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  • il y a 4 jours
Alice Cordier, directrice du collectif Némésis, se confie sur la triste réalité de l’insécurité des femmes dans les transports : «Les hommes n’interviennent plus». 

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Transcription
00:00Que beaucoup de mamans, je pense, prennent la parole parce que c'est elles qui donnent la vie.
00:03Et donc, quand on leur enlève leur enfant, je pense qu'il y a un lien extrêmement...
00:07Enfin, il y a quelque chose qui font qu'elles ont besoin aussi peut-être de parler.
00:12La deuxième chose aussi par rapport à ça, c'est que, en fait, moi, je trouve ça vraiment très triste qu'on en soit là
00:17parce qu'on se sent totalement abandonnée, en fait.
00:19Si aujourd'hui, nous, les femmes, on commence à parler, c'est parce qu'on ne se sent plus protégée dans les transports en commun.
00:25Très souvent, quand on fait agresser que vous êtes une jeune femme et des histoires comme ça, il y en a des centaines.
00:30En fait, personne n'intervient.
00:31Ou alors d'autres femmes parce qu'elles, elles savent ce que vous êtes en train de vivre.
00:34Les hommes n'interviennent plus.
00:35Les hommes n'interviennent plus parce qu'il y a une question de peur aussi.
00:38Moi, je comprends.
00:39Il y a énormément maintenant d'hommes d'agresseurs qui ont des couteaux sur eux.
00:42On a tous peur.
00:43Mais nous, les premières, en fait, on a peur.
00:45Et il y a vraiment, véritablement, ce sentiment d'abandon total qui fait qu'on est face à un État.
00:50Normalement, le rôle de l'État, par le biais notamment de la police, il est censé protéger ses citoyens.
00:55Aujourd'hui, on est face à des citoyens et notamment des citoyennes qui utilisent les armes qu'elles ont
00:59pour se protéger.
01:01Alors, il y a des petites armes de catégorie comme, par exemple, petites bombes lacrymogènes, etc.
01:05Et puis, il y a aussi la parole.
01:06Et la parole est une forme d'arme maintenant pour les femmes de pouvoir s'exprimer,
01:09de pouvoir diffuser ce message et qui est un véritable appel à l'aide, en fait.
01:13Alors, actuellement, c'est un appel à l'aide.
01:15C'est-à-dire, stop, on n'en peut plus.
01:17On a peur.
01:17On a peur dans la rue.
01:18On a peur dans les transports en commun, en fait.
01:20Qu'est-ce que vous faites pour nous protéger ?
01:22Combien de femmes violées il faut ?
01:24Et puis, il y a les familles parce que quand on a une femme de 91 ans qui est violée,
01:28il y a elles qui, à 90 ans, pardon, vous vous faites violer.
01:33Beaucoup de femmes en meurent à 90 ans de se faire violer dans ces conditions.
01:36Mais vous imaginez pour la famille la souffrance que c'est ?
01:39Moi, ma grand-mère, si ça lui était arrivé, je deviendrais folle.
01:42Non, mais c'est épouvantable.
01:44C'est inimaginable.
01:44En fait, la souffrance est trop forte.
01:46Donc, il y a un moment, on parle.
01:47La conclusion, Raphaël Sting.
01:48Sous-titrage Société Radio-Canada
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