Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 22 heures

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Olivier Naïs, président du groupe Cinellis, est l'invité d'ici Pays Basque à 7h46.
00:04Cinellis est spécialisé dans la conception, la construction et la maintenance des réseaux.
00:08Réseaux électriques de chaleur, de froid, réseaux numériques aussi, entre autres, est-ce que tu sauf ?
00:12Bonjour Olivier Naïs. Bonjour Yves.
00:14Merci d'avoir accepté notre invitation. Je vais juste resituer le contexte.
00:17Cinellis regroupe l'ensemble des filiales du groupe Naïs, groupe familial créé au début des années 60,
00:24dont vous avez racheté les parts, la totalité des parts en juillet 2025.
00:27Vous venez d'ouvrir votre capital à trois investisseurs, Arkea Capital, GSO Capital et PG Développement,
00:33et d'acquérir une entreprise bretonne qui est spécialisée dans les réseaux électriques.
00:38Le groupe Cinellis aujourd'hui, c'est un peu plus de 700 collaborateurs,
00:41150 millions d'euros de chiffre d'affaires annoncé.
00:44Vous êtes présent en Nouvelle-Aquitaine, en Occitanie, Pays de la Loire, Bretagne, Île-de-France et à La Réunion.
00:50Pourquoi cette réorganisation de l'entreprise ?
00:54Merci Yves. En effet, 2025 aurait été un tournant pour le groupe,
00:59tout en s'inscrivant dans la continuité, étant la troisième génération familiale,
01:02à la tête de cette activité-là, et plus particulièrement dans les réseaux d'énergie.
01:07Il y a eu une première étape, fin juillet 2025, avec le rachat de l'intégralité des parts de Montfrec,
01:13lequel j'étais associé jusqu'à cette époque-là.
01:15Une deuxième phase qui s'est déroulée fin octobre, en effet,
01:18avec l'entrée au capital de trois actionnaires,
01:22qui sont Arkea Capital, GSO, qui est un fonds du Crédit Agricole,
01:25et PG Développement, qui est un fonds de la caisse Pierre Négascogne du Crédit Agricole.
01:31Pourquoi ce choix ? Parce que c'était un choix d'accompagnement,
01:34un choix de structuration, un choix d'accompagnement financier également.
01:37On vit souvent aussi le syndrome du dirigeant un peu seul,
01:41donc on a besoin d'être aidé, accompagné, conseillé.
01:43L'entreprise avait besoin de grandir, d'asseoir sa surface financière ?
01:48L'entreprise a déjà pas mal grandi ces dernières années,
01:50à travers des croissances externes, et une dernière, en effet,
01:53comme vous avez pu le citer, qui a été réalisée début décembre en Bretagne.
01:57En effet, il y a deux moyens de financer, c'est soit sur fonds propres,
02:01avec ces limites que ça peut avoir parfois quant à nos capacités d'endettement,
02:06et il y a un phénomène qui peut accélérer, en effet,
02:08c'est s'adosser à des partenaires financiers, voilà, qui sont là pour ça,
02:12et avec lesquels on a des intérêts alignés, clairement.
02:16Mais est-ce que ça veut dire que votre entreprise était à un moment de bascule,
02:20de nécessité, de pouvoir voir plus grand ?
02:24Alors, notre société, voilà, comme évoquait auparavant,
02:28est considérée comme une UTI, donc une UTI entreprise de taille intermédiaire,
02:30donc on se situe entre les grands groupes et les PME,
02:32avec une force de frappe, comme je dis toujours,
02:36parce que la définition d'UTI, c'est ce qui nous caractérise vraiment,
02:42c'est de garder une agilité d'une PME, voilà, parce que ça, c'est notre ADN,
02:44c'est notre savoir-faire, et aussi une certaine capacité financière,
02:48mais pour aller plus loin, en effet, on a besoin d'être accompagnés,
02:51et aujourd'hui, il y a des envies, des ambitions qui sont là, qui sont écrites,
02:55et c'est de continuer à grandir, en effet, on est sur des métiers plutôt porteurs,
02:58et des sous-jacents positifs pour les années à venir.
03:01– Contrairement au secteur du bâtiment, qui en ce moment est en train de tousser,
03:06d'éternuer, et qui a quasiment la grippe,
03:08le secteur d'activité sur lequel vous êtes est porteur et a de l'avenir ?
03:13– Alors, en effet, dans le spectre un peu large du BTP,
03:17on va dire que dans le secteur dans lequel agit au quotidien Cinelli,
03:21c'est un peu plus préservé.
03:22Préservé pourquoi ? Parce qu'on s'inscrit pleinement dans la transition énergétique,
03:25avec des constructions fortes de nos réseaux d'énergie,
03:30nos volontés de souveraineté sur les réseaux d'énergie.
03:33On l'a bien constaté ces dernières années,
03:35la dépendance à l'export peut poser des problèmes,
03:38et pour tout ça, il faut construire des réseaux,
03:41il faut créer de l'autonomie,
03:42et en effet, on a des donneurs d'ordre aujourd'hui qui s'inscrivent là-dedans,
03:45avec des plans massifs d'investissement,
03:47notamment le groupe EDF, sur la partie électrique,
03:49des réseaux de chaleur pour des réseaux locaux,
03:518h moins 10 sur ICI Pays Basque,
03:55Olivier Naïs, président du groupe Cinelli, est notre invité.
03:57On dit beaucoup qu'on est dans une période d'instabilité politique et économique,
04:01et que ça c'est la bête noire du chef d'entreprise.
04:04Comment naviguez-vous dans ce contexte très particulier ?
04:08J'aurais dit qu'on n'a pas trop le choix.
04:09En effet, aujourd'hui, il faut s'adapter,
04:11on prend en compte le contexte, il n'est pas facile, c'est clair,
04:15et on l'a bien vu dernièrement, avec le budget voté,
04:18il n'est pas forcément en faveur des entreprises,
04:20c'est un réel sujet.
04:22Seules les plus grandes entreprises,
04:23les 300 plus grandes entreprises, je crois,
04:25seront taxées comme elles l'ont été l'année dernière.
04:27Alors en effet, initialement, les ETI devaient faire partie de cet impôt.
04:32Bon, finalement, on n'en fait pas partie,
04:34mais ça va générer de l'inflation quelque part,
04:36il y aura forcément des conséquences pour les sous-traitants,
04:38pour toute la chaîne économique derrière ça,
04:40donc ce n'est pas un bon signal, clairement.
04:42Est-ce que vous faites partie des chefs d'entreprise
04:44qui s'inquiètent du résultat possible
04:46de la prochaine élection présidentielle de 2027,
04:48et de l'éventualité de l'arrivée au pouvoir du Rassemblement National ?
04:52Alors, il est clair qu'aujourd'hui, il est un peu prématuré
04:55pour connaître les visions de chaque candidat.
05:00Ce qui primera, c'est l'affichage et la politique annoncée,
05:03notamment pour préserver les entreprises,
05:05car le rôle qu'on joue est primordial au sein de la France,
05:09et pour nous, pour nos salariés,
05:11et le pouvoir d'achat qu'on peut avoir pour nos collaborateurs.
05:14Mais qu'un parti Rassemblement National,
05:16qui a une assise, dit-on à gauche,
05:18qui depuis quelques mois,
05:20a une tendance à devenir plus libérale,
05:22le chef d'entreprise qui a besoin de stabilité,
05:26peut continuer de travailler en sérénité ?
05:29Il est tôt.
05:31Aujourd'hui, on a peu de connaissances sur ce qu'ils vont afficher,
05:34c'est ce qu'ils vont écrire.
05:35Donc, ce qui primera, c'est la préservation pour les entreprises.
05:39Donc, on sera vigilant là-dessus.
05:40Merci Olivier Naïs d'avoir accepté notre invitation.
05:43Bonne journée à vous.
05:44Merci.
Commentaires

Recommandations