longtemps
00:55:58à sortir Flamanville
00:56:00vous savez moi
00:56:00je prends toujours l'image
00:56:01sans parler du coût
00:56:03je prends l'image
00:56:04d'un constructeur
00:56:05mais c'est quoi
00:56:06l'industrie nucléaire
00:56:07de ces 20 dernières années
00:56:08l'industrie nucléaire
00:56:09ces 20 dernières années
00:56:10c'est comme si vous disiez
00:56:11un constructeur automobile
00:56:12bon ben vous ne construisez
00:56:13plus de nouveaux modèles
00:56:14vous avez votre réseau
00:56:15de garage
00:56:16vous entretenez votre réseau
00:56:17de garage
00:56:18et puis vous faites
00:56:18de la réparation
00:56:19et puis aujourd'hui
00:56:20on dit à l'industrie nucléaire
00:56:21bah écoutez voilà
00:56:23on va relancer
00:56:23des nouveaux modèles
00:56:24faut vous remettre
00:56:25dans un mode industriel
00:56:27faut être plus compétitif
00:56:28plus rapide
00:56:29et c'est ce qui est en train
00:56:29de se passer
00:56:30parce que vous avez raison
00:56:31si on reste sur les modèles
00:56:32d'avant
00:56:33on n'est pas compétitif
00:56:34on n'est pas rapide
00:56:34et ça va coûter
00:56:35beaucoup trop cher
00:56:36par contre si on repasse
00:56:37sur des modèles industriels
00:56:38et moi je fais confiance
00:56:38à Bernard Fontana
00:56:39qui est le nouveau président
00:56:40d'EDF
00:56:40et qui avant était
00:56:41le président de Framatome
00:56:42parce que c'est un vrai industriel
00:56:44et bien alors le nucléaire
00:56:45redevient beaucoup plus compétitif
00:56:46les nouveaux réacteurs
00:56:52je le redis
00:56:53vont sortir
00:56:54à un coût de production
00:56:55probablement supérieur
00:56:57à 100 euros du mégawatt
00:56:58donc sans aucune chance
00:56:59d'être compétitif
00:57:01et donc voilà
00:57:02il y a une contradiction
00:57:03inhérente à votre discours
00:57:05mais je pense
00:57:07qu'il y a encore du temps
00:57:07pour débattre
00:57:08de cette question
00:57:09les réacteurs
00:57:11ne sont pas encore
00:57:12décidés
00:57:13en termes d'investissement
00:57:14et je pense que ça sera
00:57:15un des débats
00:57:16cette année
00:57:16je voulais revenir
00:57:17sur un autre point
00:57:18puisque ça c'est
00:57:19les nouveaux réacteurs
00:57:19mais il y a aussi
00:57:20le parc existant
00:57:21et attirer votre attention
00:57:23et vous faire réagir
00:57:25sur des propos
00:57:26passés un peu inaperçus
00:57:27du président
00:57:28de l'autorité de sûreté nucléaire
00:57:29et de radioprotection
00:57:30dans ses voeux à la presse
00:57:31il y a quelques semaines
00:57:32il a appelé
00:57:33à anticiper la décroissance
00:57:35du parc nucléaire
00:57:36et pour une raison
00:57:37assez simple
00:57:38on a aujourd'hui
00:57:40un parc
00:57:41qui a 40 ans
00:57:42de durée de vie
00:57:43en moyenne
00:57:43avec 60 gigawatts
00:57:45en étant raisonnable
00:57:47du point de vue
00:57:47de la sécurité électrique
00:57:48fermer 2 à 3 gigawatts
00:57:50par an
00:57:513 est vraiment
00:57:52un grand maximum
00:57:532 ça veut dire
00:57:5430 ans
00:57:55pour fermer
00:57:56l'ensemble du parc
00:57:57et donc
00:57:58une trajectoire
00:57:59qui doit être lissée
00:58:00du point de vue
00:58:01de la sécurité électrique
00:58:02mais quand vous atteignez
00:58:0340 ans
00:58:03et que vous projetez
00:58:0430 ans
00:58:05pour fermer tout le parc
00:58:07ça vous emmène
00:58:07en fait à des durées de vie
00:58:08qui sont déjà
00:58:09au-delà
00:58:10de ce qu'aujourd'hui
00:58:11on peut
00:58:12raisonnablement
00:58:13anticipé
00:58:14du point de vue
00:58:15de la sûreté
00:58:16et de l'état
00:58:16de l'instruction
00:58:17sur la durée de vie
00:58:18des réacteurs
00:58:19donc la question
00:58:19c'est
00:58:19combien de temps
00:58:20on attend encore
00:58:22combien de temps
00:58:22on fait la politique
00:58:23de l'autruche
00:58:24en considérant
00:58:24qu'on peut prolonger
00:58:25tous les réacteurs
00:58:26et à quel moment
00:58:27on se décide
00:58:28enfin à poser
00:58:30une trajectoire
00:58:31de fermeture
00:58:31des réacteurs
00:58:32qui serait maîtrisée
00:58:33les plus vieux
00:58:35l'ensemble
00:58:35tous les réacteurs
00:58:37devront bien être fermés
00:58:38un jour ou l'autre
00:58:38et on a besoin
00:58:40de maîtriser
00:58:40cette trajectoire
00:58:41avec une double contrainte
00:58:43la sécurité électrique
00:58:44d'une part
00:58:44qui oblige
00:58:45à ne pas fermer
00:58:45trop vite
00:58:46et la sûreté nucléaire
00:58:47qui oblige
00:58:48à ne pas les garder
00:58:49trop longtemps
00:58:50de toute façon
00:58:51les réacteurs
00:58:52pourront être prolongés
00:58:53que bien évidemment
00:58:55avec l'accord
00:58:56de la SN
00:58:57j'imagine pas
00:58:59et je le dis
00:59:00même si c'est pas
00:59:01complètement
00:59:02dans mon portefeuille
00:59:03ministériel
00:59:03puisque c'est Roland Lescure
00:59:04qui a la question
00:59:05énergétique
00:59:06mais pour avoir
00:59:07échangé avec lui
00:59:08il n'est pas question
00:59:09de pouvoir rallonger
00:59:11sans les autorisations
00:59:13de l'autorité
00:59:14de sûreté nucléaire
00:59:15or vous savez bien
00:59:16que la France
00:59:17a un niveau d'exigence
00:59:19en termes de sûreté nucléaire
00:59:20en termes de suivi
00:59:22de nos centrales
00:59:23qui est sans doute
00:59:23le plus élevé au monde
00:59:24donc nous nous astreignons
00:59:28à un certain nombre
00:59:29de choses
00:59:30que d'autres pays
00:59:31ne s'astreignent pas
00:59:32tant mieux
00:59:33tant mieux
00:59:34au moins c'est une garantie
00:59:35de sécurité
00:59:35vis-à-vis d'une source
00:59:36de production d'énergie
00:59:37qui peut questionner
00:59:39nos concitoyens
00:59:40donc cette question
00:59:41elle est forcément liée
00:59:42aux autorisations
00:59:42qui peuvent être délivrées
00:59:43par la SN
00:59:44et pas par autre chose
00:59:45Non mais c'est justement
00:59:46la SNR alerte
00:59:48sur la nécessité
00:59:49de ne pas attendre
00:59:50d'être au pied du mur
00:59:51par rapport à
00:59:52On va avoir enfin
00:59:53une PPE
00:59:53sur la base d'une PPE
00:59:55on va pouvoir se mettre
00:59:56enfin en perspective
00:59:57sur ces questions-là
00:59:59mais vous avez aussi vu
01:00:00que dans cette PPE
01:00:01nous prévoyons
01:00:026 nouveaux EPR
01:00:03alors je voudrais juste rappeler
01:00:04ça peut paraître technique
01:00:05mais avec un EPR
01:00:07qui fait 1200
01:00:09c'est 1200
01:00:091600
01:00:101600
01:00:11on va remplacer des fois
01:00:12des réacteurs
01:00:13qui ne faisaient que 900
01:00:14donc on peut fermer 2
01:00:16et remplacer par un EPR
01:00:18et puis s'il y en a 8 de plus
01:00:19qui arrivent derrière
01:00:20avec le même niveau de puissance
01:00:21et des rendements
01:00:22qui sont plus importants
01:00:23on peut compenser
01:00:23Mais c'est entre
01:00:242035 pour les premiers
01:00:27et 2040
01:00:27et 2050
01:00:28Oui il faut du temps
01:00:29mais pensons
01:00:29la question de la sécurité
01:00:30se pose
01:00:30C'est pour ça d'ailleurs
01:00:31que le gouvernement
01:00:32est favorable à un mix
01:00:33entre renouvelables
01:00:34et nucléaires
01:00:35ceux qui nous expliquaient
01:00:37qu'il fallait arrêter
01:00:37tous les renouvelables
01:00:39à mon avis
01:00:39ne sont pas dans une logique
01:00:41d'électricité abondante
01:00:42dans ce pays
01:00:42c'était pas possible
01:00:43Donc on a une position
01:00:45équilibrée
01:00:45et on attend jeudi
01:00:46avec impatience
01:00:47On attend avec impatience
01:00:48cette PPE 3
01:00:49mais effectivement
01:00:50tout signal de ralentissement
01:00:52sur les énergies renouvelables
01:00:54serait contraire
01:00:54aux intérêts
01:00:55à long terme de la France
01:00:56du point de vue
01:00:57de la décarbonation
01:00:58Je vais laisser
01:00:59le Premier ministre
01:00:59à Roland-Liscur
01:01:00faire les annonces jeudi
01:01:01C'est jeudi
01:01:01Ils sont convergents
01:01:02mais aussi du point de vue
01:01:04de notre souveraineté
01:01:04et du point de vue
01:01:05de notre compétitivité
01:01:07Il est question de souveraineté
01:01:08en effet
01:01:08Ah bah bien évidemment
01:01:09parce que
01:01:10le vrai débat
01:01:11dans tout ça
01:01:12je veux dire
01:01:13par rapport à une énergie décarbonée
01:01:14que ce soit du nucléaire
01:01:16ou du renouvelable
01:01:17c'est la question
01:01:17de notre dépendance
01:01:18vis-à-vis de ceux
01:01:19qui nous fournissent du pétrole
01:01:19et ceux qui sont encore favorables
01:01:21au tout pétrole
01:01:22sont favorables aux Russes
01:01:23aux Américains
01:01:24et aux pays du Golfe
01:01:25Je ne suis pas sûr
01:01:25que ce soit tous des amis
01:01:26Merci Yves-Marie Diac
01:01:27d'être venu sur le plateau
01:01:28de l'Indice et Politique
01:01:29Merci Sébastien Martin
01:01:30d'être avec nous
01:01:31d'avoir été avec nous ce soir
01:01:32sur LCP
01:01:33L'Indice et Politique
01:01:34qui revient évidemment
01:01:34lundi prochain
01:01:35D'ici là
01:01:35bonne semaine
01:01:37bonne soirée
01:01:37Merci
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