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  • il y a 6 semaines
Pour la psychologue Marie-Estelle Dupont, la multiplication des attaques au couteau dans les écoles, à l’image de l’enseignante poignardée par un de ses élèves à Sanary-sur-Mer, serait liée au délitement du cadre d’autorité et à l’explosion des violences intrafamiliales. 

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Transcription
00:00Ces images de vidéosurveillance défraient la chronique depuis plusieurs jours.
00:04On y voit Théo, un jeune de 19 ans, être agressé fin janvier dans le hall de son immeuble à Lyon
00:09par cinq jeunes âgés de 14 à 16 ans.
00:12Un acte, symbole de l'ultra-violence qui se développe chez certains jeunes.
00:16Pour la psychologue Marie-Estelle Dupont, interrogée par le JDD,
00:20l'environnement familial en est le premier responsable.
00:23Il est le premier déterminant de la construction psychique.
00:2580% des mineurs ultra-violents ont vu de la violence intrafamiliale.
00:30Nous avons alerté sur l'augmentation de ces violences qui sape l'autorité
00:34et se révèle être une source de carence affective immense.
00:38La responsabilité des parents doit, à mon sens, être associée à tous les délits des mineurs.
00:43L'école devient alors un exutoire pour ces adolescents, un lieu où se répercute cette violence.
00:48Marie-Estelle Dupont cible également les écrans et le manque de liens dans une société qui se déshumanise.
00:53Des mesures sécuritaires ne peuvent suffire.
00:56Il nous faut reprendre l'éducation, la culture, la formation des psychiatres,
01:00le soutien aux policiers, la justice, mais aussi première prévention de la violence,
01:04l'accueil des tout-petits.
01:06Plus un bébé est sécurisé, bien traité, enveloppé, mieux son cerveau se développe
01:10et moins il risque de présenter de troubles ultérieurs.
01:13Si depuis 2016, le nombre de mineurs poursuivis par la justice a largement baissé,
01:17les actes violents sont en augmentation.
01:23Sous-titrage Société Radio-Canada
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