Skip to playerSkip to main content
  • 2 days ago

Category

🗞
News
Transcript
00:00Sous-titrage Société Radio-Canada
00:30Sous-titrage Société Radio-Canada
01:00Sous-titrage Société Radio-Canada
01:30Sous-titrage Société Radio-Canada
02:00Sous-titrage Société Radio-Canada
02:02Sous-titrage Société Radio-Canada
02:06Voilà une histoire invraisemblable, pourtant inspirée d'un fait divers bien réel. On écoute Kelly Récart à ce sujet au micro d'Olivia Salazar.
02:14Je suis tombée sur une histoire un peu par hasard. C'était le 50e anniversaire d'un fait divers, quatre adolescentes qui étaient allées au musée pour faire leurs devoirs. Deux d'entre elles étaient à l'intérieur et les deux autres étaient restées dehors dans une voiture. Et elles se sont retrouvées mêlées à un braquage.
02:33C'était en 1972 à Worcester dans le Massachusetts. C'est vraiment cette histoire qui m'a lancée dans ce projet.
02:42Voilà Kelly Récart ou les mystères de l'inspiration parce qu'elle est partie de ce fait divers et elle l'a vraiment transformée.
02:48Alors c'est vrai que l'affiche du film qu'on voit dans toutes les villes de France vante un film de braquage. Alors c'est vrai qu'on est quand même loin, il faut prévenir, de l'affaire Thomas Crown ou d'Ocean's Eleven.
02:58Et Kelly Récart, après avoir réinvesti le western avec La Dernière Piste ou encore le thriller politique avec Nightmouse, elle fait comme elle fait à chaque fois. C'est-à-dire qu'elle joue avec les genres cinématographiques, Kelly Récart, pour sonder la vulnérabilité des êtres.
03:14C'est ça qui l'intéresse réellement. Et c'est vrai que ce cinéma-là avance, on va dire, à bas bruit et fait entendre une musique singulière à l'écart des modes. C'est ça qui est intéressant.
03:24Et il y a dans ce mastermind autant de Charlie Chaplin que des frères Cohen. Les frères Cohen des débuts, c'est dire.
03:30Un nouveau long métrage donc avec Josh O'Connor, l'acteur britannique qui connaît un succès fulgurant depuis The Crown, la série qu'il a révélée dans laquelle il incarne un parfait prince Charles.
03:39Oui, il était formidable. Je ne sais pas si on a des images de Josh O'Connor en prince Charles. En tout cas, il a aujourd'hui 35 ans. Il a bien grandi, Josh O'Connor.
03:47Et c'est un acteur... Le voilà, regardez, il n'est plus vrai que nature. C'est un acteur aujourd'hui en pleine ascension. On l'a vu notamment faire le joli cœur dans le film Challengers face à Zendaya notamment.
03:58Et le symbole de cette ascension fulgurante, il est le héros. Il sera le héros du nouveau film très attendu de Steven Spielberg.
04:06Le grand retour de Steven Spielberg au film de science-fiction. Ça s'appelle Disclosure Day.
04:12Et c'est vrai qu'il trimballe toujours dans ses films, ce que j'aime bien, une ironie, une espèce de décontraction naturelle.
04:18Et ça va très bien dans ce mastermind qui est un bijou, je le répète, d'intelligence, qui prend, on va dire, la pop culture à rebrousse-poil.
04:25Et c'est vrai que dans l'Amérique tendue et crispée de Donald Trump, eh bien, se plonger dans cette Amérique-là fait un bien fou.
04:31C'est audacieux en plus. Merci Thomas. Outre film en sélection officielle à Cannes l'année dernière.
04:37Le gâteau du président, c'était la surprise du festival.
04:40Cette comédie irakienne signée Hassan Adi qui a remporté la Caméra d'Or.
04:45Meilleur premier film, toutes sections confondues.
04:48Direction l'Irak de Saddam Hussein sur les bancs de l'école où la petite Lamia, 9 ans, est désignée pour préparer un gâteau en l'honneur du président.
04:56Une mission, vous allez le voir, assez impossible, qui l'envoie à la recherche d'ingrédients introuvables.
05:01On regarde un extrait, on en reparle juste après avec vous, Tom.
05:26Voilà, Irak des années 90 et on pense aussi à l'Italie des années 50, justement celle de la comédie dite à l'Italie.
05:56Ce cinéma qui s'avère gardé avec un mélange d'humour, mais aussi de tendresse et de mélancolie, la violence du monde.
06:02Et c'est vrai qu'on pense à ce cinéma-là en voyant ce gâteau du président.
06:09C'est vraiment, Hassan Adi, l'héritier de ce cinéma-là.
06:12La tragédie d'un pays qui vit alors sous le joug d'un dictateur, en l'occurrence Saddam Hussein.
06:18Et ce qui est beau, c'est que tout est vu à hauteur, justement, d'une enfant et qui pose d'ailleurs un regard extrêmement lucide et inquiet sur l'absurdité de tout un pays.
06:28Voilà, donc il multiplie le film, les situations, on va dire, tragicomiques.
06:32Et emploie à faire de cette odyssée à hauteur d'enfant le récit d'un apprentissage, mais aussi d'une émancipation.
06:39Voilà, et qui, par bien des égards, peut dépasser les simples frontières de l'Irak.
06:43Et donc, pour avoir une portée universelle, un mot quand même sur le cinéaste.
06:47Dont c'est le premier film, Hassan Adi, il a 37 ans, il vit à Bagdad, mais il a fait ses études de cinéma en partie aux Etats-Unis.
06:56Et il s'est inspiré, eh bien, d'une histoire qu'il a lui-même vécue le jour où, eh bien, dans sa classe, il a vu un de ses camarades tirer au sort pour préparer, donc quoi ?
07:05Un gâteau en l'honneur d'Uraïs Saddam Hussein.
07:08En tout cas, c'est une réussite.
07:09C'est une totale réussite.
07:10Le cinéma face à la précarité du réel, c'est aussi ce que propose le nouveau film de Valéry Donzeli,
07:16à pied d'œuvre, une adaptation du roman du même nom de Franck Courtès avec Bastien Bouillon.
07:21Voilà, un roman publié en 2023 qui était un récit autobiographique de Franck Courtès.
07:27L'itinéraire, en fait, d'un photographe qui décidait de tout mettre de côté pour se consacrer entièrement à l'écriture
07:34et une décision qui va l'amener, eh bien, à vivre dans le plus grand dénuement, de connaître la précarité
07:40et d'accepter aussi des jobs d'appoint peu rémunérés.
07:43Donc à l'écran, c'est Bastien Bouillon qui l'incarne et le héros a pour nom dans la fiction Paul Marquet.
07:49Regardez.
07:49Et tes enfants, ça va ? Ça ne te dérange pas qu'ils partent si loin ?
07:56Ce n'est pas la misère, mais on commence à en avoir une vue bien dégagée.
08:03Je suis prêt à accepter n'importe quel boulot, mais j'aurais besoin de temps à moi pour écrire.
08:06Vous voulez un travail qui vous laisse du temps ?
08:08Mais vous faites ça depuis longtemps ?
08:16Pas vraiment.
08:16Ah oui, parce que vous n'avez pas trop la tête à faire ça.
08:20Derre du Nord ?
08:21Paul, qu'est-ce que tu fais dans cette voiture ?
08:23Je travaille.
08:25Non mais je rêve.
08:26Un boulot mal payé comme un esclave.
08:27Tu sais, à notre époque, il y a des esclaves très bien payés.
08:30Alors, de l'aveu même de la réalisatrice, Valérie Donzelli, le livre de Franck Courtès était anti-spectaculaire.
08:39Une adaptation de ce livre.
08:41En quoi ce film est une adaptation réussie à l'écran ?
08:45C'est vrai qu'on a tendance toujours à chercher dans une histoire les événements qui pourraient s'imposer de manière évidente à l'écran.
08:53Et Valérie Donzelli le disait, effectivement, là, il n'y avait pas forcément des choses qui s'imposaient.
08:57Mais le protagoniste décide de se retirer presque du monde pour écrire.
09:02Donc, filmer un protagoniste devant son écran d'ordinateur en train d'écrire, c'est effectivement peu spectaculaire.
09:07Et pourtant, et pourtant, c'est là la grande réussite du film, c'est que Valérie Donzelli, elle trouve par l'incarnation, vraiment la dynamique à la fois intérieure.
09:16On l'a entendu, c'est une voix off qui dicte les pensées du héros, mais aussi extérieure.
09:21Parce que le protagoniste, on va le voir, pose son profil sur une application de job en ligne et il va être amené à faire des petits jobs d'un point.
09:30Ce qui l'amène à interagir avec des clients, mais surtout à travailler et donc à façonner un espace avec son corps.
09:37Et ça, c'est purement cinématographique.
09:39Et à ce jeu-là, très difficile et très intérieur, Bastien Bouillon est une nouvelle fois génial.
09:44Réussite, voilà encore.
09:46Allez, on va dire ça.
09:47Valérie Donzelli, que l'on a d'abord connu, actrice, évidemment, qui dessine depuis une quinzaine d'années, une carrière de cinéaste.
09:53Oui, et tant et si bien qu'elle bénéficie actuellement à la Cinémathèque française d'une rétrospective de son oeuvre.
09:59Et oui, cette long métrage, ça dessine déjà une oeuvre.
10:02On avait découvert La Reine des Pommes en 2010 et puis c'est avec La Guerre est déclaré son deuxième long métrage
10:08qu'elle avait vraiment explosé, film déchirant et autobiographique, autour de la maladie de leur enfant en bas âge.
10:15Voilà, à pied d'oeuvre, a été récompensé du prix du scénario à la dernière Mostra de Venise.
10:20C'est son septième long métrage, je l'ai dit.
10:24Et surtout sa deuxième adaptation littéraire, après l'arbre et la forêt d'Éric Reinhardt.
10:29Valérie Donzelli qui a aussi fait une très bonne série.
10:32Nona et ses filles, il me semble, c'est disponible sur Arte.
10:35Et on termine avec un retour très attendu, celui du Marsupilamy, la créature culte imaginée par Franquin.
10:4113 ans après Alain Chabat qui avait pour la première fois apporté ses aventures sur grand écran.
10:46C'est au tour de Philippe Lachaume, mais toujours avec Jamel Debouze.
10:48Voilà, Jamel Debouze reprend son rôle de super guide dans la jungle amazonienne
10:53qu'il tenait donc, vous l'avez dit déjà, dans le film d'Alain Chabat.
10:56Alors à la poésie teintée toujours de mélancolie de l'univers d'Alain Chabat,
11:02qui est un très amoureux de la bande dessinée.
11:04Ce Marsupilamy version bande à fifi se veut plus burlesque, trash et décalé.
11:11Voilà une recette qui de babysitting à Libby.com a fait ses preuves en termes de succès populaire.
11:17On ne voit pas ce qui pourrait arrêter la petite créature jaune d'enflammer une nouvelle fois le box-office.
11:22Vous êtes les nostalgiques du vrai Marsupilamy ?
11:25Ils seront déçus que vous êtes...
11:26Ils seront déçus je pense, mais bon, on va vous laisser choisir, vous faire votre propre avis.
11:31On se quitte justement avec des images de ce Marsupilamy version 2025.
11:35Merci beaucoup Thomas Borez.
11:36Merci Nila.
11:36On se retrouve la semaine prochaine et je vous dis à très vite sur France 24.
11:39Il y a trois règles.
11:44Règle numéro un, ne jamais ouvrir le colis.
11:50C'est quoi ça ?
11:52Le Marsupilamy.
11:55Règle numéro deux, en prendre le plus grand soin.
11:59Règle numéro trois, être le plus discret possible.
12:10Voilà, que tal ?
Comments

Recommended