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  • il y a 2 jours

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00:00Par anxiogène, que ça fait du bien, Marie Mutrici, d'accueillir l'invité d'ici même qui a de bonnes nouvelles.
00:06Bonjour Bertrand Deveau.
00:07Bonjour.
00:08Vous êtes le président de l'Ordre des médecins de la Sarthe.
00:11Et vous venez nous dire que ça fait trois ans maintenant, que contrairement à ce qu'on peut penser,
00:15le nombre de docteurs augmente dans notre département.
00:20Il augmente légèrement, oui.
00:22Depuis trois ans, il y a une centaine de médecins en plus en Sarthe, dont 60 en plus sur 2025.
00:27Ce qui, effectivement, est une bonne bouffée d'oxygène.
00:31Ça compense assez les départs à leur retraite ? Parce que c'est ça le problème en réalité.
00:36Alors, les départs en retraite étaient majoritaires.
00:39C'est pour ça qu'on était en pente descendante et on est en pente ascendante.
00:42Ce qui fait qu'effectivement, on en a un petit peu plus qui arrive que de départ.
00:45Alors, comment ça s'explique ?
00:46D'abord, la bouffée des départs du boom des médecins des années 60-70 est en train de se terminer.
00:54Ça, c'est la première raison.
00:55Et puis, il y a une saturation progressive des villes universitaires.
00:59Donc, il y a un report sur la Sarthe.
01:01Il y a une démarche accueillante aussi des partenaires, que ce soit le centre hospitalier, les CPTS.
01:06Tout ce qui est mis en place, en fait.
01:07Tout ce qui est mis en place, le département de la Sarthe, l'ordre des médecins également.
01:12Et puis, on est une porte d'entrée privilégiée également pour les médecins étrangers.
01:16On est un département porte d'entrée.
01:19Comment ça se fait qu'on soit identifié comme ça ?
01:21Parce que comme on avait une diminution importante des médecins, on a mis en place des systèmes pour bien connaître les différents moyens de faire rentrer des médecins étrangers dans de bonnes conditions.
01:32Et donc, ça finit par payer.
01:34Et puis, ça finit par se savoir et donc par attirer des gens.
01:37Des médecins étrangers qui ont des contrôles, qui doivent passer des examens pour exercer en France ?
01:43Pas toujours des examens, mais en tout cas, on doit nous contrôler deux choses principalement.
01:48Alors, selon qu'ils viennent de l'Union Européenne ou qu'ils viennent de hors Union Européenne,
01:54on a différents contrôles à faire pour vérifier deux choses principales.
01:57Que ce soit bien des médecins, qu'ils soient bien inscrits dans une bonne spécialité qui corresponde à leur diplôme et à leur formation initiale.
02:04Et puis, qu'ils aient une probité, c'est-à-dire qu'ils n'aient pas un dossier disciplinaire dans un autre pays ou quelque chose, une casserole.
02:12Et en l'occurrence, dans les personnes qui sont venues s'installer dans notre département,
02:16est-ce que vous avez constaté que ce sont bien des médecins, qu'ils ont bien les qualifications requises ?
02:20Oui, tout à fait. Et de toute façon, ils ne s'installent pas autrement.
02:23Et le Conseil de l'Ordre n'est pas là pour faire des masières, des manières.
02:26Il est là pour véritablement mettre en place une sécurité de la médecine en Sarthe.
02:32Il est 7h47. Vous écoutez Issymen. Notre invité ce matin est le président de l'Ordre des médecins de la Sarthe, Bertrand Deveau.
02:38Ça, ça fait quand même beaucoup de bonnes nouvelles.
02:39Maintenant, la question, c'est comment on poursuit ce mouvement, cette augmentation d'installation de médecins en Sarthe ?
02:45Alors, la faculté de médecine fait passer les études de médecine, de médecine générale en tout cas,
02:55avec un internat à 4 ans et plus 3 ans.
02:58Cette dernière année qu'on appelle les docteurs juniors, ils doivent être taisés, ils doivent être totalement autonomes ou presque.
03:04Eh bien, il y en a un certain nombre qui vont être formés sur l'émi-région Est.
03:11Il y en aura 23 en Ménéloire, il y en aura 35 en Mayenne et il y en aura 43 en Sarthe.
03:17Ça veut dire qu'à partir du 1er novembre, on a 43 jeunes médecins généralistes en formation qui vont arriver en plus sur le département.
03:23Qui vont pratiquer où, par exemple ?
03:25Qui vont pratiquer dans des cabinets d'accueil, qui vont être accueillis par des maîtres de stage,
03:28qui sont en train de se mettre en place sur l'ensemble du territoire sartois et qui vont pouvoir les accueillir.
03:34Ils seront en stage 3 jours par semaine dans ces cabinets pendant un an.
03:37Et ça, ça sert à quoi ? C'est quoi votre espoir ?
03:40Eh bien, quand on passe un an en stage au même endroit, contrairement à 6 mois,
03:44eh bien, effectivement, on a un petit peu plus de chances de s'y plaire et d'y rester.
03:50Ça permet de trouver un endroit, de donner envie de s'implanter.
03:55Petite question qui a à voir quand même avec le sujet.
03:59Il y a le nombre de médecins, c'est vrai, puis il y a le temps qu'un docteur a consacré à son patient.
04:05J'entendais en moyenne 12 minutes par patient.
04:08Si vous pouviez changer une chose là tout de suite, ce serait quoi ?
04:10Pour que les médecins aient plus de temps à l'écoute de leur patient.
04:15C'est compliqué parce que ça ne dépend pas de moi, ça ne dépend pas de nous, médecins.
04:19La charge administrative est énorme.
04:22La charge administrative, c'est 2 à 3 heures pour un médecin généraliste en marge de ses consultations.
04:30Par semaine ?
04:31Non, par jour.
04:32Ah, par jour ? Ah oui, ça fait beaucoup.
04:35Par jour.
04:36Donc on enlèverait ça. Le déploiement des infirmières en pratique avancée, ça peut aider aussi ?
04:41Plutôt les assistants médicaux pour la question des charges administratives.
04:45C'est un deuxième dispositif.
04:47Les assistants médicaux qui consultent avec le médecin, qui sont présents avec le médecin,
04:52qui font des travaux administratifs en marge,
04:54et tous les papiers, etc.
04:56Toutes les manœuvres aussi sur les sites comme Amélie Pro.
04:59Et ça, il y en a déjà en activité en Sartre ?
05:02Oui, alors c'est compliqué parce qu'on n'a pas les maisons de santé pluriprofessionnelles
05:06qui ont été étudiées sur le plan architectural
05:08pour pouvoir accueillir ces personnels administratifs supplémentaires
05:12qui n'existaient pas il y a encore une dizaine d'années
05:14quand on a commencé à déployer les MSP.
05:15Donc ça pose un problème architectural.
05:17D'aménagement.
05:18Merci Bertrand Deveau, président de l'Ordre des médecins de la Sarte.
05:20Merci à vous.
05:21qui avait de très bonnes nouvelles à annoncer.
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