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  • il y a 7 minutes
Raphaël Glucksmann, député européen “Place Publique”, était l’invité du Face-à-Face de ce lundi 26 janvier sur BFMTV et RMC. Il a notamment été interrogé sur les velléités de l'annexion du Groenland par Donald Trump et sur la réaction de l'Europe. 

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Transcription
00:00que ce régime est devenu totalement infréquentable, qu'il est dangereux pour le peuple iranien d'abord,
00:06qu'il est dangereux ensuite pour l'ensemble de la région, et qu'il est dangereux pour nous,
00:09puisqu'il est essentiel dans l'effort de guerre de Vladimir Poutine contre l'Ukraine,
00:14qui est un effort de guerre contre l'Europe.
00:15Donc en fait, à un moment, il faut que l'Europe arrête de simplement être une commentatrice des événements mondiaux et agisse.
00:24– Et agisse sur le Groenland, est-ce que vous faites confiance à Donald Trump, qui semble en quelque sorte faire machinariat ?
00:32– Ce que cela montre, le fait que Donald Trump fasse machinariat, c'est qu'en fait, tant que vous faites des courbettes,
00:38il avance, il vous marche dessus.
00:39Mais si vous assumez le rapport de force comme l'ont fait les dirigeants européens,
00:42et là je salue la position du président de la République française, Emmanuel Macron,
00:46eh bien il recule quand vous assumez le rapport de force.
00:49Il a reculé face aux Chinois, il a reculé là, face aux Européens.
00:52Et c'est précisément parce que les Européens n'ont pas baissé les yeux,
00:56parce qu'il y a eu une réponse collective européenne,
00:58parce qu'il y a eu la menace de l'activation de l'instrument anti-coercision,
01:02qui est notre bazooka commercial et qui aurait fait extrêmement mal à l'économie américaine,
01:05c'est pour cela qu'il a reculé.
01:07– Et donc on peut y arriver ?
01:08– Au premier signe de faiblesse, il avancera.
01:11Mais par contre, le message que je voudrais donner aujourd'hui,
01:14c'est qu'en fait, en Europe, on passe son temps à déplorer notre propre faiblesse.
01:19Mais fondamentalement, nous ne sommes pas faibles.
01:21Nous pouvons être forts, nous sommes le premier marché du monde.
01:24Les Américains dépendent de notre marché, y compris les grandes plateformes américaines.
01:28Et donc si nous avons la volonté d'affirmer notre puissance,
01:31eh bien nous serons puissants et nous pourrons faire reculer les prédateurs.
01:35Et les prédateurs, ce sont les États-Unis de Trump,
01:37c'est la Chine de Xi Jinping et c'est la Russie de Vladimir Poutine.
01:40Nous ne sommes pas condamnés à l'impuissance.
01:43– Sous-titrage Société Radio-Canada –
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