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La commission d'enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public, créée à la demande du groupe d'Éric Ciotti (Union des droites pour la République), poursuit ses travaux. Le 5 février, les députés ont auditionné Rachida Dati, ministre de la Culture, qui portait en 2025 la réforme de l'audiovisuel public, prévoyant la création d'une holding exécutive. Une réforme dont le cheminement parlementaire, qui devait se poursuivre à l'automne, a été suspendu en raison des discussions budgétaires et de la situation politique de la France. Retrouvez les temps forts des échanges avec le président de la commission d'enquête Jérémie Patrier-Leitus (HOR), le rapporteur Charles Alloncle (UDR) et les députés.
La rédaction de LCP vous propose les morceaux choisis des séances publiques dans l'hémicycle et des séances de travaux ou des auditions en commissions.
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00:00:00Bonjour à tous et bienvenue dans la séance est ouverte.
00:00:11Dans ce numéro, nous vous proposons de revenir sur l'audition de la ministre de la Culture, Rachida Dati,
00:00:16par la commission d'enquête sur l'audiovisuel public.
00:00:19Des questions sur l'organisation, le financement, la neutralité,
00:00:22et sur la vidéo où les journalistes Patrick Cohen et Thomas Legrand sont enregistrés à leur insu
00:00:27et où ils évoquent sa candidature à la mairie de Paris. Regardez.
00:00:31Tout d'abord, je vous remercie de me donner l'occasion de prendre la parole devant les membres de cette commission d'enquête.
00:00:36Je sais le contexte polémique dans lequel cette commission a vu le jour.
00:00:41Mais au-delà des polémiques, son objectif initial est assez louable, je le dis.
00:00:46En effet, elle prend toute sa place dans un contexte plus large de transformation profonde du secteur des médias en général
00:00:53et auquel l'audiovisuel public ne peut être étranger.
00:00:57Je veux en premier lieu redire un mot des transformations en cours.
00:01:00Ces transformations, elles sont massives.
00:01:03Elles affectent l'ensemble des médias traditionnels.
00:01:06Chacun l'aura constaté, les usages évoluent, les modes de consommation aussi,
00:01:11les contenus d'information, de culture ou de divertissement sont de plus en plus consommés sur les plateformes ou les réseaux sociaux.
00:01:18Des pans entiers de la population désertent les médias traditionnels,
00:01:21que sont la radio et la télévision.
00:01:24Et en premier lieu, les jeunes avec une audience télévisuelle qui vieillit.
00:01:29L'hégémonie historique de la télévision a laissé place à celle des téléphones mobiles
00:01:32et au bouleversement des usages qu'ils entraînent avec eux.
00:01:36Ce changement de paradigme, qui n'a eu de cesse de s'accélérer ces dernières années, produit des effets très concrets.
00:01:41On assiste à une déstabilisation massive du marché publicitaire,
00:01:46qui fait peser un risque majeur sur la santé économique des acteurs historiques.
00:01:50Face à ces transformations, les groupes de télévision privées ont deux enjeux.
00:01:55Un enjeu de taille pour résister à une concurrence de plus en plus forte
00:01:58et un modèle économique de la télévision linéaire de plus en plus difficile
00:02:02et un enjeu de déploiement sur le numérique pour s'adapter aux nouveaux usages et trouver les relais de croissance.
00:02:08Notre divisal public ne peut rester à la traîne de ces grandes transformations qui sont à l'œuvre,
00:02:14notamment parce qu'il doit conserver le rôle qui est le sien, c'est-à-dire s'adresser à tous.
00:02:20Plus largement, contribuer à préserver la place de nos médias traditionnels,
00:02:24confronter à un modèle économique de plus en plus adverse, des usages qui évoluent,
00:02:28la concurrence des grandes plateformes qui captent irrémédiablement l'attention.
00:02:33Ce n'est pas regarder vers le passé, c'est préserver toutes les conditions,
00:02:37même d'une démocratie vivante, mais aussi contribuer à défendre notre modèle de souveraineté culturelle.
00:02:44Je pense strictement la même chose s'agissant de l'audiovisuel public.
00:02:46Je l'ai toujours dit, il est au cœur de notre démocratie,
00:02:49il doit être un outil essentiel de citoyenneté, d'intégration, d'émancipation, de liberté
00:02:55et en particulier pour ceux qui n'ont pas accès à cette éducation à l'information, à la culture et à la vie publique.
00:03:01Je l'ai prouvé d'ailleurs en sanctuarisant son mode de financement très récemment.
00:03:07Vous le savez, j'ai la conviction que pour que cet outil soit préservé,
00:03:10il est aussi indispensable de lui donner un nouvel élan, un nouveau cap,
00:03:14avec une plus grande efficacité pour un service public qui s'adresse à tous.
00:03:19Il ne peut rester à la traîne des transformations que j'évoquais.
00:03:22Vous l'avez compris, je ne m'inscris ni dans les pas des contempteurs de l'audiovisuel public
00:03:26qui veulent sa privatisation, ni dans les pas de ceux qui veulent que rien ne change
00:03:30et qui de ce fait contribuent à l'affaiblir.
00:03:34Cette commission d'enquête a insisté lourdement sur les imperfections du service public
00:03:38et je ne nie pas qu'il puisse y en avoir.
00:03:42Évidemment, nous allons y revenir.
00:03:43Mais n'oublions pas non plus ce que représente cet outil,
00:03:46sa contribution qu'il peut apporter à notre démocratie.
00:03:49S'il y a un reproche qu'on ne peut pas me faire,
00:03:52c'est de ne pas m'être emparé de ce sujet
00:03:54pour contribuer à sa transformation indispensable,
00:03:58mais aussi à la préservation de cet outil.
00:04:01D'abord, j'ai souhaité apporter mon soutien à la proposition de loi organique
00:04:04portant réforme du financement de l'audiovisuel public.
00:04:07Grâce à elle, un mode de financement indépendant et pérenne
00:04:11a été garanti au secteur.
00:04:13Mais au-delà de la question du financement,
00:04:15je plaide depuis mon entrée en fonction
00:04:16pour que l'audiovisuel public se réforme en profondeur.
00:04:20Au fond, l'idée a toujours été la même,
00:04:22que l'audiovisuel public puisse se battre à armes égales
00:04:25face aux défis qui bouleversent le secteur
00:04:27et surtout qu'il puisse continuer à s'adresser à tous les Français
00:04:30en s'adaptant aux nouveaux usages.
00:04:33C'était d'ailleurs le sens de la proposition de loi
00:04:35du sénateur Laffont sur laquelle je me suis appuyée.
00:04:39Les objectifs de cette proposition de loi
00:04:40sont plus que jamais d'actualité.
00:04:43Transformer la gouvernance du secteur
00:04:44pour renforcer les coopérations entre télévision et radio,
00:04:48coordonner davantage les forces sur le numérique.
00:04:51L'audiovisuel public appartient à tous les Français.
00:04:54Il doit pouvoir continuer de s'adresser à chacun d'entre eux
00:04:57et dans tous les territoires.
00:04:59Quasiment partout en Europe,
00:05:00l'audiovisuel public s'est structuré.
00:05:02Les groupes se sont rassemblés
00:05:04et nous, nous prenons du retard.
00:05:05Et encore une fois, je crois profondément
00:05:08qu'il n'y a pas de grande démocratie
00:05:10sans un audiovisuel public fort
00:05:12et à la hauteur de sa mission.
00:05:14Alors, il nous faut tracer des perspectives
00:05:15au-delà des polémiques.
00:05:17Et pour terminer mon propos,
00:05:18je voulais mettre en avant les quatre enjeux
00:05:20que j'identifie pour l'avenir
00:05:22de notre audiovisuel public.
00:05:24Ils recouvrent très largement
00:05:25le champ que votre commission d'enquête
00:05:27a souhaité couvrir.
00:05:28Le Parlement pourra, je n'en doute pas,
00:05:30apporter une contribution utile à ces réflexions.
00:05:34Premier enjeu, renforcer encore davantage
00:05:36le caractère distinctif du secteur public,
00:05:39tout particulièrement sur le plan
00:05:41des priorités éditoriales,
00:05:42informations, proximité, culture.
00:05:45Second enjeu, approfondir la transformation numérique
00:05:48afin d'accompagner les Français
00:05:50dans l'évolution des usages.
00:05:52Regarder les accords récents
00:05:53entre la BBC et YouTube.
00:05:55Troisième enjeu, se conformer
00:05:56à l'évolution des principes juridiques
00:05:58s'appliquant à lui en matière d'exemplarité,
00:06:01disons les choses,
00:06:02je pense à la question de sa neutralité
00:06:03et également au principe d'impartialité.
00:06:06Sur ce point, évidemment,
00:06:08le ministre de la Culture
00:06:08ne se substitue pas à l'ARCOM.
00:06:11C'est à elle que la loi a confié
00:06:13la mission de veiller sur l'impartialité
00:06:15de l'audiovisuel public,
00:06:17pas au ministère de la Culture
00:06:18et encore moins à la ministre.
00:06:20Pour autant, ça ne veut pas dire
00:06:21qu'on ne peut pas avoir le débat.
00:06:22Vous l'avez ici
00:06:23et nous évoquerons cette question.
00:06:25Le rôle du service public,
00:06:26ça n'est pas d'antagoniser,
00:06:28bien au contraire,
00:06:29c'est de rassembler.
00:06:30Donc je crois que le débat est légitime.
00:06:32Il faut avoir une réflexion sérieuse,
00:06:34une réflexion apaisée
00:06:35sur l'impartialité
00:06:36et sur la façon de le concevoir.
00:06:39Quatrième enjeu,
00:06:39accélérer la transformation de sa gestion.
00:06:42C'est aussi un point d'attention
00:06:42de votre commission d'enquête.
00:06:44Je ne fais pas la liste
00:06:45des différents rapports,
00:06:47qu'ils soient parlementaires,
00:06:49administratifs, financiers,
00:06:51qui insistent sur ce point.
00:06:52Le dernier rapport
00:06:54de la Cour des comptes
00:06:54sur France Télévisions
00:06:55évoque, je cite,
00:06:57la nécessité de mettre en œuvre
00:06:58sans délai
00:06:59des réformes structurelles
00:07:01jusqu'ici à journée.
00:07:03Évidemment,
00:07:04je ne veux pas me dérober
00:07:05aux interrogations
00:07:06que vous avez posées
00:07:07de votre commission
00:07:08sur ce dernier sujet.
00:07:09Alors, mesdames et messieurs,
00:07:11je me tiens évidemment
00:07:11à disposition
00:07:12pour répondre
00:07:13à l'ensemble des questions.
00:07:13Je vous remercie.
00:07:14Madame la Ministre,
00:07:15peut-être une question
00:07:16pour revenir sur ce que vous
00:07:16disiez sur l'impartialité.
00:07:18La loi de 1986
00:07:20exige des médias
00:07:22et notamment des médias publics
00:07:24le respect des règles
00:07:25de pluralisme,
00:07:25d'indépendance,
00:07:26d'honnêteté,
00:07:27de l'information.
00:07:28Vous avez indiqué
00:07:29qu'il fallait avoir un débat
00:07:31sur l'impartialité.
00:07:33Comment considérez-vous
00:07:34aujourd'hui
00:07:35qu'elle est mise en œuvre
00:07:35sur l'audiovisuel public
00:07:37au-delà du débat ?
00:07:39Est-ce que vous considérez
00:07:40qu'il y a des réformes
00:07:41à mener
00:07:42pour renforcer
00:07:43l'impartialité
00:07:44de l'audiovisuel public ?
00:07:45Tout d'abord,
00:07:51historiquement,
00:07:51le législateur
00:07:52s'est concentré
00:07:53sur l'indépendance
00:07:54de l'audiovisuel public.
00:07:56Ça a été le premier principe
00:07:57et c'est ce qui,
00:07:57évidemment,
00:07:58a animé
00:07:59les débats législatifs
00:08:00pendant très longtemps.
00:08:01Pour autant,
00:08:02la loi
00:08:03est le cahier des charges
00:08:04qui fixe
00:08:05des exigences
00:08:06sur l'impartialité
00:08:07et le pluralisme
00:08:08également
00:08:09de l'audiovisuel public.
00:08:11Alors,
00:08:11s'il faut le renforcer,
00:08:12nous,
00:08:12on est à l'écoute
00:08:13des propositions
00:08:13que la Commission va faire.
00:08:14ça, c'est évidemment
00:08:16une réalité.
00:08:18Pour le reste,
00:08:18vous savez qu'il y a eu
00:08:19des décisions,
00:08:19y compris du Conseil d'État
00:08:20en ce sens,
00:08:21cette exigence
00:08:22d'impartialité,
00:08:23elle doit être concrète,
00:08:24elle doit être lisible
00:08:25et aussi transparente
00:08:27pour tous les Français.
00:08:28Il y a une mission,
00:08:29évidemment,
00:08:30c'est une mission de l'ARCOM,
00:08:32comme je l'ai dit
00:08:32dans mon propos liminaire,
00:08:33et il y a une mission
00:08:34qui a été donnée
00:08:36à M. Bruno Lasserre
00:08:38sur ce sujet
00:08:39et évidemment,
00:08:40nous verrons les recommandations
00:08:41et les propositions
00:08:42qu'il en sortira.
00:08:43Mais ça n'est pas
00:08:45au ministre de la Culture
00:08:46ni au ministère de la Culture
00:08:47de dire
00:08:47qu'est-ce qui régit
00:08:50l'impartialité.
00:08:51L'ARCOM va le faire,
00:08:52la mission va nous donner
00:08:53les précisions
00:08:53et les perfectionnements
00:08:56évidemment à apporter
00:08:57à cette exigence
00:08:59et à ce principe
00:08:59d'impartialité
00:09:00qu'attendent quand même
00:09:01tous les Français.
00:09:02C'est juste pour rebondir,
00:09:05puis je donnerai la parole
00:09:06aux rapporteurs.
00:09:07Vous exercez,
00:09:08le ministre de la Culture,
00:09:09le ministère exerce
00:09:09la tutelle des médias
00:09:11audiovisuels publics,
00:09:12mais aussi la responsabilité
00:09:13des médias privés,
00:09:14puisque vous gérez
00:09:15le champ de la communication
00:09:16en général.
00:09:17Est-ce que vous considérez
00:09:18aujourd'hui
00:09:19que les règles du pluralisme
00:09:20et d'impartialité
00:09:21sont plus respectées
00:09:23sur le visuel public
00:09:24ou privé
00:09:24et que s'il faut
00:09:26réformer la loi
00:09:27de 1986
00:09:30dans quel axe,
00:09:31ça fait 40 ans
00:09:32que la loi qui a fixé
00:09:33les règles du pluralisme
00:09:34a été votée
00:09:35dans un monde
00:09:35où il n'y avait pas
00:09:36de réseaux sociaux,
00:09:37où la concurrence
00:09:38des plateformes étrangères
00:09:39n'était pas là,
00:09:39où il n'y avait pas
00:09:40d'ingérence ?
00:09:41Est-ce que pour vous
00:09:41aujourd'hui,
00:09:42même si vous quitterez
00:09:44vos postes dans quelques jours
00:09:45et que vous ne pouvez pas
00:09:45porter cette réforme,
00:09:46est-ce que vous considérez
00:09:46aujourd'hui,
00:09:48au regard de l'expérience
00:09:48qui est la vôtre
00:09:49depuis deux ans
00:09:49que vous menez ce ministère,
00:09:51qu'il faut renforcer
00:09:53ces règles d'impartialité,
00:09:54est-ce que vous considérez
00:09:55qu'elles sont aujourd'hui
00:09:55le pluralisme ?
00:09:56Est-ce qu'il est moins
00:09:56mis en oeuvre
00:09:57ou mieux mis en oeuvre
00:09:58dans le privé
00:09:58ou dans le public ?
00:10:00Comme je viens de le dire,
00:10:02c'est le rôle de l'ARCOM.
00:10:03Ça n'est pas au ministère
00:10:04de la Culture
00:10:05et encore moins à la ministre.
00:10:06Après, on peut avoir
00:10:07évidemment des idées,
00:10:09des conceptions,
00:10:10des choses à dire.
00:10:12Ce n'est pas mon rôle,
00:10:13je suis ministre de la Culture
00:10:13et donc ça n'est pas le rôle
00:10:14ni du ministre de la Culture
00:10:15ni du ministère de la Culture,
00:10:17c'est le rôle de l'ARCOM.
00:10:18Et la mission LACER,
00:10:19je pense qu'évidemment
00:10:21nous éclairera aussi
00:10:22sur cette exigence
00:10:23d'impartialité
00:10:25et de pluralisme.
00:10:27Merci.
00:10:27Une dernière question
00:10:27sur le budget.
00:10:29Les auditions que nous avons menées
00:10:30avec M. le rapporteur
00:10:31et les députés
00:10:31ont montré
00:10:32qu'il y a eu
00:10:32beaucoup de variations
00:10:34des dotations budgétaires
00:10:35aux sociétés de production
00:10:37audiovisuelle,
00:10:38notamment à France Télévisions
00:10:39et des variations de crédit
00:10:41qui peuvent compliquer
00:10:42leur gestion.
00:10:43Est-ce que vous,
00:10:44aujourd'hui,
00:10:45vous considérez
00:10:45que le financement public
00:10:47de l'audiovisuel public
00:10:48est suffisant ?
00:10:50Est-ce qu'aujourd'hui,
00:10:50il faut le maintenir ?
00:10:52Est-ce qu'il faut demander
00:10:53aux acteurs
00:10:54de l'audiovisuel public
00:10:55des économies
00:10:56ou, au contraire,
00:10:57renforcer leur budget ?
00:11:03Aujourd'hui,
00:11:04toutes les administrations
00:11:06participent au redressement
00:11:07des finances publiques.
00:11:08Évidemment,
00:11:09l'audiovisuel public,
00:11:10il participe aussi
00:11:11en responsabilité.
00:11:14Alors,
00:11:14aujourd'hui,
00:11:15il prend tout de sa part
00:11:16et c'est vrai
00:11:16que l'effort
00:11:17qui a été demandé
00:11:17est très exigeant.
00:11:19Moi,
00:11:19je me suis battu
00:11:19pour qu'effectivement
00:11:20la baisse
00:11:22que connaît
00:11:23l'audiovisuel public
00:11:24soit évidemment réduite.
00:11:26On a obtenu
00:11:26une réduction
00:11:29de cette baisse.
00:11:30Mais aujourd'hui,
00:11:30c'est vrai
00:11:31qu'il y a
00:11:32une forte exigence
00:11:33qui pèse
00:11:34sur l'audiovisuel public.
00:11:37Alors,
00:11:38le secteur,
00:11:39et d'ailleurs,
00:11:39vous avez entendu
00:11:40les dirigeants
00:11:41du secteur,
00:11:42elles prennent
00:11:43des mesures d'économie
00:11:44pour rester évidemment
00:11:45à l'équilibre
00:11:47pour 2026.
00:11:48Et il y a
00:11:48une revue des dépenses
00:11:49et notamment
00:11:50des dépenses de fonctionnement
00:11:50qui sont en cours.
00:11:53Merci.
00:11:53Je pense qu'on reviendra
00:11:54sur ces questions budgétaires.
00:11:55Monsieur le rapporteur,
00:11:55je vous laisse la parole
00:11:56pour 45 minutes
00:11:57de questions et réponses.
00:11:58Merci,
00:11:59Monsieur le Président.
00:12:00Merci,
00:12:00Madame la Ministre,
00:12:01pour votre temps
00:12:02et les réponses
00:12:02que vous voudrez bien
00:12:03nous apporter.
00:12:04Première question
00:12:05sur le contexte budgétaire
00:12:06qui touche aujourd'hui
00:12:07France Télévisions,
00:12:09notamment.
00:12:09Le 23 septembre 2025,
00:12:11la Cour des comptes
00:12:11a publié un rapport
00:12:12qu'on peut qualifier
00:12:13d'accablant
00:12:14sur la gestion
00:12:15de France Télévisions.
00:12:16Je pense que
00:12:17nombre de gabgis
00:12:18qui ont été révélés
00:12:20ont choqué
00:12:20beaucoup de Français.
00:12:22On parle par exemple
00:12:22d'une trentaine de cadres
00:12:23qui sont mieux payés
00:12:25que le Président de la République.
00:12:27On parle d'une cinquantaine
00:12:28de directeurs
00:12:29qui bénéficient
00:12:29de voitures de fonction.
00:12:31On parle d'un salaire moyen
00:12:32chez France Télévisions
00:12:33de 72 000 euros
00:12:34qui place le salarié moyen
00:12:36de France Télévisions
00:12:37parmi les 9%
00:12:38des Français
00:12:39les mieux rémunérés.
00:12:40Je tiens à rappeler
00:12:41que le salaire moyen
00:12:43dans le secteur
00:12:43de la culture
00:12:44en France publique
00:12:45comme privé
00:12:45est plutôt autour
00:12:46de 48 000 euros
00:12:47et dans l'audiovisuel privé
00:12:49il est à peu près
00:12:5062 000 ou 63 000 euros.
00:12:53On parle aussi
00:12:53de suite aux majestiques
00:12:54à Cannes
00:12:55pour les dirigeants
00:12:55de France Télévisions
00:12:56qui pendant des années
00:12:58étaient payés
00:12:59par France Télévisions
00:13:00et on a des suites
00:13:01à près de 1700 euros
00:13:02la nuit.
00:13:04Je pense aussi,
00:13:05alors ce n'est pas
00:13:05dans ce rapport-là
00:13:06mais c'est dans un autre rapport
00:13:07sur Radio France
00:13:09du nombre de semaines
00:13:10de congés payés
00:13:11qu'ils sont accordés
00:13:13aux journalistes
00:13:14de Radio France
00:13:1414 semaines
00:13:15de congés payés
00:13:16là où les Français
00:13:17en moyenne
00:13:18en ont 5
00:13:18hors RTT.
00:13:21Je pense que
00:13:22comme des millions
00:13:23de Français
00:13:24vous avez peut-être
00:13:25appris
00:13:26ces gabegis-là
00:13:27lorsque vous avez lu
00:13:29le rapport
00:13:30de la Cour des comptes
00:13:31quelle a été
00:13:32votre réaction ?
00:13:33Est-ce que
00:13:33vous connaissiez
00:13:34ces montants-là ?
00:13:36Est-ce que vous étiez
00:13:36au courant de ces avantages
00:13:38notamment sociaux
00:13:39qui, on peut le dire,
00:13:40sont exorbitants
00:13:41et quelle a été
00:13:42votre réaction
00:13:43à la lecture
00:13:43du rapport
00:13:44de la Cour des comptes ?
00:13:46Le rapport
00:13:48de la Cour des comptes
00:13:49c'est vrai
00:13:49qu'il y a des choses
00:13:51qui ont choqué
00:13:53qui ont choqué
00:13:54aussi des Français
00:13:54je vous le dis
00:13:54tel que je le pense
00:13:56puisque j'ai reçu
00:13:57pas mal de courriers
00:13:58suite à ce courrier
00:14:00ce rapport
00:14:00de la Cour des comptes
00:14:01c'est une réalité.
00:14:03Pour autant
00:14:03je crois que les présidents
00:14:05vous ont répondu
00:14:06il y a eu des réponses
00:14:07qui ont été faites
00:14:08à la tutelle
00:14:09suite à ce rapport
00:14:13mais je dois aussi rappeler
00:14:15que l'audiovisuel public
00:14:16assure des missions
00:14:17de services publics
00:14:18qui ne sont pas rentables
00:14:19donc vous faites un comparatif
00:14:21avec l'audiovisuel privé
00:14:22l'objectif n'est pas les mêmes
00:14:24et la gestion
00:14:25n'est pas forcément la même
00:14:26donc ça ne veut pas dire
00:14:27que parce que
00:14:28vous êtes déficitaire
00:14:29et ce n'est pas rentable
00:14:30que vous avez
00:14:31une mauvaise gestion
00:14:32ça ne veut pas dire
00:14:33c'est pas le même objectif
00:14:38par exemple
00:14:39il y a des programmes
00:14:40qui sont coûteux
00:14:41pas rentables
00:14:42mais c'est une nécessité
00:14:43de service public
00:14:44parce qu'on s'adresse
00:14:44à tous les français
00:14:45et donc là
00:14:47on ne peut pas mettre
00:14:48sur le même plan
00:14:48la gestion
00:14:49d'un média privé
00:14:51et d'un service
00:14:52audiovisuel public
00:14:53parce que je le dis
00:14:54moi je le redis
00:14:55moi je suis très attachée
00:14:56à un audiovisuel public
00:14:57pour qu'il s'adresse
00:14:59à tous les français
00:15:00donc ça n'est pas la rentabilité
00:15:01ensuite dans ce rapport
00:15:03il dit effectivement
00:15:05qu'il faut poursuivre
00:15:07cette politique d'économie
00:15:09engagée depuis 10 ans
00:15:10il donne certains détails
00:15:11également dans ce rapport
00:15:13l'objectif également
00:15:15des dépenses de fonctionnement
00:15:16courant sur le standard
00:15:17en vigueur de la sphère publique
00:15:18donc c'est aussi un objectif
00:15:20et la renégociation
00:15:22de l'accord d'entreprise
00:15:22lancé par France Télévisions
00:15:24y participe également
00:15:26de ces économies
00:15:28alors après sur la gestion
00:15:30comme vous le savez
00:15:30on a une tutelle
00:15:32mais ils ont une autonomie
00:15:33de gestion
00:15:33et de direction
00:15:34donc ça c'est aussi
00:15:35il faut le rappeler
00:15:36moi je ne dirige pas
00:15:37comme le ministère de la culture
00:15:38ou le ministère de la culture
00:15:39ne dirige pas
00:15:40les entreprises
00:15:41de l'audiovisuel public
00:15:41d'abord
00:15:42principe d'indépendance
00:15:43on le ferait
00:15:44on nous le reprocherait
00:15:45donc on ne peut pas le faire
00:15:46mais c'est vrai que
00:15:47sur le rapport
00:15:48de la cour des comptes
00:15:49il y a des recommandations
00:15:50qui veulent
00:15:50la nécessité pour l'état
00:15:52de donner une meilleure visibilité
00:15:54à France Télévisions
00:15:55notamment
00:15:57sur sa trajectoire
00:15:58de dotation publique
00:15:59j'ai repris quelques citations
00:16:02fixer une trajectoire financière
00:16:03réaliste
00:16:04c'est dans le rapport
00:16:05traitant l'insuffisance
00:16:06des capitaux propres
00:16:07à travers l'adoption
00:16:08sans délai
00:16:09d'un contrat d'objectif
00:16:10et de moyens
00:16:10c'est dans le rapport
00:16:11certains
00:16:12certains
00:16:13peut-être
00:16:14ont tendance
00:16:15à mettre en avant
00:16:16certaines recommandations
00:16:18plutôt que d'autres
00:16:19au détriment d'autres
00:16:21comme pour laisser entendre
00:16:22que finalement
00:16:23la situation actuelle
00:16:24de la société
00:16:24ne serait
00:16:25que de la responsabilité
00:16:26de l'état
00:16:27ça n'est pas le cas
00:16:28et puis
00:16:28la cour fait en effet
00:16:30la remarque
00:16:31de réformes structurelles
00:16:32insuffisantes
00:16:33jusqu'à présent
00:16:34puisqu'il cite
00:16:35une situation financière
00:16:36critique
00:16:37qui impose sans délai
00:16:38des réformes structurelles
00:16:39jusqu'ici à journée
00:16:41ce que j'ai indiqué
00:16:42et affirmé
00:16:42dans mon propos liminaire
00:16:43donc oui
00:16:44il y a des réformes
00:16:46à faire
00:16:46oui
00:16:47il y a des dépenses
00:16:48à revoir
00:16:48oui
00:16:49il y a une trajectoire
00:16:49d'économie
00:16:50à faire
00:16:51et je crois
00:16:52que les présidentes
00:16:53des deux sociétés
00:16:53vous ont répondu
00:16:54en ce sens
00:16:55et vous avez raison
00:16:57de demander
00:16:57quels sont
00:16:59les efforts
00:17:00quelle est la vision
00:17:01et les trajectoires
00:17:02et les objectifs
00:17:02qu'elle compte
00:17:03avoir
00:17:05c'est votre droit
00:17:06et c'est le droit
00:17:08du Parlement
00:17:08d'interroger là-dessus
00:17:09mais je le rappelle
00:17:10la mission
00:17:11de le duvisel public
00:17:12ça n'est pas
00:17:12de rechercher
00:17:13la rentabilité
00:17:13ça n'est pas
00:17:14l'objectif
00:17:15merci
00:17:16monsieur le rapporteur
00:17:17merci monsieur le président
00:17:18merci madame la ministre
00:17:20pour votre réponse
00:17:21on a auditionné
00:17:23on a entendu
00:17:23le président
00:17:24de la troisième chambre
00:17:25de la cour des comptes
00:17:26c'était le 4 décembre
00:17:27dernier
00:17:27ces mots étaient
00:17:29crus
00:17:31et éloquents
00:17:31il nous a expliqué
00:17:32que la situation financière
00:17:33de France Télévisions
00:17:34était plus que critique
00:17:36monsieur Moscovici
00:17:37le premier président
00:17:38de la cour des comptes
00:17:39parle lui
00:17:39d'une situation
00:17:40à nos yeux
00:17:40qui n'est plus soutenable
00:17:41qu'une entreprise normale
00:17:42ne pourrait tolérer
00:17:44on a donc appris
00:17:45à cette occasion
00:17:46que France Télévisions
00:17:47avait cumulé
00:17:47depuis 2017
00:17:48plus de 80 millions
00:17:50d'euros de déficit
00:17:51que les capitaux propres
00:17:52étaient désormais inférieurs
00:17:53à la moitié
00:17:53du capital social
00:17:54de l'entreprise
00:17:55ce qui fait peser
00:17:56selon le code du commerce
00:17:57un risque de dissolution
00:17:58que même la trésorerie
00:18:00qui était abondée
00:18:01à hauteur de plusieurs dizaines
00:18:02de millions d'euros
00:18:02il y a encore
00:18:03quelques années
00:18:04était désormais négative
00:18:06madame la ministre
00:18:08vous êtes ministre
00:18:09depuis le 11 janvier
00:18:102022
00:18:11avant la parution
00:18:1324 pardon
00:18:152024 pardon
00:18:17avant la parution
00:18:18du rapport
00:18:19de la cour des comptes
00:18:19qui était le 23 septembre
00:18:212025
00:18:21est-ce que vous avez été
00:18:23mis au courant
00:18:23notamment par la dégémique
00:18:25ou d'autres
00:18:25d'autres organes
00:18:27publics
00:18:28de cette situation
00:18:29financière
00:18:30aussi critique
00:18:31et si oui
00:18:33quelles ont été
00:18:33les actions correctrices
00:18:34que vous avez
00:18:35entendu prendre
00:18:36pour la résoudre
00:18:37tout d'abord
00:18:43vous parliez
00:18:43tout à l'heure
00:18:44dans votre propos
00:18:45de risque de dissolution
00:18:46il ne peut pas
00:18:47y avoir de dissolution
00:18:47sur l'audience
00:18:48publique
00:18:49et comme je vous dis
00:18:50ce ne sont pas
00:18:51les mêmes règles
00:18:52que les entreprises
00:18:54privées
00:18:55classiques
00:18:56l'état
00:18:57évidemment
00:18:57prendra ses responsabilités
00:18:59elle l'a toujours pris
00:18:59y compris
00:19:00quand il y a
00:19:01un déficit
00:19:02en fin d'année
00:19:02comme vous le savez
00:19:03il y a la possibilité
00:19:04de recapitaliser
00:19:05c'est une réalité
00:19:07qui existe
00:19:07ça a déjà existé
00:19:08et donc l'état
00:19:09prend ses responsabilités
00:19:10là où effectivement
00:19:11peut-être que je
00:19:12je peux peut-être
00:19:15vous suivre
00:19:16c'est que l'état
00:19:17ne peut pas
00:19:17à chaque fois
00:19:18recapitaliser
00:19:19sans avoir
00:19:21vérifié
00:19:23les objectifs
00:19:24pourquoi on le fait
00:19:26pourquoi on est arrivé
00:19:27à un tel déficit
00:19:28ça c'est une réalité
00:19:30et donc
00:19:30l'état
00:19:31prendra ses responsabilités
00:19:33et peut opérer
00:19:34une réduction
00:19:34du capital
00:19:35de l'entreprise
00:19:36ça c'est aussi
00:19:37une réalité
00:19:37alors ensuite
00:19:38qu'il y ait
00:19:39un échange
00:19:40avec la tutelle
00:19:41régulier
00:19:43ça aussi
00:19:44c'est une réalité
00:19:45mais c'est vrai
00:19:46qu'aujourd'hui
00:19:46ce qui pèse
00:19:48sur l'audiovisuel public
00:19:49c'est très exigeant
00:19:50c'est une réalité
00:19:51et donc
00:19:52c'est ce que je vous ai répondu
00:19:54suite au rapport
00:19:55de la Cour des comptes
00:19:56il y a eu des échanges
00:19:56il y a eu des réponses
00:19:57les dirigeants
00:19:59vous ont répondu ici
00:20:00et donc
00:20:01il y a
00:20:02désormais
00:20:03on ne peut pas rester
00:20:04je reprends les conclusions
00:20:06de la mission
00:20:06de Laurence Bloch
00:20:07le statu quo
00:20:09n'est plus une option
00:20:09s'agissant de l'audiovisuel public
00:20:11il faut qu'il se restructure
00:20:12il se réorganise
00:20:13s'il veut rester solide
00:20:15et ne pas s'affaiblir
00:20:16il faut qu'une réforme
00:20:17de fond et structurelle
00:20:18soit mise en oeuvre
00:20:19et le financement
00:20:20qui est aujourd'hui
00:20:21sanctuarisé
00:20:21par
00:20:22notamment
00:20:23grâce aux deux sénateurs
00:20:25Vial et Lafon
00:20:26que nous avons pu faire adopter
00:20:27avec une part de TVA
00:20:29sanctuarisée
00:20:30désormais
00:20:31ça permet
00:20:31d'avoir un peu d'oxygène
00:20:33sur le financement
00:20:34garanti
00:20:35mais il faut aussi
00:20:36qu'en face
00:20:37il y ait
00:20:37une réforme structurelle
00:20:39tous les rapports parlementaires
00:20:40vont dans le même sens
00:20:41quelle que soit
00:20:42la couleur politique
00:20:43il y a eu des rapports parlementaires
00:20:44depuis dix ans
00:20:45toutes tendances
00:20:46politiques confondues
00:20:47y compris des rapports
00:20:48de la Cour des Comptes
00:20:49des rapports financiers
00:20:49des rapports administratifs
00:20:51tout le monde va dans le même sens
00:20:52qu'il y a un impératif
00:20:53de réforme
00:20:54structurelle
00:20:55et d'organisation
00:20:56à mener
00:20:57le rapporteur fait effectivement
00:20:58référence à un communiqué de presse
00:21:00pour ceux qui veulent
00:21:00aller le regarder
00:21:01du 13 mars 2025
00:21:02qui retraçait
00:21:04le conseil d'administration
00:21:05et qui indiquait à la fin
00:21:07pour être totalement précis
00:21:08les citations du rapporteur
00:21:10c'est tout à fait exact
00:21:10mais qui indiquait aussi
00:21:11que les économies demandées
00:21:13à France Télévisions
00:21:13pour résumer
00:21:15lui posaient difficulté
00:21:16merci monsieur le président
00:21:18merci madame la ministre
00:21:19je ne remets pas en cause
00:21:21le travail
00:21:22des commissaires aux comptes
00:21:23mais vous conviendrez
00:21:24que dans les événements
00:21:26exceptionnels
00:21:27ou extraordinaires
00:21:28on peut mettre
00:21:28beaucoup de choses
00:21:29vous avez parlé
00:21:29de la faillite de Salto
00:21:30qui a coûté des dizaines
00:21:31de millions d'euros
00:21:32à France Télévisions
00:21:33il y a eu d'autres faillites
00:21:34aussi on pourra y revenir
00:21:36mais est-ce que vous ne considérez pas
00:21:38que dans la communication officielle
00:21:40le fait d'éloigner
00:21:41un certain nombre
00:21:42d'événements considérés
00:21:43comme exceptionnels
00:21:43qui comptablement
00:21:44peuvent se justifier
00:21:45et d'expliquer publiquement
00:21:47que en fait
00:21:48les résultats du groupe
00:21:49sont exceptionnels
00:21:50que France Télévisions
00:21:51met ses comptes
00:21:51à l'équilibre
00:21:52depuis 9 ans
00:21:53alors qu'il cumule
00:21:54un déficit
00:21:55depuis 2017
00:21:55de 80 millions d'euros
00:21:56au-delà
00:21:57de la gestion purement comptable
00:21:59qui peut vraiment
00:22:00se débattre
00:22:01j'ai été chef d'entreprise
00:22:03je vois
00:22:03quels sont les artifices comptables
00:22:05que l'on peut apporter
00:22:06à la fin
00:22:06pour boucler ses comptes
00:22:07et témoigner
00:22:09qu'ils sont à l'équilibre
00:22:10à la fin
00:22:10ce sont les français
00:22:11qui payent
00:22:11à la fin
00:22:12il y a des dizaines
00:22:13de millions d'euros
00:22:13qui doivent être épongés
00:22:15par les français
00:22:15on a eu madame
00:22:16Philippe Etillière
00:22:18qui niait
00:22:19la situation
00:22:21en tout cas
00:22:21l'analyse
00:22:22de quasi-faillite
00:22:23elle expliquait
00:22:23qu'elle
00:22:23quand elle était ministre
00:22:24elle avait augmenté
00:22:25la redevance
00:22:26pour éponger
00:22:28ses déficits
00:22:28donc ma question
00:22:30est assez simple
00:22:30est-ce que
00:22:32vous considérez
00:22:33au-delà
00:22:34vraiment de
00:22:35cette dimension
00:22:35purement comptable
00:22:36que France Télévisions
00:22:37et la direction
00:22:38de France Télévisions
00:22:38depuis quelques années
00:22:39publiquement et officiellement
00:22:40cacheraient
00:22:42une forme
00:22:43de situation financière
00:22:44critique
00:22:44que la cour des comptes
00:22:45a mis près de 10 ans
00:22:46à révéler
00:22:47ça aussi ça interroge
00:22:49ils ont attendu
00:22:50un peu plus de 9 ans
00:22:51pour revenir
00:22:52enquêter
00:22:52et d'ailleurs
00:22:53ils ont révélé
00:22:54leur rapport
00:22:55quelques semaines seulement
00:22:56après la reconduction
00:22:56de madame Ernot
00:22:57pour un troisième mandat
00:22:58Madame la ministre
00:23:01franchement
00:23:02moi j'entends
00:23:05vos questions
00:23:06et moi je vous le dis
00:23:07aussi tel que je le pense
00:23:08peut-être que j'outropasse
00:23:09un peu ma mission
00:23:10vos questions
00:23:11elles sont légitimes
00:23:11moi je trouve
00:23:12que cette commission
00:23:13elle a une vertu
00:23:14c'est de poser les choses
00:23:15et de pouvoir les expliquer
00:23:16donc vos questions
00:23:17vos interrogations
00:23:18sont légitimes
00:23:19parce qu'il s'agit
00:23:20de l'argent des français
00:23:20donc de dire
00:23:21et donc ça nous permet
00:23:23aussi à nous
00:23:23d'expliquer le fonctionnement
00:23:24j'ai eu le cas
00:23:26récemment
00:23:26monsieur le président
00:23:27parlait du musée du Louvre
00:23:28parfois on a l'impression
00:23:29que la tutelle
00:23:30est en gestion directe
00:23:32de certaines sociétés
00:23:33ou des opérateurs
00:23:33ça n'est pas le cas
00:23:34il y a une autonomie
00:23:35de gestion
00:23:35il y a une indépendance
00:23:37s'agissant de l'audiovisuel public
00:23:38et donc c'est une réalité
00:23:40ensuite
00:23:40il n'y a pas que
00:23:41le ministère de la culture
00:23:42comme vous le savez
00:23:42au conseil d'administration
00:23:43il y a la PE
00:23:44il y a le ministère des finances
00:23:45et tout ça est approuvé
00:23:46ce n'est pas des communiqués
00:23:48individuels
00:23:48par une personne
00:23:49toute seule
00:23:50dans un coin
00:23:51tout est public
00:23:52la comptabilité
00:23:53est accessible
00:23:53et toutes les interrogations
00:23:55que vous posez
00:23:55vous pouvez également
00:23:56les poser
00:23:56aux différentes institutions
00:23:58qui ont une tutelle
00:24:00directe ou indirecte
00:24:01puisque le ministère des finances
00:24:02est quand même aussi
00:24:03au conseil
00:24:04et également
00:24:05les commissaires en compte
00:24:06mais tout est public
00:24:07et le résultat d'exploitation
00:24:08puisque vous disiez vous-même
00:24:11que vous étiez
00:24:11chef d'entreprise
00:24:12c'est l'indicateur
00:24:15de base
00:24:17important
00:24:18puisque l'événement exceptionnel
00:24:20vient corriger
00:24:21le résultat d'exploitation
00:24:23éventuellement
00:24:24mais ce qui compte
00:24:25c'est le résultat d'exploitation
00:24:26hors événement exceptionnel
00:24:28et vous avez réussi aussi
00:24:29de souligner
00:24:30parfois
00:24:30on peut mettre
00:24:31c'est toute la discussion
00:24:32qu'on peut avoir
00:24:32avec les commissaires aux comptes
00:24:34les experts comptables
00:24:35avec les comptables
00:24:35y compris en conseil d'administration
00:24:37de savoir ce qu'est
00:24:38un événement exceptionnel
00:24:39une dépense exceptionnelle
00:24:40quelque chose qui n'a pas lieu d'être
00:24:43et parfois
00:24:43vous réintégrez des dépenses
00:24:45vous le savez bien
00:24:46et avant
00:24:46résultat d'exploitation
00:24:47là
00:24:48tout ce qui a été fait
00:24:49a été fait
00:24:50en toute transparence
00:24:51et évidemment
00:24:53de manière
00:24:54j'allais dire
00:24:55à la fois légitime
00:24:57et à la fois légale
00:24:58donc c'est pour ça
00:24:59que je ne sais pas
00:24:59si vous avez entendu
00:25:00ou les commissaires aux comptes
00:25:01ou d'autres institutions
00:25:02en ce sens
00:25:03mais là-dessus
00:25:04c'est très clair
00:25:05et très transparent
00:25:06pour dézoomer un peu
00:25:07notamment pour
00:25:08rendre compte
00:25:09aux français
00:25:10du budget
00:25:10du ministère
00:25:11de la culture
00:25:11je me suis intéressé
00:25:13à sa répartition
00:25:14le budget du ministère
00:25:15de la culture
00:25:16chaque année
00:25:16c'est à peu près
00:25:168 milliards d'euros par an
00:25:17l'audiovisuel public
00:25:18c'est 4 milliards
00:25:19donc la moitié
00:25:20je regardais
00:25:22également
00:25:23il y a
00:25:24à peu près
00:25:254,5%
00:25:26seulement
00:25:27du budget
00:25:27du ministère
00:25:28de la culture
00:25:28qui est dédié
00:25:29à la rénovation
00:25:31à la sauvegarde
00:25:31du patrimoine
00:25:32historique
00:25:33je pense
00:25:34notamment
00:25:35à un certain
00:25:36nombre de monuments
00:25:37classés
00:25:38mais aussi
00:25:38à d'autres monuments
00:25:39qui sont non protégés
00:25:40comme des petits théâtres
00:25:41comme des églises rurales
00:25:42comme des moulins
00:25:43comme des phares
00:25:44on a appris
00:25:45qu'il y avait
00:25:45plus de 67 000
00:25:47monuments non protégés
00:25:48qui étaient menacés
00:25:49de disparition directe
00:25:51et même pire que ça
00:25:52on a aussi appris
00:25:53qu'un quart
00:25:54des monuments protégés
00:25:55étaient aussi menacés
00:25:56de dégradation sévère
00:25:58ou de risque
00:25:59de disparition
00:26:00pour un budget
00:26:01qui s'élève
00:26:01à seulement
00:26:014,5%
00:26:03du ministère
00:26:04de la culture
00:26:04chaque année
00:26:05on a 50%
00:26:06pour l'audiovisuel
00:26:07public
00:26:084,5% seulement
00:26:10pour la rénovation
00:26:11et la sauvegarde
00:26:11du patrimoine
00:26:12est-ce que vous n'avez
00:26:13pas l'impression
00:26:14qu'il y a un problème
00:26:14de priorité
00:26:15aujourd'hui
00:26:16sur l'allocation
00:26:17des moyens
00:26:17du budget
00:26:18du ministère
00:26:19de la culture
00:26:19je me réjouis
00:26:21que monsieur le rapporteur
00:26:22lise mes rapports
00:26:23parce qu'il se trouve
00:26:23que je suis rapporteur
00:26:24du budget patrimoine
00:26:24de cette assemblée nationale
00:26:25et qu'effectivement
00:26:26comme l'a indiqué
00:26:27le rapporteur
00:26:27on avait allé à plusieurs reprises
00:26:28sur la situation
00:26:29de notre patrimoine
00:26:30qui n'est pas l'objet
00:26:31de la commission
00:26:31d'enquête
00:26:31mais c'est la question
00:26:32du rapport
00:26:32et des budgets
00:26:33que posent le rapporteur
00:26:34sur la répartition
00:26:36de votre budget
00:26:37sur l'audiovisuel public
00:26:38j'ai regardé comparativement
00:26:41par rapport aux autres
00:26:42pays européens
00:26:43c'est à peu près
00:26:45les mêmes montants
00:26:47en Angleterre
00:26:48en Allemagne
00:26:49en Espagne
00:26:50on est à peu près
00:26:51sur la même épure
00:26:52ça coûte à peu près
00:26:53la même chose
00:26:54dans certains cas
00:26:55à peu de choses près
00:26:57parce que ce n'est pas
00:26:58les mêmes périmètres
00:26:58parce que je vois
00:26:59oui vous pouvez rire
00:27:01moi ça ne me fait pas rire
00:27:01non ça ne me fait pas rire
00:27:03Madame la députée
00:27:04non mais vous pouvez
00:27:05vous pouvez rire
00:27:06vous pouvez glousser
00:27:06ce que vous voulez
00:27:07moi je trouve que
00:27:08l'audiovisuel public
00:27:09Madame la députée
00:27:10vous aurez l'occasion
00:27:10Madame la députée
00:27:11Madame Taillet-Polliant
00:27:12vous aurez l'occasion
00:27:13de vous exprimer tout à l'heure
00:27:14c'est sérieux
00:27:15Madame Taillet-Polliant
00:27:15c'est sérieux
00:27:16voilà
00:27:16parce que peut-être que vous
00:27:17Madame Taillet-Polliant
00:27:17je vous donnerai la parole tout à l'heure
00:27:18je vous donnerai la parole tout à l'heure
00:27:19je vais vous dire
00:27:20je sais
00:27:21vous
00:27:21vous avez bien
00:27:22c'est pas un débat entre vous
00:27:23vous
00:27:23non non c'est
00:27:24Madame Taillet-Polliant
00:27:25Madame la ministre
00:27:26s'il vous plaît
00:27:27Madame Taillet-Polliant
00:27:27Madame la ministre
00:27:28on va laisser
00:27:37nous parlez toujours avec beaucoup d'arrogance.
00:27:39Effectivement, on n'est pas du même univers.
00:27:41Je le sais, vous avez de 16 minutes de nous le rappeler.
00:27:44S'il vous plaît, Mme Taille-Paulian, laissez Mme la ministre terminer.
00:27:48Laissez Mme la ministre terminer et vous aurez l'occasion de prendre la parole dans quelques instants.
00:27:52Allez-y, Mme la ministre.
00:27:54Nous sommes dans la moyenne européenne par euro et par habitant.
00:27:57Nous sommes, c'est 56 euros par an et par français, c'est exactement la moyenne de l'Union européenne.
00:28:04Vous parlez de l'audiovisuel public, pour être précis, c'est 56 euros par an, par habitant, pour financer l'audiovisuel.
00:28:09Nous sommes dans la moyenne européenne.
00:28:11En Allemagne, ils sont un peu plus élevés.
00:28:13Pourquoi ? Parce qu'il y a un régime des landers.
00:28:14Ce n'est pas du tout la même organisation française.
00:28:17Donc voilà, moi, ça ne me fait pas rire.
00:28:19Je vais vous dire pourquoi.
00:28:20Parce que si demain, l'audiovisuel public est affaibli, voire disparaît,
00:28:23il y a tout un pan de la population qui n'auront plus accès à rien.
00:28:26Donc vous, vous êtes privilégiés et protégés.
00:28:28Il y en a beaucoup qui, s'ils n'ont pas l'audiovisuel public, pour connaître le théâtre, connaître de l'éducatif,
00:28:34accéder à la vie civique et citoyenne.
00:28:36Ne serait-ce que de savoir comment les élections se passent.
00:28:39Parce que c'est bien de mobiliser des gens pour aller voter.
00:28:41Parce que l'abstention, vous voyez, on souffre de ça.
00:28:45L'audiovisuel public a aussi une mission aussi civique et citoyenne.
00:28:48Et donc c'est ça que je défends, madame.
00:28:50Et donc, voilà, vous, vous êtes peut-être plus protégés de cela.
00:28:53Il y a plein de Français qui ne sont pas protégés de cela.
00:28:55Donc ça, c'est une réalité.
00:28:56Je vous en prie.
00:28:57Sur le patrimoine, sur le patrimoine.
00:28:58Ne vous en laissez pas à la ministre.
00:28:59Madame la ministre, ne mettez pas en cause de Mme Solitaille-Polian.
00:29:01Je vous propose d'avancer sur le patrimoine.
00:29:02Comme ça, le rapporteur a sa réponse.
00:29:04Je rappelle des points précis.
00:29:05N'échellez pas parce que...
00:29:06Moi, ça ne me fait pas rire.
00:29:07Voilà, il y a des choses qui me font pas rire.
00:29:08Madame la ministre, je vous en prie sur le patrimoine.
00:29:10Sur le patrimoine, depuis 2017, c'est une priorité constante de ce gouvernement.
00:29:15Depuis 2017.
00:29:16Sur le budget que vous avez indiqué, c'est près de 40% de plus de budget consacré au patrimoine.
00:29:23C'est une réalité.
00:29:24L'année dernière, dans le budget 25, et vous le savez très bien,
00:29:26on a subi des coupes budgétaires importantes.
00:29:30Tout le monde a fait preuve de responsabilité dans sa contribution à la réduction du déficit.
00:29:36Le patrimoine, nous avons pu, grâce notamment aux parlementaires,
00:29:40obtenir une rallonge de près de 300 millions d'euros,
00:29:43justement pour la préservation et la protection du patrimoine.
00:29:46De la même manière, là où je peux vous rejoindre, c'est une priorité nationale.
00:29:49Ça participe de cet accès à la culture, ça participe de notre communauté de destin.
00:29:55Et donc, il faut aussi trouver des dispositifs de financement innovants
00:29:58pour pouvoir préserver ce patrimoine.
00:30:00C'est tout le sens de la politique tarifaire différenciée
00:30:03que j'ai instaurée, notamment pour les grands opérateurs culturels français, nationaux.
00:30:08Est-ce que juste, Madame la ministre, cette proposition de loi
00:30:10qui a donc été examinée à l'Assemblée en première lecture, puis au Sénat,
00:30:13elle doit maintenant revenir à l'Assemblée nationale ?
00:30:15C'est cette proposition qui porte la réforme de l'organisation
00:30:19de l'audiol public et cette création d'une holding.
00:30:21Est-ce qu'elle va être inscrite à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale
00:30:24avant votre départ de la rue de Valois ?
00:30:27Elle est inscrite, elle est programmée dans un calendrier parlementaire.
00:30:31On a pris beaucoup de retard avec l'examen budgétaire.
00:30:33Il reste une seule lecture.
00:30:35Une seule lecture.
00:30:37Donc, c'est la responsabilité aussi des parlementaires.
00:30:40C'est une PPL, je le rappelle.
00:30:42Et donc, il reste une seule lecture.
00:30:43Et je pense que cette réforme, elle est indispensable
00:30:47justement pour la réduction des inégalités
00:30:50et l'égalité de l'accès à l'information,
00:30:53de l'accès à la culture,
00:30:54de l'accès aussi au divertissement sur tout le territoire,
00:30:58pour tous nos compatriotes de manière, j'allais dire,
00:31:01égalitaire et équitable.
00:31:04Est-ce que ça serait un regret
00:31:06qu'elle ne soit pas examinée avant votre départ ?
00:31:08Est-ce que vous aimeriez, vous, qu'elle puisse être examinée ?
00:31:09Parce qu'effectivement, il ne reste qu'une lecture.
00:31:11Est-ce que vous aimeriez, vous, qu'elle puisse être examinée avant ?
00:31:12Ce n'est pas une affaire personnelle.
00:31:14C'est la vie politique.
00:31:16Quand vous engagez des réformes,
00:31:17souvent, vous en engagez certaines
00:31:19et qui se terminent...
00:31:20Moi, j'ai été garde des Sceaux.
00:31:21J'ai mené des réformes très importantes,
00:31:23très structurelles et en profondeur.
00:31:26Certaines, je les ai menées très rapidement
00:31:27et qui ont vu leur aboutissement
00:31:30pendant que j'étais ministre de la Justice.
00:31:33Et d'autres ont abouti peu de temps après.
00:31:35Et l'essentiel, c'est que quand des réformes
00:31:37sont nécessaires à l'intérêt général,
00:31:39à l'intérêt public,
00:31:40c'est qu'elles soient poursuivies.
00:31:41Et je donne la parole pour deux minutes
00:31:43à M. Jacobellier pour le Rassemblement National.
00:31:45Merci, M. le Président, M. le Rapporteur,
00:31:47mes chers collègues.
00:31:48Bonjour, Mme la Ministre.
00:31:49On vient d'apprendre qu'Adèle Van Riet,
00:31:51directrice de France Inter,
00:31:53démissionnait, notamment à cause d'audience en Berne.
00:31:57On peut le comprendre.
00:31:58Je vais vous faire une citation, Mme la Ministre,
00:31:59si vous le permettiez.
00:32:00C'était dans l'émission Zoom Zoom Zen
00:32:02de France Inter
00:32:03où une soi-disant humoriste, Camille Laurent,
00:32:06a déclaré, je cite,
00:32:07et pardonnez la violence des propos,
00:32:09ce ne sont pas les miens, ce sont les siens,
00:32:11fuck le droit de vote,
00:32:12rétablissons la peste,
00:32:14balançons des poux pleins de typhus
00:32:16au siège du RN,
00:32:17voyons ce qui reste.
00:32:19Jordan a eu une variole mortelle,
00:32:21elle va le tuer en trois jours,
00:32:23Marion Maréchal a les mêmes symptômes.
00:32:25Si tu veux, on l'achève.
00:32:26Je répète les derniers mots,
00:32:28si tu veux, on l'achève.
00:32:30Je crois que là,
00:32:30on n'est pas très loin
00:32:31de l'incitation au meurtre.
00:32:33Est-ce ça le rôle du service public
00:32:35dans un France Inter,
00:32:37dans une France Inter en roue libre,
00:32:39complètement partisane aujourd'hui,
00:32:40et qui a déclaré la guerre éditoriale
00:32:43au premier parti politique de France ?
00:32:46C'est grave, c'est grave.
00:32:47Probablement, en tout cas,
00:32:48nous en parlerons,
00:32:49d'avoir une radio
00:32:50financée par l'ensemble des Français
00:32:52qui attaque régulièrement
00:32:53le premier parti de France
00:32:54et dont certains éditorialistes
00:32:56rencontrent des leaders de gauche
00:32:58pour empêcher une candidate
00:33:00à la mairie de Paris
00:33:01de pouvoir réaliser ses ambitions.
00:33:04C'est ça, aujourd'hui,
00:33:05France Inter.
00:33:06Or, vous l'avez dit,
00:33:06et je vais vous citer,
00:33:07Madame la Ministre,
00:33:10que le service public
00:33:11devait s'adresser à tout le monde
00:33:13et sur tout le territoire.
00:33:14Or, on a l'impression, aujourd'hui,
00:33:16que l'ensemble des Français,
00:33:18à travers les impôts,
00:33:19financent le service public
00:33:20de radiophonie,
00:33:22notamment ceux qui ne sont pas de gauche.
00:33:24Et donc, aujourd'hui,
00:33:25certains financent le service public
00:33:27pour se voir insulter
00:33:28et faire rire
00:33:29certains qui sont
00:33:31les plus aisés,
00:33:32les plus urbains
00:33:33et probablement
00:33:34les plus à gauche.
00:33:35Alors, ça pose deux questions.
00:33:36Une question sur la neutralité républicaine
00:33:38du service public de radio
00:33:40et une question sur le financement
00:33:41parce que beaucoup de Français,
00:33:43des millions,
00:33:43en ont marre de payer
00:33:45pour se faire insulter.
00:33:46J'aimerais avoir votre avis,
00:33:47Madame la Ministre.
00:33:48Madame la Ministre,
00:33:48pour deux minutes de réponse,
00:33:51allez-y.
00:33:51Alors,
00:33:53je rappelle le cadre
00:33:54parce que, évidemment,
00:33:56ce n'est pas le rôle
00:33:56du ministère de la Culture
00:33:57et encore moins
00:33:57de la ministre de la Culture
00:33:59d'intervenir
00:33:59dans la politique éditoriale
00:34:01et dans le choix
00:34:02des chroniqueurs,
00:34:04des humoristes.
00:34:05Vous le savez bien.
00:34:06Mais moi, je trouve
00:34:06que ça très bien
00:34:07que ce soit le cas
00:34:09parce que sinon,
00:34:09je vais vous dire,
00:34:10quelles que soient,
00:34:11j'allais dire,
00:34:13les alternances politiques,
00:34:15ça serait dangereux.
00:34:15Donc, qu'on soit...
00:34:16Je vais répondre.
00:34:18Oui, mais je vais vous répondre.
00:34:19Oui, oui, justement.
00:34:21Et qu'on reste
00:34:22à distance de cela,
00:34:23moi, je trouve
00:34:23que c'est une garantie,
00:34:24c'est une garantie
00:34:25démocratique importante
00:34:28à avoir.
00:34:29La responsabilité
00:34:30des contenus,
00:34:31elle est assurée
00:34:31par les directeurs
00:34:32ou présidents de publications,
00:34:34notamment devant la justice
00:34:35si c'est nécessaire.
00:34:37Et moi,
00:34:37je n'ai pas à me substituer
00:34:38à l'ARCOM.
00:34:39C'est à elle
00:34:39à dire,
00:34:40à se prononcer
00:34:41sur ces sujets
00:34:42pour veiller,
00:34:44pour dire,
00:34:45sur la qualité des programmes
00:34:45parce qu'on ne peut pas
00:34:46assurer de service public,
00:34:47on ne peut pas avoir
00:34:48n'importe quoi,
00:34:50et sur l'impactibilité
00:34:51du service public.
00:34:52Alors après,
00:34:53moi, je vais vous dire
00:34:53sur les polémiques
00:34:54ou sur les séquences
00:34:55dites humoristiques,
00:34:57ou humoristiques,
00:34:58moi, j'ai l'habitude
00:34:58de m'en tenir éloignée.
00:35:01Depuis 2007,
00:35:03je sais de quoi je parle.
00:35:05Je m'en tiens éloignée.
00:35:07Après,
00:35:07est-ce que j'ai le droit
00:35:08de dire une conviction
00:35:09très personnelle ?
00:35:11Est-ce que j'ai entendu
00:35:12ces propos ?
00:35:15Est-ce que celui de l'humour,
00:35:16à mon sens,
00:35:16à titre très personnel,
00:35:17ce n'en est pas ?
00:35:18Quand vous appelez au meurtre,
00:35:19quand vous souhaitez
00:35:21l'amour de quelqu'un,
00:35:22je ne trouve pas
00:35:22que ce soit de l'humour.
00:35:23Parce que ça,
00:35:26c'est une expérience
00:35:26très personnelle.
00:35:27Il y a une chose
00:35:27qu'on oublie parfois,
00:35:29c'est que quand on est
00:35:29responsable politique,
00:35:31on a un environnement
00:35:32et un entourage.
00:35:33Et donc,
00:35:34parfois,
00:35:34vous avez vos enfants
00:35:35qui peuvent être percutés,
00:35:37ou vos parents.
00:35:38Et moi,
00:35:39je trouve que la limite
00:35:40de cela,
00:35:41c'est aussi de penser
00:35:42parfois qu'il y a
00:35:44des dégâts collatéraux
00:35:45qui, parfois,
00:35:46peuvent être
00:35:46assez irréversibles.
00:35:48Je le dis,
00:35:49je ferme la parenthèse.
00:35:50Ça, c'est une réalité.
00:35:52Ensuite,
00:35:53sur la séquence
00:35:53où vous parlez,
00:35:54effectivement,
00:35:55où on appelle,
00:35:57dans le cadre
00:35:58d'un enregistrement,
00:35:59de deux journalistes,
00:36:01qui évoquent d'ailleurs
00:36:02ma personne,
00:36:03ces enregistrements
00:36:04à l'insu des gens,
00:36:06moi,
00:36:06je l'ai vécu
00:36:07à mes dépens.
00:36:08C'est inacceptable.
00:36:09Je suis contre
00:36:10ce procédé.
00:36:12Quelle que soit
00:36:12la nature des propos
00:36:13que vous pouvez entendre,
00:36:14ça n'est pas acceptable.
00:36:15Moi, je l'ai vécu,
00:36:17c'était des journalistes
00:36:18qui m'ont enregistré
00:36:19à mon insu
00:36:19et qui l'ont publié
00:36:20et qui évoquaient
00:36:22des propos personnels.
00:36:24Je n'ai pas aimé,
00:36:24je n'ai pas fait de procédure,
00:36:25mais ce n'est pas agréable.
00:36:27Et surtout que,
00:36:27dans les propos personnels,
00:36:28c'était des sujets familiaux.
00:36:30Donc,
00:36:31ce n'est pas agréable.
00:36:32Ensuite,
00:36:32d'entendre un journaliste
00:36:33dire qu'il allait s'occuper
00:36:34de mon cas
00:36:35pour m'empêcher
00:36:36d'accéder
00:36:37à la mairie de Paris,
00:36:38je soumets cela
00:36:44à chacun d'entre vous.
00:36:45Vous êtes tous des élus.
00:36:47Si on avait dit cela de vous,
00:36:48quel que soit le journaliste,
00:36:49quel que soit le service,
00:36:50je pense que vous n'auriez pas apprécié.
00:36:52Et le type de vocabulaire
00:36:54qui est employé,
00:36:55je trouve que ce n'est pas
00:36:56un vocabulaire approprié.
00:36:57Quand on dit
00:36:58on va s'occuper de quelqu'un,
00:37:00je sais à quoi ça renvoie.
00:37:02Et je l'ai vécu
00:37:03aussi personnellement,
00:37:04notamment
00:37:05d'où je viens.
00:37:07Donc,
00:37:08ça peut être
00:37:08parfois fatal
00:37:09quand on emploie
00:37:10ce type de propos.
00:37:11Je le dis
00:37:11et je ferme la parenthèse,
00:37:13mais le procédé d'enregistrement
00:37:14à l'insu,
00:37:14ce n'est pas acceptable.
00:37:15En tout cas,
00:37:16moi,
00:37:16ce n'est pas mes pratiques
00:37:17et je ne l'ai jamais approuvé.
00:37:19Même quand on révèle
00:37:20quelque chose
00:37:21qui est à votre encombre,
00:37:22mais ce n'est pas
00:37:23des procédés acceptables.
00:37:24Merci,
00:37:25Madame la ministre
00:37:26pour cette réponse très claire.
00:37:27Madame Calvets,
00:37:27pour deux minutes
00:37:28pour Ensemble pour la République.
00:37:29Merci Monsieur le Président.
00:37:36Par souci de transparence
00:37:37comme vous nous y invitez,
00:37:38Monsieur le Président,
00:37:39j'ai été rapporteur
00:37:40pour la vie budgétaire
00:37:41de l'émission
00:37:41d'avance à l'audiovisuel public
00:37:432018 à 2022
00:37:44et membre des conseils
00:37:45d'administration
00:37:46de Radio France
00:37:47et France Télévisions
00:37:47de 2017 à 2024.
00:37:49Madame la ministre,
00:37:50vous nous avez exposé
00:37:51quatre enjeux
00:37:52pour l'avenir
00:37:52de l'audiovisuel public,
00:37:53la distinction,
00:37:54le numérique,
00:37:55la neutralité
00:37:56et la gestion.
00:37:57Je reviendrai
00:37:58sur le premier enjeu,
00:37:59le caractère distinctif
00:38:00de l'audiovisuel public.
00:38:01Vous l'avez détaillé
00:38:02en pointant l'information,
00:38:04la proximité et la culture.
00:38:06Au cours des échanges suivants,
00:38:07vous avez aussi souligné
00:38:09que l'audiovisuel public
00:38:09n'a pas un objectif
00:38:10de rentabilité.
00:38:12Je vous rejoins
00:38:12et s'il devait en avoir un,
00:38:14ce serait évalué
00:38:15moins en euros
00:38:16mais plus en création culturelle,
00:38:18en droit à l'information,
00:38:19émancipation individuelle
00:38:20et cohésion sociale.
00:38:22Vous avez aussi appelé
00:38:22à se souvenir
00:38:23que l'audiovisuel
00:38:24n'était pas en concurrence.
00:38:26Pourtant,
00:38:26sur l'achat des programmes
00:38:27ou encore le salaire
00:38:28des journalistes
00:38:29ou plus largement
00:38:30du personnel,
00:38:31l'audiovisuel public
00:38:32est souvent en concurrence
00:38:33avec les médias privés.
00:38:34Il y a aussi un autre champ
00:38:35sur lequel le média
00:38:35de service public
00:38:36est parfois en concurrence
00:38:37et la publicité.
00:38:38N'est-ce pas le rôle
00:38:39de l'audiovisuel public
00:38:41d'offrir un espace médiatique
00:38:43exempt
00:38:43de logique commerciale
00:38:45à nos concitoyens ?
00:38:46Pensez-vous qu'il faille
00:38:47se doter d'un objectif
00:38:48de limitation progressif
00:38:49de la place de la publicité
00:38:51à l'antenne
00:38:51comme sur le digital ?
00:38:53Si oui,
00:38:54aujourd'hui,
00:38:5415% du financement
00:38:55de France Télévisions
00:38:56découlant de la publicité.
00:38:58L'idée n'est pas
00:38:59de brutalement couper
00:39:00les moyens
00:39:00d'audiovisuel public
00:39:01qui a besoin de moyens.
00:39:03Cet aménagement progressif
00:39:04d'un espace public
00:39:05sans pub,
00:39:06clairement distinct
00:39:07et qui répondrait
00:39:08à services publics,
00:39:10financements publics,
00:39:11est-ce que cela
00:39:12pourrait renforcer
00:39:12le consentement des Français
00:39:14à investir encore davantage
00:39:15dans le financement
00:39:16de l'audiovisuel public ?
00:39:18Sinon,
00:39:18si la place de la publicité
00:39:20ne doit pas être limitée,
00:39:21comment éviter
00:39:21une double tentation ?
00:39:23Celle du ministère de Bercy
00:39:24de voir cette ressource
00:39:25publicitaire croître
00:39:26et baisser alors
00:39:28la dotation publique
00:39:29et une autre tentation,
00:39:30celle pour les équipes
00:39:31du service public
00:39:31de développer beaucoup d'énergie
00:39:33et aller chercher
00:39:33des audiences,
00:39:34non pas pour remplir
00:39:35les missions
00:39:35de l'audiovisuel public
00:39:36mais davantage
00:39:37pour assurer davantage
00:39:38de ressources propres ?
00:39:39Je vous remercie.
00:39:40Merci, chère collègue.
00:39:41Madame la ministre,
00:39:41je vous laisse répondre
00:39:42pour deux minutes.
00:39:44si vous le voulez bien.
00:39:46Sur la réforme
00:39:47de l'audiovisuel public,
00:39:48vous avez raison de rappeler,
00:39:49c'était les principes
00:39:49que nous avons travaillés
00:39:50ensemble aussi
00:39:51sur ce texte.
00:39:52C'est aussi lui permettre
00:39:54de se projeter
00:39:55et de continuer
00:39:56à tenir sa place
00:39:57dans un univers médiatique
00:40:00qui se transforme profondément.
00:40:02On n'est plus à l'époque
00:40:03de l'ORTF
00:40:04avec trois chaînes
00:40:05ou quatre chaînes.
00:40:06Là,
00:40:07l'univers,
00:40:08le paysage médiatique
00:40:09est profondément bouleversé,
00:40:11notamment par
00:40:12l'irruption
00:40:14des plateformes,
00:40:15sans parler
00:40:15de l'intelligence artificielle.
00:40:18Donc,
00:40:18c'est une réforme
00:40:19qui est importante
00:40:20et notamment
00:40:22pour tous les Français.
00:40:23Je disais tout à l'heure
00:40:24sur le fait
00:40:25qu'ils puissent s'adresser
00:40:26à tous les Français.
00:40:27Si je regarde
00:40:27sur les dernières audiences,
00:40:29par exemple,
00:40:30si on prend France Inter,
00:40:31la part des CSP+,
00:40:33c'est 39%.
00:40:34La part de CSP moins,
00:40:36comme on l'appelle
00:40:37dans les catégories,
00:40:38c'est 11%.
00:40:39Et d'ailleurs,
00:40:41les radios privés
00:40:42sont plus importantes
00:40:43sur cette catégorie-là.
00:40:45Donc,
00:40:45on a un effort à faire
00:40:46pour que l'audiovisuel public
00:40:48s'adresse évidemment
00:40:50à l'ensemble des Français
00:40:51et notamment aux jeunes.
00:40:53Et c'est tout le sens.
00:40:54Je vous invite vraiment
00:40:55à reprendre
00:40:56les conclusions
00:40:58du rapport
00:40:59de Laurence Bloch
00:40:59qui est très pédagogue
00:41:03sur ces sujets,
00:41:04y compris sur
00:41:05cette nécessité
00:41:06de réformer
00:41:07pour ne pas perdre
00:41:08l'ensemble des Français
00:41:09et ne pas perdre
00:41:10la vocation
00:41:11de l'audiovisuel public.
00:41:12Alors,
00:41:13sur la publicité,
00:41:14il y a déjà des règles
00:41:14plus strictes
00:41:15pour l'audiovisuel public
00:41:16et ça contribue quand même
00:41:18à l'équilibre économique
00:41:20de l'audiovisuel public.
00:41:21Donc,
00:41:22de dire
00:41:22s'il n'y a plus de publicité,
00:41:24comment on fait
00:41:25pour l'intégralité
00:41:26des financements ?
00:41:27Donc,
00:41:27aujourd'hui,
00:41:28les règles
00:41:29qui sont appliquées
00:41:29sont déjà
00:41:30plus restrictives
00:41:32pour l'audiovisuel public.
00:41:33Si on supprime totalement,
00:41:34là,
00:41:35on aura
00:41:35de véritables difficultés
00:41:37sur la viabilité.
00:41:38On n'est plus
00:41:39là sur la soutenabilité.
00:41:40On est sur la viabilité
00:41:41de l'audiovisuel public.
00:41:43Et puis,
00:41:44la publicité
00:41:45représente
00:41:4610%
00:41:47des ressources
00:41:48totales
00:41:49de l'audiovisuel public.
00:41:50Donc,
00:41:50c'est quand même
00:41:50une ressource essentielle
00:41:52sur ce sujet.
00:41:54Merci beaucoup,
00:41:54Madame la Ministre,
00:41:55pour cette réponse
00:41:55dans les délais impartis
00:41:57pour la France Insoumise.
00:41:58M. Aurélien Saint-Toulle
00:41:59pour deux minutes.
00:42:03Merci,
00:42:04M. le Président.
00:42:04Merci,
00:42:05Madame la Ministre,
00:42:06pour vos propos.
00:42:07D'ailleurs,
00:42:07j'étais heureux
00:42:07de noter
00:42:08que je partageais
00:42:09beaucoup
00:42:09de vos réponses.
00:42:11Mon groupe
00:42:11s'est opposé
00:42:12avec constance
00:42:13à la fusion
00:42:13de Radio France,
00:42:14c'est vrai,
00:42:15et France Télévisions
00:42:15que vous défendez
00:42:16ainsi qu'à la baisse
00:42:17des moyens
00:42:17que vous avez décidé
00:42:18dans les différents budgets
00:42:18dont vous avez eu la charge.
00:42:20Donc,
00:42:20je n'y reviens pas.
00:42:21On aura peut-être
00:42:22l'occasion
00:42:22de se confronter
00:42:24là-dessus
00:42:24à l'avenir.
00:42:25Mais je souhaite quand même
00:42:26vous poser deux questions.
00:42:27La première porte
00:42:28sur l'architecture institutionnelle.
00:42:30C'est un sujet
00:42:30que vous avez quand même
00:42:31largement abordé,
00:42:32mais j'aimerais vous entendre
00:42:34un petit peu plus détaillé.
00:42:35La plupart des responsables politiques,
00:42:37vous aussi,
00:42:38affirment que l'audiovisuel public
00:42:39doit être indépendant
00:42:40du pouvoir politique
00:42:41et dans le même temps,
00:42:41nous disons tous
00:42:42que vous en êtes
00:42:43la ministre de tutelle,
00:42:44ce qui est vrai.
00:42:45Il y a donc
00:42:46une contradiction,
00:42:47donc j'aimerais savoir
00:42:48comment vous débrouillez
00:42:49concrètement
00:42:49avec cette contradiction
00:42:50et si vous avez
00:42:51des propositions
00:42:52pour la surmonter.
00:42:52Ma deuxième question
00:42:54est plus factuelle
00:42:54puisque nous enquêtons
00:42:55sur d'éventuels dysfonctionnements
00:42:57du service public.
00:42:58J'aimerais revenir
00:42:59sur un reproche
00:43:00que vous avez adressé
00:43:00à des journalistes
00:43:01de complément d'enquête
00:43:02de payer leurs sources.
00:43:04Ce serait évidemment
00:43:04une faute extraordinairement grave.
00:43:06Aussi,
00:43:07je vous demande
00:43:07si devant notre commission,
00:43:08vous reprenez cette affirmation
00:43:10et si vous disposez
00:43:12d'éléments factuels
00:43:13qui vous permettraient
00:43:13de l'appuyer.
00:43:15Merci.
00:43:15Pour la dernière question,
00:43:23des journalistes
00:43:24se sont adressés
00:43:25à un membre de ma famille
00:43:26qui était en grave difficulté
00:43:28et c'est une réalité
00:43:29puisqu'il y a eu des échanges.
00:43:32Ce membre de la famille
00:43:33a refusé évidemment
00:43:34de les produire
00:43:35mais je le confirme
00:43:36et ça s'est reproduit
00:43:37encore récemment.
00:43:39Et ça se passe comment ?
00:43:40Je vais vous dire
00:43:40M. Saint-Toul,
00:43:41comment ça se passe.
00:43:42C'est qu'il trouve
00:43:42des contacts,
00:43:43notamment,
00:43:44moi je vois d'un milieu,
00:43:46je ne m'expose pas là-dessus.
00:43:48Tout le monde
00:43:48connaît mon parcours,
00:43:50il le déforme,
00:43:51soit il l'embellisse,
00:43:53soit il le dénigre.
00:43:54C'est comme je disais tout à l'heure,
00:43:55c'est une liberté d'expression
00:43:56sur laquelle
00:43:57je ne me suis jamais opposée.
00:43:58Parfois,
00:43:59la seule limite
00:44:00c'est ce que je disais.
00:44:00Maintenant j'ai un enfant,
00:44:01c'est plus compliqué,
00:44:02je vous le dis.
00:44:03Je dis simplement
00:44:04la limite de cela,
00:44:05c'est quand on essaye
00:44:06à tout prix
00:44:06sur des personnes vulnérables
00:44:08ou fragiles
00:44:09et qu'on essaye
00:44:10d'obtenir des choses.
00:44:11Je trouve que
00:44:12ce n'est plus du journalisme.
00:44:13Permettez que je puisse
00:44:14évidemment
00:44:15pouvoir le dire.
00:44:17Maintenant,
00:44:18je ne veux pas
00:44:18attraire d'autres personnes
00:44:19à cela.
00:44:20C'est un constat que j'ai fait,
00:44:22c'est une réalité
00:44:22que je réaffirme
00:44:23et que je contexte,
00:44:26qu'on puisse faire.
00:44:28Vous avez vu,
00:44:29j'ai eu des reportages
00:44:30à charge,
00:44:31tous les papiers à charge.
00:44:32Il y a certains médias
00:44:33qui m'ont ciblé
00:44:34depuis toujours.
00:44:35Quoi qu'il arrive.
00:44:37C'est toujours à charge.
00:44:38Donc franchement,
00:44:39avec tout ce qui est décrit,
00:44:40vous allez me dire
00:44:43dans le pire,
00:44:43il y a toujours du pire.
00:44:44Donc à chaque fois
00:44:44que je découvre du pire,
00:44:45je me dis,
00:44:46bon, ça y est,
00:44:46c'est bon,
00:44:46on a touché le fond,
00:44:47mais il y a toujours
00:44:48une nouvelle louche.
00:44:49Donc on va y arriver.
00:44:51Mais des pratiques comme ça
00:44:52d'aller chercher
00:44:52dans mon environnement
00:44:55le plus large possible,
00:44:56y compris des personnes
00:44:57vulnérables ou fragiles,
00:44:58ce n'est pas acceptable,
00:44:59y compris des gens
00:45:00qui ont des graves difficultés
00:45:01ou qui ont eu
00:45:02à connaître,
00:45:04à avoir à faire
00:45:05des difficultés
00:45:08que certains ne connaissent pas,
00:45:10qu'ils n'ont jamais
00:45:11à connaître
00:45:12et je m'en réjouis pour eux
00:45:13et je ne le souhaite
00:45:14à personne.
00:45:15Donc ça,
00:45:15effectivement,
00:45:16je continue de l'affirmer.
00:45:17Madame la ministre,
00:45:17juste pardon,
00:45:17parce qu'on va auditionner
00:45:18le complément d'enquête
00:45:19la semaine prochaine,
00:45:19je vous l'indique,
00:45:20est-ce que,
00:45:21juste pour être précis,
00:45:21parce que si la question
00:45:22leur est posée,
00:45:23vous aviez indiqué
00:45:24que les journalistes,
00:45:25ces accusations graves,
00:45:26avaient payé des sources,
00:45:27est-ce que vous maintenez
00:45:28ou vous dites qu'ils ont essayé
00:45:28de deux ?
00:45:29Ils ont proposé
00:45:30avec un tiers,
00:45:31avec un journaliste indépendant,
00:45:33évidemment,
00:45:34ils ont proposé
00:45:34en passant par un tiers,
00:45:36dont évidemment
00:45:36j'ai des coordonnées,
00:45:37mais je ne veux pas attraire
00:45:38parce que je veux vous dire,
00:45:39la personne de mon environnement
00:45:40m'a demandé
00:45:41de ne plus l'évoquer
00:45:42parce qu'il veut être tranquille.
00:45:44Et passer un tiers
00:45:44pour l'acheter,
00:45:45pas pour acheter,
00:45:46pour faire le payer ?
00:45:46Non, mais monsieur le Président,
00:45:47c'est pas la question,
00:45:49ça n'a rien à voir
00:45:49avec la commission d'enquête,
00:45:51donc si vous permettez...
00:45:52Si, si,
00:45:52parce qu'on va auditionner,
00:45:53Madame la ministre,
00:45:54on va auditionner...
00:45:54Il y a un journaliste
00:45:59qui est passé
00:45:59par un journaliste
00:46:00tiers
00:46:01qui s'est présenté
00:46:02auprès d'un membre
00:46:03de ma famille
00:46:04en se présentant
00:46:04comme un journaliste indépendant
00:46:06et en disant
00:46:06si vous avez
00:46:07évidemment des choses
00:46:08très à charge
00:46:09concernant
00:46:10Madame Dati,
00:46:12on n'est pas même
00:46:12à vous indemniser
00:46:13s'il le faut.
00:46:15Donc vous maintenez,
00:46:16c'est parce qu'on va auditionner
00:46:18les compléments d'enquête.
00:46:18C'est pour ça que je vous pose
00:46:19la question,
00:46:19Madame la ministre,
00:46:20c'est l'accusation grave,
00:46:21on va auditionner
00:46:21les compléments d'enquête.
00:46:22Vous maintenez
00:46:22qu'ils ont proposé
00:46:23des indemnisés.
00:46:24Ils ont proposé
00:46:26via un tiers
00:46:27auprès d'un membre
00:46:29de ma famille
00:46:29de pouvoir
00:46:31évidemment
00:46:31le payer
00:46:33s'il fournit
00:46:35des informations.
00:46:35Merci pour cette précision.
00:46:36Sur le reste,
00:46:38sur l'organisation,
00:46:39vous parlez
00:46:39de la holding ?
00:46:41La question,
00:46:44c'était
00:46:44comme vous exercez
00:46:45la tutelle
00:46:46et en même temps
00:46:46ils sont indépendants.
00:46:48Comme ministre de la Culture,
00:46:49vous êtes ministre
00:46:49de la Réglementation
00:46:50mais le contrôle
00:46:51de la régulation
00:46:51et le contrôle
00:46:53notamment
00:46:53impartialité,
00:46:54indépendance
00:46:55et contenu,
00:46:56c'est l'ARCOM.
00:46:58Merci,
00:46:58Madame la ministre.
00:46:58Madame Adizadeh
00:46:59pour deux minutes
00:46:59pour le groupe socialiste.
00:47:01Merci,
00:47:02Monsieur le Président.
00:47:03Madame la ministre,
00:47:04je crois que j'ai ça
00:47:04en commun avec vous.
00:47:05Moi aussi,
00:47:06je rappelle souvent
00:47:06mes origines.
00:47:07Mes parents ont fui
00:47:08la République islamique
00:47:09et nous avons trouvé
00:47:10en France
00:47:10l'asile politique.
00:47:12Je rappelle souvent
00:47:12mes origines
00:47:13parce que ça me permet
00:47:13de ne pas oublier
00:47:14d'où je viens
00:47:14et ça me permet
00:47:15d'être attaché
00:47:16à certaines valeurs.
00:47:18La République islamique
00:47:18a dans ses prisons
00:47:20des journalistes politiques
00:47:21et aussi des artistes
00:47:22pour délit d'opinion.
00:47:23C'est pour ça que moi-même,
00:47:23je suis extrêmement attachée
00:47:25à la liberté des journalistes,
00:47:26à leur indépendance
00:47:27et au respect total
00:47:28de leur métier.
00:47:29Je reviens sur la question
00:47:30du numéro
00:47:30de complément d'enquête.
00:47:32Vous avez dit
00:47:33être en possession
00:47:34de ces échanges.
00:47:35Ce sont des accusations
00:47:36extrêmement graves.
00:47:37Et si des journalistes
00:47:38avaient de telles pratiques,
00:47:39ils devraient être
00:47:40sanctionnés lourdement.
00:47:42Vous dites être en possession
00:47:42de ces échanges.
00:47:43je demande
00:47:44à ce que vous les versiez
00:47:46à la connaissance
00:47:47du rapporteur
00:47:48et du président
00:47:48parce que nous devons
00:47:49en avoir connaissance
00:47:50dans cette commission d'enquête.
00:47:51C'est bien le rôle
00:47:52d'une commission d'enquête.
00:47:54Nous devons être
00:47:54en connaissance de faits
00:47:57et je demande
00:47:57à ce que vous le fassiez
00:47:58avant que nous auditionnons
00:47:59les journalistes
00:48:00de complément d'enquête.
00:48:02Je reviens sur
00:48:03des propos.
00:48:05Est-ce qu'on peut faire
00:48:06un...
00:48:07Dans ce cas-là,
00:48:07je...
00:48:08Non, sur ce point-là,
00:48:09ce sont des échanges privés
00:48:10qui concernent un tiers.
00:48:12Je n'ai pas d'obligation
00:48:13de les remettre.
00:48:13Ils ne le souhaitent pas.
00:48:14Je ne le fais pas.
00:48:15Je vous le dis simplement.
00:48:16Voilà.
00:48:17Et s'il y a une procédure
00:48:18judiciaire,
00:48:19là, je pourrais les produire.
00:48:21Je ne le ferai pas
00:48:21dans le cadre
00:48:22de la commission d'enquête.
00:48:23Je ne veux pas
00:48:23ennuyer quelqu'un
00:48:24qui est déjà
00:48:25pas très...
00:48:26qui est déjà en difficulté.
00:48:27Donc, je ne le ferai pas.
00:48:28Alors, juste,
00:48:29j'indique pour être très clair
00:48:30et très précis,
00:48:31c'est des sujets très importants.
00:48:32Le périmètre
00:48:32de cette commission d'enquête,
00:48:33c'est l'audiose du public.
00:48:35Madame la ministre
00:48:36met en cause.
00:48:37Je ne veux pas qualifier
00:48:39la manière dont vous le faites,
00:48:39mais en tout cas,
00:48:40indique avoir des éléments
00:48:41qui viendraient indiquer
00:48:42que des journalistes
00:48:43du service public,
00:48:44qui est le périmètre
00:48:45de cette commission d'enquête,
00:48:46ont indemnisé
00:48:48ou auraient proposé
00:48:49d'indemniser...
00:48:50Proposé,
00:48:51auraient proposé,
00:48:52par Madame la ministre,
00:48:52auraient proposé
00:48:53d'indemniser vos proches.
00:48:54C'est des accusations
00:48:55extrêmement lourdes.
00:48:56Si des journalistes
00:48:56du service public
00:48:57avaient pratiqué,
00:49:01mis en oeuvre
00:49:01de telles pratiques,
00:49:02c'est effectivement grave.
00:49:03Donc, je vais saisir
00:49:05le bureau de la présidente
00:49:07de l'Assemblée nationale
00:49:08pour qu'on nous indique
00:49:08si je suis en droit ou non.
00:49:10Moi, je respecte le droit
00:49:10et la règle de droit
00:49:11de vous demander ces documents.
00:49:13Si c'est le cas,
00:49:14je le ferai.
00:49:15Si ce n'est pas le cas,
00:49:15je ne le ferai pas.
00:49:16Je respecte la loi,
00:49:17la loi rien que la loi.
00:49:20Continuez, Madame la Dizalé.
00:49:22Merci.
00:49:22Et en demandant
00:49:23à ce que vous versiez
00:49:24ces échanges dont vous dites
00:49:25être en possession,
00:49:27il ne s'agit nullement
00:49:28de tourmenter
00:49:28un membre de votre famille.
00:49:29Il s'agit peut-être
00:49:30de voir si vos accusations
00:49:31portées contre ces journalistes
00:49:33sont vraies,
00:49:33puisque vous les accusez
00:49:34d'être des voyous.
00:49:35Ce sont des journalistes
00:49:36du service public.
00:49:37Nous devons enquêter
00:49:37pour savoir s'il y a
00:49:38des journalistes voyous
00:49:39dans le service public.
00:49:42Je reviens sur une séquence
00:49:44qui a marqué les Français,
00:49:46mais je veux l'aborder
00:49:47pas du côté de l'émotion,
00:49:48mais du côté du fond.
00:49:50Le mercredi 18 juin,
00:49:51en direct,
00:49:52dans l'émission
00:49:53C'est à vous sur France 5,
00:49:55vous avez menacé
00:49:56un journaliste,
00:49:57Patrick Cohen,
00:49:58parce qu'il venait rappeler
00:50:00des faits dévoilés
00:50:01dans ce fameux
00:50:01complément d'enquête.
00:50:03Et vous,
00:50:03vous avez contre-attaqué
00:50:04en mentionnant alors
00:50:05un article de Mediapart
00:50:06publié en février
00:50:07sur des tensions
00:50:08remontant à son passé
00:50:09à France Inter,
00:50:10également faisant partie
00:50:11de l'audiovisuel public.
00:50:14Et c'est des faits
00:50:15qui sont liés
00:50:15à une pratique
00:50:16de management violent.
00:50:18Je vous cite,
00:50:20vous avez,
00:50:20là je n'ai pas
00:50:21les citations exactes,
00:50:22mais vous avez dit
00:50:23que vous pourriez saisir
00:50:24le procureur
00:50:25sur cette question-là.
00:50:26Ma question,
00:50:27c'est avez-vous
00:50:28saisi le procureur ?
00:50:29De la même manière,
00:50:30Anne-Élisabeth Lemoyne,
00:50:32vous êtes tournée vers elle,
00:50:33et vous lui avez dit
00:50:34que dans cet avou,
00:50:35l'ambiance est épouvantable,
00:50:37qu'elle pleure toute la journée
00:50:38et que tout le monde
00:50:39est mis en cause.
00:50:41Ce sont donc des violences
00:50:42au travail
00:50:43qui seraient exercées
00:50:43par des personnes
00:50:44dont on ignore,
00:50:45en tout cas pas par Anne-Élisabeth Lemoyne,
00:50:46puisque visiblement,
00:50:47selon vos propos,
00:50:48elle pleure toute la journée.
00:50:50Si c'est vrai,
00:50:50pourquoi n'avez-vous pas
00:50:51engagé une action
00:50:52pour protéger
00:50:52des membres de l'équipe
00:50:54de l'émission
00:50:55C'est à vous,
00:50:56de violences
00:50:56que vous avez déclarées
00:50:57en direct
00:50:58devant des millions
00:50:58de téléspectateurs
00:50:59sur une chaîne
00:51:01et sur un programme
00:51:04qui est très regardé
00:51:04et très suivi
00:51:05par des millions de Français ?
00:51:07Est-ce qu'on peut faire
00:51:08question-réponse ?
00:51:08Non,
00:51:09on termine.
00:51:09Vous avez encore...
00:51:10J'ai encore un peu de temps ?
00:51:11Dix secondes.
00:51:12Dix secondes.
00:51:15Enfin,
00:51:16je souhaiterais...
00:51:18Excusez-moi.
00:51:20Enfin,
00:51:21TV5MONDE,
00:51:22dans son actionnariat,
00:51:24va rentrer
00:51:24le Royaume du Maroc
00:51:25et le Gabon.
00:51:28Le Royaume du Maroc
00:51:28et le Gabon
00:51:29ne sont pas connus
00:51:30pour être des pays
00:51:30qui sont très attachés
00:51:32à la liberté de la presse.
00:51:33Est-ce que vous trouvez normal
00:51:34que dans un média français,
00:51:37francophone,
00:51:38nous faisions entrer
00:51:38comme actionnaires
00:51:40des pays
00:51:41qui ne sont pas attachés,
00:51:42qui ne montrent pas
00:51:43des signes
00:51:43de défense
00:51:44de la liberté de la presse ?
00:51:45Merci,
00:51:46Madame la Ministre.
00:51:47Sur la dernière question,
00:51:48c'est de la prérogative.
00:51:49Vous interrogerez
00:51:50la présidente de TV5MONDE.
00:51:52Donc,
00:51:52je n'ai pas de position à avoir.
00:51:54Sur le reste,
00:51:55j'ai évoqué,
00:51:55dans le cadre de l'émission
00:51:56C'est à vous,
00:51:57un article de Mediapart
00:51:58que vous pouvez lire
00:51:59qui est très détaillé
00:52:00sur le management toxique,
00:52:02je cite,
00:52:02de M. Cohen
00:52:03quand il était à France Inter
00:52:04avec des personnes
00:52:06qui se sont confiées
00:52:07à la direction de France Inter
00:52:08et je n'ai pas dit...
00:52:10Non,
00:52:10je n'ai pas dit du tout
00:52:11que j'allais saisir,
00:52:12j'ai dit
00:52:12la justice peut être saisie
00:52:14dans ce cadre-là
00:52:15puisque Mediapart
00:52:16a fait une enquête
00:52:17approfondie
00:52:18en disant
00:52:18je crois qu'il y avait
00:52:19plus d'une dizaine
00:52:20de victimes potentielles
00:52:22de ce management.
00:52:23C'est ce que j'ai dit
00:52:24dans cette émission.
00:52:25Point.
00:52:25Je connaissais très très bien
00:52:27les règles.
00:52:27J'ai été magistrale moi-même.
00:52:29Donc,
00:52:29j'indique ce qui est écrit
00:52:31dans cet article de Mediapart
00:52:32puisqu'il disait
00:52:33que quand il s'agissait
00:52:35de ce qui était écrit
00:52:35dans la presse,
00:52:36me concernant,
00:52:37était vrai
00:52:37et ce qui était écrit
00:52:38dans la presse,
00:52:39le concernant,
00:52:40était faux.
00:52:41C'est pour ça
00:52:41que j'ai fait le parallèle
00:52:42en disant
00:52:43M. Cohen,
00:52:44est-ce que...
00:52:44Moi, je ne sais pas
00:52:45si c'est vrai ou pas.
00:52:46Je vous dis
00:52:46que ce qui est écrit
00:52:47dans cet article,
00:52:48est-ce qu'on peut considérer
00:52:49que c'était vrai ?
00:52:50Voilà.
00:52:50Ils indiquent...
00:52:51Cet article,
00:52:52j'invite tout le monde
00:52:52à le lire,
00:52:53c'est très détaillé.
00:52:54Sur Mme Lemoyne,
00:52:55j'ai indiqué le même article
00:52:57et c'est un article,
00:52:58c'était pas Mediapart,
00:52:59c'était l'informé de mémoire
00:53:00dans lequel il était détaillé
00:53:02de la même manière
00:53:03évidemment de souffrance au travail.
00:53:05J'ai cité deux articles.
00:53:07Non,
00:53:08ça n'est pas mon rôle.
00:53:09Ça n'est pas mon rôle,
00:53:10c'est une enquête interne
00:53:11pour M. Cohen.
00:53:13Apparemment,
00:53:13il y avait eu une enquête interne.
00:53:14C'est ce qui est indiqué
00:53:15dans l'article de Mediapart.
00:53:17D'accord.
00:53:18Merci, Mme la ministre.
00:53:19Mme Sophie Taillé-Pollion
00:53:20pour deux minutes.
00:53:24Merci, M. le Président.
00:53:26D'abord,
00:53:29je voudrais appuyer
00:53:30la demande
00:53:31de ma collègue
00:53:32Aïda Adizadeh
00:53:33parce que
00:53:34sur ce sujet
00:53:35des révélations
00:53:37de Mme Dati
00:53:38sur des méthodes
00:53:38totalement opposées
00:53:40à la déontologie
00:53:40qui auraient été
00:53:41mises en œuvre
00:53:42par des journalistes
00:53:43du service public,
00:53:44on est pleinement
00:53:45dans le cœur
00:53:48du sujet
00:53:48de cette commission d'enquête
00:53:50puisqu'il s'agit
00:53:51de travailler
00:53:51sur la neutralité
00:53:53et donc les méthodes
00:53:54de travail journalistique
00:53:55de l'audiovisuel public
00:53:56donc je pense
00:53:57que c'est absolument
00:53:57indispensable
00:53:58et que si Mme Dati
00:54:00a des éléments,
00:54:02elle doit nous les verser
00:54:03parce que c'est vraiment
00:54:04au cœur
00:54:04de notre sujet.
00:54:06Mme Taillé-Pollion,
00:54:07j'ai indiqué les choses
00:54:08très précisément,
00:54:10je respecte la loi,
00:54:11je respecte l'ordonnance
00:54:12de 1958,
00:54:13je termine,
00:54:14je précise
00:54:15pour qu'on avance
00:54:16mais bien sûr
00:54:16j'ai compris la position
00:54:17du groupe écologiste,
00:54:18j'indique parce que
00:54:19je respecte le cadre
00:54:20juridique et réglementaire,
00:54:21je vous donne la parole
00:54:22de cette Assemblée nationale,
00:54:23il y a une ordonnance
00:54:24de 1958,
00:54:25l'administrateur
00:54:26par côté de moi
00:54:26en train de vérifier,
00:54:27si on est tenu
00:54:29de demander ces documents
00:54:30à la ministre,
00:54:31je le ferai,
00:54:31si on n'est pas tenu
00:54:32de le faire,
00:54:32je ne le ferai pas,
00:54:33je respecterai le cadre
00:54:34de l'ordonnance de 1958,
00:54:35je pense qu'on est tous
00:54:36attachés à celui-ci
00:54:37et j'ai bien entendu
00:54:38votre position,
00:54:39celle du groupe socialiste
00:54:40et je vous ai indiqué
00:54:41que je m'en remettrai
00:54:41à cette ordonnance
00:54:42et j'ai précisé
00:54:43qu'effectivement
00:54:43les journalistes
00:54:45du service public
00:54:45entraient bien
00:54:46dans le périmètre
00:54:47de cette commission d'enquête
00:54:48et puisqu'il y a
00:54:49une mise en cause grave
00:54:50de journalistes
00:54:50de l'audiovisuel public,
00:54:52il me semble,
00:54:52mais je vais le vérifier
00:54:54avec le service
00:54:55de l'Assemblée nationale,
00:54:56qu'on est en droit
00:54:57de demander ces documents.
00:54:58Voilà,
00:54:59je vous laisse continuer.
00:55:00Je tenais à dire
00:55:01que je m'associais
00:55:02à cette demande
00:55:03et qu'il me semblait
00:55:03que nous étions en devoir
00:55:04de le faire.
00:55:07Je voulais revenir
00:55:08sur le financement
00:55:09de l'audiovisuel public.
00:55:11Madame la Ministre,
00:55:13vous disiez
00:55:13il y a quelques instants
00:55:14que le financement français
00:55:16était au même niveau
00:55:17que les financements européens.
00:55:19La BBC est financée
00:55:20à hauteur
00:55:21de 6,5 milliards d'euros
00:55:24alors même
00:55:25que dans le projet
00:55:26de loi 2026,
00:55:27nous sommes tombés
00:55:28en dessous
00:55:29des 4 milliards d'euros.
00:55:32En Allemagne,
00:55:33on est à un montant
00:55:34de 10 milliards d'euros.
00:55:36Les organisations
00:55:37sont certes différentes,
00:55:39mais le montant
00:55:40est tellement différent
00:55:41qu'on ne peut pas
00:55:43se comparer
00:55:43à ces organisations.
00:55:45Et quand vous aviez évoqué
00:55:46le fait de,
00:55:48par la fusion
00:55:49de l'audiovisuel public,
00:55:50créer une BBC
00:55:51à la française,
00:55:52je vous le demande,
00:55:53comment être au niveau
00:55:54de la BBC
00:55:55avec un budget
00:55:56à ce point inférieur ?
00:55:58N'y a-t-il pas,
00:56:00en tout état de cause,
00:56:01un problème de financement
00:56:03du service public
00:56:04qui, comme vous le disiez,
00:56:06n'est pas soumis
00:56:07aux règles de la rentabilité
00:56:08car il a des missions
00:56:10qui lui sont propres,
00:56:11qui relèvent
00:56:11de l'intérêt général
00:56:12et qui, à ce titre,
00:56:14ont besoin
00:56:14d'un financement
00:56:15qui leur corresponde.
00:56:17J'étais,
00:56:18et je le précise,
00:56:19avec Mme Calvez,
00:56:21co-rapporteure
00:56:22des COM,
00:56:23et donc nous avions
00:56:25tiré les conclusions
00:56:25que les financements
00:56:27n'étaient pas suffisants
00:56:28au regard
00:56:29des missions
00:56:30qui sont demandées
00:56:31aux entreprises
00:56:32de l'audiovisuel public
00:56:33et que nous soutenons
00:56:35tous et toutes ici,
00:56:35je crois,
00:56:36des missions
00:56:36d'intérêt général.
00:56:37Merci.
00:56:38J'indique que les COM,
00:56:39c'est des contrats
00:56:40d'objectifs et moyens
00:56:41pour les Français
00:56:42qui nous écoutent
00:56:43et qui ne connaissent pas
00:56:44ces abréviations.
00:56:44Mme la ministre,
00:56:45je vous laisse répondre.
00:56:46Sur l'audiovisuel public
00:56:47européen,
00:56:48nous sommes dans la moyenne
00:56:49européenne.
00:56:50Donc,
00:56:51vous savez ce qu'est
00:56:52une moyenne,
00:56:54Mme Talie-Pollion,
00:56:55donc voilà,
00:56:56nous sommes dans
00:56:56la moyenne européenne.
00:56:58S'agissant du financement
00:57:00de l'audiovisuel public,
00:57:01je l'ai indiqué
00:57:01dans mon propos liminaire
00:57:02et en réponse
00:57:03aux questions du rapporteur,
00:57:05il y a évidemment
00:57:06une exigence aujourd'hui
00:57:08très lourde
00:57:08qui pèse sur l'audiovisuel public.
00:57:10J'ai contribué
00:57:11à réduire
00:57:12la coûte budgétaire
00:57:13qui pesait
00:57:14sur l'audiovisuel public,
00:57:16mais comme vous le savez,
00:57:17ce n'est pas que
00:57:18le ministère de la Culture.
00:57:19Il y a aussi
00:57:20des arbitrages
00:57:21qui sont faits
00:57:21avec le ministère des Finances.
00:57:23Et donc aujourd'hui,
00:57:24le financement
00:57:24qui est alloué
00:57:26à l'audiovisuel public
00:57:27fait porter
00:57:28une exigence importante
00:57:29sur l'audiovisuel public.
00:57:31Merci Madame la Ministre.
00:57:33Monsieur Balanant
00:57:33pour deux minutes
00:57:34pour le groupe démocrate.
00:57:35Merci Monsieur le Président.
00:57:37Madame la Ministre,
00:57:40l'audiovisuel public
00:57:42s'inscrit
00:57:43dans un écosystème complexe,
00:57:45un écosystème
00:57:46de l'information
00:57:48qui est
00:57:49dans notre pays
00:57:50régulé
00:57:51par un certain
00:57:52nombre
00:57:52de règles.
00:57:54Et l'ARCOM
00:57:55a ce rôle
00:57:56de cette...
00:57:57a la responsabilité
00:57:59de cette régulation.
00:58:02C'est aussi
00:58:02un écosystème
00:58:03en pleine mutation,
00:58:06transformation
00:58:06et un écosystème
00:58:08qui est profondément
00:58:09menacé
00:58:10par de nouveaux
00:58:11types d'informations
00:58:12et par des nouveaux outils.
00:58:14Je pense évidemment
00:58:15à toutes les plateformes,
00:58:17aux pratiques
00:58:17des plateformes
00:58:19et à la façon
00:58:20dont fonctionnent
00:58:21les plateformes.
00:58:21Et je pense
00:58:22à un sujet
00:58:22que porte
00:58:23ma collègue
00:58:24Céline Calvez
00:58:26qui est la question
00:58:27de l'IA.
00:58:29Donc nous avons
00:58:29aujourd'hui
00:58:30des enjeux
00:58:31des enjeux
00:58:32informationnels
00:58:33de pérennité
00:58:35de notre modèle
00:58:35informationnel
00:58:36dans notre pays
00:58:38et l'audiovisuel
00:58:39public
00:58:39peut en être
00:58:40une clé
00:58:41et une clé
00:58:42de voûte.
00:58:43Et vous l'avez dit
00:58:43un des enjeux
00:58:45des transformations
00:58:46c'est la question
00:58:46du numérique.
00:58:49Donc moi
00:58:49je voulais
00:58:50vous interroger
00:58:51on sait
00:58:52que vous allez
00:58:52vraisemblablement
00:58:55quitter
00:58:55vos fonctions
00:58:56mais peut-être
00:58:56ça vous donne
00:58:57un peu de liberté
00:58:58pour nous dire
00:58:58quels seraient
00:59:00les chantiers
00:59:01que vous imagineriez
00:59:02par rapport
00:59:03à ce numérique
00:59:03et je pense
00:59:04à deux choses
00:59:05comment on protège
00:59:07notre écosystème
00:59:09la presse
00:59:09l'audiovisuel privé
00:59:11l'audiovisuel public
00:59:12et à ce titre
00:59:14est-ce que vous ne pensez pas
00:59:15est-ce que vous n'avez pas
00:59:16le regret
00:59:17de ne pas avoir réussi
00:59:18à porter
00:59:19le texte GI
00:59:20à de l'avoir poussé
00:59:21jusqu'au bout
00:59:21je sais que vous le vouliez
00:59:22il y a eu des arbitrages
00:59:24et est-ce que vous pensez
00:59:24que c'est un sujet
00:59:25qu'il faut remettre
00:59:26sur la table
00:59:26urgemment
00:59:27merci
00:59:28je vous pose
00:59:28une réponse
00:59:29rapidement
00:59:29le ministre
00:59:29parce que le rapporteur
00:59:30ensuite reprendra la parole
00:59:31non mais
00:59:32pas plus rapide
00:59:32j'indique juste
00:59:33que ensuite
00:59:34je redonnerai la parole
00:59:34au rapporteur
00:59:35vous aurez vos réponses
00:59:36monsieur Balanant
00:59:36répondez
00:59:38aussi précisément
00:59:40que possible
00:59:40si possible
00:59:41aux questions
00:59:41de monsieur Balanant
00:59:42monsieur le député
00:59:44vous avez évidemment
00:59:44raison
00:59:45le problème de fond
00:59:46c'est que ceux
00:59:48qui supportent
00:59:48les coûts de production
00:59:50de l'information
00:59:51n'en récupèrent pas
00:59:52les fruits
00:59:52et donc moi
00:59:53je suis tout à fait
00:59:54en soutien
00:59:54sur la réforme
00:59:56notamment
00:59:56des droits voisins
00:59:57parce que ça
00:59:58c'est effectivement
00:59:58capital
00:59:59et je pense
00:59:59que ça peut être
01:00:00prioritaire
01:00:01et évidemment
01:00:02au contraire
01:00:03ils se font
01:00:04j'ai vu encore récemment
01:00:05sur un grand média
01:00:07ils se font piller
01:00:07leurs ressources pub
01:00:10ou tous les droits voisins
01:00:11donc ça c'est une réalité
01:00:12d'ailleurs
01:00:13dans le rapport
01:00:13de Laurence Bloch
01:00:14la force
01:00:15de son rapport
01:00:16c'est d'avoir
01:00:16dégagé
01:00:18une organisation
01:00:19autour de 4 plateformes
01:00:20existantes
01:00:20que ce soit
01:00:21ici
01:00:22France Info
01:00:23Radio France France TV
01:00:23qui permet d'ailleurs
01:00:25d'articuler
01:00:25les enjeux de coopération
01:00:27entre les structures
01:00:27de développement
01:00:28d'offres éditoriales
01:00:29renforcées
01:00:30pour pouvoir s'adresser
01:00:32au plus grand nombre
01:00:32donc là
01:00:34effectivement
01:00:34est tout l'enjeu
01:00:35de la réforme
01:00:38qui est en cours
01:00:38sur les EGI
01:00:39le texte est prêt
01:00:40nous avions une présentation
01:00:42prévue
01:00:42en Conseil des ministres
01:00:43puisque
01:00:44si on n'avait pas eu
01:00:45le retard budgétaire
01:00:46mais
01:00:47moi je ne doute pas
01:00:48qu'il sera débattu
01:00:49prochainement
01:00:50il sera présenté
01:00:51au Conseil des ministres
01:00:52parce que le texte est prêt
01:00:53puisque la présentation
01:00:54était déjà prévue
01:00:55elle était repartée
01:00:56du fait du débat budgétaire
01:00:57Madame la ministre
01:00:58je ne sais pas
01:00:59si vous vous souvenez
01:01:00de cette séquence lunaire
01:01:00sur LCI
01:01:01c'était le 22 juillet 2025
01:01:03vous y étiez interrogée
01:01:04pendant une heure
01:01:05relativement à votre procès
01:01:07pour corruption
01:01:08et trafic d'influence
01:01:09et non contente
01:01:11de ce privilège
01:01:11de pouvoir vous défendre
01:01:12vous êtes restée
01:01:13dans un coin
01:01:14pour pouvoir surveiller
01:01:14les commentaires
01:01:15qui étaient faits
01:01:15sur votre défense
01:01:16et vous êtes même revenu
01:01:17devant les caméras
01:01:18pour pouvoir modifier
01:01:19ces commentaires
01:01:20avec cette attitude
01:01:21finalement assez autoritaire
01:01:22qui vous caractérise
01:01:23que ce soit
01:01:23dans ou en dehors
01:01:25du champ médiatique
01:01:26je pense notamment
01:01:26à la façon dont vous avez hurlé
01:01:27sur un personnel
01:01:28de l'Assemblée nationale
01:01:29en pleine commission
01:01:30une personne qui agit comme cela
01:01:32dans un média
01:01:33vous comprendrez
01:01:34que ça nous inquiète
01:01:34quand elle veut s'occuper
01:01:35des médias publics
01:01:36est-ce que votre objectif
01:01:37via votre réforme
01:01:38c'est de mettre la pression
01:01:39sur les journalistes
01:01:40du service public
01:01:41vous pouvez prétendre
01:01:42que cette réforme
01:01:43a pour but de sauver
01:01:43cette institution
01:01:44nous ne sommes pas dupes
01:01:45pouvez-vous clarifier
01:01:45votre position ?
01:01:46Merci
01:01:47quand j'ai indiqué
01:01:48au début de cette commission
01:01:49d'enquête
01:01:49que le respect est important
01:01:50il faut respecter Madame la Ministre
01:01:52et je rappelle juste
01:01:52Madame Soudé
01:01:53votre question à la fin
01:01:54est une question
01:01:55à laquelle la ministre
01:01:56va répondre
01:01:56mais que la défense
01:01:58ce n'est pas un privilège
01:01:59mais c'est un droit
01:02:00dans un autre pays
01:02:01dans une démocratie
01:02:02je ne répondrai pas
01:02:05à des mises en cause
01:02:06du personnel
01:02:07qui n'ont pas lieu d'être
01:02:09Madame Soudé
01:02:09et en termes de hurlement
01:02:10je pense que vous battez
01:02:11les records
01:02:12vous pouvez me donner des leçons
01:02:13je pense que j'ai encore
01:02:14des cours à prendre
01:02:15donc quand je vous vois
01:02:16hurler dans l'Assemblée
01:02:17hurler sur les gens
01:02:19hurler sur tout le monde
01:02:20donc donnez-moi des cours
01:02:21je voudrais revenir
01:02:22sur un point
01:02:24qui a fait l'objet
01:02:24notamment de deux auditions
01:02:25de cette commission d'enquête
01:02:26vous y avez répondu
01:02:27assez rapidement
01:02:29à l'une des questions
01:02:30posées par l'un de mes collègues
01:02:31c'est ce qu'on a appelé
01:02:32l'affaire Patrick Cohen
01:02:33et Thomas Legrand
01:02:34vous le savez
01:02:35elle a choqué quand même
01:02:36beaucoup de Français
01:02:37elle a dévoilé
01:02:37deux journalistes
01:02:39éditoriales
01:02:40du service public
01:02:41qui prenaient un café
01:02:42avec deux cadres
01:02:43du parti socialiste
01:02:44vous avez expliqué
01:02:46je vous ai entendu
01:02:47que les méthodes
01:02:48d'enregistrement
01:02:49de ces journalistes
01:02:50étaient condamnables
01:02:51moi je ne voudrais pas
01:02:53vous poser une question
01:02:54sur la méthode
01:02:54on a compris
01:02:55et ce n'est pas
01:02:56le but de ma question
01:02:57mais plutôt sur le fond
01:02:59lorsque vous avez appris
01:03:00que l'un de ces deux
01:03:02éditorialistes
01:03:02Thomas Legrand
01:03:03expliquait à des cadres
01:03:04du parti socialiste
01:03:05en amont d'une campagne électorale
01:03:07je le cite
01:03:08nous on fait ce qu'il faut
01:03:09pour Dati
01:03:10Patrick et moi
01:03:11quelle a été votre réaction
01:03:14et est-ce que vous croyez
01:03:15Thomas Legrand
01:03:16que l'on a entendu
01:03:17dans le cadre
01:03:17de cette commission d'enquête
01:03:18lorsqu'il dit
01:03:19que c'était
01:03:20je le cite
01:03:21du jargon journalistique
01:03:22ça vous gêne
01:03:24qu'on en reparle
01:03:25c'est quand même grave
01:03:26ce qui s'est passé
01:03:27est grave
01:03:28je vous l'ai dit
01:03:29sur monsieur le rapporteur
01:03:30j'ai indiqué ma position
01:03:31s'agissant
01:03:32d'un enregistrement
01:03:33à l'insu des personnes
01:03:34je n'approuve pas
01:03:36ce type de méthode
01:03:37sur le fond
01:03:38en disant
01:03:38que c'est un jargon
01:03:39journalistique
01:03:40moi je n'appellerais pas
01:03:41ça un jargon journalistique
01:03:43les propos
01:03:44et les mots
01:03:44qui ont été employés
01:03:45merci monsieur le rapporteur
01:03:48deux dernières questions
01:03:50sur le sujet
01:03:51enfin deux dernières questions
01:03:53assez courtes
01:03:54Patrick Cohen
01:03:55et Thomas Legrand
01:03:56lors de leurs auditions
01:03:57ont plutôt assumé
01:04:00leur position
01:04:01leurs propos
01:04:02ils n'ont pas apporté
01:04:03la moindre excuse
01:04:06je pense que
01:04:06c'est le moins
01:04:07qu'on puisse dire
01:04:08et surtout
01:04:08ils ont expliqué
01:04:09avoir été victime
01:04:10d'une barbouzerie
01:04:11est-ce que
01:04:13vous madame la ministre
01:04:14vous pensez aussi
01:04:15avoir été victime
01:04:16d'une certaine façon
01:04:17d'une barbouzerie
01:04:18ce qui est dit
01:04:20moi je considère
01:04:22que c'est grave
01:04:22ce qui est dit est grave
01:04:23ce n'est pas des propos
01:04:24journalistiques
01:04:25en ce qui me concerne
01:04:26si je parle à titre personnel
01:04:27je ne parle même pas
01:04:29de la ministre ou autre
01:04:29mais même à titre personnel
01:04:30on ne dit pas
01:04:31qu'on va s'occuper
01:04:31de quelqu'un
01:04:32quand on emploie ces termes
01:04:34on sait dans quel cas
01:04:35on l'emploie
01:04:36et on sait
01:04:37qui peut employer
01:04:39ces mots
01:04:39et pour quel objectif
01:04:40voilà
01:04:41donc après
01:04:42qu'ils considèrent
01:04:45que c'est du jargon
01:04:45journalistique
01:04:46et que ce n'est pas grave
01:04:47un autre sujet
01:04:50qui est l'un des objets
01:04:52principaux
01:04:52de cette commission
01:04:53d'enquête
01:04:53c'est notamment
01:04:54le phénomène
01:04:54de concentration
01:04:56ou d'hyper concentration
01:04:57des contrats de production
01:04:58passés entre
01:04:59l'audiovisuel public
01:05:00notamment entre
01:05:00France Télévisions
01:05:01et quelques sociétés
01:05:02notamment Media One
01:05:03notamment Beniget
01:05:04notamment Together
01:05:05je permets de rappeler
01:05:07quelques chiffres
01:05:08mais plus de 80%
01:05:09des émissions de flux
01:05:10de France 5
01:05:10notamment
01:05:11sont produites
01:05:12par deux sociétés privées
01:05:14Media One
01:05:14et Together
01:05:15ce sont des émissions
01:05:16qui sont en plus
01:05:16relativement simples
01:05:18à produire
01:05:18qui ne nécessitent pas
01:05:19de coûts
01:05:20ou d'expertise
01:05:22particulière
01:05:23on sait aussi
01:05:25que derrière
01:05:25Media One
01:05:26il y a
01:05:27deux dirigeants actionnaires
01:05:28de l'entreprise
01:05:29M. Niel
01:05:30et M. Pigas
01:05:30qui depuis quelques jours
01:05:32en tout cas
01:05:33on entend
01:05:33qu'ils pourraient
01:05:34pourquoi pas
01:05:34se présenter
01:05:35à l'élection présidentielle
01:05:37est-ce que selon vous
01:05:38il est sain
01:05:38ce phénomène
01:05:39de concentration
01:05:40de contrats de production
01:05:40passé avec des sociétés privées
01:05:42dont certains actionnaires
01:05:44dirigeants
01:05:45en tout cas
01:05:46entretiennent
01:05:47un dessin politique
01:05:49est-ce qu'il est sain
01:05:50aujourd'hui
01:05:50que le service public
01:05:51subventionne
01:05:52ces entreprises
01:05:53ces sociétés privées
01:05:54à cette hauteur-là
01:05:55en plus détenus
01:05:55par des actionnaires
01:05:56qui ne cachent pas
01:05:57leurs ambitions politiques
01:05:58alors c'est le choix
01:06:01de France Télévisions
01:06:02d'externaliser
01:06:03sa production
01:06:03elle le fait
01:06:04dans des règles
01:06:04très précises
01:06:05les montants
01:06:06sont
01:06:07connus
01:06:11vous y avez accès
01:06:12dans les documents financiers
01:06:16France Télévisions
01:06:17est le premier financier
01:06:18de la création
01:06:19en France
01:06:20et si je prends
01:06:21Banijé
01:06:21et Media One
01:06:22c'est à peu près
01:06:2311%
01:06:24du chiffre
01:06:26qui est consacré
01:06:28à la production
01:06:29alors après
01:06:30est-ce que
01:06:32c'est un choix
01:06:32est-ce qu'on externalise
01:06:33est-ce qu'on intègre
01:06:35c'est un choix
01:06:35qui a été fait
01:06:36s'il est contestable
01:06:37il faut revoir les règles
01:06:39aujourd'hui
01:06:40il a toujours été validé
01:06:41ce sont des sociétés
01:06:42de production françaises
01:06:44moi ça ne me gêne pas
01:06:45que la création française
01:06:46soit valorisée
01:06:48et soit achetée
01:06:49je préfère qu'on achète
01:06:50de la création française
01:06:51plutôt que la création étrangère
01:06:53et qu'on fasse vivre
01:06:54des entrepreneurs français
01:06:55des sociétés françaises
01:06:56de production
01:06:57mais après
01:06:58c'est un choix
01:06:59de dire on externalise
01:07:00ou pas
01:07:01je crois que la question
01:07:02du rapporteur
01:07:02c'est est-ce que ça vous dérange
01:07:04que des hommes d'affaires
01:07:08soient actionnaires
01:07:09de ces sociétés de production
01:07:10Xavier Agniel
01:07:11Mathieu Pigasse
01:07:11Vincent Bolloré
01:07:12et d'autres
01:07:13qui sont actionnaires
01:07:14de ces sociétés de production
01:07:15est-ce que ça vous pose
01:07:16des difficultés
01:07:17cette question
01:07:20elle rejoint un peu
01:07:20sur la concentration
01:07:21des médias
01:07:22ou sur l'actionnaire
01:07:24de dire
01:07:25est-ce qu'on doit avoir
01:07:27des actionnaires
01:07:29importants
01:07:29sur les médias
01:07:30c'est le sujet
01:07:31du financement
01:07:32aussi des médias
01:07:33et de leur viabilité
01:07:34donc moi je pense
01:07:36que ces choses-là
01:07:36se rejoignent
01:07:38c'est la vie des entreprises
01:07:39après
01:07:39la limite
01:07:40mais ça c'est ma conviction
01:07:41personnelle
01:07:41il faut que ces actionnaires
01:07:43ne se mêlent pas
01:07:44des contenus
01:07:45ou en tout cas
01:07:46ne les orientent pas
01:07:46on peut peut-être
01:07:48parfois s'interroger
01:07:49mais c'est la limite
01:07:52de l'exercice
01:07:53vous pouvez être actionnaire
01:07:54mais si vous vous en servez
01:07:57là on tombe
01:07:57dans un autre type
01:07:58de régime
01:07:58merci pour votre réponse
01:08:03madame la ministre
01:08:04effectivement
01:08:04sur les collusions
01:08:07entre ces actionnaires
01:08:08qui produisent
01:08:08des émissions
01:08:09du service public
01:08:10et le service public
01:08:11je voudrais citer
01:08:11deux exemples
01:08:12qui ont
01:08:13je pense
01:08:14choqué aussi
01:08:15beaucoup de français
01:08:16le dernier en date
01:08:17c'est celui de Mathieu Pigasse
01:08:18qui a été invité
01:08:18sur une émission importante
01:08:20l'émission politique
01:08:21de Caroline Roux
01:08:22à une heure
01:08:23de grande écoute
01:08:23en direct
01:08:24où Caroline Roux
01:08:25l'a présenté
01:08:26comme un simple
01:08:27chef d'entreprise
01:08:27monsieur Pigasse
01:08:28donc vous le savez
01:08:29est actionnaire
01:08:30de MediaOne
01:08:31une émission
01:08:31qui produit nombre
01:08:32enfin une société
01:08:33qui produit nombre
01:08:34d'émissions
01:08:34du service public
01:08:35et Caroline Roux
01:08:36ne l'a pas indiqué
01:08:37elle n'a pas indiqué
01:08:37non plus
01:08:38qu'il avait fait
01:08:39la une de libération
01:08:40quelques semaines
01:08:41auparavant
01:08:41où il expliquait
01:08:42qu'il mettrait
01:08:43tous les moyens
01:08:44à sa disposition
01:08:44pour lutter
01:08:45contre la droite radicale
01:08:47on comprend aussi
01:08:47qu'il mettrait
01:08:48les moyens médiatiques
01:08:49à sa disposition
01:08:50ce premier sujet
01:08:53je pense
01:08:53pose question
01:08:54sur l'impartialité
01:08:55du service public
01:08:56et notamment
01:08:56de Caroline Roux
01:08:57qui anime
01:08:58des émissions
01:08:59produites
01:09:00sur le service public
01:09:01par MediaOne
01:09:02le deuxième exemple
01:09:03c'est celui
01:09:03Xavier Niel
01:09:04qui sur un plateau
01:09:05du service public
01:09:06c'était sur France 5
01:09:07je crois
01:09:08est venu
01:09:08vendre sa Freebox
01:09:10il y a eu un rappel
01:09:11de l'Arcom
01:09:11qui indiquait
01:09:12qu'il y avait
01:09:12une confusion
01:09:13un mélange des genres
01:09:14une sorte de publicité
01:09:16déguisée
01:09:16qui n'était pas
01:09:17à la hauteur
01:09:18des missions
01:09:18du service public
01:09:19je voudrais vous entendre
01:09:20sur ces deux faits
01:09:22MediaOne
01:09:22je le rappelle
01:09:23est la première société
01:09:24à bénéficier
01:09:25des contrats
01:09:26de production
01:09:27de France Légion
01:09:27c'est plus de 100 millions
01:09:28d'euros
01:09:29d'argent public
01:09:29versé par an
01:09:31et dernier point
01:09:32vous expliquez
01:09:33que ça ne posait
01:09:34pas de problème
01:09:34dans la mesure
01:09:35où ça permettait
01:09:36de financer
01:09:37des sociétés françaises
01:09:38ça permettait
01:09:39de soutenir
01:09:39la production
01:09:40et la création française
01:09:41on a appris
01:09:42que MediaOne
01:09:43en majorité
01:09:44capitalistiquement
01:09:45était détenu
01:09:46par un fonds d'investissement
01:09:47américain
01:09:48KKR
01:09:48sur ces deux points
01:09:50qu'est-ce que vous en pensez ?
01:09:51sur le dernier point
01:09:53que l'actionnariat
01:09:55peut être étranger
01:09:56ce qui est important
01:09:58c'est le résultat
01:10:01j'allais dire
01:10:01de l'action
01:10:02on finance
01:10:03de la création française
01:10:04la création française
01:10:05c'est notre force
01:10:06notamment
01:10:07qui est reconnue
01:10:08partout dans le monde
01:10:08on est reconnue
01:10:09pour le spectacle vivant
01:10:10on est reconnue
01:10:11pour la création
01:10:12et justement
01:10:12pour cette liberté
01:10:13de création
01:10:14et donc aujourd'hui
01:10:15ces maisons de production
01:10:16financent de la création française
01:10:18financent des artistes français
01:10:20financent aussi
01:10:21tout un écosystème
01:10:23artistique français
01:10:24donc
01:10:25moi je ne peux pas vous dire
01:10:27que je suis contre
01:10:28dès lors
01:10:28où la création
01:10:30bénéficie
01:10:32et rapporte
01:10:32à la culture française
01:10:33donc
01:10:34c'est pas
01:10:36c'est pas l'actionnaire
01:10:37qui s'autofinance
01:10:38c'est un financement
01:10:39sur une création française
01:10:41donc ça c'est important
01:10:41s'agissant
01:10:42des deux
01:10:44sujets
01:10:45dont vous avez parlé
01:10:45monsieur Niel
01:10:46et monsieur Pigasse
01:10:48je crois que l'ARCOM
01:10:49l'ARCOM a été saisie
01:10:51et a rappelé à l'ordre
01:10:52tout le monde
01:10:53donc effectivement
01:10:54c'est qu'il y avait une limite
01:10:55qui avait été franchie
01:10:56puisque l'ARCOM
01:10:57l'a rappelé
01:10:59et elle a communiqué
01:11:00sur les deux sujets
01:11:01merci madame la ministre
01:11:05quelques questions
01:11:05rapides
01:11:07notamment
01:11:07sur le sujet
01:11:08de la neutralité
01:11:09qui est
01:11:09l'une des trois dimensions
01:11:11de cette commission d'enquête
01:11:12je vais vous citer
01:11:15un sondage
01:11:16paru dans Marianne
01:11:17en juin 2024
01:11:18où on apprend que
01:11:1926% des téléspectateurs
01:11:20du JT de France 2
01:11:21ont voté
01:11:22Raphaël Glucksmann
01:11:23soit deux fois plus
01:11:23que la moyenne des français
01:11:2438% des auditeurs
01:11:26de France Inter
01:11:27ont voté
01:11:27pour Raphaël Glucksmann
01:11:28lors des européennes
01:11:29soit trois fois plus
01:11:30que la moyenne des français
01:11:31et près de 70%
01:11:32des auditeurs
01:11:33de France Inter
01:11:34ont voté à gauche
01:11:34contre un peu moins
01:11:36d'un tiers des français
01:11:37en tant que ministre
01:11:39de la culture
01:11:39qu'est-ce que vous avez fait
01:11:40depuis que vous êtes
01:11:41en place
01:11:42pour que l'audiovisuel public
01:11:44ressemble
01:11:44rassemble
01:11:45les français
01:11:46et respecte aussi
01:11:47les obligations
01:11:47du pluralisme
01:11:48d'honnêteté
01:11:49et d'indépendance
01:11:49le respect de ces principes
01:11:52incombe à l'ARCOM
01:11:53comme je vous l'ai dit
01:11:55ça incombe à l'ARCOM
01:12:01ensuite le sujet
01:12:04c'est vis-à-vis des français
01:12:04il faut que le principe
01:12:06de neutralité
01:12:06d'impartialité
01:12:07de pluralisme
01:12:08soit évidemment respecté
01:12:09c'est le cas
01:12:11par le biais du contrôle
01:12:13de l'ARCOM
01:12:13mais aussi moi j'attends
01:12:14beaucoup de la mission
01:12:15qui a été confiée
01:12:16à Bruno Lasserre
01:12:17parce que c'est comme pour
01:12:19les situations
01:12:20de conflits d'intérêts
01:12:21peut-être on s'est peut-être
01:12:22un peu trop accommodé
01:12:23de certaines choses
01:12:24et aujourd'hui
01:12:25les contextes ont changé
01:12:26et donc il faudrait peut-être
01:12:27prendre d'autres types
01:12:29de mesures
01:12:30pour renforcer
01:12:31ce contrôle de neutralité
01:12:32d'impartialité
01:12:33et aussi de pluralisme
01:12:34Sur le sujet
01:12:36de la neutralité
01:12:37le 7 juillet 2022
01:12:39je vous avais écouté
01:12:39au micro de France Inter
01:12:41vous aviez déclaré
01:12:42je vous cite
01:12:42vous êtes souvent
01:12:43donc en parlant de France Inter
01:12:44vous êtes souvent taxé
01:12:45d'être une radio de gauche
01:12:47moi je trouve pas
01:12:48alors moi j'écoute
01:12:50assez régulièrement
01:12:51France Inter
01:12:52et le 15 octobre 2021
01:12:53notamment sur cette antenne
01:12:55vous auriez pu entendre
01:12:56Emerick Lompré
01:12:57déclarer je le cite
01:12:58merci les gens d'extrême droite
01:12:59d'avoir payé
01:13:00pour qu'on dise
01:13:00que vous êtes des gros cons
01:13:01si j'étais à votre place
01:13:02comment je serais dégoûté
01:13:03de me faire insulter
01:13:04toute la journée
01:13:04en plus de devoir payer pour ça
01:13:06il a continué
01:13:07je le cite
01:13:08est-ce que ça t'excite
01:13:08Jordan Bardella
01:13:09de faire un gros chèque
01:13:10à Guillaume Meurice
01:13:11alors il y a l'épisode
01:13:12d'Emerick Lompré
01:13:13mais il y en a eu bien d'autres
01:13:14il a d'ailleurs suivi M. Pigasse
01:13:16sur Radio Nova
01:13:17il y a aussi
01:13:18Mahodrama
01:13:19qui est une chroniqueuse
01:13:20de France Inter
01:13:21qui le 28 mars 2024
01:13:23lors d'un débat organisé
01:13:24par Mediapart
01:13:25intitulé
01:13:26comment lutter
01:13:26contre l'extrême droite
01:13:27cette chroniqueuse
01:13:28du service public
01:13:29avait incité
01:13:30des activistes
01:13:30d'ultra gauche
01:13:31à je la cite
01:13:32prendre les armes
01:13:33et mener une révolution
01:13:34en cas de victoire
01:13:35de Marine Le Pen
01:13:36Mahodrama officie
01:13:38toujours encore
01:13:38sur les antennes
01:13:39du service public
01:13:40et il y a quelques jours
01:13:42encore
01:13:42il y a eu une grosse polémique
01:13:43sur France Inter
01:13:44où une humoriste
01:13:46si on peut la qualifier
01:13:48ainsi
01:13:48Camille Laurent
01:13:50a appelé
01:13:50dans une église
01:13:51désacralisée
01:13:52à la mort
01:13:52de Jordan Bardella
01:13:53et de Marion Maréchal
01:13:54devant les rires
01:13:56et les applaudissements
01:13:57du public
01:13:57tout ça
01:13:57est payé
01:13:58par nos impôts
01:14:00au vu de cette grille
01:14:01de pluralité
01:14:04en tout cas
01:14:04au vu de cette grille
01:14:05et de ces entorses
01:14:06successives
01:14:07est-ce que vous pensez
01:14:07toujours que
01:14:08France Inter
01:14:08comme vous le dites
01:14:09n'est pas une radio
01:14:11j'écoute
01:14:15France Inter
01:14:15depuis toujours
01:14:16ce que j'avais dit
01:14:19une fois
01:14:19dans une interview
01:14:20ce que je regrette
01:14:21c'est que
01:14:22moi j'ai été élevée
01:14:24à la radio
01:14:24et j'ai des souvenirs
01:14:26d'ouvriers
01:14:27qui écoutaient la radio
01:14:27et notamment
01:14:28la radio publique
01:14:29sur les petits transistors
01:14:31sur les chantiers
01:14:31je disais
01:14:32c'est quand même
01:14:33de moins en moins
01:14:34le cas
01:14:34aujourd'hui
01:14:35donc
01:14:35c'est que
01:14:36cette radio
01:14:37qui est quand même
01:14:38un super média
01:14:39qui permet vraiment
01:14:41un accès à la culture
01:14:42sans aucune barrière
01:14:44puisse être pérennisée
01:14:47c'est notre combat
01:14:47c'est notre combat
01:14:48à tous d'ailleurs
01:14:49ensuite sur la séquence humoristique
01:14:51la dernière
01:14:51dont vous avez parlé
01:14:51j'ai répondu tout à l'heure
01:14:52effectivement
01:14:54ce qu'il en était
01:14:55les séquences précédentes
01:14:57alors moi
01:14:58elles ne me disent rien
01:14:582021 ou autre
01:14:59ça ne me dit rien
01:15:00après
01:15:01moi je trouve
01:15:04que la force de la France
01:15:04c'est cette liberté
01:15:05de création
01:15:06cette liberté
01:15:06d'expression
01:15:09cet humour
01:15:10très satirique
01:15:12alors quand on est la cible
01:15:13on est moins content
01:15:14mais
01:15:15c'est quand effectivement
01:15:17après ça se transforme
01:15:18comme des attaques
01:15:19très personnelles
01:15:21qui peuvent être qualifiables
01:15:22d'ailleurs pénalement
01:15:23c'est ça
01:15:23là on n'est plus dans l'humour
01:15:24on n'est plus dans la liberté
01:15:26d'expression
01:15:28si vous appelez au meurtre
01:15:29de quelqu'un
01:15:29à la mort de quelqu'un
01:15:30et c'est quand même
01:15:32on n'est plus dans l'humour
01:15:33on est tombé
01:15:33dans un autre type
01:15:35de qualification
01:15:35merci madame la ministre
01:15:38un autre sujet
01:15:38qui est un sujet
01:15:39qui a récemment fait
01:15:41l'actualité
01:15:42c'est les déclarations
01:15:43du président de la république
01:15:44devant les lecteurs
01:15:46du groupe Ebra
01:15:47le groupe qui possède
01:15:47la voix du nord
01:15:48Emmanuel Macron
01:15:49a évoqué le projet
01:15:49d'une labellisation
01:15:50de l'information
01:15:51et il a expliqué
01:15:52que ce projet
01:15:53pourrait être porté
01:15:54non pas évidemment
01:15:54par l'état
01:15:55mais par des professionnels
01:15:56des médias
01:15:57il a évoqué
01:15:57notamment l'exemple
01:15:59de l'association
01:16:00Reporters sans frontières
01:16:01alors je pense que
01:16:02vous jugerez
01:16:02qu'en matière
01:16:03d'impartialité
01:16:04peut-être que
01:16:04Reporters sans frontières
01:16:05n'est pas le mieux placé
01:16:06c'est quand même
01:16:07une association
01:16:08qui bénéficie
01:16:09de plus de 700 000 euros
01:16:11de subvention
01:16:13de la fondation
01:16:13Georges Soros
01:16:14entre 2017
01:16:15et 2021
01:16:16on a aussi appris
01:16:18qu'en dépit
01:16:19de cette charte
01:16:20apolitique
01:16:20de Reporters sans frontières
01:16:22lors de la dernière campagne
01:16:23des élections législatives
01:16:24ils ont appelé
01:16:26à faire barrage
01:16:27contre le Rassemblement National
01:16:28lors de cette élection
01:16:31on a aussi appris
01:16:32lors de leur audition
01:16:33qu'ils sélectionnaient
01:16:35peut-être
01:16:35des journalistes
01:16:36pourtant il y a des journalistes
01:16:37iraniens
01:16:38qui sont menacés de mort
01:16:39qui ont fait appel
01:16:40au soutien
01:16:41de Reporters sans frontières
01:16:42et qui se sont vus
01:16:43leur demande refusée
01:16:45parce que selon
01:16:45Reporters sans frontières
01:16:46ils auraient peut-être
01:16:47relayé des vidéos
01:16:48de manifestants
01:16:49contre le régime
01:16:50des Mollahs
01:16:51ce qui leur vaudrait
01:16:51une appartenance politique
01:16:53alors que ce journaliste
01:16:55Nima Avnidia
01:16:56est menacé de mort
01:16:57encore aujourd'hui
01:16:58lui et sa famille
01:16:59alors qu'il est réfugié
01:17:00en Turquie
01:17:00toutes ces révélations
01:17:02ont choqué
01:17:03qu'est-ce que vous pensez
01:17:04de la déclaration
01:17:04du président de la République
01:17:05de ce projet
01:17:06de labellisation
01:17:07qui serait selon lui
01:17:08peut-être confié demain
01:17:09à des institutions
01:17:10comme Reporters sans frontières
01:17:12Je m'en suis expliqué
01:17:14très longuement
01:17:15sur cette fausse information
01:17:18le président de la République
01:17:19n'a jamais dit
01:17:20et je l'ai dit
01:17:21encore une fois
01:17:22sur certains médias
01:17:23qui réaffirment
01:17:26quelque chose
01:17:26qui est faux
01:17:27donc je le redis
01:17:28il n'a jamais été question
01:17:30de créer un label d'État
01:17:31jamais
01:17:32il y a des organismes
01:17:33de certification
01:17:34en dehors de l'État
01:17:36qui sont des organismes
01:17:37de certification indépendants
01:17:39qui le font
01:17:39c'est ni l'État
01:17:40ni RSF
01:17:41ni qui soit
01:17:42ceux qui s'y soumettent
01:17:43c'est un accord entre eux
01:17:45mais l'État
01:17:47n'est pas partie
01:17:48prenante de cela
01:17:48jamais
01:17:49et je crois
01:17:50que c'est une petite séquence
01:17:51qu'on a pris
01:17:52qu'on a isolée
01:17:53du président de la République
01:17:54où il disait effectivement
01:17:55que sur l'information
01:17:56il faut savoir
01:17:57d'où on parle
01:17:58c'est tout le sujet
01:17:59de la fausse information
01:18:00est-ce que quand un journaliste
01:18:01donne une information
01:18:02est-ce qu'il doit être traité
01:18:03au même niveau
01:18:04que quand c'est un citoyen
01:18:05qui donne une information
01:18:06est-ce que les réseaux sociaux
01:18:07où on donne notre avis
01:18:09sur tout
01:18:09où on déverse tout
01:18:11parfois aussi
01:18:13n'importe quoi
01:18:14est-ce que tout doit être
01:18:15est-ce que tout se vaut
01:18:17non
01:18:17tout ne se vaut pas
01:18:18c'est pour ça
01:18:19qu'il y a des organismes
01:18:20de certification
01:18:20qui n'ont rien à voir
01:18:21ni avec l'État
01:18:22ni avec RSF
01:18:23donc je le redis
01:18:23il n'y a pas
01:18:24de volonté
01:18:26d'avoir un label d'État
01:18:28ou de créer
01:18:28un label d'État
01:18:29ça n'existe pas
01:18:30et ça n'a jamais existé
01:18:32je voudrais revenir
01:18:33sur vos propos
01:18:35notamment sur les priorités
01:18:36budgétaires
01:18:37accordées par le ministère
01:18:38de la Culture
01:18:38je me suis ému
01:18:39du fait que 50%
01:18:40de ce budget
01:18:41était dédié
01:18:41à l'audiovisuel public
01:18:42et seulement 4,5%
01:18:44était dédié
01:18:44à la préservation
01:18:45à la sauvegarde
01:18:46de notre patrimoine
01:18:47quand on sait
01:18:48qu'il y a près d'un quart
01:18:49des monuments protégés
01:18:50qui sont en risque
01:18:50sérieux
01:18:52notamment de disparition
01:18:53qu'il y a plus de 67 000
01:18:54monuments français
01:18:55non protégés
01:18:56comme des phares
01:18:57comme des moulins
01:18:59comme des églises rurales
01:19:00qui sont aussi
01:19:00en situation
01:19:01de grande difficulté
01:19:02j'ai entendu votre réponse
01:19:03vous expliquer
01:19:04que c'était peut-être aussi
01:19:05la vocation de ce budget
01:19:07à trouver d'autres financements
01:19:08notamment des financements privés
01:19:09est-ce que fondamentalement
01:19:124,5% du budget
01:19:14du ministère de la Culture
01:19:14c'est assez
01:19:15pour sauvegarder
01:19:16notre patrimoine
01:19:17vous l'avez aussi comparé
01:19:18à d'autres pays
01:19:18mais je pense que la France
01:19:19tient son exception
01:19:21notamment internationale
01:19:22à la valorisation
01:19:23de son patrimoine
01:19:24qui est tellement riche
01:19:25est-ce que ça ne devrait pas
01:19:26être une priorité
01:19:27de politique publique
01:19:28de mettre beaucoup plus
01:19:29de moyens publics
01:19:30sur cette sauvegarde
01:19:32du patrimoine
01:19:32Au ministère de la Culture
01:19:35depuis 2017 à ce jour
01:19:36on est à plus d'un milliard 5
01:19:38d'augmentation du budget
01:19:40c'est assez inédit
01:19:41et c'est moi qui vous le dis
01:19:42j'ai connu d'autres gouvernements
01:19:43cette hausse
01:19:44elle est inédite
01:19:45et ça a beaucoup bénéficié
01:19:46au patrimoine
01:19:47et d'ailleurs
01:19:48c'est ce qui fait
01:19:48notre réputation
01:19:50à l'international
01:19:51aujourd'hui
01:19:51ce sont des artisans
01:19:52des compagnons
01:19:53ce sont des métiers
01:19:55très pointus
01:19:56que le monde entier
01:19:58nous reconnaît
01:19:59et d'ailleurs
01:19:59c'est un facteur
01:20:00également d'attractivité
01:20:01donc augmentation inédite
01:20:04du budget du ministère
01:20:05de la Culture
01:20:05avec une part conséquente
01:20:07pour le patrimoine
01:20:08puisque je le rappelle
01:20:09c'est 40% de plus
01:20:10pour le budget patrimoine
01:20:12depuis 2017
01:20:12donc c'est aussi conséquent
01:20:14donc ça veut dire
01:20:15que c'est une vraie priorité
01:20:16de ce gouvernement
01:20:17et c'est une volonté
01:20:18du président de la République
01:20:19de préserver
01:20:20protéger
01:20:21mais aussi
01:20:22le transmettre
01:20:24parce qu'il y a l'usage
01:20:25la transmission
01:20:26et justement
01:20:26de ne pas laisser
01:20:27ni à l'abandon
01:20:28et encore moins au péril
01:20:29la mission d'Ideberne
01:20:31à l'initiative du président
01:20:33l'auto du patrimoine
01:20:34a permis de sauver
01:20:35de nombreux
01:20:36petits
01:20:37monuments historiques
01:20:39classés
01:20:40ou pas classés
01:20:41en tous les cas
01:20:42on a
01:20:43beaucoup de moyens
01:20:44publics
01:20:46qui sont
01:20:46pour la protection
01:20:47du patrimoine
01:20:48je rappelle également
01:20:49la souscription
01:20:51en faveur
01:20:52des édifices religieux
01:20:53qu'on a encore
01:20:54beaucoup plus
01:20:55amplifié
01:20:57et développé
01:20:57pour que
01:20:58c'est une souscription
01:20:59populaire
01:20:59avec la fondation
01:21:00du patrimoine
01:21:01justement
01:21:02et pour cause
01:21:02comme son nom l'indique
01:21:03permet justement
01:21:04de favoriser
01:21:06cette protection
01:21:06du patrimoine
01:21:07avec plein
01:21:08de dispositifs
01:21:09divers
01:21:10mais c'est une vraie
01:21:11politique publique
01:21:12question simple
01:21:13est-ce que 4,5%
01:21:15du budget du ministère
01:21:15de la culture
01:21:16c'est suffisant
01:21:16pour sauver
01:21:17notre patrimoine
01:21:18il y a eu
01:21:19le vol
01:21:20des joyaux de la couronne
01:21:21il y a quelques mois
01:21:22qui a ému des millions
01:21:23de français
01:21:24il y a eu aussi
01:21:24le mercredi 27 novembre
01:21:25dernier
01:21:26une importante fuite d'eau
01:21:27au Louvre
01:21:28dans la bibliothèque
01:21:30du département
01:21:30des antiquités égyptiennes
01:21:31qui a provoqué
01:21:32notamment
01:21:32la détérioration
01:21:35d'à peu près
01:21:35400 ouvrages
01:21:36on voit que
01:21:37pour sécuriser
01:21:38le Louvre
01:21:38qui est le premier
01:21:39musée français
01:21:41le premier musée
01:21:42je crois
01:21:42mondial
01:21:42en termes de fréquentation
01:21:44il aurait fallu
01:21:44à peu près
01:21:4570 millions d'euros
01:21:46ce qui est le montant
01:21:47d'ailleurs
01:21:48de déficit cumulé
01:21:49par Delphine Arnot
01:21:50à la tête
01:21:51de France Télévisions
01:21:52que les français
01:21:53d'ailleurs
01:21:53vont devoir recapitaliser
01:21:54puisque vous l'avez dit
01:21:55c'est une entreprise publique
01:21:55donc il n'est pas question
01:21:56de faire faillite
01:21:57on va devoir remettre au pot
01:21:58est-ce que vous ne pensez pas
01:21:59et ce sera
01:21:59ma toute dernière question
01:22:01en ligne de conclusion
01:22:01que les pouvoirs publics
01:22:03depuis des années
01:22:04se trompent sur nos priorités
01:22:05est-ce qu'il est bon
01:22:06de continuer
01:22:07à financer la faillite
01:22:08de certains dirigeants
01:22:09publics
01:22:10plutôt que de défendre
01:22:11l'âme française
01:22:12et le patrimoine
01:22:13si précieux
01:22:13notamment celui
01:22:14du musée du Louvre
01:22:15qui n'aurait pas coûté
01:22:16grand chose
01:22:16au regard des gabgiques
01:22:17sans constater
01:22:18à la tête de France Télévisions
01:22:19moi je considère
01:22:21que ce n'est pas
01:22:21une priorité
01:22:22contre une autre
01:22:22ce n'est pas
01:22:23l'audiovisuel public
01:22:23contre le musée
01:22:24l'audiovisuel public
01:22:25vous savez monsieur le rapporteur
01:22:26c'est indispensable
01:22:27c'est indispensable
01:22:28la cohésion
01:22:30de notre société
01:22:30vous savez j'ai lancé
01:22:31le plan culture et ruralité
01:22:32depuis que je suis arrivée
01:22:34au ministère
01:22:35c'est 88%
01:22:38du territoire français
01:22:39qui est un territoire rural
01:22:4022 millions
01:22:41de nos concitoyens
01:22:42y vivent
01:22:43il y a des obstacles
01:22:44j'allais dire
01:22:45physiques
01:22:46pour certains
01:22:47psychologiques
01:22:48voire financiers
01:22:49pour accéder à la culture
01:22:50et si demain
01:22:52nous n'avons plus
01:22:52d'audiovisuel public
01:22:53vous avez une partie
01:22:54de nos concitoyens
01:22:55sur des territoires
01:22:56très éloignés
01:22:57pas forcément bien dotés
01:22:58qui n'auront plus accès
01:23:00à quoi que ce soit
01:23:01et donc c'est pour ça
01:23:01qu'il faut le réformer
01:23:03il faut le préserver
01:23:04il faut qu'il soit accessible
01:23:05au plus grand nombre
01:23:06je vous indiquais tout à l'heure
01:23:07les catégories sociales
01:23:09qui sont concernées
01:23:10par France Inter
01:23:13on ne peut pas
01:23:13s'en satisfaire
01:23:14c'est une radio
01:23:15qui est financée
01:23:15par tous les français
01:23:16donc elle doit
01:23:17s'adresser à tous les français
01:23:18donc moi
01:23:19ce n'est pas
01:23:20une priorité
01:23:22par rapport à une autre
01:23:22l'audiovisuel français
01:23:23public français
01:23:24doit être préservé
01:23:25moi c'est
01:23:26une conviction profonde
01:23:28que j'ai
01:23:28ministre de la culture
01:23:29ou pas d'ailleurs
01:23:30et s'agissant du patrimoine
01:23:32je trouve que c'est
01:23:33le premier élément
01:23:34de notre patrimoine
01:23:36culturel commun
01:23:37regardez quand il y a eu
01:23:38l'incendie de Notre-Dame
01:23:39toute la France
01:23:41en était émue
01:23:42bien au-delà d'ailleurs
01:23:42le monde entier
01:23:43mais toute la France
01:23:44est-ce que vous pensez
01:23:45que ça n'a ému
01:23:46que la communauté catholique
01:23:47Notre-Dame
01:23:48c'est un patrimoine
01:23:49historique
01:23:50qui nous structure
01:23:51qui nous structure
01:23:52aussi
01:23:52et qui nous ancre
01:23:53dans l'histoire
01:23:54de notre pays
01:23:55et donc le patrimoine
01:23:56ça nous ancre
01:23:57on parle de politique
01:23:58d'intégration
01:23:59souvent on parle
01:23:59de politique
01:24:00d'échec
01:24:01des échecs
01:24:02d'intégration
01:24:03je trouve que le patrimoine
01:24:04c'est une politique
01:24:05d'intégration
01:24:06ça nous ancre
01:24:07dans un territoire
01:24:08quand
01:24:08moi je suis originale
01:24:10de Bourgogne
01:24:11je sais exactement
01:24:12il y a un château
01:24:14il y a des vignobles
01:24:16il y a des paysages
01:24:17ce patrimoine là
01:24:19me structure aussi
01:24:20dans mon ancrage
01:24:22dans ce territoire
01:24:24français
01:24:25donc ça y participe
01:24:26donc c'est pas
01:24:26d'opposer les uns
01:24:27aux autres
01:24:27ensuite
01:24:28de dire
01:24:29est-ce qu'il y a
01:24:30est-ce que l'audiovisuel public
01:24:31doit se restructurer
01:24:32se réorganiser
01:24:33oui
01:24:33mais on ne doit pas
01:24:34l'affaiblir
01:24:35et donc on doit
01:24:36travailler ensemble
01:24:36pour continuer
01:24:37à pérenniser
01:24:38ces principes
01:24:41de neutralité
01:24:42de pluralisme
01:24:44d'impartialité
01:24:46de diversité
01:24:48ça doit s'adresser
01:24:49à tous les français
01:24:50et donc
01:24:50notre combat
01:24:51il est commun
01:24:52et donc ça
01:24:53c'est aussi
01:24:53la responsabilité
01:24:54du parlement
01:24:55de pouvoir
01:24:56renforcer ces principes
01:24:57et donc lui donner
01:24:58les moyens
01:24:59en conséquence
01:25:00et sur le patrimoine
01:25:00vous parliez
01:25:01du musée du Louvre
01:25:01mais le musée
01:25:02le bâtiment
01:25:03en lui-même
01:25:03est un objet culturel
01:25:04c'est une oeuvre d'art
01:25:05donc par exemple
01:25:08les fuites
01:25:08que vous indiquez
01:25:09dans telle ou telle salle
01:25:10mais ça ne date pas
01:25:11d'hier
01:25:11lui-même
01:25:14c'est un patrimoine
01:25:15historique
01:25:16pour mettre une caméra
01:25:17dans une pièce
01:25:17c'est très compliqué
01:25:18pour réaménager
01:25:20une pièce
01:25:20c'est très compliqué
01:25:21pour faire même
01:25:22un parcours
01:25:23ou un cheminement
01:25:24c'est très compliqué
01:25:25parce que nous avons
01:25:25des contraintes
01:25:26patrimoniales
01:25:27et historiques
01:25:28et je m'en réjouis
01:25:29et je m'en réjouis
01:25:30on ne va pas
01:25:31bétonner du jour au lendemain
01:25:32et raser la moitié
01:25:33de notre patrimoine
01:25:34pour des raisons
01:25:35de facilité
01:25:36ou pour sécuriser
01:25:37à la va-vite
01:25:37donc c'est toutes
01:25:38ces contraintes
01:25:39qu'on doit évidemment
01:25:41supporter
01:25:43régler
01:25:44organiser
01:25:45articuler
01:25:45pour pouvoir sauvegarder
01:25:46ce magnifique patrimoine
01:25:48parce que oui
01:25:48vous avez raison
01:25:48c'est le plus grand
01:25:49musée du monde
01:25:50et nous avons battu
01:25:51un raccord de fréquentation
01:25:53à la fin de l'année dernière
01:25:55donc encore une fois
01:25:56monsieur le rapporteur
01:25:57il ne faut pas opposer
01:25:58les priorités
01:25:58il faut
01:25:59s'il faut restructurer
01:26:00il faut le faire
01:26:01s'il faut préserver
01:26:02il faut le faire
01:26:03et puis pour le patrimoine
01:26:04c'est de trouver des dispositifs
01:26:05de financement innovants
01:26:06parce que sinon
01:26:07au bout d'un moment
01:26:08soit on va tout privatiser
01:26:09moi je ne me résous pas
01:26:10à ce qu'on vende
01:26:11le château de Versailles
01:26:12ou le musée du Louvre
01:26:13vous savez le grand palais
01:26:14il a été sauvé par les JO
01:26:15je suis bien placé
01:26:16pour le savoir
01:26:17que les 500 millions
01:26:19on ne les avait pas
01:26:19à une époque
01:26:20on a failli le vendre
01:26:20à un état étranger
01:26:22je vous le dis
01:26:22tel que je le pense
01:26:23et donc
01:26:24il a été sauvé
01:26:25par les JO
01:26:26et c'est un grand monument historique
01:26:28voilà
01:26:29donc tout ce patrimoine là
01:26:32c'est notre combat commun
01:26:33de le préserver
01:26:33et de le garder
01:26:34dans le domaine public
01:26:35voilà pour ce numéro
01:26:36de la séance est ouverte
01:26:37à très bientôt sur LCP
01:26:38Sous-titrage Société Radio-Canada
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