00:00Vous regardez RTL
00:02D'autres souvenirs sur Johnny Hallyday, Fabrice, vous qui en avez animé tant d'émissions avec Johnny ?
00:07Moi je me souviens de Johnny au Sporting de Monte Carlo,
00:11qui est un endroit qui n'est pas exactement représentatif du public habituel de Johnny.
00:16Ce sont des gens qui ont un peu d'argent, même beaucoup.
00:19Ils jetaient leurs bijoux à la fin.
00:22Et qui sont un peu plus coincés évidemment que le public de Johnny, qui est très enthousiaste, etc.
00:27Et j'étais dans la salle et je me suis dit ouïe ouïe, comment ça va se passer cette histoire-là ?
00:32Toutes les femmes étaient en robe du soir, les hommes très élégants, beaucoup en smoking, etc.
00:37Et Johnny arrive sur scène avec un bel orchestre comme d'habitude, des cuivres formidables.
00:42Et je me dis mais comment il va s'en sortir, comment il va les avoir ?
00:46Alors il a commencé comme ceci.
00:49Bon alors je sais qu'ici c'est un peu particulier,
00:53ça n'est pas tout à fait comme les salles de spectacle où je vais d'habitude.
00:56Alors je sais qu'il y a un certain nombre de choses qu'il ne faut pas que je fasse, n'est-ce pas ?
01:00On m'a dit fais attention quand même, c'est un public soigné et tout.
01:03Donc je n'ai pas le droit de faire ça et il commence à faire sur scène
01:06tous les gestes assez érotiques qu'il avait l'habitude de faire
01:10en remontant son pantalon, en faisant ceci cela
01:13devant un public qui était un petit peu stupéfait.
01:17Et bien au bout de 20 minutes, et je vous jure que c'est vrai,
01:20les gens dansaient sur la table.
01:22Il les avait complètement retournés.
01:24C'était extraordinaire, ils hurlaient, ils étaient contents, ils étaient libérés
01:29et on avait l'impression qu'ils disaient, avec celui-là, on peut y aller et on peut vivre intensément.
01:35Une bête de scène Johnny Hallyday.
01:37Parmi les grosses têtes, celui qui l'a le mieux connu peut-être, c'est vous Jean Ben Guigui.
01:40Bonjour Jean.
01:41Bonjour tout le monde.
01:43Je le sais parce que la seule fois de ma vie où j'ai eu la chance de croiser Johnny et de le rencontrer,
01:49grâce à vous Jean, un soir, vous me l'avez présenté parce que c'était un de vos copains.
01:52J'ai eu la chance de partir en vacances avec lui au début des années, pour le réunion de l'an 2000.
01:57Vous allez en Tanzanie, à Zanzibar, en fait, très belle chose.
02:01Sur le papier, c'était magnifique.
02:02Il se trouve que deux jours après le départ, on était dans un camp de luxueux, un camp de brouze de safari comme ça.
02:08Il y a eu un problème alimentaire terrible.
02:10Il y a eu la chaîne du froid qui a dû se roncer.
02:12Tout le monde a été malade, mais comme des chiens, chiens vraiment malades.
02:15Sauf un, évidemment, c'était Johnny, qui a passé le réveillon tout seul,
02:19tout seul sous l'assiette, en disant, ben moi ça va.
02:23Vous êtes allé à Zanzibar parce que vous pensiez que c'était le nom d'un établissement ?
02:29Je me souviens aussi de choses.
02:32On tournait un film au Portugais, il y avait Antoine Dulleri, on n'appelait le téléphone.
02:36Lui sortait de Germain, où il avait fait un concert au stade de foot de Lyon quand même.
02:40Et il nous disait, vous avez de la chance, vous êtes en train de faire un film.
02:42C'était ça, c'était un homme, en fait, d'une très grande modestie.
02:46Voilà, j'ai appris ça ce matin, à 3h du matin, parce que je n'en mets pas,
02:50comme un con, je regardais mon téléphone.
02:52On apprend les malheurs toutes les minutes, c'est formidable.
02:55Et voilà, c'est tout.
02:56J'ai du chagrin, comme tout le monde, et puis voilà.
03:01Merci Jean pour ce témoignage.
03:03Quelle chanson vous avez réclamée, vous, alors, pour Johnny, Bernard ?
03:07Moi, j'ai réclamé « Quand revient la nuit », c'est ça, « Quand revient la nuit », c'est une chanson qu'il a écrite, enfin qu'il a chantée pendant son service militaire, il était en uniforme, et j'ai réclamé cette chanson parce que je suis allé le voir, ça paraît idiot, mais à Offenbourg, quand il était militaire.
03:23J'ai fait le guet devant la caserne dans l'espoir de le voir sortir.
03:29Dans l'espoir de le voir sortir.
03:32Vous faisiez déjà le guet.
03:34Oui, surtout que j'étais avec deux garçons.
03:36C'est le rire du sergent.
03:38C'est Sardot le rire du sergent.
03:39On ne l'a jamais vu.
03:39« Quand revient la nuit » de Johnny Hallyday pour Bernard Mabille.
03:43« Quand revient la nuit, tout seul je m'ennuie, et si le temps n'en finit pas… »
03:58Justement, puisque vous semblez bien connaître toutes les chansons de Johnny Hallyday, quel est le grand succès de Johnny,
04:06qui est resté le plus longtemps numéro un en tête des hit-parades parmi toutes ces chansons.
04:12« Noir, c'est noir », non.
04:13« Que je t'aime », « Que je t'aime », non.
04:15« L'envie », « L'idole des jeunes ».
04:17Elle est bien aussi, l'envie d'avoir envie.
04:19« Combien de l'envie, l'envie d'avoir envie ! »
04:21C'est pas toute la musique que j'aime.
04:25« Toute la musique que j'aime », non.
04:27« L'idole des jeunes », non.
04:28C'est l'ancienne période, Laurent ?
04:29C'est plutôt l'ancienne période.
04:31Ah, au tout début ?
04:32« Le pénitentier », non.
04:35« Vous avez souvent ouvert les portes, vous, du pénisentier. »
04:39« Moi, je vais dire, c'est qu'en fait, la vieille époque, je ne connais pas du tout. »
04:43« Et quand il l'a voyait, aussitôt, il se refermait. »
04:46« C'est très rare de voir un brésilien qui a le pénisentier. »
04:50« Vous êtes vraiment grave, hein. »
04:54« Ouh là là là là là. »
04:56« Laura, peut-être. »
04:56« Excuse-moi, partenaire. »
04:58« Non plus. »
04:59« Pour moi, la vie va commencer. »
05:01« Allez-y. »
05:02« Pour moi, la vie va commencer. »
05:03« Quelle lucidité. »
05:04« De toute façon, maintenant, je n'accepterai qu'un titre que si vous le fredonnez. »
05:08« Ah merde. »
05:09« En revenant dans ce pays... »
05:12« Oh oui, merde, non. »
05:13« Vous l'avez voulu, vous l'avez voulu. »
05:15« Je change d'avis. »
05:16« Ah non ! »
05:17« Je naissais cette année-là. »
05:18« C'était une balade, Laurent ou une chanson rythmée ? »
05:21« 63. »
05:21« C'était émouvant. »
05:22« Laurent, c'était une balade ou une chanson rythmée ? »
05:24« Ah, c'est une chanson très rythmée. »
05:26« D'Adouron. »
05:27« D'Adouron, bonne réponse de Fabrice. »
05:33« Et ça commence sa musique. »
05:35« Quand l'amour s'en vainque, tout est fini. »
05:38« D'Adouron, bon, bon, bon, bon, bon, bon, bon. »
05:41« Bernard, vous êtes impardonnable parce que vous aviez écrit une parodie sur cette chanson. »
05:45« Ah, je me souviens plus. »
05:46« Thierry Leluron, 78, imitait Johnny sur un texte de Bernard Mabie,
05:50parodié en la chanson qui s'appelait Leluron, ronron. »
05:54« Je me souviens plus. »
05:54« C'était qui Leluron, je me souviens plus. »
05:58« Ah, c'est vrai que tout est fini. »
06:03« D'Adouron, bon, bon, bon, bon, bon. »
06:06Fabrice, vous avez une anecdote encore sur Johnny ?
06:15Non, mais le chanteur qui chantait d'Aduronron, aussi le chanteur français, c'était Franck Alamo.
06:20Et voilà, c'était Franck Alamo.
06:22C'est bien de le préciser.
06:23J'ai au téléphone quelqu'un qui s'appelle Julien Cotreau.
06:25Pourquoi nous allons parler avec...
06:27Il a tourné avec Johnny.
06:27Il a joué avec lui au théâtre.
06:29Il n'a pas tourné, il a...
06:30Et j'ai vu la pièce.
06:31Il a joué, effectivement, la seule fois où Johnny a joué sur scène, évidemment.
06:37Avec Audrey Dana aussi.
06:38Avec Audrey Dana.
06:39Julien Cotreau, bonjour.
06:41Bonjour Laurent, bonjour à tout le monde.
06:42Bonjour.
06:43Vous êtes notre mime le plus célèbre aujourd'hui.
06:46Pendant combien de représentations vous avez joué avec Johnny sur scène au théâtre ?
06:50Deux, trois mois.
06:52Deux, trois mois au Allé d'Ouarset, à peu près, tous les soirs, à part le lundi.
06:56C'était quelque chose.
06:58C'était quelque chose d'incroyable.
06:59Johnny Hallyday au théâtre, on ne s'y attendait pas dans une pièce en plus de Tennessee Williams.
07:05Après avoir chanté, on a tous en nous quelque chose de Tennessee.
07:08Alors racontez-nous, comment c'était Johnny au théâtre ?
07:12Déjà, Johnny au théâtre, c'était sans oreillette, déjà.
07:14C'était incroyable.
07:15Il avait appris le texte, il y avait beaucoup de choses à apprendre.
07:18C'était incroyable de le voir.
07:19Il avait juste, en fait, gravé au coutelas, sur la table de la cuisine du décor, une phrase qu'il n'arrivait pas à se rappeler.
07:29C'était dingue.
07:30Il y a une autre anecdote qui me vient.
07:31C'est que dans les premières, le personnage Chicken faisait un accord de guitare.
07:37Et la guitare était accordée pour la première.
07:40Et on a entendu Johnny quand il a fait un accord.
07:42Alors la seconde, il avait désaccordé la guitare pour que personne ne puisse dire Johnny quand il n'est pas avec la guitare.
07:48C'était fou, ça.
07:49C'était dingue.
07:50Et il avait le trac ?
07:51Il avait le trac ?
07:52Oui, je pense qu'il avait le trac.
07:54C'était quelqu'un de très concentré.
07:55On dit qu'il avait été très déçu parce que Tennessee Williams n'était pas venu l'applaudir.
08:00C'était le seul qui n'était pas venu, d'ailleurs.
08:02C'était un bon partenaire sur scène.
08:05C'était quelqu'un qui partageait avec vous les avant-représentations, les après-représentations.
08:11Racontez-nous.
08:12Les avant-représentations étaient basées vraiment de fin.
08:14C'était studieux.
08:15Je pense que tout le monde était sur son texte.
08:17Et donc les après étaient aussi liés à une file d'attente de fous quand on venait le voir.
08:23Vous n'avez jamais vu autant de personnalité au théâtre, j'imagine ?
08:26Jamais.
08:26Dans les premiers rangs, il y avait 4-5 sosies de Johnny.
08:29Et quand je jouais, j'avais le vrai Johnny en face de moi qui jouait Chicken.
08:33Il fallait que j'oublie Johnny pour retrouver le Picon tous les soirs.
08:37Et de l'autre côté, je regardais le premier rang et il y avait 4-5 sosies.
08:40Ça faisait quand même assez drôle.
08:43Vous êtes le seul acteur à avoir joué au théâtre avec Johnny Hallyday.
08:48Oui, je jouais son demi-frère.
08:49Et vous aurez cette particularité.
08:51J'étais heureux de vous avoir au téléphone pour Andromag.
08:54Aussi au Johnny, acteur de théâtre.
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