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  • il y a 11 heures

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Transcription
00:00Ici Maca
00:00Marie Mutrici, c'est l'heure d'accueillir l'invité
00:03dit Simen, comment mieux soigner
00:05en Sarthe et en France ?
00:07C'est la spécialité de l'homme que nous recevons ce matin.
00:09Bonjour Arano Chéron.
00:11Vous êtes enseignant-chercheur au Mans,
00:13vous venez d'intégrer l'Institut Universitaire
00:15de France. Félicitations.
00:17C'est pas rien, vous avez été sélectionné par un jury
00:19international pour la qualité exceptionnelle
00:22de vos recherches. Ça vous donne du temps,
00:24une prime, une dotation budgétaire
00:26pour continuer votre travail. Bravo.
00:27A votre place hier, le président
00:30de l'Ordre des médecins de la Sarthe
00:32annonçait que le nombre de généralistes
00:34qui s'installent dans notre département
00:37repart à la hausse.
00:38Vous le constatez aussi ?
00:39Oui, les chiffres sont incontestables.
00:42Rapprochez-vous du micro.
00:43Oui, tout à fait. Il y a une légère augmentation,
00:46un frémissement de l'augmentation des installations.
00:49Il n'en demeure pas moins
00:50que les difficultés d'accès aux soins
00:52restent un sujet majeur.
00:53Et c'est le principal commentaire des abonnés d'ici
00:55mènent sur Facebook l'incrédulité.
00:58Ils ne voient pas où sont ces nouveaux médecins
01:00et surtout s'ils peuvent prendre rendez-vous.
01:02Comment vous mesurez, vous,
01:04ces difficultés d'accès aux soins ?
01:06Donc en fait, on a développé un nouvel indicateur
01:09pour identifier les tensions
01:10qui consiste à regarder la proportion
01:12de médecins qui acceptent des nouveaux patients
01:14sur un territoire donné.
01:16Et donc typiquement en Sarthe,
01:17on est à moins de 10% de médecins,
01:19on est précisément à 6% de médecins
01:21qui acceptent des nouveaux patients.
01:22Là, on est à plus de 50% en Ile-de-France.
01:25Donc la tension est là.
01:26C'est très peu en Sarthe.
01:28Alors pour agir dès maintenant
01:30sur l'accès aux soins,
01:32vous proposez deux choses.
01:34Déjà, recourir plus aux infirmières
01:37et infirmiers en pratique avancée.
01:39Expliquez-nous.
01:40Oui, donc l'idée, c'est à l'image
01:41de ce qui se fait à l'étranger,
01:44dans des pays comme les Pays-Bas
01:45ou le Royaume-Uni,
01:46c'est d'utiliser des infirmières
01:50qui bénéficient d'une formation complémentaire
01:52pour faire un premier filtre,
01:53un premier tri.
01:54Ça se fait à l'hôpital,
01:55dans le cadre des urgences.
01:56Donc on peut tout à fait envisager
01:58de déléguer une partie de l'accès
02:01en première intention aux soins
02:02auprès d'infirmières.
02:04Évidemment, en moindre doute,
02:06les médecins seraient sollicités
02:08en deuxième ligne.
02:09Et ils garderaient aussi, évidemment,
02:11leurs prérogatives aussi
02:11sur les patients les plus à risque,
02:14les plus complexes.
02:15Et ensuite, vous proposez d'augmenter
02:17le tarif de la consultation.
02:19Ça, c'est une demande d'ailleurs
02:20relayée par les médecins.
02:22Précisément, dans ce contexte
02:24où les médecins seraient amenés
02:25à voir en moyenne des patients
02:27avec des risques plus importants,
02:29des consultations plus longues
02:30car plus complexes,
02:31l'augmentation de la rémunération
02:33de leur acte de consultation présentielle
02:35ne serait que la juste contrepartie
02:37de consultations plus difficiles.
02:39Ici, même, il est 8h moins 10.
02:41On poursuit la discussion
02:42avec Arnaud Chéron,
02:42économiste Manceau,
02:43qui travaille sur l'accès aux soins.
02:44Alors, autre piste,
02:46ça ne va pas forcément
02:47faire plaisir à tout le monde,
02:49c'est de moduler le reste à charge,
02:51c'est-à-dire ce qu'on paye, nous,
02:52les patients, de notre poche
02:53quand on va consulter.
02:55Alors, qu'est-ce que vous proposez ?
02:56Oui, précisément,
02:57l'idée, c'est de permettre
02:59une meilleure allocation
02:59des patients, on va dire,
03:01avec les médecins,
03:03selon les modalités de consultation,
03:05téléconsultation,
03:06consultation présentielle,
03:07le recours aux infirmiers
03:08de pratique avancée.
03:08L'idée, c'est de différencier
03:10les restes à charge
03:11avec des restes à charge
03:12plus élevés
03:13sur des consultations présentielles
03:14auprès de médecins généralistes,
03:16et au contraire,
03:17des restes à charge nulles
03:18quand il s'agit de téléconsultation
03:20ou de consultations
03:21auprès d'infirmiers
03:22de pratique avancée,
03:23ce qui permettra,
03:24finalement,
03:25on dit,
03:25de mieux segmenter
03:26un petit peu la patientèle,
03:28les patients les plus à risque,
03:29consultation présentielle,
03:30avec une modeste contribution
03:33qui se leur sera demandée,
03:34et puis les patients
03:35à plus faible risque
03:36qui pourraient consulter
03:38auprès des infirmiers,
03:39auprès de médecins à distance
03:41dans le cadre de téléconsultation
03:42avec la 100 restes à charge.
03:44Ça voudrait dire
03:45que les plus riches,
03:46pardon de le dire comme ça,
03:47ou ceux qui ont une très bonne mutuelle
03:48seraient en fait avantagés ?
03:50Non,
03:51la question du renoncement aux soins
03:54ne se poserait pas
03:55dans la mesure où on reste
03:56sur des franchises
03:58qui seraient de 5 à 10 euros
04:00et avec un plafonnement
04:01qui existe déjà à 100 euros par an,
04:02et puis on a toujours
04:04les dispositifs qui existent
04:05type CMU,
04:08pardon,
04:09complémentaires,
04:10mutuelles universeles,
04:11voilà exactement,
04:12qui permettent à des gens
04:14en grande difficulté financière
04:16de ne pas avoir à payer
04:17ces restes à charge.
04:19Arnaud Chéron,
04:20enseignant-chercheur du Mans,
04:21économiste,
04:22spécialiste de la santé,
04:23désormais membre
04:24de l'Institut universitaire de France.
04:26Merci d'avoir répondu
04:27aux questions d'ici même.
04:28Et le bien-être passe aussi
04:29par le massage,
04:30les bienfaits de la massothérapie
04:32et on en parlera
04:33dans Bienvenue chez vous le mag
04:34tout à l'heure à partir de 10h
04:36avec Simon Pévérelli
04:37qui recevra Emmanuel Ledu
04:39pour nous parler.
04:40Massage,
04:41je pense que je vais peut-être
04:41m'inviter en studio,
04:42moi j'en ai bien besoin,
04:437h52.
04:431h50.
04:441h50.
04:441h50.
04:451h50.
04:451h50.
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