[#Interview] « Je suis prise en otage, je n’ai plus de vie » le cri de Rania Ezzedine
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00:00Je suis épuisée, je suis fatiguée, c'est insoutenable.
00:04Je suis prise en otage, j'ai plus de vie, j'ai plus...
00:09Depuis deux mois, j'ai dû être convoquée à la TGR, à la PJ, au tribunal, au moins une quinzaine de fois.
00:17Je n'arrive plus à travailler, je n'arrive plus à m'occuper de mes enfants,
00:21je n'arrive plus à m'occuper de moi.
00:23Je suis...
00:24Je suis à moi.
00:26Bonsoir à tous et bienvenue dans Parlez-moi de moi.
00:31Ce soir, un témoignage rare, sensible, douloureux,
00:36celui d'une mère de nationalité française installée au Gabon
00:39qui dit vivre depuis plusieurs années un véritable cauchemar judiciaire.
00:45Entre procédures à répétition, pression, peur pour ses enfants et sentiments d'abandon,
00:51elle a décidé de parler pour comprendre, pour alerter, peut-être aussi pour espérer une issue.
01:00Ezzedine Rania est avec nous.
01:02Bonsoir.
01:03Bonsoir.
01:05Alors, avant toute cette affaire qui tourne autour de vous et qui pèse comme une charme de plomb,
01:13qui étiez-vous ?
01:14Je ne sais plus.
01:18Je ne sais plus.
01:21À quoi ressemblait votre vie avant, votre quotidien, avec vos enfants ?
01:26Avec ma fille, dès le début, quand j'avais que ma fille, tout allait très bien.
01:29Et c'est dans une précédente union,
01:32mon cauchemar a commencé quand j'ai eu mon premier fils.
01:34Et on voudrait savoir, quelle est aujourd'hui la situation ?
01:40Comment décrivez-vous la situation dans laquelle vous vivez aujourd'hui ?
01:45On va la rendre intelligible pour le grand public qui vous écoute.
01:48Je suis épuisée, je suis fatiguée, c'est insoutenable.
01:52Je suis prise en otage, je n'ai plus de vie, je n'ai plus...
01:55Depuis deux mois, j'ai dû être convoquée à la TGR, à la PJ, au tribunal, au moins une quinzaine de fois.
02:05Je n'arrive plus à travailler, je n'arrive plus à m'occuper de mes enfants.
02:09Je n'arrive plus à m'occuper de moi.
02:11Je suis...
02:11Je suis à moi.
02:16Quel est aujourd'hui le conflit judiciaire qui vous oppose à votre conjoint ?
02:20S'il faut qu'on le comprenne, nous.
02:26Ils ont décidé, lui et sa mère, depuis des années, de me prendre des enfants.
02:33Et depuis, ma vie est devenue un cauchemar.
02:36Ça ne s'arrête pas.
02:39Dès que j'accepte qu'ils reviennent s'installer sous le même toit que nous,
02:44je n'ai plus de procédure, je n'ai plus de convocation.
02:47Je suis traité, je suis humiliée tous les jours.
02:50Les violences psychologiques sur moi, sur ma fille, les humiliations.
02:55Et mes petits souffrent énormément de beaucoup de choses.
02:58Énormément de choses qui ne sont pas prises en compte par la justice, en fait.
03:02Ce n'est pas faute d'avoir montré des preuves, d'avoir apporté des témoignages.
03:08La justice est en train d'autoriser Asko.
03:11Ils sont en train de détruire mes enfants.
03:12Qu'est-ce que vous lui reprochez, concrètement ?
03:20Moi, je lui reprocherai.
03:24Moi, je veux juste qu'il s'arrête de s'acharnir contre moi.
03:28C'est tout ce que je lui demande.
03:31Et qu'il laisse les enfants avoir une...
03:34Retrouver leur insouciance et avoir une vraie vie de petits-enfants.
03:37Que veut votre conjoint ?
03:40Je sais.
03:42Me détruire, certainement, parce que tout porte à croire en ça.
03:46Depuis quatre ans que ça dure.
03:52Pourquoi avez-vous...
03:53Vous dites que vous avez porté plainte pour atteindre aux mœurs.
03:56Pourquoi l'avoir fait ?
03:57Après avoir découvert toutes les photos que j'ai découvert de mes enfants.
04:06Mes enfants pris en photos en quatre pattes.
04:08Des photos de leur intimité.
04:11Et surtout, les photos que j'ai eues par WhatsApp.
04:15Quand j'ai essayé en vain de pouvoir communiquer avec eux.
04:18Quand ils me les ont kidnappés en France.
04:21Pour les ramener aux gars.
04:22On va revenir en arrière pour bien comprendre.
04:28Vous vous êtes installée au Gabon depuis combien de temps ?
04:31Et où avez-vous rencontré votre conjoint ?
04:33Comment avez-vous cheminé ensemble pour en arriver là ?
04:37Je suis arrivée au Gabon en 2016 avec mon ex-Marie.
04:41Et on s'est séparées entre temps.
04:43Je suis restée ici avec ma fille.
04:44Et j'ai rencontré le père de mes enfants.
04:49Et on s'est installés ensemble.
04:50Et quelques mois après, on a eu notre premier fils.
04:53Et vous nous aviez dit que à un moment donné,
04:56vous avez accepté qu'il revienne chez vous.
04:58Pourquoi à l'époque ?
05:01Pour retrouver une vie dans le monde.
05:02Pour pouvoir travailler.
05:04Et c'est ce qui m'a permis d'obtenir un travail.
05:07D'avoir du répit.
05:08Je suis quand même à pas mal de millions de frais d'avocat.
05:11Donc j'avais besoin de recommencer à travailler.
05:15D'offrir à ma fille à nouveau une vie à peu près normale.
05:19Et de subvenir aux besoins de mes enfants,
05:21ce que je fais depuis mon retour d'avocat.
05:23Depuis que j'ai pu les récupérer surtout.
05:27Je rappelle que vous avez une fille
05:30issue d'une précédente vie.
05:33Qui a 10 ans.
05:33Qui a 10 ans.
05:35Et ensuite, vous avez eu deux garçons
05:37avec votre conjoint,
05:39avec qui il y a toutes ces difficultés aujourd'hui.
05:44Vous dites que vous avez,
05:46malgré toutes les difficultés que vous avez eues
05:48depuis la naissance de votre premier enfant,
05:50vous avez quand même accepté qu'il revienne.
05:54J'ai tout essayé.
05:55J'ai tout essayé.
05:57Avec le recul,
05:58est-ce que c'est une décision que vous regrettez ?
06:01Non.
06:04Non, parce qu'au moment où j'ai pris cette décision,
06:06j'ai cru.
06:08Surtout pour les enfants.
06:11On va parler des enfants.
06:12Aujourd'hui, vos enfants, comment vont-ils-vous ?
06:15Mal.
06:18Ce que les maîtresses me disent et tout.
06:21Ils vivent dans la peur en fait.
06:23Parce que leur grand-mère et lui-même
06:25ont tellement mis dans la tête des petits
06:27qu'ils allaient me mettre en prison,
06:28me faire enfermer,
06:31que mes petits,
06:32quand je ne suis pas là à 12h30,
06:33devant la porte pour les récupérer de la classe,
06:35parce que je suis soit à la PJ,
06:37soit à la DGR,
06:38soit au tribunal,
06:39soit à la gendarmerie,
06:42ils sont dans un état...
06:45Ils ont très, très, très peur.
06:47Et ils se confient beaucoup à leur maîtresse.
06:51Qu'est-ce qu'ils voient ?
06:51Qu'est-ce qu'ils ressentent ?
06:54Que maman n'est pas là parce que j'ai en prison.
06:58Vous dites craindre pour leur sécurité ?
07:02Pourquoi en fait ?
07:06Parce qu'on les a privés de leur mère pendant 10 mois.
07:09On me les a arrachés.
07:11C'était censé être une balade sur la plage
07:13et je ne les ai pas revus pendant 10 mois.
07:16Vous dites pendant 10 mois,
07:17ils n'ont pas vu leur maman.
07:18Vous étiez incarcérée ?
07:20Non.
07:20Dites-nous.
07:21On était sur la plage,
07:22ils m'avaient demandé à voir les enfants en France.
07:24Et à un moment, il m'a dit
07:26je vais me balader avec Jean-Henri.
07:28Je reçois un message.
07:30Une heure et demie après,
07:31j'envoie un message pour demander mission
07:32parce que ça commençait à faire long.
07:35Et je reçois un message me disant
07:36rentre chez toi,
07:37tu ne reverras plus jamais tes enfants.
07:40Et j'ai appris une dizaine de jours après
07:42qu'ils avaient obtenu des laissés-passés.
07:45Et ils ont fait revenir mes enfants au Gabon.
07:49Donc vous étiez en France.
07:51Vous dites que votre conjoint a enlevé les enfants.
07:53Ils sont revenus.
07:54Et 10 mois après, vous êtes rentrée au Gabon.
07:57Ils sont revenus ici au mois de juin 2023.
08:02Je suis revenue au mois de décembre
08:04parce qu'ils m'ont fait énormément de problèmes
08:06là-bas que je devais résoudre.
08:09Je suis revenue au mois de décembre.
08:11Et j'ai obtenu la garde des enfants
08:13le 17 janvier 2024.
08:15En France ?
08:16Ici.
08:18Mais comment peut-on voyager avec les enfants
08:21sans l'autorisation de la maire ?
08:23Comment vous l'expliquez ?
08:28Il n'y a pas d'explication.
08:29Je ne sais pas comment ça a été fait.
08:31Ils sont sortis du territoire français
08:33avec des laissés-passés
08:35qui ont été émis par le consul à Dugamon, à Paris.
08:41Ou à Marseille, je sais.
08:45Et donc, vous arrivez en France.
08:48Vous tentez de recoller les morceaux, c'est ça ?
08:51Je lui ai envoyé une lettre.
08:53Il est même venu nous voir.
08:55Il savait où j'étais.
08:57Il a fait l'adresse de là où j'étais.
09:00Et avec sa mère,
09:01ils ont décidé de porter plainte
09:03pour déplacement illicite.
09:04Et je n'avais pas les moyens
09:07de prendre un avocat à l'époque.
09:09Donc, l'avocat qu'on m'a donné
09:12n'avait pas tous les éléments.
09:15Et ils ont fourni un document
09:18disant que j'avais fui le Gabon
09:20parce que j'étais en pleine procédure ici
09:23parce qu'il avait demandé la carte des enfants,
09:25ce qui est vraiment faux.
09:25Et avant même qu'il y ait une décision,
09:30ils m'ont kidnappé les enfants
09:31à Palamas, en France.
09:34Avant qu'il y ait une quelconque décision
09:36de justice qui tombe.
09:38Donc, ils prennent les enfants en France,
09:40ils reviennent au Gabon.
09:41Vous également, vous revenez au Gabon.
09:43Plusieurs mois après.
09:44Dix mois après ?
09:45Non.
09:46Six mois après.
09:47Six mois après.
09:48Mais quand j'ai obtenu la garde des enfants,
09:50il a refusé de me les donner.
09:53J'ai obtenu la garde en janvier 2024.
09:57Ici au Gabon ?
09:58Ici au Gabon.
09:59J'ai pu récupérer mes enfants
10:01qu'au mois d'avril.
10:02Avec l'intervention du ministre.
10:05Parce qu'il refusait de se soumettre
10:07à la décision de justice.
10:14Et donc, c'est ce blocage
10:16dans lequel vous êtes.
10:18Oui, parce que tous les jours,
10:20j'ai des plaintes,
10:20j'ai des convocations contre moi
10:22qui n'ont aucun sens.
10:24Et là, aujourd'hui,
10:25si j'ai pris la décision
10:26de vouloir prendre mon histoire,
10:29c'est après ce que j'ai vécu
10:31ce lundi matin.
10:33On va en revenir.
10:34Vous avez la garde juridique des enfants.
10:37Le père devrait verser une caution.
10:39Juridique des enfants.
10:40Le père devrait verser une caution.
10:43Il ne le fait pas.
10:44Qu'est-ce qui se passe ?
10:46Il ne paye pas de pension alimentaire
10:48depuis la décision de justice.
10:52Mais je n'ai jamais déposé
10:53de plaintes contre lui
10:54parce que je travaille.
10:55Donc, j'arrive à me mettre
10:56à mes enfants.
10:59Il n'est jamais venu récupérer
11:00les enfants.
11:01C'est toujours moi
11:01qu'il les ramenait chez lui
11:02quand il en avait la garde.
11:03Il ne s'en occupait pas.
11:05Les enfants étaient tout seuls,
11:07exposés, livrés à eux-mêmes.
11:08Et le jour où j'ai décidé...
11:11Depuis le début octobre,
11:13donc ça fait trois mois à peu près,
11:15j'ai décidé d'arrêter
11:16de lui donner les enfants
11:17parce que j'ai récupéré
11:18les enfants dans un état...
11:20pitoyant.
11:23Déshydratée,
11:24complètement malade.
11:25Et depuis ce jour,
11:29je n'arrête pas de me prendre.
11:30J'ai passé tout mon mois
11:31de décembre.
11:33J'ai été convoquée
11:33le 24 décembre,
11:34j'ai été convoquée
11:35le 31 décembre.
11:37Ça ne s'arrête jamais.
11:39Et je n'arrive plus à travailler.
11:43Comment expliquez-vous
11:44que lui ne soit pas inquiété
11:46parce qu'il ne paye pas
11:47la pension alimentaire,
11:49il ne respecte pas
11:50une décision de justice
11:51et que vous, vous l'êtes,
11:52vous êtes convoquée
11:53à plusieurs reprises,
11:54notamment lundi dernier
11:55comme vous avez tenté
11:56de l'évoquer.
12:02Je pense qu'il est couvert,
12:03c'est tout.
12:04Couvert par qui ?
12:05Je ne sais pas.
12:07Je...
12:07J'ai déjà assez peur
12:12pour moi et mes enfants.
12:16J'ai vraiment déjà assez peur.
12:18Je n'ai pas envie
12:19qu'après tout ça,
12:20qu'il m'arrive quelque chose.
12:23Est-ce que vous pensez
12:23qu'il aurait des relations
12:25ou placées
12:27qui lui donnent l'occasion ?
12:29Je ne pense pas,
12:29j'en suis sûre.
12:31J'en suis sûre.
12:37C'est lui tout seul,
12:38mais je n'ai jamais pu faire
12:39tout le mal
12:40qu'il est en train de faire
12:41dans ma vie
12:41depuis des années.
12:42Ce n'est pas possible.
12:43donc cela veut dire
12:47qu'il est très puissant
12:48au Gabon,
12:49votre conjoint.
12:53Ses soutiens, oui.
12:54Peut-être pas lui,
12:55mais ses soutiens, oui.
13:00Est-ce que vous avez
13:00des éléments concrets
13:01ou c'est juste un faisceau
13:03de fées
13:04qui vous interpelle ?
13:05Je pense que si quelqu'un
13:07entend cet intermeme,
13:10ces gens-là
13:10se reconnaîtront.
13:12Et si j'ai un message
13:13à vous dire,
13:14c'est qu'ils sont parents,
13:19qu'ils arrêtent
13:19de détruire les enfants,
13:21qu'ils arrêtent
13:21de l'encourager
13:22à détruire les enfants.
13:23Nous sommes le vendredi
13:2730 janvier.
13:29C'est le jour
13:32où nous tournons
13:33cette interview.
13:34Et vous aviez dit
13:36que vous aviez
13:37violemment été interpellé
13:39le lundi dernier.
13:42Comment l'avez-vous vécu ?
13:44D'abord, comment ça s'est passé
13:45et comment l'avez-vous vécu ?
13:47Je suis partie de déposer
13:47mes enfants à 6h25
13:49comme tous les matins
13:50à l'école.
13:53À mon retour,
13:53le garde est venu me voir.
13:55Il m'a dit
13:55que des agents de l'APG
13:57s'est passés
13:57à 6h30.
14:01Mais ils n'ont pas laissé
14:02de papier,
14:02de convocation,
14:04rien.
14:05Je n'ai pas pensé
14:06une seconde
14:07qu'il pouvait arriver
14:08ce qui est arrivé.
14:10J'étais avec un short,
14:11un t-shirt
14:12en train de cuisiner
14:13comme tous les jours
14:13pour ma cantine.
14:15Ils ont exigé
14:16que je monte tout de suite
14:17dans la voiture
14:18donc j'ai demandé
14:18à pouvoir aller me changer.
14:21Ils ont vu
14:22quand je commençais
14:23à téléphoner,
14:23j'ai appelé mon avocat
14:24qui ne répondait pas
14:27tout de suite
14:28donc j'ai appelé une amie
14:29pour qu'elle puisse
14:29appeler l'avocat.
14:32Ils sont arrivés,
14:33ils ont essayé
14:33d'ouvrir la porte
14:35de ma chambre
14:36parce que soi-disant
14:37ça prenait trop de temps.
14:39Ils m'ont tenu
14:39par le bras,
14:40par le cou.
14:41Ils m'ont fait sortir,
14:43ils ont arraché
14:43mon téléphone,
14:44ils l'ont confisqué,
14:45ils ont poussé
14:46mon ami qui était avec moi,
14:47ils m'ont jeté par terre.
14:48Ils m'ont tenu
14:50violemment
14:51devant tous les voisins,
14:52ils m'ont jeté
14:53dans la voiture
14:53et arrivés dans la voiture,
14:56ils m'ont dit
14:57que de quel droit
14:57j'exposais
14:59les convocations
15:00qu'ils m'envoyaient
15:00sur les réseaux sociaux.
15:03Chose que je ne suis jamais
15:04dans tous les cas.
15:06Ils ont commencé
15:07à me sortir des choses
15:08qui étaient complètement insensées
15:09jusqu'à ce que j'arrive.
15:13Ils m'ont dit
15:13que de toute façon
15:14qu'ils me mettraient
15:15en prison,
15:16que mon avocat
15:17ne pourrait rien faire
15:18pour moi.
15:19Mais je pense
15:19que c'était là.
15:23Après le jour
15:23où on m'a pris mes enfants,
15:25je pense que c'était
15:25la pire journée de ma vie.
15:27Je ne savais pas
15:27que c'était possible
15:30qu'on puisse faire vivre
15:32ça à une maman.
15:35Vous avez été auditionnée
15:36à la suite de cela.
15:40Qu'est-ce qui en est sorti ?
15:42On est passés devant
15:44le procureur
15:45qui m'a dit
15:48que je me mettais
15:48en porte-à-faux
15:49avec la loi
15:50parce qu'il y a
15:52une décision de justice
15:53qui lui donne
15:54les enfants
15:54de vendredi à dimanche.
15:57J'ai essayé
15:58d'expliquer que...
16:01J'ai essayé de leur dire
16:04que j'ai toujours donné
16:05les enfants,
16:05que je n'ai jamais eu
16:06de problème
16:06à lui donner les enfants.
16:09J'ai essayé de faire comprendre
16:10à la dame
16:11qui nous a reçus
16:12que depuis le mois
16:13d'octobre,
16:14je ne lui donne plus
16:15les enfants,
16:15de lui expliquer pourquoi,
16:17de lui montrer,
16:18mon avocat lui a montré
16:19des photos,
16:19des documents.
16:21Et on me renvoie encore
16:22devant le juge
16:23pour non-respect
16:24d'une décision de justice.
16:26Alors que le même dossier
16:28avait été déjà traité
16:29un mois avant
16:30par la DGR
16:30où on m'a envoyée
16:32au tribunal
16:32pour non-présentation
16:34d'enfants.
16:35J'ai eu un malaise
16:36le jour de l'audience
16:37et je n'avais pas d'avocat
16:38parce que je n'ai plus
16:39les moyens
16:39de me prendre des avocats
16:40et j'ai été condamnée
16:43à trois ans
16:44de prison
16:44avec sursis
16:45alors que lui avait demandé
16:47cinq ans de prison
16:48et je dois lui donner
16:50300 000 francs
16:51de dommages et intérêts.
16:54Pour non-respect
16:56d'une
16:56non-présentation
16:58d'une présentation
16:59d'enfants,
17:02en toute honnêteté,
17:04est-ce que
17:05vous vous interrogez
17:06aussi sur votre
17:07propre part
17:08de responsabilité
17:09dans cette affaire ?
17:11Oui, parce que
17:12je pense que
17:12je n'aurais jamais
17:16dû refaire
17:16la même erreur
17:17et le laisser
17:18à nous pour revenir.
17:20Peut-être qu'on n'en serait
17:21pas là aujourd'hui.
17:21Mais bon,
17:26c'était inenvisageable
17:28pour moi
17:28de lui laisser
17:29les enfants
17:2912 jours par mois.
17:30Ce n'était pas possible.
17:32Donc, je pense
17:33que si c'était
17:33à refaire,
17:34je le referais.
17:35regarde ce que vous
17:38nous aviez dit
17:38et si on tente
17:40une lecture
17:41de la situation,
17:43votre conjoint
17:44veut les enfants.
17:48Vous,
17:48parce qu'il ne paye pas
17:50la...
17:50Ou parce que
17:52vous avez peur
17:52pour vos enfants,
17:54vous ne voulez pas
17:55lui laisser
17:57les enfants
17:5712 jours par mois.
17:59Et donc,
18:00là,
18:00c'est le blocage
18:01entre vous deux.
18:02C'est beaucoup
18:04plus compliqué que ça.
18:06C'est pas juste ça.
18:09C'est ce que...
18:10C'est ce qu'aujourd'hui...
18:12C'est ce qu'il essaie
18:13de montrer
18:13que je ne veux pas
18:14lui laisser les enfants.
18:16Comme si tout le reste
18:17n'existait pas, en fait.
18:19Mais ce qui a fait
18:20qu'aujourd'hui,
18:20j'arrive à lui refuser
18:21à être dans cette situation,
18:24à ne plus vouloir
18:24lui donner les enfants.
18:26C'est beaucoup de choses.
18:28Et c'est certainement
18:29pas la pension alimentaire.
18:32Est-ce que vous vous sentez
18:36coupable
18:37de quelque chose
18:37aujourd'hui ?
18:39Non,
18:39parce que j'ai dit
18:40à la procureure
18:41quand elle m'a demandé
18:42est-ce que je reconnaissais
18:43ne pas présenter
18:44les enfants ?
18:45Oui, je le reconnais.
18:46Si c'est ça,
18:47être coupable
18:47de quelque chose,
18:48oui, je suis coupable.
18:50Mais ce sont mes enfants
18:51et c'est mon devoir
18:51de les protéger.
18:54Je pense que ça fait
18:55quand même...
18:56Il y en a un
18:57qui a 4 ans
18:57et l'autre
18:57qui a 5 ans.
18:58Mais ça fait...
18:59Ça fait 3 ans
19:02et 4 ans
19:03pour le deuxième
19:04qui vivent
19:05dans une souffrance
19:06terrible,
19:08dans une violence
19:09psychologique
19:09qui est...
19:10On ne devrait pas
19:11faire vivre ça
19:12à des enfants.
19:12Ce n'est pas possible.
19:13Et pourquoi avez-vous décidé
19:18de médiatiser
19:19cette affaire aujourd'hui ?
19:20Parce que je suis à bout.
19:21Parce que je ne trouve
19:22plus de solution.
19:23Parce que je ne sais plus
19:23vers qui me tourner.
19:24Parce que financièrement,
19:25je n'y arrive plus.
19:27Psychologiquement,
19:27je suis à bout.
19:28Physiquement,
19:28je suis à bout.
19:30Maintenant,
19:31il s'emprunt
19:31à mon travail.
19:34C'est quoi la suite ?
19:36Des agents de l'APJ
19:39qui viennent me violenter
19:40chez moi à la maison.
19:41La prochaine étape,
19:42c'est quoi ?
19:43Je vais finir
19:43à l'hôpital.
19:46Tout ça parce que
19:47je veux protéger
19:48mes enfants.
19:52Et à qui parlez-vous
19:53ce soir ?
19:54À la justice,
19:54aux autorités,
19:55à l'opinion ?
19:58À ceux qui veulent
19:59bien m'entendre
19:59et essayer de faire
20:02quelque chose
20:03parce que ce n'est plus
20:03possible.
20:05Parce que je ne tiendrai plus.
20:07Je ne vais pas tenir
20:08plus longtemps encore.
20:09Ce n'est pas possible.
20:10C'est physiquement
20:11impossible
20:12pour une seule personne.
20:15Vu que vous êtes
20:15une citoyenne française
20:17vivant au Gabon,
20:18est-ce que vous avez
20:19saisi les autorités
20:20consulaires françaises ?
20:24Depuis très longtemps,
20:25déjà.
20:27Et leur argument,
20:28c'est qu'on ne fait pas
20:29d'ingérence
20:30dans la justice gabonaise.
20:31ce n'est pas faute
20:34de leur expliquer
20:35que ce n'est pas
20:35de l'ingérence en fait.
20:38C'est des enfants
20:39mineurs français
20:40qui sont en danger.
20:44Je ne sais pas,
20:44quand on est père,
20:46on ne met pas son bébé
20:47de un an à quatre pattes
20:48pour lui faire des photos
20:49de ses parties intimes.
20:51On ne le laisse pas
20:52nu tous les jours
20:53avec tout le monde
20:54sur des quads,
20:55sur des...
20:56On ne fait pas ça.
21:04Pensez-vous que
21:05parler publiquement
21:06peut aggraver
21:07la pression sur vous ?
21:10Je prends le risque.
21:12Je prends le risque
21:13parce qu'il faut bien
21:14que je tente quelque chose
21:15aujourd'hui.
21:16Et malgré tout,
21:17qu'asnérez-vous ?
21:20Sortir de tout ça,
21:21définitivement.
21:24Parce que je vais...
21:25j'essaie de demander
21:26la garde juridique
21:27de mes enfants
21:28à la garde exclusive.
21:31Et je ne sais pas
21:31combien de temps
21:32ça va encore prendre.
21:34Parce qu'il m'accable
21:35de procédures,
21:36de procédures,
21:37c'est les mêmes procédures
21:38à répétition
21:38pour être sûre
21:39de me garder
21:40sur le territoire gabonais.
21:43Je n'ai pas de famille,
21:44je n'ai personne ici.
21:47J'ai été obligée
21:48d'accoucher loin de mes soeurs,
21:50loin de ma mère.
21:52Parce qu'à chaque fois,
21:53à mon dernier mois de grossesse,
21:55il me confisque
21:55à mes passeports.
21:57Si quelqu'un
21:57vous écoute ce soir
22:00et que cette personne
22:02peut agir,
22:04que lui demandez-vous ?
22:06De ne pas me voir moi,
22:07de ne pas tenir compte
22:08de moi, ma détresse,
22:10mais de faire quelque chose
22:11pour mes enfants.
22:12Ils souffrent énormément.
22:13j'aime pas m'exposer,
22:16j'aime pas...
22:17C'est des choses
22:17que je ne fais jamais.
22:19Je suis une maman
22:20et je suis prête à tout
22:21aujourd'hui.
22:22Je vous en supplie,
22:24faites en sorte
22:24que ces petits-là
22:25arrêtent de s'ouvrir.
22:26On va arrêter cette interview,
22:31Rania.
22:33Je vous remercie
22:34pour votre courage
22:35et votre parole.
22:37Ici, nous n'avons pas jugé,
22:40nous avons écouté
22:41et parfois,
22:43écouter,
22:43c'est déjà refuser l'indifférence.
22:45Merci de nous avoir suivis
22:48dans Parlez-moi de moi.
22:50A très bientôt
22:51sur J'aime-t-et-il.
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