- il y a 25 minutes
Chaque week-end, Emilie Broussouloux vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00On va maintenant partir aux Etats-Unis où la colère gronde.
00:04Deux Amériques se font face en ce moment même dans l'état du Minnesota.
00:08Mais cette colère commence à gagner le reste du pays.
00:10Vous allez voir ces images de ces dernières heures à Minneapolis où, on le rappelle,
00:15hier un homme a été tué en pleine rue.
00:18Il s'appelait Alex Preti.
00:19Il avait 37 ans.
00:20Il était infirmier.
00:22Il s'est fait tirer dessus par l'ICE, la police de l'immigration, dirigée par Donald Trump.
00:26C'est déjà la deuxième personne tuée depuis le début du mois.
00:30Dans un instant, nous irons sur place avec notre journaliste.
00:33Mais d'abord, que s'est-il passé dans la ville de Minneapolis il y a 24 heures ?
00:38Le gouvernement et les autorités locales s'affrontent sur les responsabilités de ce drame.
00:42Alex Preti avait-il l'intention d'utiliser son arme ?
00:45Était-il dangereux ?
00:46Faisons le point avec Alice Bouton et Pauline Sarafi.
00:49Il est devenu le visage de la colère américaine.
00:53Alex Preti, infirmier de 37 ans, tué hier lors d'une manifestation.
00:57Il est 9h du matin à Minneapolis.
01:00Plusieurs habitants filment une opération de la police aux frontières contre des migrants.
01:05Parmi eux, Alex Preti, ici en manteau marron.
01:09La situation se tend.
01:10Quand cette femme est poussée au sol par un agent, Alex Preti intervient.
01:14Les mains en l'air.
01:16Les policiers l'aspergent de gaz lacrymogène.
01:19Il est maîtrisé par plusieurs hommes.
01:21Quelques secondes plus tard, un des policiers sort son arme et ouvre le feu.
01:25Dix coups sont tirés.
01:28Alex Preti décède sur place.
01:30Encore traumatisé, son ami en est persuadé.
01:33Il n'aurait pas dû mourir.
01:35Il défendait quelqu'un.
01:37Absolument, il défendait cette femme pour l'aider.
01:40Pour l'aider à sortir de cette situation.
01:43N'aurait-il pas pu épargner la vie de mon ami ?
01:46Bien sûr, bien sûr, ils auraient pu l'épargner.
01:49Il n'était vraiment pas nécessaire de le tuer.
01:51De leur côté, les autorités affirment qu'Alex Preti était armé et se montrait menaçant.
01:57Selon elle, il détenait ce pistolet semi-automatique pour lequel il avait une licence.
02:02Il était présent.
02:04Il a apporté une arme semi-automatique lors d'une émeute.
02:07Il a agressé des agents fédéraux.
02:10Et à un moment donné, ils ont vu cette arme.
02:12Pourquoi apporter une arme et agresser un agent fédéral
02:15si vous n'avez pas l'intention de blesser, de retarder
02:18ou d'entraver cet agent fédéral avec une arme ?
02:21Mais l'analyse des vidéos contredit en partie cette version.
02:25Sur celle-ci, l'agent semble d'abord désarmé Alex Preti.
02:29Les coups de feu résonnent ensuite.
02:33Une enquête indépendante a été ouverte
02:35pour faire toute la lumière sur les circonstances de sa mort.
02:38Et on retrouve tout de suite Jérémy Perre depuis Minneapolis.
02:42Bonsoir Jérémy.
02:44Vous êtes sur place pour BFM TV.
02:46On sait qu'aujourd'hui, des milliers de personnes sont descendues dans les rues.
02:50Et en ce moment même, derrière vous, il y a un rassemblement silencieux.
02:53Oui, absolument.
03:01Sur les lieux où Alex Preti a été tué hier par la police de l'immigration,
03:06par la police ICE ici aux États-Unis.
03:10On va vous montrer avec Juan Valencia.
03:11C'est un recueillement où tout au fur et à mesure de la journée,
03:15des gens passent, restent ici très silencieux.
03:18Parfois des prières déposent des fleurs.
03:21Et viennent en famille.
03:22On a pu voir des parents avec des enfants déposer des fleurs.
03:25Et puis surtout, il y a beaucoup de messages sur les pancartes.
03:27À Omenimor, combien encore en plus vont, sous-entendu,
03:31vont-ils être tués par la police de l'immigration américaine ICE,
03:35puisqu'à l'exploité, la deuxième personne qui a été tuée
03:38en quelques semaines seulement ici à Minneapolis.
03:41Il y a moins de trois semaines.
03:42C'est René Goulle, une femme qui a été tuée aussi
03:44par la police de l'immigration américaine ici à Minneapolis.
03:49Quand on discute avec ces personnes,
03:51il y a beaucoup de tristesse, mais aussi beaucoup de colère.
03:55Et c'est ce qu'ils ont exprimé lors de la manifestation
03:57qui a eu lieu dans le centre-ville de Minneapolis.
03:59L'après-midi, où des milliers de personnes ont bravé le froid,
04:02parce qu'il fait près de moins de 20 degrés ici en ce moment à Minneapolis,
04:05pour demander aux autorités fédérales de renvoyer la police de l'immigration
04:11hors de l'État de Minnesota.
04:13Mais elles sont toujours actives, ces agents de la police de l'immigration.
04:18Ils ont mené des interpellations dans le sud de la ville aujourd'hui.
04:21Et surtout, ils ont expliqué lors des conférences de presse
04:24qu'ils ont tenues hier et aujourd'hui,
04:27qu'ils avaient continué de rester ici
04:30pour essayer d'arrêter le plus de migrants inégaux criminels,
04:35disent-ils, le plus possible dans les prochains jours.
04:38Un bras-faire qui commence donc entre Donald Trump
04:41et le gouverneur démocrate de cet État du Minnesota,
04:44qui demande lui aussi, depuis plusieurs semaines,
04:46à ce que cette police quitte son État,
04:49ici dans le nord de l'Amérique.
04:50Merci beaucoup Jérémy Paire,
04:53en direct de Minneapolis pour BFM TV.
04:56Rocaille à diallo, vous qui connaissez parfaitement
04:58cette société américaine,
05:00est-ce que vous pensez que cette colère pourrait retomber
05:03si Donald Trump ne change rien ?
05:06Ce qui est fort probable d'ailleurs.
05:08Il y a la décision de faire du Minnesota aussi un emblème.
05:12Le gouverneur du Minnesota, c'est quelqu'un qui est considéré
05:15comme une personne hostile à Donald Trump.
05:16Il y a une dissension aussi bien politique, idéologique que personnelle.
05:20Et Minneapolis, c'est une ville qui n'est pas neutre
05:23parce que c'est une ville qui a connu de nombreuses vagues de protestations.
05:25C'est la ville où a été tué George Floyd en 2020.
05:29Et avant que George Floyd ne soit tué par la police,
05:32d'autres personnes afro-américaines avaient été victimes de meurtres policiers.
05:36C'était le cas de Philando Castile en 2016.
05:38Et un an avant, un jeune homme qui s'appelait Jamar Clark,
05:44qui lui avait été aussi tué par la police.
05:46Donc à Minneapolis, il y a des antécédents.
05:49Il y a des antécédents et il y a aussi une culture de l'activisme
05:52pour les droits civiques qui est liée à ces cas,
05:54qui s'est constituée depuis un certain temps.
05:55Donc les mobilisations qui ont lieu aujourd'hui,
05:57elles ont lieu sur un terrain qui est propice à la protestation
06:00contre des injustices systémiques et institutionnelles.
06:02Et c'est pour cette raison-là que les gens sont autant mobilisés
06:05parce que c'est une ville qui a subi des traumatismes importants
06:07et qui aujourd'hui est assez mobilisée, organisée, structurée
06:11pour que les personnes non seulement protestent dans la rue,
06:14mais aussi des habitants se fassent aussi des barrières
06:17contre ces traques migratoires qui sont organisées
06:21par les troupes, les patrouilles fédérales.
06:23Et on sait que ce que l'on vit est particulièrement important,
06:27ce moment les Etats-Unis, quand on voit la déclaration de Barack Obama.
06:30C'était il y a à peine une heure.
06:32Regardez ce qu'il a dit ces dernières heures.
06:34Donc, le meurtre d'Alex Prétier est une tragédie bouleversante,
06:38c'est ce qu'écrit Barack Obama.
06:39Il devrait aussi servir d'avertissement à chaque Américain
06:42sans distinction d'appartenance politique
06:44quant au fait que nombre de nos valeurs fondamentales
06:46en tant que nation sont de plus en plus menacées.
06:49Stéphane Bureau, on sait que Barack Obama
06:51prend rarement la parole.
06:53Là, il l'a fait ce soir.
06:54À dose homéopathique en général,
06:55il l'a fait probablement parce que l'heure est grave.
06:57Ça pourrait être un point de bascule.
06:59Je suis, on en parlait plus tôt sur un autre plateau,
07:01je suis de ceux qui sont convaincus que le grand froid
07:03et la neige des dernières heures
07:04ont probablement préservé la paix sociale aux Etats-Unis
07:07parce que s'il faisait chaud...
07:09Donc, Donald Trump peut dire merci à la tempête.
07:11D'une certaine façon.
07:12Sinon, la paix sociale peut aujourd'hui se réjouir
07:14de ce qu'on n'était pas en juin ou en juillet.
07:17Comme aux Etats-Unis, on a connu de grands moments
07:20de manifestations, sinon même des meutes,
07:24qui avaient dégénéré.
07:25C'est arrivé dans les années 60, dans les années 70.
07:27Ça s'est repassé aussi dans les années 90.
07:29Donc, d'une certaine manière, je pense que oui,
07:30la météo a permis d'apaiser temporairement.
07:34Je crois que ça pourrait être ce qui s'est passé hier,
07:36à un point de bascule, qui pourrait entraîner
07:39davantage de manifestations, puis de manifestations
07:43qui pourraient mal tourner.
07:44Pour vous, on est à un point de bascule.
07:45Alors, c'est toujours là aussi très difficile de se prononcer
07:48si j'avais une boule de cristal.
07:48C'est quand même ce que vous venez de dire.
07:50Je le sens comme ça.
07:52Je pense que ça fait plusieurs fois qu'on pousse les limites.
07:55Et alors, il faut voir, évidemment, c'était bien souligné,
07:57le Minnesota, on veut en faire un exemple,
08:00c'est le cœur du progressisme aux Etats-Unis.
08:02C'est l'État depuis 40 ans qui, en termes de réfugiés,
08:06par habitant, a le ratio le plus élevé.
08:09Il y a une affaire aussi qui a beaucoup marqué les esprits
08:11aux Etats-Unis, de corruption, de détournement de fonds.
08:14On parle de 250 millions de dollars.
08:16Obama peut-être 1 milliard.
08:1819 milliards, a dit Trump.
08:19C'est parce que lui, il manie les chiffres avec l'église.
08:22Alors, l'hyperbole avec Trump, c'est évidemment...
08:23Il faut faire attention avec le chiffre de Nouveau-Bruns.
08:25Mais c'est associé à la communauté somalienne,
08:27donc à des gens qui, peut-être, seraient sans papier.
08:30Ce n'est pas un hasard si aujourd'hui,
08:31il y a 3 000 policiers fédéraux,
08:34ces policiers spéciaux de ICE
08:35et de la police des frontières,
08:38alors que les policiers municipaux,
08:40pour les deux villes de Minneapolis et Saint-Paul,
08:42on parle de 6 700 policiers.
08:45Donc, ils sont totalement débordés.
08:46On fait le choix, d'ailleurs, de se retirer.
08:48Donc, ces policiers sont un peu comme en situation de guerre.
08:51Ils sont entourés continuellement, c'est vrai,
08:53de citoyens qui viennent documenter ce qu'ils font,
08:56qui alertent les quartiers quand ils arrivent.
08:58Il y a vraiment une volonté d'en découdre.
09:00Et pour Donald Trump, c'est absurde de notre côté de l'Atlantique,
09:05mais je crois qu'il y a une théâtralisation de tout ça
09:07qui est politiquement très payante.
09:09C'est la démonstration qu'il fera tout ce qu'il faut faire,
09:12quoi que ça coûte, pour d'abord remplir cette promesse.
09:16La première était de fermer hermétiquement la frontière.
09:18Il a réussi, de ce point de vue-là aussi,
09:20mais aussi d'expulser tous les sans-papiers des États-Unis.
09:24Et on parle de centaines de milliers par année.
09:26À ce jour, par ailleurs, le record appartient à Barack Obama.
09:29On n'en parle pas souvent.
09:30C'est lui qui a réussi à expulser le plus grand nombre de sans-papiers,
09:34mais avec une méthode qui était toute différente.
09:36C'est pour ça que, dans ce communiqué, il est relativement prudent.
09:39C'est-à-dire que là où, chez les démocrates,
09:40il y a quand même une hostilité au principe même de cette police
09:43contre l'immigration et à sa virulence, Barack Obama,
09:45il laisse entendre qu'il y a quand même une nécessité de contrôler l'immigration
09:48parce qu'il couvre son propre bilan qui était absolument vraiment imposant.
09:53Et qui, du point de vue de plusieurs communautés, est très surprenant
09:56parce qu'on votait pour un président justement progressiste
09:58que sur ses enjeux ferait autrement.
10:01Or, ça a été probablement celui qui a été le plus radical, si c'est le bon mot.
10:05Alors, c'est vrai qu'il y a deux versions qui s'opposent radicalement
10:09concernant la mort d'Alex Prétis.
10:12Je voudrais vous soumettre une toute nouvelle vidéo
10:14qui nous parvient avec un autre angle cette fois.
10:19Cette vidéo est tournée depuis la voiture,
10:21le véhicule qui se trouve juste devant l'altercation.
10:24Est-ce qu'on pourrait la décrypter ensemble, Thierry Arnaud ?
10:28Alors, autour, là, ce sont donc des agents fédéraux,
10:31ceux qui sont masqués et cagoués.
10:32Oui, ce sont les agents fédéraux de la police de l'immigration.
10:34Donc, quelques secondes plus tôt avant ces images,
10:38Alex Prétis s'est porté au secours de deux femmes
10:41qui étaient interpellées sur le point de l'être
10:43par un agent de cette police de l'immigration.
10:45Il y en a une qui est bousculée, qui est poussée vers le sol
10:48et à ce moment-là, il s'interpose.
10:50Le premier geste de cet agent est de l'asperger d'une gaz lacrymogème
10:54avec une bombe qui tient dans la main.
10:56Il cherche à préserver, à protéger cette personne qui est au sol.
11:00Et à partir de ce moment-là, de nouveaux agents de la police arrivent,
11:04le saisissent, le précipitent vers le sol et on le voit accroupi.
11:08Il prend beaucoup de coups, ce que confirment les images qu'on a sous les yeux.
11:13Et selon les témoins en particulier, on utilise cette espèce de bonbonne
11:16de gaz lacrymogène pour lui taper dessus.
11:19Et puis, à un moment donné, un premier coup de feu retentit,
11:22suivi par une rafale de coups de feu.
11:24On en entendra une dizaine au total.
11:26Évidemment, le point crucial, ce que ne montrent pas ces images,
11:31c'est la question de savoir à quel moment il est désarmé,
11:33puisqu'il est confirmé qu'il portait sur lui une arme de manière parfaitement légale,
11:37puisqu'il avait un étui et un fermi.
11:40Il avait le droit d'avoir cette arme avec lui.
11:42Sur cette arme, effectivement, et sur, en tout cas, plusieurs images,
11:47en fait, plusieurs grands médias américains ont fait de l'image par image.
11:51C'est vraiment une étude plan par plan de ces vidéos prises sur tous les angles.
11:57Et il y a plusieurs de ces vidéos qui montrent une main, à un moment donné,
12:00qui saisit l'arme, qui la retire de la ceinture,
12:03et ce qui vient accréditer la thèse selon laquelle,
12:06au moment où il est tué, il n'est en réalité plus armé.
12:10Il n'est plus armé et il ne tente pas de s'attaquer aux policiers sur les vidéos.
12:14Non, c'est pour ça que vous avez raison de dire qu'il y a deux versions totalement incompatibles qui s'affrontent.
12:18Il y en a une qui dit que c'est un homme qui était dangereux,
12:22qui était armé, qui s'apprêtait à faire feu sur les policiers,
12:26il était venu pour tuer, dit la ministre Christianum.
12:30Aucune image ne vient attester cette thèse, alors qu'à l'inverse,
12:34la thèse selon laquelle il a été désarmé, puis tué,
12:37est évidemment rendue crédible par ces images qui ont été étudiées,
12:43encore une fois, plan par plan,
12:44et étudiées par plusieurs grands médias,
12:47le New York Times, le Washington Post, CNN, le Wall Street Journal,
12:51qui tous, après avoir étudié dans le détail ces images,
12:54parviennent à la même conclusion.
12:56Mais qu'est-ce que vous fera Bertrand Gallichet ?
12:58J'ai regardé la vidéo qui a été diffusée par le Washington Post
13:02et qui effectivement montre très clairement,
13:05pour autant que l'on puisse voir sur les images,
13:08mais comme effectivement ça a été présenté au ralenti
13:12et avec un découpage très précis,
13:15la victime est désarmée bien avant,
13:19enfin plusieurs secondes avant que les coups de feu retentissent.
13:23et ce n'est pas la personne qui le désarme qui lui tire dessus,
13:26c'est un autre agent de l'immigration
13:28qui, semble-t-il, un ou deux tireurs
13:32qui ont ouvert le feu sur Alex Préti.
13:36Mais la réalité quand même,
13:37juste pour dire un mot sur l'émotion que ça suscite,
13:41alors effectivement le contexte a été rappelé,
13:43et c'est vrai que Minneapolis et cet État du Minnesota
13:46sont quand même extrêmement emblématiques,
13:49mais emblématiques pour les deux camps, je dirais,
13:50c'est-à-dire qu'à la fois pour les protestataires,
13:53et ça explique aussi leur résilience et leur volonté
13:56malgré les conditions climatiques que l'on sait,
13:59mais aussi dans le camp républicain,
14:02pour dire que, regardez, finalement, on en rajoute,
14:05c'est-à-dire qu'on ne fait pas dans l'excuse,
14:08on ne fait pas dans la demi-mesure,
14:10on dit au fond, celui qui a été abattu par la police,
14:13c'était quelqu'un qui avait des intentions criminelles,
14:16ça va quand même très loin.
14:16Quand on écoute ce que dit Stéphane Miller,
14:18le conseiller à la sécurité intérieure,
14:20c'est quand même d'une violence extraordinaire.
14:23Et puis, un dernier point,
14:25qui est peut-être difficile à comprendre ici, en Europe,
14:27c'est pourquoi Alex Prétis était armé,
14:30alors qu'il participait à une manifestation.
14:32On n'a pas l'habitude, en Europe,
14:34et notamment en France,
14:35d'avoir des manifestants qui sont armés.
14:37Alors, ce qu'il faut dire de manière importante,
14:39c'est qu'il est armé, qu'il a un permis
14:41qui lui permet d'être armé,
14:42et qu'il n'y a rien qui interdise aux personnes
14:44d'aller à des manifestations avec une arme.
14:46Et donc, le fait que s'il est avéré
14:48que les agents se sont emparés de son arme,
14:51ils l'ont fait de manière illégale.
14:52En fait, ils n'ont pas le droit de saisir une arme
14:54qui est détenue légalement par une personne
14:56qui n'en fait pas usage de manière menaçante.
14:58Et ce qu'il faut dire qui est aussi important,
15:00c'est que plusieurs lobbies pro-armes
15:02demandent au gouvernement d'investiguer,
15:04parce que, pour eux,
15:05c'est une menace à la liberté des Américains
15:08et des Américaines de détenir une arme
15:09en vertu du deuxième amendement.
15:11Et ça, c'est vraiment important de rappeler
15:12que les gens qui sont habituellement des soutiens de Trump,
15:15qui sont pro-armes,
15:16considèrent que ce qui s'est passé là
15:18peut menacer la liberté de tous les Américains
15:20à disposer des armes.
15:20Ça ne fait pas non plus l'humanité dans son propre camp.
15:22Absolument.
15:22Non, ce que je voulais ajouter,
15:23c'est qu'effectivement,
15:24on a, pour moi, des développements majeurs
15:26des toutes dernières heures,
15:27et ça complète ce que disait Roquey à l'instant,
15:29c'est qu'on voit des Républicains
15:30commencer à protester.
15:32Je voudrais aussi vous en citer quelques-uns.
15:34Le gouverneur du Vermont,
15:35qui est un républicain,
15:36et qui dit
15:37« Ça suffit, il n'est pas acceptable
15:39que des citoyens américains
15:42soient tués par des agents fédéraux.
15:44Au mieux, il s'agit d'un échec complet.
15:47Au pire,
15:48c'est une intimidation délibérée
15:51qu'il considère donc comme catastrophique.
15:53C'est Phil Scott, le gouverneur du Vermont. »
15:55Et donc, le président américain
15:57devrait les suspendre.
15:58Et la mort des Américains,
16:00telle qu'on la voit à la télévision,
16:03provoque une inquiétude profonde
16:04et des interrogations profondes
16:06sur les tactiques
16:07et la responsabilité du gouvernement fédéral.
16:10Ça, c'est le gouverneur,
16:11toujours républicain,
16:12de l'Oklahoma qui le dit,
16:14qui est également le président
16:15de l'association des gouverneurs.
16:17Même réaction et condamnation
16:20de la part du sénateur de Louisiane,
16:22Bill Cassidy,
16:22qui est quand même assez proche
16:24de Donald Trump.
16:26On peut citer également,
16:27toujours un républicain,
16:28le sénateur de Caroline du Nord
16:30qui s'appelle Tom Tillis.
16:31Alors lui, il a à peu pris ses distances
16:32avec Donald Trump,
16:33notamment sur le Groenland aussi.
16:34Mais enfin, vous voyez,
16:36ces élus qui sont quand même
16:36des élus de poids
16:37et cette liste qui s'allonge
16:39dans le camp républicain
16:41qui commence effectivement
16:43à condamner ce qu'ils ont vu
16:45et surtout,
16:46tous d'une même voix pour le coup,
16:48à dire à Donald Trump,
16:49ça suffit,
16:50il faut que ça s'arrête,
16:51on ne peut plus avoir ces images
16:53de policiers
16:54qui tirent comme ça
16:55sur des gens.
16:56Et il faut comprendre,
16:57pour compléter ce que disait
16:58Rocaillet,
16:59et j'en terminerai là,
16:59qu'on touche à deux points
17:01qui sont sacrés pour les Américains.
17:03Le premier amendement
17:04à la Constitution,
17:05c'est la liberté d'expression,
17:07donc le droit d'aller manifester.
17:08Et ça,
17:09c'est absolument fondamental.
17:10Le deuxième amendement,
17:12c'est le droit
17:12de porter des armes,
17:13alors qui dépend
17:14selon les règles
17:15que fixe chaque État,
17:16mais en l'occurrence,
17:17celui du Minnesota
17:18autorisait le port d'armes.
17:20Mais donc là,
17:21au-delà de l'atrocité
17:23des images,
17:23du fait qu'on tue quelqu'un,
17:25il y a des principes
17:26qui sont vraiment fondamentaux
17:27pour les Américains
17:28qui sont remis en cause.
17:29Oui,
17:30alors on l'a vu,
17:31c'est le choc évidemment
17:32dans le Minnesota.
17:33Est-ce que c'est aussi
17:34le choc dans tous les États-Unis ?
17:36Et je voudrais poser
17:36la question à Axel Meunier.
17:37Bonsoir Axel,
17:38vous êtes notre correspondant
17:40à Washington.
17:41Est-ce que cet événement
17:42finalement trouve une résonance
17:44dans tous les États-Unis ?
17:45Qu'est-ce qu'on en dit
17:46dans la presse américaine
17:47par exemple ?
17:48Oui,
17:50effectivement,
17:51il trouve une énorme résonance,
17:52d'autant plus que vous savez,
17:54il y a plus de la moitié
17:54du pays qui se retrouve,
17:56vous le voyez,
17:57sous une alerte neige,
17:58une tempête hivernale
17:59très forte,
18:00140,
18:00160 millions d'Américains
18:02qui en gros sont chez eux
18:03et qui du coup regardent
18:04les chaînes info
18:05depuis hier.
18:06Il y a aussi le fait
18:07que depuis la mort
18:09de René Gaud,
18:10il y a eu un sondage
18:11qui montrait
18:11que les deux tiers
18:12des Américains
18:13ne comprennent pas
18:14à quoi sert ICE
18:15et ses agents
18:16de l'immigration
18:17et surtout,
18:18ils trouvent
18:19qu'ils vont beaucoup
18:20trop loin
18:20dans leur façon
18:22de gérer l'immigration.
18:24Donald Trump est vraiment
18:25face à un problème
18:25comme le disait Thierry Arnaud,
18:27effectivement,
18:27il y a une levée de boucliers
18:28au sein même
18:29du camp républicain,
18:30il y a des élus
18:33qui désormais réclament
18:34une enquête indépendante
18:36parce qu'ils n'ont pas confiance
18:37dans l'administration actuelle
18:39pour faire la lumière
18:40sur ce qui s'est passé
18:40exactement.
18:42Et ça ne touche pas
18:43seulement l'immigration,
18:44effectivement,
18:44ça touche aussi
18:44le port d'armes,
18:45il y a beaucoup de choses
18:46et en fait,
18:47on a l'impression
18:48qu'on retrouve
18:49la même fragilité
18:50de l'administration
18:51qu'il y a quelques semaines
18:52lorsqu'il s'agissait
18:53de mettre au jour
18:55les documents
18:56de l'affaire Epstein.
18:58Donald Trump
18:58voyait une opposition
19:00au sein du parti républicain
19:03se faire jour,
19:03et bien là,
19:04c'est un petit peu
19:04la même chose.
19:05Et c'est la preuve
19:06qu'à quelques mois
19:07des élections de mi-mandat
19:09qui ne s'annoncent pas terribles
19:10pour l'instant
19:11pour Donald Trump
19:12qui est vraiment très critiqué
19:13sur la scène intérieure
19:14avec une cote de popularité
19:15au plus bas
19:16à seulement 38%.
19:17C'est la preuve
19:18qu'il y a de plus en plus
19:19de fissures au sein
19:20de ce parti républicain
19:21actuellement
19:22et que désormais
19:22les élus n'hésitent plus
19:24à prendre la parole
19:25sur des sujets
19:26qui leur parlent.
19:27C'est sans compter
19:28évidemment les démonstrations,
19:29les manifestations
19:30très très très nombreuses
19:31côté démocrate.
19:33Il y a eu plus
19:33d'une dizaine de villes
19:34hier
19:35des manifestations spontanées
19:37à San Francisco,
19:38à New York,
19:39ici à Washington,
19:40dans des plus petites villes
19:41comme Providence.
19:42Bref,
19:42il y a quelque chose
19:43qui se passe peut-être
19:44et c'était justement
19:45le titre d'un article
19:46de USA Today.
19:48C'est peut-être
19:48le point de bascule
19:50pour l'administration
19:50de Trump
19:51avec la mort
19:53d'Alex Préti.
19:55Merci beaucoup
19:56Axel Monnier
19:56en direct de Washington.
19:58Il emploie des mots forts.
19:59Il parle de point de bascule.
20:01En tout cas,
20:01c'est ce qui est dit
20:02dans la presse
20:03et je pense que
20:03vous voulez me parler
20:04de la déclaration
20:05de Donald Trump
20:05il y a quelques instants.
20:06Allez-y Thierry.
20:08On sent bien
20:08que le sujet
20:09est en train de monter
20:09parce qu'il choisit
20:10de s'exprimer
20:11par un long message
20:12de nouveau
20:13et pour rappeler
20:14effectivement
20:15comme on le voit à l'écran
20:16le gouverneur Walsh,
20:17le maire Frey
20:17et tous les gouverneurs
20:18et maires démocrates
20:19des Etats-Unis
20:19à coopérer formellement
20:20avec l'administration Trump
20:22puisque l'explication
20:23qu'il donne
20:23dans un autre long message
20:24consiste à dire
20:25que partout
20:26cette coopération existe
20:27et comme par hasard
20:28dans les Etats républicains
20:29en particulier
20:29comme le Texas,
20:30la Géorgie,
20:31la Floride,
20:32le Tennessee
20:32ou la Louisiane
20:33a arrêté
20:36150 245 étrangers illégaux
20:39au cours de la dernière année
20:40avec zéro manifestation.
20:42Pourquoi ?
20:43Parce que la police locale
20:44et ICE
20:45coopèrent
20:46et travaillent ensemble.
20:47Donc ils se justifient.
20:48Donc oui
20:49et surtout
20:50il renvoie la balle
20:51dans le camp
20:52de ses adversaires démocrates
20:53en expliquant
20:54que la raison
20:55pour laquelle
20:55on en arrive
20:56à cette situation
20:57de son point de vue
20:58dans l'état du Minnesota
20:59c'est parce que
21:00le gouverneur Walsh
21:01qui était, on le rappelle,
21:02le coalissier de Kamala Harris,
21:03démocrate,
21:04Jason Fry
21:05qui est le maire
21:05de Minneapolis
21:06et donc les responsables
21:07de la police
21:08de Minneapolis
21:08entravent l'action
21:10de cette police védérale
21:12et c'est cette espèce
21:13de bras de fer
21:14qui dégénère
21:15et qui place
21:17ces policiers fédéraux
21:19dans cette situation
21:20qui les ont conduits
21:21à tirer sur cet homme.
21:22Donc voilà le président
21:23qui se défend,
21:24qui se rend compte
21:25que cette affaire
21:27est en train de devenir
21:27un problème pour lui
21:28et donc il recourt
21:30à son moyen de communication
21:31favori
21:32pour dire que
21:32évidemment
21:33on n'attendait pas
21:34autre chose de sa part
21:35il n'y est pour rien
21:36ce sont ses adversaires politiques
21:38qui sont responsables
21:39de cette situation
21:39et l'explication
21:41dit-il
21:41c'est que
21:42la police locale
21:43sous l'autorité
21:45des démocrates
21:46gouverneurs
21:47et maires
21:47refuse de coopérer
21:49avec la police fédérale
21:50et de lui permettre
21:51de faire son travail
21:52c'est-à-dire
21:52d'arrêter
21:53et d'expulser
21:54les immigrants
21:55en situation illégale
21:56Donc finalement
21:56ce soir
21:57il y a quelques instants
21:58Didier Verly
21:58Donald Trump
21:59ne calme pas du tout
22:00le jeu
22:00il persiste et signe
22:01Non mais ce qui est effrayant
22:03vous aurez noté
22:03que dans tous
22:04ces communiqués
22:05dans toutes ces interventions
22:06depuis cette affaire
22:07et déjà depuis
22:08le premier meurtre
22:09de René Good
22:10à aucun moment
22:12à aucun moment
22:15le président des Etats-Unis
22:16n'a appelé
22:16à une enquête
22:17à aucun moment
22:19il n'a utilisé
22:20les mots qu'on entendrait
22:21immédiatement
22:22ici en France
22:23ou en Europe
22:23à savoir
22:24la nécessité
22:25de la vérité
22:25c'est-à-dire que
22:26ce n'est pas le sujet
22:27pour Donald Trump
22:27donc en disant cela
22:29il y a deux effets
22:30et c'est ça
22:30qu'il faut bien comprendre
22:31le premier effet
22:32c'est qu'il accorde
22:33de facto
22:34parce qu'il est
22:35président des Etats-Unis
22:36une impunité
22:37totale
22:37à ses agents
22:38puisqu'ils ne sont pas
22:40ils ne tombent pas
22:41sous le coup de la loi
22:42et sous le coup
22:43d'une enquête
22:43donc ça ne peut que
22:45renforcer
22:45j'allais dire
22:46la chasse à l'homme
22:47qui est menée
22:48par ces gens
22:49par ICE
22:50leur sentiment d'impunité
22:52et le deuxième élément
22:53il faut bien aussi
22:54l'avoir en tête
22:54la volonté
22:55c'est d'instiller la peur
22:56c'est d'instiller la peur
22:58dans le camp d'en face
22:58parce que si vous êtes
23:00un activiste
23:00et il y en a aux Etats-Unis
23:01on le voit avec ces manifestations
23:03il y a des réseaux d'entraide
23:05également aux migrants
23:06vous risquez quoi ?
23:07le message c'est
23:08vous risquez d'être tué
23:10ni plus ni moins
23:11donc on est face
23:12à un président des Etats-Unis
23:13qui justifie
23:14comme l'a fait
23:15la ministre de l'Intérieur
23:16Christine Noem
23:17le permis de tuer
23:19donné à des agents fédéraux
23:21alors qu'on est dans
23:21un état de droit
23:22et que le premier réflexe
23:24devrait être
23:25d'exiger une enquête
23:26ce qu'il ne fait pas
23:27donc là ça leur donne raison
23:28donc on peut imaginer
23:29que ça va continuer
23:31ça va même plus loin
23:32parce qu'en fait
23:32que ce soit pour René Goud
23:33ou pour
23:33Alex Préti
23:35il les a accusés
23:37de terrorisme intérieur
23:39c'est-à-dire que
23:39sans enquête
23:41en fait
23:41on les a
23:42accordés
23:42enfin on les a
23:43affublés
23:44dans la belle
23:44qui laisse entendre
23:45en fait qu'ils sont hostiles
23:46à leurs propres institutions
23:47et que ce qui s'est passé
23:48finalement
23:48était justifié
23:49par leur comportement
23:50alors même que l'enquête
23:51n'a pas donné de résultat
23:52et il faut rappeler
23:54que là effectivement
23:55ce sont des citoyens américains
23:56qui sont morts
23:57mais que cette police
23:58de l'immigration
23:59traque de manière
24:00très très massive
24:01des personnes
24:02qui sont étrangères
24:03ou présumées étrangères
24:04et que de nombreuses
24:04personnes américaines
24:06alors celles-ci
24:06sont mortes
24:07et sont blanches
24:08mais des personnes
24:08par exemple
24:09natives américaines
24:10ou américaines
24:11par exemple musulmanes
24:12de manière visible
24:12qui portaient des foulards
24:13etc.
24:14ont été contrôlées
24:14ont été détenues
24:15par des services
24:16de l'immigration
24:16sans justification
24:17alors qu'elles n'étaient
24:18ni étrangères
24:19ni dangereuses
24:19donc ce qui est vraiment
24:21inquiétant
24:21c'est que la Maison Blanche
24:22en fait
24:22et l'administration
24:23adoptent ce vocabulaire
24:26qui criminalise
24:27en fait
24:27toutes les personnes
24:28qui sont attaquées
24:29par ICE
24:29et finalement
24:30leur laissent entendre
24:32qu'ils ont tous les droits
24:33parce qu'on va affubler
24:34les personnes
24:35qui sont sur leur chemin
24:36d'un label
24:37qui permettra finalement
24:38de justifier
24:39ce qu'ils leur font.
24:40Bertrand Galichet ?
24:41La réaction
24:42de l'administration Trump
24:43au fond
24:43elle est extrêmement clivante
24:45et elle est destinée
24:46justement
24:47à cliver
24:47et à séparer
24:49les deux camps
24:49de façon extrêmement claire
24:51je crois que ça fait partie
24:52d'une stratégie
24:53ça n'est pas du tout
24:54un hasard
24:55pour autant
24:56il ne faut pas
24:56surinterpréter
24:58les réactions
24:58même dans le camp républicain
25:00auquel on a fait allusion
25:01tout à l'heure
25:02c'est vrai
25:02elles existent
25:04et c'est vrai
25:04qu'il y a un questionnement
25:05chez certains républicains
25:07mais malgré tout
25:08il y a quand même
25:09une base de soutien
25:10à Donald Trump
25:12et je crois
25:12qu'il ne faut pas faire
25:13du wishful thinking
25:14et penser
25:14que l'administration Trump
25:17est au bout de sa vie
25:18et que les élections
25:19de mi-mandat
25:20se traduiront
25:21nécessairement
25:22par un désastre
25:23pour Trump
25:23et pour ses amis.
25:24Pour vous
25:25ça ne fragilise pas
25:26Donald Trump ?
25:26Alors ça
25:26en tout cas
25:27ce qui est certain
25:28c'est qu'il va savoir
25:29l'utiliser
25:29il commence déjà
25:30à utiliser ça
25:32de façon
25:32tout à fait
25:33inattendue
25:34pour nous
25:35dans nos esprits
25:36d'européens
25:36où effectivement
25:37on aurait plutôt tendance
25:38à essayer de calmer le jeu
25:40à demander une enquête
25:41etc.
25:41avant de se prononcer
25:42là c'est pas le cas du tout
25:44il incrimine
25:45mais le paradoxe aussi
25:46dans cette affaire
25:47c'est que finalement
25:48on a évoqué tout à l'heure
25:49les résultats
25:50de l'administration Obama
25:51sur les expulsions
25:55ceux de l'administration Biden
25:57d'ailleurs
25:58qui était aussi
25:59assez éloquent
26:01la grande réussite
26:04entre guillemets
26:04du point de vue de Trump
26:06sur la question
26:07de l'immigration
26:07c'est pas tellement
26:08les expulsions
26:09c'est le verrouillage
26:10des frontières
26:11au niveau de la frontière
26:12du Mexique
26:12plus rien ne passe
26:13ou quasiment plus rien
26:14et au niveau des arrivées
26:16notamment des Caraïbes
26:17là aussi
26:18il y a énormément de choses
26:19qui sont bloquées
26:20en revanche
26:21pour les expulsions
26:22les chiffres
26:23ne sont pas spectaculaires
26:24du côté
26:24de ce qu'a réalisé Trump
26:26N'oublions pas
26:28quand même de rappeler
26:29très rapidement
26:29N'oublions pas de rappeler
26:30que les deux personnes
26:31qui ont été tuées
26:32étaient des citoyens
26:33américains
26:34c'était pas des migrants
26:35illégaux
26:36c'est quand même
26:37très important
26:38de le redire
26:38c'est à dire que
26:39cette traque
26:40aux migrants illégaux
26:41ils ont pris la défense
26:41à priori
26:42aux personnes
26:43qui étaient en train
26:43si vous réclamez
26:45juste
26:46si vous venez au secours
26:47de personnes
26:48qui sont tombées
26:49c'est ce que Thierry
26:49a expliqué tout à l'heure
26:51ou si vous aidez
26:52à un moment donné
26:53un migrant
26:54ne serait-ce qu'à connaître
26:55ses droits
26:56si vous l'informez
26:57de ses droits
26:57devant cette police
26:58vous risquez d'être tué
26:59il faut se rendre compte
27:00de ce que c'est
27:00et donc je le répète
27:01de la peur
27:02que ça vise à instiller
27:03dans la population
27:05mais aussi
27:06dans les forces
27:06de police locale
27:07parce que
27:08les forces de police locale
27:09elles sont constamment
27:10au contact
27:11de cette population
27:12et donc je pense que
27:14je pense que c'est
27:14une question
Commentaires