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  • il y a 56 minutes
À Nice (Alpes-Maritimes), mercredi 21 janvier, une femme née en 2002 a été abattue, alors qu'elle se trouvait au volant de sa voiture avec son bébé âgé de 7 mois, a appris BFMTV de source policière. Malgré l'intervention des secours, la victime n'a pas pu être réanimée, le bébé est lui sain et sauf. Le principal suspect a été retrouvé à Grasse, a appris BFMTV

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00:00Elle s'appelait Lisabeth, elle avait 23 ans, elle a été sauvagement assassinée mercredi dans sa voiture devant son bébé de 7 mois,
00:07tuée par balle en pleine rue à Nice par un homme en scooter qui a tiré à bout portant avant de prendre la fuite.
00:13Et depuis 72 heures, tous les policiers étaient lancés dans une traque sans relâche pour le retrouver.
00:18Le principal suspect vient d'être arrêté. On va tout de suite prendre la direction de Grasse où cet homme a été arrêté pour rejoindre Ève Jeuneau.
00:26« Bonsoir Ève, un homme vient d'être arrêté, qui est-il ? »
00:34Oui, alors l'interpellation a eu lieu dans une résidence dans les hauteurs de Grasse à 30 km à peu près de Nice,
00:42là où le meurtre a eu lieu mercredi soir. Cette résidence se situe dans les hauteurs de Grasse, dans un chemin,
00:52et le suspect aurait été finalement hébergé par deux amis à lui avant que l'un d'entre eux ne le dénonce un peu avant 14h,
01:01un peu avant l'interpellation. Donc c'est le RAID qui l'a interpellé en appui avec la BRI.
01:08Le suspect est désormais en rétention à Nice et c'est un véritable soulagement pour la famille.
01:14Tout à l'heure, j'ai pu m'entretenir avec l'avocate de la famille qui m'a indiqué que c'était un véritable soulagement
01:21pour la famille qui ne dort plus depuis trois jours. Maintenant, la famille va s'atteler à récupérer la petite,
01:29le petit bébé de six mois qui est toujours à l'enval. Également, l'avocate m'a indiqué qu'elle essaierait de faire avancer
01:38les autopsies d'Elisabeth le plus vite possible pour pouvoir organiser une cérémonie rapidement
01:44pour que ses proches puissent faire le deuil.
01:47Merci, Ève Jounot, correspondante à Grasse. Sur ce plateau, Vincent Vantiguem, bonsoir.
01:53Grand reporter, Police Justice, BFM TV. Il se trouve que Elisabeth connaissait l'homme qui a été interpellé,
01:59le principal suspect.
02:01Oui, c'est la piste familiale, intrafamiliale pourrait-on dire, qui est privilégiée par les enquêteurs
02:06pour tenter d'élucider et de comprendre les circonstances de la mort de Elisabeth,
02:09tout simplement parce que cet homme qui a été interpellé cet après-midi,
02:13il faisait partie de l'entourage familial. En fait, Elisabeth avait un compagnon
02:16dont la mère était en couple avec cet homme.
02:20Reste à savoir si ça a un lien avec l'assassinat qui a été perpétré mercredi dernier.
02:25C'est vrai qu'au tout départ, on a imaginé la piste d'un règlement de compte.
02:28Il faut dire que Elisabeth a été abattue alors qu'elle était au volant de sa voiture
02:31avec son bébé à côté d'elle par un homme qui circulait en scooter
02:33et qui a tiré à plus d'une dizaine de reprises sur le véhicule.
02:37Mais la piste familiale, finalement, revient au-dessus de la pile des enquêteurs
02:42tout simplement parce que cet homme qui a été interpellé,
02:44il avait été placé en garde à vue quelques jours auparavant
02:47pour des faits de violence aggravée sur sa compagne,
02:49sur donc la belle-mère du compagnon d'Elisabeth.
02:52Et c'est peut-être l'une des pistes à creuser.
02:54En tout état de cause, ça va être l'une des questions,
02:56si ce n'est la principale question que les enquêteurs vont lui poser
02:59et surtout le juge d'instruction parce que cet homme,
03:01il a été visé par un mandat d'arrêt, il n'a pas été placé en garde à vue
03:04mais en rétention, c'est-à-dire que pendant 24 heures,
03:07il peut être retenu sans qu'on lui pose de questions
03:09avant qu'il ne soit présenté directement au magistrat instructeur
03:12qui procédera du coup à son interrogatoire.
03:15Et la traque a duré pendant 72 heures,
03:1772 heures avant qu'il soit arrêté dans la ville de Grasse.
03:20Écoutez cette voisine qui a pu être interrogée par nos équipes sur place.
03:23J'ai vu un immense, enfin un très gros camion,
03:28ensuite deux autres plus petits, des policiers,
03:31donc un juste devant chez moi.
03:33J'ai vu des gens qui discutaient ensemble
03:35et puis des gens qui habitent dans la résidence en face
03:39qui ne pouvaient pas rentrer chez eux
03:40et qui sont rentrés chez eux après.
03:43On les a laissés après rentrer chez eux.
03:46C'était impressionnant ?
03:47Oui, pour moi oui.
03:49Surtout quand on est seul là, dans la forêt, un peu isolée.
03:52Peut-être parce que justement c'est calme.
03:55Mais comme c'est une voie sans issue, oui c'est étonnant.
03:58Mais la route de Nice est juste en bas.
03:59Et on imagine évidemment cette ville sous le choc,
04:02tout comme l'est Nice.
04:04Le maire de Nice, Christian Estrosi, a pris la parole.
04:07Il salue le travail des enquêteurs menés
04:09sous l'autorité du procureur de la République
04:11ainsi que l'apport déterminant de notre dispositif
04:14de vidéoprotection dès les premières minutes.
04:17Écoutez l'adjoint Omer qui lui aussi
04:20se dit très soulagé.
04:23Hier, nous avons d'abord fait un grand rassemblement.
04:26Nous avons rencontré le papa de cette jeune fille
04:29de 6 mois, 7 mois même, qui est une miraculée.
04:32Et puis nous avons décidé, avec Christian Estrosi,
04:34d'en faire une pupille de la ville de Nice.
04:36C'est-à-dire que jusqu'à sa majorité,
04:38nous l'accompagnerons dans toute sa vie
04:40pour soutenir son papa,
04:42pour soutenir tous ceux qu'il aimait
04:44par rapport à une barbarie.
04:45Encore une fois, cet enfant a eu une chance inouïe
04:47car c'est 10 balles qui ont traversé le véhicule
04:50et les pompiers eux-mêmes n'en revenaient pas
04:52qu'elles soient totalement indemnes.
04:53Ce qui est, dans ce drame,
04:55une lueur magnifique.
04:57Et notre devoir, au nom de la ville de Nice,
04:59c'est de l'accompagner tout au long de sa vie
05:02jusqu'à sa majorité.
05:03Nous sommes en ligne avec Jean-Luc Bracateau,
05:05délégué départemental Alliance Police Alpes-Maritimes.
05:08La traque n'a duré que trois jours.
05:11Tous les policiers étaient mobilisés.
05:12Est-ce que vous pouvez nous dire
05:13comment a eu lieu cette interpellation ?
05:16Eh bien, écoutez, ce que je peux vous dire,
05:18c'est que déjà, un préambus,
05:20c'est que l'Alliance est très, très fière.
05:22J'ai eu beaucoup d'appels de collègues aussi,
05:24de collègues de policiers
05:25qui sont très, très fiers du travail fait
05:26par nos collègues de la police judiciaire,
05:28appuyés par nos collègues de la BRI,
05:31par les opérateurs de la BRI et du RAID,
05:33qui, dès ce matin, se sont mis en place
05:35et ont procédé à mis en place un dispositif
05:39qui a permis, grâce au travail de nos enquêteurs,
05:42de localiser l'auteur présumé.
05:45Et ce fameux dispositif,
05:47cette fois-ci, a été positif.
05:51L'auteur présumé a été interpellé.
05:54Et je vous avoue que c'est un grand soulagement
05:56aussi pour nos policiers,
05:58pour les habitants de Nice et de Grasse aussi.
06:02Et voilà, c'est ça.
06:03Ce qui ressort,
06:04c'est la fierté du travail accompli
06:05par nos collègues de la police judiciaire.
06:07J'ai aussi des collègues primo-intervenants
06:09qui étaient intervenus en premier sur le véhicule
06:12et qui avaient tenté de porter secours à la victime.
06:15Et je vous avoue qu'eux aussi sont soulagés.
06:17Et voilà, le mot fierté,
06:18c'est ce qui ressort le plus aujourd'hui
06:20du côté des forces de l'ordre.
06:22Merci Jean-Luc Bracateau.
06:24Vincent, quelles sont effectivement les suites à venir
06:27après cette interpellation ?
06:29Est-ce que l'homme va être mis en garde à vue ?
06:31Il y a deux autres personnes aujourd'hui
06:33qui ont été mises en garde à vue.
06:34Alors, il y a deux personnes
06:35qui ont été placées en garde à vue,
06:36effectivement parce qu'elles sont soupçonnées
06:37d'avoir apporté une aide
06:38à ce suspect dans sa cavale
06:41qui a duré trois jours.
06:42Donc, on va leur demander des comptes.
06:43Il y a notamment l'une de ces deux personnes
06:45qui est soupçonnée d'avoir logé,
06:46d'avoir hébergé le suspect.
06:48Je vous rappelle qu'il a été visé
06:49par un mandat d'arrêt européen.
06:51C'est-à-dire qu'on a craint à un moment donné
06:52qu'il ne puisse prendre la fuite vers l'étranger.
06:54Mais finalement, on l'a vu,
06:55il a été interpellé à Grasse,
06:56à une trentaine de kilomètres
06:57de la ville de Nice
06:58où les faits se sont produits.
07:00Pour lui, la suite des événements,
07:01c'est dans le bureau du juge d'instruction,
07:03directement, pas de garde à vue
07:04vu qu'il a été visé par ce mandat d'arrêt.
07:06La procédure prévoit à ce moment-là
07:08qu'on saute l'étape de la garde à vue
07:09et qu'on passe directement
07:10devant le magistrat instructeur
07:11qui lui posera les questions
07:13et notamment ce qu'on souhaite savoir.
07:15C'est les raisons de cet assassinat.
07:18S'il vient à confirmer les faits...
07:19S'agit-il d'un règlement de compte,
07:21d'une dispute ?
07:22Évidemment, toutes les questions
07:23pour tirer sur quelqu'un,
07:24sur une jeune femme
07:25avec son bébé à bout portant,
07:27effectivement,
07:27il doit peut-être y avoir grief.
07:28Oui, sans aucun doute,
07:31dans la mesure où on envisage
07:32la piste intrafamiliale,
07:33c'est-à-dire que les enquêteurs
07:34vont se demander aussi
07:35si Elisabeth n'avait pas,
07:36à un moment donné,
07:37dénoncé les violences
07:38qu'il est aussi supposé avoir commises
07:40sur sa belle-mère.
07:42Voilà toutes les questions
07:42qui vont être posées
07:43par le juge d'instruction
07:44et ça, ça doit se faire
07:45dans un délai de 24 heures
07:46à partir du moment
07:47où il a été interpellé,
07:48c'est-à-dire d'ici demain après-midi.
07:50Sous-titrage Société Radio-Canada
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