00:00Il n'y a rien qui me destinait à faire du cinéma, j'avais conscience de rien.
00:03Moi je suis rentré dans ce métier complètement par hasard, en dressant des chiens.
00:07Le premier tournage de ma vie sur lequel je vais en tant que dresseur de chien,
00:11c'est Les rivières pourbes de Mathieu Kassovitz.
00:13Donc le premier réalisateur dans ma vie à qui je parle,
00:16et qui en plus est très gentil avec moi, c'est Mathieu Kassovitz.
00:18Dont j'étais évidemment extrêmement fan parce que,
00:21comme les trois quarts de jeunes de banlieue dont je faisais partie à l'époque,
00:25on venait de prendre un choc avec la haine.
00:27Et je suis sur ce tournage avec mes chiens, je suis extrêmement timide,
00:29j'ai 20 piges, et là je comprends ce que c'est un tournage de film.
00:34Mais en vérité, à cette époque, j'ai aucune conscience de comment on fabrique un film.
00:38Donc non, quand je vois la haine, ça ne me donne pas envie de faire du cinéma
00:41parce que je ne pense pas que c'est à ma portée.
Commentaires