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  • il y a 2 jours
Tahirys Dos Santos, joueur du FC Metz, a été grièvement brûlé alors qu’il secourait sa petite amie, Coline. Son témoignage est un exemple d'abnégation.

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Transcription
00:00À ce moment-là, je pensais beaucoup à ma famille, à mes amis, à tous mes proches.
00:05Je devais rester réveillé pour eux.
00:07J'ai dû avoir des nouvelles telles 3-4 jours après.
00:10C'est ses parents qui m'ont envoyé un message.
00:23Je me sens beaucoup mieux depuis le premier jour.
00:26J'ai toujours des brûlures aux bras, aux mains, au visage, aussi au dos.
00:33On est arrivés le 26, je crois.
00:36On a été dans un chalet d'un ami.
00:38On est restés une semaine là-bas.
00:41On a fait des randonnées et tout ça.
00:43On est arrivés à minuit 30, une heure à peu près.
00:48On est descendus parce que Colin voulait aller aux toilettes.
00:51Du coup, je l'ai accompagné et j'en ai profité pour y aller aussi.
00:53Moi, je suis sorti avant. Du coup, je me dirigeais pour aller au premier étage.
00:59Et c'est à ce moment-là où j'ai vu le feu.
01:02Ça a été très vite. Je n'ai pas vraiment réfléchi.
01:05Je suis direct parti voir Colin.
01:07Je l'ai appelé, elle était dans les toilettes et on est partis en courant dans les escaliers.
01:12Et après, à ce moment-là, trou noir, je me rappelle de plus rien.
01:16J'entendais beaucoup de cris.
01:17Il y avait un mouvement de foule.
01:18Tout le monde courait vers la sortie.
01:20Et il n'y avait que les escaliers.
01:21Il y a eu un attroupement.
01:23Je l'ai juste appelé dans les toilettes et elle ne s'est pas posé de questions.
01:26Elle est direct venue.
01:27Elle m'a raconté qu'elle a vu dans mes yeux qu'il se passait quelque chose de bizarre.
01:32Je ne me rappelle plus de par où je suis sorti.
01:35Mais au moment où j'étais dehors, j'étais assis par terre.
01:38Et je ne savais pas vraiment si Colin allait bien, mes amis.
01:41Je ne savais pas s'ils étaient encore vivants ou pas.
01:42Je voulais juste retrouver mes amis.
01:44Où ils étaient, ça, où ils étaient.
01:46Mais j'étais comme paralysé.
01:47Je n'arrivais plus à bouger.
01:50J'étais beaucoup inquiet pour mes amis.
01:53Je ne savais pas s'ils avaient réussi à sortir ou pas.
01:57Du coup, je criais leur prénom.
01:59Et pas de réponse.
02:01Rien.
02:03Jusqu'à ce que mon ami Elliot, qui me retrouve,
02:07et qui appelle des gens pour qu'ils me portent,
02:09pour me ramener dans un endroit où il y a tous les blessés.
02:13Et après, les pompiers, tout ça, ils nous ont pris en charge très rapidement.
02:18Je sais qu'au début, c'était mon ami Elliot.
02:20J'avais peur de m'endormir et il me parlait à chaque fois.
02:23Une fois qu'il est parti, j'étais tout seul et je n'étais pas bien.
02:26Et c'est là où Amandine est arrivée.
02:30On m'a parlé, elle m'a rassuré, etc.
02:32C'est une étudiante.
02:34On peut dire qu'elle m'a sauvé la vie, oui.
02:36Elle était là avec moi.
02:37Elle me réconfortait.
02:39Je lui avais demandé de me prendre en photo pour mes parents,
02:42pour ne pas qu'ils s'inquiètent.
02:43Pour montrer que j'allais bien, même si après ce qui s'est passé.
02:47Et que si je devenais pas footballeur professionnel,
02:51je sauverais des vies comme elle.
02:52On m'a pris en charge et j'ai directé dans une ambulance.
02:55J'étais un peu impressionné, parce que moi, je voyais que ça dans les films.
02:59Je n'ai jamais été dans une ambulance.
03:01Je ne sentais pas, par exemple, mon dos, c'est là où ça a été le plus touché.
03:05Mais pourtant, ce n'était pas là où j'avais le plus mal.
03:08C'était surtout mes mains, parce que je voyais.
03:11Et je pense que c'est pour ça que j'ai eu super mal.
03:13Je n'avais aucune nouvelle de Colline.
03:15Je ne savais pas où elle était.
03:16Tout d'abord, je suis parti à Sion, à l'Action.
03:20Après, j'ai été transféré à Stuttgart, en Allemagne.
03:23J'ai eu une opération.
03:25Ils m'ont tout nettoyé, toutes les plaies, etc.
03:28Ils m'ont mis des bandages de partout, au visage.
03:31Sur tout le corps, presque.
03:32Je ne pouvais rien faire.
03:33Je ne pouvais plus bouger, plus rien.
03:34Je n'arrivais pas à utiliser mes mains.
03:36Je ne pouvais plus marcher, même pour aller aux toilettes.
03:39J'étais assisté tout le temps.
03:40Et puis, on m'a direct transféré près de chez moi, à Metz.
03:45Le tout début, je n'ai pas voulu regarder pour ne pas m'inquiéter.
03:48Même si je savais que mon visage a été touché, qu'on m'avait coupé les cheveux,
03:52je n'ai pas voulu me voir directement.
03:53Je me suis dit, je suis en vie, c'est le plus important.
03:57Le physique, ça passe après.
03:59Je ne me concentre pas trop sur le foot.
04:00Le plus important, c'est que je me rétablisse bien.
04:03Je me concentre d'abord sur ma rééducation,
04:05à bien réutiliser mes mains, à bien remarcher.
04:08Et après, on verra.
04:10On verra par la suite.
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