00:00« Quand on a commencé, il y avait deux chaînes. Aujourd'hui, il y en a des dizaines. Quand on a commencé, il y avait trois radios qui comptaient. Maintenant, il y en a des centaines.
00:11Donc, rien ne peut plus être dissimulé. Pas parce que les politiques sont plus vertueux, pas parce que les journalistes sont plus malins, mais parce que la concurrence l'a imposé. »
00:20Pour les journalistes, il y a deux manières de ne pas remettre en cause le pouvoir qu'exercent les propriétaires des médias.
00:28Ils peuvent le nier, tout simplement, ou bien affirmer qu'il est normal, voire naturel, que ce pouvoir s'exerce.
00:34« C'est pas trop douloureux, docteur. »
00:36« Non, ça va. »
00:38« C'est un peu comme si dans une famille, certains avaient décidé de faire politique, d'autres faire économie, et les troisièmes, journalisme. »
00:45« C'est un seul et même monde. C'est un monde unique. »
00:47« Ça, ça me paraît antique. Antique. »
00:50« Antique. Soviétique. »
00:52« La crise financière est a priori passée. »
00:56« Et l'économie mondiale est plutôt bien gérée. »
00:59« Il y a une constance dans l'erreur qui est accompagnée d'une constance similaire dans l'indulgence. »
01:05« Il y a des vrais pouvoirs. Le vrai pouvoir stable, c'est le pouvoir du capital. »
01:09« Il y a un problème républicain. Dès l'instant que de très gros intérêts financiers, liés à de très gros intérêts médiatiques, sont en liaison intime avec l'État. »
01:21« Ce sont donc ces chefferies éditoriales des gardiens parfaitement visibles de l'ordre social existant. »
01:27« Et vous ! Boucher ! »
01:30« Le système jette, rejette tout ce qu'il ne peut pas récupérer. »
01:34« Vous ne restez jamais à l'antenne impunément. »
01:37« Notamment lorsque ces puissances économiques détiennent de très grands médias. »
01:42« Au pied ! »
01:43« Au pied ! »