[#Reportage] FDS : Me Nzigou pose les lignes rouges de son soutien au régime
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00:00Bonjour exécutif, chers représentants provinciaux, chères militantes, chers militants, chers camarades, mesdames et messieurs.
00:10En ce début d'année, je veux parler avec vérité, respect et fraternité militante.
00:17Car l'époque que nous traversons exige autre chose que des formules convenues.
00:21Elle exige de la lucidité, du courage moral et une fidélité sans faille à nos principes.
00:26Le Front démocratique socialiste est certes un jeune parti, il n'a pas encore un an.
00:33Mais ne nous y trompons pas, nos convictions, elles, ne sont pas nouvelles.
00:39Pour beaucoup d'entre nous, le combat contre le PDG en tant que système, et non comme simple étiquette, est consubstantiel à notre engagement politique.
00:49Nous avons connu l'arbitraire, l'injustice, la confiscation du pouvoir, le mépris du peuple.
00:58Nous avons vu des vies brisées, des carrières détuites, des consciences achetées et trop souvent le silence complice érigé en méthode de gouvernement.
01:07Nos valeurs socialistes sont nées de cette histoire.
01:12Le socialisme que nous portons n'est pas un slogan.
01:15C'est la primauté de l'humain sur l'argent, de la justice sociale sur les privilèges, de la solidarité sur l'individualisme, de la dignité sur la peur.
01:25C'est la conviction profonde que nul ne doit être laissé au bord du chemin, que l'État doit protéger les plus faibles, que le travail doit libérer et non aliéner, que l'école doit élever et non trier socialement.
01:40Puis est venu le 30 août 2023, le coup d'État.
01:46Soyons honnêtes entre nous, ce jour-là, le peuple gabonais a adhéré massivement à l'intervention du CTRI.
01:53Et pour celles et ceux d'entre nous qui luttaient depuis des décennies contre le système Bongo-PDG, cela a été vécu comme une bénédiction historique.
02:05Non pas une fin en soi, mais une rupture, une respiration, une possibilité enfin ouverte.
02:14C'est donc naturellement et sans calcul ni opportunisme que les militants du FDS ont adhéré à cette transition.
02:20Parce que nous pensions, et pensons encore, que le départ du système était une condition nécessaire pour reconstruire le pays.
02:30Mais adhérer ne signifie pas renoncer à penser.
02:35Soutenir ne signifie pas se taire.
02:37Espérer ne signifie pas s'aveugler.
02:39Ce que nous avions rejeté, c'était un système fondé sur l'impunité, la violence politique, l'exclusion, la confiscation des richesses et la négation de la parole citoyenne.
02:53Ce vers quoi la transition devait nous conduire, c'était une société plus juste, plus humaine, plus respectueuse des droits, des libertés et des combats passés.
03:02Or, force est de constater que le choix a été fait de mêler à la transition ceux-là même qui ont conçu, accompagné ou justifié la destruction du pays.
03:13Et nous le disons avec gravité.
03:15Il est difficile de construire le monde d'après avec les consciences du monde d'avant.
03:19Ce mélange produit un effet pervers.
03:24Des opposants historiques sont parfois écartés, marginalisés, parfois même humiliés, tandis que des tortionnaires d'hier, silencieux face aux massacres, aux emprisonnements, aux violations des droits, retrouvent visibilité et influence.
03:39Ce constat n'est pas une rupture.
03:42C'est un appel à la cohérence.
03:44C'est pourquoi je vous invite, camarades, à rester droits.
03:48Droits dans nos valeurs, celles qui fondent le Fonds démocratique socialiste et qui ne se négocient pas au gré des circonstances.
03:56Droits dans la dignité humaine qui impose que nul ne soit humilié, torturé, arbitrairement arrêté ou renu au silence pour ses idées.
04:03Droits dans la justice sociale qui exige une répartition équitable des richesses, la protection des plus vulnérables, l'accès effectif de tous à la santé,
04:13à l'éducation, au logement et au travail décent.
04:17Droits dans la solidarité qui refuse l'abandon des travailleurs, des enseignants, des jeunes, des retraités et de toutes celles et ceux que le système a relégués à la marge.
04:29Droits dans nos principes, ceux qui structurent toute société démocratique digne de ce nom.
04:34Droits dans le respect des libertés fondamentales, notamment la liberté d'expression, d'opinion, d'association et de manifestation.
04:42Droits dans le respect de l'état de droit qui suppose des institutions fortes, indépendantes, une justice impartiale et la fin de l'impunité.
04:51Droits dans le principe de responsabilité politique selon lequel nul ne peut prétendre gouverner sans rendre des comptes passés comme prison.
05:00Droits dans le refus absolu de l'arbitraire, de la violence d'État et des méthodes qui rappellent des heures sombres que notre peuple a trop longtemps subi.
05:13Droits dans notre fidélité au peuple, enfin, car c'est lui et lui seul qui donne sens à notre engagement.
05:20Fidélité à ces souffrances que nous ne devons ni minimiser, ni instrumentaliser.
05:27Fidélité à ces luttes menées parfois au prix du sang, de la prison, de l'exil ou du silence forcé.
05:34Fidélité à ces espérances qui ne demandent ni miracles, ni slogans, mais des actes concrets, cohérents et courageux.
05:41Rester droit camarade, c'est refuser la facilité, la compromission et l'oubli.
05:48C'est préférer l'exigence morale au confort politique.
05:51C'est assumer d'être parfois seul, mais toujours du bon côté de l'histoire.
05:56Notre ligne est claire.
06:00Vigilance et objectivité doivent être notre leitmotiv.
06:03Le FDS ne regrette aucun de ses choix à ce jour, car il a toujours choisi le camp du peuple,
06:10dans le respect mais aussi dans la fermeté que commande l'histoire.
06:14Le congrès à venir sera un moment décisif de notre histoire collective.
06:20Il ne sera pas l'affaire de quelques-uns, mais l'expression souveraine de l'ensemble des militantes et des militants du FDS.
06:27C'est pourquoi je vous appelle à vous mobiliser, à vous organiser, à vous multiplier et à vous inscrire massivement au prochain congrès.
06:36Parce que la voie que nous choisirons doit être celle du plus grand nombre, celle qui émane du terrain, celle qui porte la voie réelle du peuple.
06:45Ce congrès dira avec clarté qui nous sommes, d'où nous venons et où nous voulons aller et avec qui nous devons le faire.
06:54Il fixera de manière démocratique et assumée la trajectoire politique du parti, nos priorités, nos méthodes et nos lignes rouges.
07:04En y participant pleinement, vous affirmerez que le FDS n'est pas un parti de sommet, mais un parti de base, un parti vivant, un parti populaire et fidèle à ses engagements.
07:13C'est ensemble, conscients et déterminés, que nous continuerons le combat sans compromission, sans renoncement et sans confiscation de la parole militante.
07:24Depuis la création de notre parti, et plus encore après les élections législatives et locales, de nombreux faits de société ont profondément ému l'opinion nationale.
07:37À chaque crise, à chaque tension, à chaque injustice perçue, certains s'interrogent, parfois avec impatience, pourquoi le FDS ne prend-il pas systématiquement la parole sous la place publique ?
07:49D'autres plus nostalgiques se souviennent d'une époque où nous déclinions nos positions haut et fort, sans filtre ni détour.
07:58Je veux le dire avec clarté et responsabilité, nous ne sommes plus aujourd'hui dans la même posture qu'hier.
08:05Hier, nous faisions face à un mur, un mur de silence, de mépris, de confiscation de la parole politique.
08:13Parler publiquement, frontalement était alors la seule voie possible pour exister, résister et dénoncer.
08:22Aujourd'hui, le contexte a changé.
08:25Là où il y avait un mur, il y a désormais une oreille.
08:28Une oreille à laquelle nous pouvons faire remonter nos analyses, nos propositions, nos alertes, sans nous trahir, sans renoncer à nos valeurs, sans jouer un rôle qui n'est plus le nôtre.
08:38Parfois cela fonctionne, parfois cela ne suffit pas, et dans ces moments-là, oui, nous saurons reprendre la parole publique avec force et responsabilité.
08:50Mais chacun d'entre nous doit comprendre qu'une chose essentielle, les paradigmes ont changé.
08:56Notre engagement n'a pas faibli, il s'est transformé.
08:59Notre exigence demeure intacte, nos méthodes se sont adaptées.
09:03C'est à la lumière de cette responsabilité nouvelle que je veux maintenant dire un mot essentiel, profond, presque intime, sur l'éducation,
09:14qui demeure le cœur battant de notre engagement socialiste.
09:17Car il n'y a pas de justice sociale sans une école forte, accessible à tous, émancipatrice, capable de briser les déterminismes sociaux et de refuser que la naissance, le quartier ou le revenu des parents décident à la place du mérite et du travail.
09:34Il n'y a pas de démocratie sans des enseignants respectés, reconnus dans leurs savoirs, protégés dans leurs missions, sécurisés dans leurs droits.
09:44L'enseignant n'est pas un simple exécutant administratif.
09:47Il est un passeur de conscience, un bâtisseur de citoyenneté, un rempart contre l'ignorance et la manipulation.
09:54Il n'y a pas de progrès sans un syndicalisme libre, autonome et combatif.
09:59Car les droits sociaux n'ont jamais été concédés spontanément.
10:03Ils ont été conquis, arrachés par l'organisation collective, par la solidarité, par le courage de celles et ceux qui ont osé dire non.
10:11Le syndicalisme est une école de démocratie, un contre-pouvoir légitime, un instrument de justice sociale et non un ennemi d'État.
10:19C'est pourquoi au Fonds démocratique socialiste, nous affirmons avec force que défendre l'école, défendre les enseignants et défendre les syndicats,
10:30ce n'est pas défendre des intérêts corporatistes.
10:32C'est défendre l'avenir du peuple.
10:34C'est défendre la dignité du travail.
10:36C'est défendre la République sociale que nous voulons bâtir.
10:39La gestion actuelle de la grève de l'éducation nationale est en ligne de nos valeurs.
10:46Diviser pour mieux affaiblir, opposer pour mieux nier les droits, c'est une méthode que nous connaissons trop bien.
10:53Nous appelons le président Oli Guingema à être en première ligne sur cette question,
10:58car ceux qui ont admis la destruction de l'école ne peuvent aujourd'hui prétendre incarner la promotion de l'enseignement.
11:04Nous dénonçons avec la plus grande fermeté l'arrestation des syndicalistes,
11:11car arrêter un syndicaliste, ce n'est jamais un simple acte administratif ou sécuritaire.
11:17C'est une atteinte directe à la liberté, une blessure infligée aux droits d'organisation,
11:21un signal inquiétant envoyé à toutes celles et ceux qui défendent les travailleurs.
11:26Nous exprimons ici, sans ambiguïté et sans calcul, notre soutien total et indéfectible aux camarades injustement privés de liberté.
11:38Nous exigeons leur libération inconditionnelle,
11:41parce que nul ne peut être emprisonné pour avoir exercé un droit fondamental reconnu par la Constitution,
11:46par les conventions internationales du travail et par l'histoire même de nos luttes sociales.
11:50Et nous tenons à rappeler, avec un brin de pédagogie, puisqu'il semble que cela soit nécessaire,
11:58une vérité élémentaire, on peut être retraités et rester syndicalistes.
12:04On peut être retraités et rester syndicalistes.
12:07Le syndicalisme n'est ni un emploi, ni une fonction administrative, ni un privilège conditionné à une fiche de paix.
12:14C'est un engagement, une conscience, une mémoire vivante des luttes sociales.
12:18Prétendre qu'un retraité ne pourrait ni prendre la parole dans une assemblée syndicale, ni manifester,
12:24c'est nier l'histoire même du mouvement ouvrier, c'est mépriser la liberté fondamentale.
12:29Et ça révèle une conception étrangement sélective de la démocratie,
12:34surtout venant de ceux qui, hier encore, se sont longtemps accommodés du silence imposé au peuple.
12:40Les droits syndicaux n'ont pas de péremption.
12:44Ils ne s'éteignent ni avec l'âge, ni avec la retraite.
12:47Et le FDSS restera toujours du côté de celles et ceux qui parlent, quand d'autres préfèrent faire taire.
12:54Des hommes comme Marcel Libama ou Simondan Edzo n'ont pas découvert la lutte sociale au moment de leur retraite.
13:01Leur combat précède largement leur sortie de l'administration.
13:04Il est antérieur au régime, antérieur au ministre, antérieur au mode politique, antérieur à la restauration.
13:14Ils ont été de ceux qui ont parlé quand d'autres se taisaient, de ceux qui ont résisté quand d'autres profitaient,
13:21de ceux qui ont payé le prix de leur courage bien avant que la transition n'existe.
13:27Reprimer aujourd'hui ces voix, c'est tenter d'effacer l'histoire.
13:31C'est vouloir faire croire que la justice sociale a eu d'acte de péremption.
13:35Nous refusons cette logique.
13:37Car le combat pour la dignité, pour l'école, pour les droits des travailleurs n'a pas d'âge.
13:41Et il ne prend pas fin avec une carrière administrative.
13:45Mais notre responsabilité politique ne s'arrête pas aux libertés publiques et aux droits fondamentaux.
13:51Elle s'étend aussi et peut-être d'abord à la question économique.
13:54Parce que c'est elle qui façonne concrètement la vie quotidienne du peuple.
13:58Car pendant que les débats institutionnels occupent l'espace public,
14:03les Gabonaises et les Gabonais, eux, font face à une réalité implacable.
14:07La hausse des prix, l'augmentation des loyers, l'alloubissement des factures
14:11et une pression fiscale qui grignote chaque jour un peu plus leur pouvoir d'achat.
14:15A cet égard, le projet de loi de finances de 2026 appelle de notre part une vigilance extrême.
14:25Derrière les équilibres macroéconomiques affichés et les discours de rationalisation budgétaire,
14:29une vérité s'impose.
14:31L'ajustement économique envisagé repose très largement sur les ménages.
14:36Nous sommes face à un véritable effet ciseau.
14:38On taxe davantage tout en supprimant les mécanismes de solidarité.
14:42Le premier choc sera celui des prix.
14:45Alimenté par la suppression de subventions essentielles
14:48et par une hausse programmée du coût du logement.
14:52La disparition totale de la subvention de 2 milliards sur la Farid
14:56n'est pas un détail technique.
14:58Elle menace directement le prix du pain,
15:01produit de base par excellence,
15:02symbole même de la survie quotidienne des familles populaires.
15:05Toucher au pain, ce n'est jamais anodin.
15:09C'est toucher à la stabilité sociale.
15:12Dans le même temps, la contribution foncière unique, CFU,
15:17sur le logement grimpe jusqu'à 15%,
15:19alors même que la TSIL et la taxe forfaitaire d'habitation déjà contestée
15:24demeurent en vigueur.
15:27Il faut être clair,
15:28cette hausse sera inévitablement répercutée sur les loyers.
15:32Les propriétaires ne l'absorberont pas,
15:36ce sont les locataires qui paieront
15:37et ce cumul de taxes constitue un doublon fiscal injustifiable.
15:42Il est injustifiable économiquement inefficace et socialement explosif
15:46et il doit être purement et simplement annulé.
15:51A cette pression sur le logement s'ajoute une fiscalité accrue
15:54sur les biens essentiels.
15:56L'électricité subira une hausse de 9%
15:59à travers une contribution dite pour l'amélioration du cadre de vie.
16:05Hors compteur social, une taxe de plus sur un service vital
16:08dans un pays où l'accès stable à l'énergie reste un défi majeur.
16:12La TVA est doublée,
16:16passant de 5% à 10%
16:17sur les produits stratégiques,
16:19le ciment et le fer à béton,
16:21renchérissant encore l'accès au logement,
16:23l'eau minérale produite localement,
16:25la lessive produite de première nécessité
16:28et même des ordinateurs dans un pays
16:29qui ambitionne de faire de la digitalisation
16:31un levier de développement.
16:34On proclame la modernité,
16:36mais on taxe les outils du quotidien et de l'avenir.
16:38Plus préoccupant encore,
16:42plusieurs dispositifs de solidarité sociale
16:44disparaissent totalement du budget.
16:47La gratuité des transports publics
16:50qui bénéficiaient de 3 milliards 57
16:52est ramenée à zéro.
16:55Les aides directes aux familles dotées d'un milliard 15
16:57sont elles aussi supprimées.
17:00Autrement dit, les filets sociaux
17:01sont retirés au moment même où
17:04le coût de la vie explose.
17:06Même les nouvelles taxes environnementales
17:09sur les emballages plastiques
17:11et les lubrifiants aux peintures,
17:14si elles peuvent poursuivre un objectif légitime,
17:16seront immédiatement répercutées
17:18sur les prix finaux,
17:20faute de mesures d'accompagnement.
17:21Là encore, ce sera le citoyen ordinaire
17:23qui paiera.
17:26Le chiffre doit être dit avec clarté.
17:29L'État gabonais prévoit pour 2026
17:31un besoin de financement record
17:33de 2033 milliards de francs CFA.
17:37Et dans la trajectoire actuelle,
17:38ce sont les ménages qui supporteront
17:40l'essentiel de cet ajustement.
17:42Notamment à travers une hausse massive des loyers
17:45pouvant atteindre 15% du fait de la CFU
17:48qui s'ajoute à des taxes
17:51déjà existantes et contestées.
17:52Pour le Fonds démocratique socialiste,
17:55la question est profondément politique.
17:58Peut-on prétendre refonder la République
18:00en demandant toujours un peu plus
18:02à un peuple déjà éprouvé
18:04sans remettre en cause
18:05les choix structurels,
18:06les doublants fiscaux
18:07et les rentes et les injustices ?
18:10Nous le disons avec responsabilité.
18:12Oui à l'assainissement des finances publiques,
18:15mais non à l'asphyxie sociale.
18:17Oui à la rigueur budgétaire,
18:19mais non à une rigueur
18:19qui frappe toujours les mêmes.
18:22Une nouvelle République digne de ce nom
18:23ne peut pas commencer par faire payer
18:25le changement à ceux qui ont déjà tout payé.
18:27C'est aussi cela, être socialiste.
18:30Placer l'économie au service de l'humain
18:32et non sacrifier l'humain
18:34sous l'autel des équilibres comptables.
18:36Enfin, camarades,
18:38nous ne pouvons ni détourner le regard
18:41ni garder le silence
18:42face aux retours insidieux
18:44de discours que l'on croyait
18:46relégués aux heures les plus sombres
18:48de notre histoire politique.
18:50Ce qui appelle au rétablissement
18:52de la peine de mort.
18:54Ces discours ne surgissent pas par hasard.
18:57Ils portent l'empreinte
18:58de ceux qui, hier encore,
19:00furent les pédégiistes
19:01zélés de l'ancien système.
19:03Les profondeurs obstinées
19:04de l'état de droit
19:05et qui trouvent aujourd'hui
19:07refuge parfois
19:08confrontablement installé
19:09dans les arcanes de l'UDB
19:11et de ce qu'on appelle
19:11la Vème République.
19:13Quand les vieilles recettes
19:15autoritaires refont surface,
19:17ce n'est jamais au nom du peuple,
19:19mais toujours pour masquer
19:20l'échec de la pensée politique
19:22et l'incapacité
19:23à reformer en profondeur.
19:24A ceux qui,
19:28sous couvert d'émotions légitimes
19:29face à des faits divers,
19:30tragiques,
19:32proposent de renoncer
19:33à l'humanité de notre société,
19:35nous disons avec force
19:36non.
19:37La douleur collective
19:38ne saurait servir de prétexte
19:40à la barbarie institutionnelle.
19:42La peur ne doit jamais
19:44dicter la loi
19:44et la justice ne peut être réduite
19:47à un acte de vengeance légalisé.
19:49La peine de mort
19:52n'est pas une réponse.
19:54Elle est une régression morale,
19:56une négation absolue
19:57de la dignité humaine
19:58et une illusion dangereuse
20:00de fermeté.
20:02Elle n'a jamais protégé
20:03durablement les peuples,
20:05elle n'a jamais réparé
20:06les injustices,
20:06elle n'a jamais conçu
20:07une société plus sûre
20:08ou plus juste.
20:11Les épreuves que traverse
20:12notre pays,
20:14aussi graves soient-elles,
20:15trouveront leurs solutions
20:17ailleurs,
20:17dans le renforcement
20:19des libertés publiques,
20:21dans l'indépendance réelle
20:22de la justice,
20:23dans une justice
20:24qui enquête,
20:25juge et sanctionne
20:26avec rigueur,
20:27mais sans renoncer
20:28à l'humanité.
20:31Là seulement peuvent
20:31commencer les véritables réponses,
20:33là seulement peut s'exquisser
20:35un avenir
20:36qui rompe définitivement
20:37avec les réplexes
20:38autoritaires du passé.
20:41Pour les militants du FTS,
20:43il n'y a aucune ambiguïté.
20:45Le progrès ne se construit
20:46pas par le sang versé
20:47au nom de l'État,
20:49mais par le droit,
20:50la justice
20:51et la dignité reconnues
20:52à chaque être humain.
20:54Mais notre lucidité
20:56ne doit jamais
20:57se mûler en cynisme,
21:00ni notre exigence
21:01en renoncement
21:02à l'intelligence politique.
21:05Nous savons distinguer
21:06l'essentiel de l'accessoire,
21:08l'accident de l'organisation,
21:10la crise d'un système ancien,
21:13de l'effort imparfait
21:14d'une société en reconstruction.
21:16Nous ne confondrons jamais
21:18une nation qui cherche
21:19son souffle
21:20avec ses tensions,
21:21ses hésitations
21:22et ses contradictions,
21:23avec la monstériorité méthodique
21:25et organisée
21:26du régime Bongo-PDG
21:27qui avait fait
21:28de l'injustice une norme,
21:30de l'arbitré
21:31un mot de gouvernement
21:32et de la violence institutionnelle
21:33un outil de conservation
21:35du pouvoir.
21:37Nous refusons
21:37les comparaisons faciles,
21:40car elles servent souvent
21:41à masquer l'absence d'analyse.
21:43Nous refusons
21:44les amalgames,
21:45car ils effacent
21:45les responsabilités réelles
21:47et brouillent
21:47la mémoire collective.
21:49Nous refusons
21:50les comparaisons paresseuses
21:52qui servent
21:52à réhabiliter
21:53les bourreaux d'hier
21:54sous les habits
21:55de l'ordre nouveau.
21:58Et nous le disons
21:59avec gravité,
22:01parmi ceux qui aujourd'hui
22:02ne veulent rien entendre,
22:04ne veulent rien concéder,
22:06ne veulent rien tolérer,
22:08nombreux sont ceux
22:09qui ont servi,
22:09défendu ou accompagné
22:11le système
22:11Bongo-PDG.
22:13Ce système
22:13qui a méthodé
22:14comment détruire
22:15notre État,
22:16appauvrir notre peuple
22:17et laisser derrière lui
22:18les balaves profondes
22:19dans la chair de la nation.
22:22Beaucoup de ceux
22:23qui crient aujourd'hui
22:24à la fermeté absolue
22:25se sont tués hier
22:28quand notre pays se mourait.
22:31Ils ne disaient rien
22:32lorsque les droits
22:33étaient bafoués.
22:34Ils ne disaient rien
22:35lorsque les citoyens
22:36étaient emprisonniers,
22:37humiliés et violentés.
22:38qui ne disaient rien
22:39lorsque la République
22:40était vidée
22:40de son sens.
22:44Leur silence d'hier
22:45interdit
22:46leur brutalité morale
22:47d'aujourd'hui.
22:49Notre combat
22:49n'est pas celui
22:50de l'amnésie sélective
22:51ni de la posture
22:52d'opportunistes.
22:53Il est celui
22:54de la mémoire lucide,
22:56de la responsabilité politique
22:57et de la fidélité
22:58aux valeurs.
23:01Nous avançons
23:02sans naïveté
23:03mais sans haine,
23:05avec fermeté
23:05mais sans renier
23:06notre humanité,
23:08avec détermination
23:09mais toujours
23:10au service
23:10du peuple
23:10et de la justice.
23:12Chers militants
23:13du FDS,
23:16l'avenir
23:16ne se subit pas.
23:18L'avenir
23:19se conquiert,
23:20elle se construit
23:21et s'assume.
23:25Il ne se construira
23:26ni avec la facilité,
23:29ni avec la peur,
23:30ni avec l'opportunisme.
23:32Il se construira
23:33avec des femmes
23:34et des hommes debout,
23:35non pas parce qu'ils crient
23:36plus fort que les autres
23:37mais parce qu'ils savent
23:38pourquoi ils se battent
23:39et pour qui ils se battent.
23:42Être militant du FDS,
23:43ce n'est pas chercher
23:44une place,
23:46ce n'est pas attendre
23:47une nomination,
23:48ce n'est pas épouser
23:49le ventre dominant
23:51du moment.
23:52Être militant du FDS,
23:54c'est faire le choix
23:55exigeant de la cohérence,
23:57c'est refuser de trahir
23:58aujourd'hui
23:58ce que l'on dénonçait hier,
24:01c'est refuser de se taire
24:01aujourd'hui
24:02qu'on criait justice hier,
24:04c'est refuser
24:05d'endosser demain
24:05les méthodes
24:06de ceux que nous avons combattus.
24:08Le militant du FDS
24:10est conscient,
24:11conscient de l'histoire
24:12de ce pays,
24:14conscient des ravages
24:15du système
24:15dont le PDG,
24:16conscient que l'autoritarisme,
24:18même repeint
24:18aux couleurs du changement,
24:20reste un poison
24:21pour la République.
24:22Le militant du FDS
24:24est organisé
24:25parce que
24:26la colère sans organisation
24:27mène au chaos
24:28et le chaos profite toujours
24:30aux ennemis du peuple.
24:31Il se forme,
24:33il débat,
24:33il argumente,
24:34il transmet,
24:35il paie ses cotisations,
24:36il ne confond pas
24:37radicalité et brutalité,
24:40il ne confond pas
24:41fermeté et inhumanité.
24:43Le militant du FDS
24:44est fidèle
24:45à des valeurs
24:46non négociables,
24:48des valeurs
24:48de dignité humaine,
24:50de justice indépendante,
24:51de liberté syndicale,
24:53de solidarité sociale,
24:54du respect absolu
24:55de la personne.
24:57Il sait que l'on ne bâtit
24:58pas une République nouvelle
24:59avec les réflexes
25:00de la dictature ancienne,
25:01il sait que l'on ne soigne
25:03pas les blessures
25:03d'un peuple en lui parlant
25:05à ses instincts
25:05les plus sombres.
25:07Il sait que le pouvoir
25:08n'a de sens
25:08que s'il sert,
25:10s'il protège,
25:11s'il élève.
25:13C'est précisément pour cela
25:14que demain,
25:15aucun militant du FDS
25:16ne devra être confondu
25:17avec ceux qui ont servi
25:19l'oppression hier
25:20et qui réclament
25:22la répression aujourd'hui.
25:24Aucun militant du FDS
25:25ne devra être confondu
25:26avec ceux qui se découvrent
25:28une morale
25:29quand le rapport
25:30de force change.
25:32Aucun militant du FDS
25:33ne devra être confondu
25:34avec les marchands
25:35de peur,
25:36de haine
25:36ou de nostalgie
25:37autoritaire.
25:39Nous sommes
25:40d'une autre trompe,
25:41nous sommes
25:41d'une autre école,
25:43nous sommes
25:43d'un autre projet
25:44de société.
25:45Et c'est cette exigence,
25:47cette droiture,
25:47cette fidélité au peuple
25:48qui feront du FDS
25:50non seulement un parti,
25:52mais une référence morale
25:53et politique
25:54dans le Gabon
25:54qui vient.
25:56Que cette nouvelle année
25:58soit celle
25:58de la maturité politique,
26:00de la combativité raisonnée
26:02et de l'espérance concrète.
26:04Que chaque militant
26:05trouve la force
26:07de rester droit
26:07dans ses convictions,
26:08claire dans ses choix
26:09et fidèle au peuple.
26:11Que nos actions
26:12soient guidées
26:12par l'intelligence du cœur
26:14et la fermeté
26:15de nos principes.
26:16Le FDS est prêt,
26:18prêt à rélever les défis,
26:20prêt à défendre
26:20les droits du peuple,
26:21prêt à faire entendre
26:22la voix de la justice sociale.
26:24Avec courage,
26:25avec discipline,
26:26avec audace,
26:27nous avancerons
26:28sans jamais renier
26:29nos valeurs.
26:30Nous continuons
26:31à bâtir,
26:32à éduquer,
26:32à éveiller les consciences
26:34et à transformer
26:35les espérances
26:35en réalité.
26:37Et l'histoire,
26:38elle,
26:38n'est pas terminée.
26:40Elle se crie
26:40chaque jour
26:41par nos engagements,
26:42nos luttes
26:43et nos victoires.
26:47Que 2026
26:47soit pour chacune
26:49et chacun de vous
26:50une année de réussite,
26:51de solidarité
26:52et de renouvellement
26:53du courage militant.
26:55À vous,
26:55militantes et militants
26:56du FDS,
26:57mes vœux les plus ardents
26:58pour une année d'action
26:59et de triomphe
27:01sur l'injustice.
27:02Bonne année,
27:02militantes,
27:02à toutes et à tous.
27:03Je vous remercie.
27:04Sous-titrage Société Radio-Canada
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