00:00Il y a Laura qui lève la main en face. Bonsoir Laura.
00:03Bonsoir Maxime. Comment allez-vous Laura ?
00:05Écoutez, moi je vais toujours bien. Ben oui, je sais.
00:07Auto-entrepreneuse, toujours ? Toujours, ça n'a pas changé.
00:10Grande gueule à temps partiel. Grande gueule à temps partiel,
00:12très bien. Et Rachida Dati vous écoute.
00:14Oui, moi c'est plus un constat
00:16qu'on a partagé avec Linda tout à l'heure dans les loges.
00:18Moi, ça fait à peu près 15 ans
00:19que j'ai quitté Paris.
00:21Avant Paris, on savait qu'il y avait des cartés qui craignaient un petit peu,
00:24etc. Maintenant, c'est ce qu'on s'est dit avec Linda.
00:27J'ai voulu m'amuser
00:27avec une amie à moi. Nous, notre train
00:30nous fait arriver à Gare du Nord. Et on a voulu
00:32aller jusqu'à Montmartre, à pied.
00:34Et en fait, on traverse,
00:36mais ce n'est même pas des zones,
00:38c'est que d'un quartier à un autre,
00:40vous n'avez absolument pas le même
00:42sentiment. Vous avez l'impression d'être dans un autre pays.
00:44Vous avez l'impression d'avoir peur alors que de l'autre côté
00:46vous êtes bien. Et en fait, vous êtes là,
00:48vous êtes là, allez, je vais prendre ma situation
00:49où avec mon mari on peut se comparer à des cadres
00:51moyens, cadres sup. Vous n'avez pas
00:53envie d'aller vivre dans un ghetto. Vous avez l'impression
00:56que vous allez vous faire égorger
00:57tous les deux mètres. Et les quartiers sécures
01:00qui appartiennent à votre arrondissement,
01:01je prends le 7ème par exemple, que j'affectionne particulièrement,
01:04vous n'avez pas les moyens. Donc en fait,
01:06vous avez le choix quand vous êtes parisien, le ghetto
01:07ou la royauté. Et ce qui se passe,
01:10non mais c'est vrai, c'est-à-dire que sur le point de vue
01:12financier, c'est ça. Donc, il n'y a plus de mixité
01:14sociale, il n'y a plus de mixité
01:15pécuniaire, il n'y a plus de mixité religieuse.
01:18Maintenant, ce ne sont...
01:20Là où il y avait, on savait qu'on avait le 20ème,
01:22on savait qu'on allait à Magenta,
01:24voilà. Il y avait des petits quartiers
01:26qu'on connaissait, qu'on pouvait identifier et que c'était
01:28sympathique d'y aller. Maintenant, vous avez
01:30des zones de non-droit dans Paris et des zones
01:32qui sont financièrement intouchables.
Commentaires