Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 5 semaines
Quelles sont les priorités du gouvernement pour la ruralité en 2026 ? Quelle place est donnée aux jeunesses et à l’ultra ruralité à l'approche des élections municipales ? Comment lutter contre les effets politiques du ressentiment rural et investir des ruralités dynamiques, innovantes, joyeuses et solidaires ?

A l’heure des traditionnels vœux, InSite vous propose une édition spéciale de son Café de Campagne avec Michel Fournier, ministre délégué chargé de la Ruralité qui viendra nous partager sa vision des enjeux et des perspectives pour la ruralité en 2026, vous écouter et répondre à vos questions.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Après la grande phase de la métropolisation, c'est peut-être le temps de la ruralité qui est en train de s'ouvrir.
00:09C'est des solutions finalement peu coûteuses pour la collectivité, mais toujours à chaque fois pleines de bon sens en fait.
00:17Moi je ne crois pas qu'il y ait une ruralité. La ruralité ça se conjugue en pluriel.
00:23Les cafés de campagne avec InSite.
00:25Bonjour, bonjour à toutes et à tous.
00:32Bienvenue.
00:35Pensez à allumer vos caméras, comme je l'ai dit tous les mois.
00:40La ruralité c'est se voir, se connaître et se reconnaître.
00:44Donc c'est important que vous ayez vos caméras allumées.
00:47Alors nous sommes très nombreux bien sûr pour ce café de campagne.
00:50Donc on va attendre un petit peu avant que tout le monde se connecte et qu'on puisse faire rentrer toutes les personnes qui se sont inscrites.
00:58Bonjour, bonjour Sylvie.
01:04Bonjour Brandon.
01:07Salut Pierre-Marie.
01:17Bonjour à toutes et à tous.
01:19Salut Yves.
01:20Alors nous sommes plus de 300 personnes inscrites à ce café de campagne.
01:37Donc bien sûr il n'y aura pas tout le monde parce qu'à chaque fois il y a un peu de déperdition, mais on devrait être très nombreux.
01:45Bienvenue en tous les cas, on a un peu changé, modifié un peu la date, mais on est resté le jeudi.
01:54Merci au service du ministère qui ont su s'adapter au cabinet de Michel Fournier.
02:03Bonjour à toutes et à tous.
02:04Allumez vos caméras, n'hésitez pas.
02:06Qu'on se voit un peu, qu'on se reconnaisse dans ce monde de défiance et de tension, on a besoin de se voir et de se sourire.
02:25Bonjour, bonjour.
02:28Me dis Marélie quand tu penses quoi.
02:29Alors il y a quand même des visages connus.
02:36Il y a des gens que tu connais Michel, je pense.
02:38Oui, oui.
02:39Par exemple, je vais demander à Bruno de sourire.
02:47On peut lancer je pense Thibaut ?
02:49On lance ?
02:50Très bien.
02:52Merci, merci beaucoup.
02:53Bonjour, bienvenue à ce 40e café de campagne.
02:5740 numéros déjà de café de campagne.
03:0040 fois, nous avons pu échanger, deviser, réfléchir, penser, nous inspirer les uns les autres de projets porteurs de sens pour nos territoires ruraux et ultra ruraux.
03:11Puisqu'il cite, s'est fait une spécialisation de travailler vraiment sur les communes de moins de 2500 habitants.
03:18Dans ces territoires qui sont dynamiques, innovants, joyeux et solidaires, où il y a plein d'élus locaux, de responsables associatifs, de jeunes, de vieux, de commerçants, d'artisans qui tous les jours se battent au service de leur territoire avec une énergie incroyable.
03:34Et nous sommes, nous, une site ravie de pouvoir y impliquer des jeunes en service civique, en stage, demain en contrat d'apprentissage et de faire en sorte que des bras, des jambes nouveaux, des regards nouveaux puissent venir s'y installer au moins 6 mois.
03:49Et en 17% des cas, des jeunes restent là après leurs 6 mois pour vivre une expérience au service de la ruralité, mais aussi d'un art de vivre un peu singulier, un peu différent, un peu porteur de sens dans cette période qui en manque particulièrement.
04:09Donc, bienvenue à chacune, à chacun d'entre vous.
04:11Merci Michel, Monsieur le Ministre, cher Michel, merci d'avoir accepté notre invitation.
04:16Tu es le troisième ministre à participer à ces cafés de campagne, après Joël Giraud, Françoise Gattel, qui sont intervenus les unes et les autres au mois de janvier, comme toi, un peu pour lancer cette nouvelle année.
04:34Mais tu as une particularité, Michel, c'est que tu es déjà intervenu dans ce café de campagne, puisque en tant que président de l'Association des maires ruraux de France,
04:42tu avais pu intervenir et nous sommes honorés, ravis de t'accueillir une nouvelle fois avec notre communauté large,
04:51incite de gens qui sont passionnés et acteurs de cette ruralité dans une période complexe, pas besoin de m'approfondir sur ces questions,
05:02chacune et chacun le sait, de grandes incertitudes, tant nationales qu'internationalement,
05:07y compris même dans nos territoires ruraux, avec une crise agricole, bien sûr, qui est très forte et très prégnante.
05:14Et donc, l'enjeu de ce café de campagne, c'est aussi avec toi, Michel, en tant que ministre, de pouvoir réagir, discuter,
05:23nous présenter aussi et nous parler de tes ambitions, des enjeux que tu vois.
05:27Et pour ce faire, nous avons l'honneur d'avoir deux élus, deux maires de villages, de petits villages,
05:37et quand je dis petits, ça n'a rien de péjoratif, au contraire, donc Judith et Barthélémy qui seront représentés par Marélie,
05:43qui vont pouvoir t'interroger et ensuite, bien sûr, nous aurons un temps d'échange dans la salle,
05:49avec toujours la même philosophie d'Incy, d'abord de la bienveillance et de la gentillesse.
05:54Partant du principe qu'on ne peut tout se dire, mais on se le dit avec douceur et gentillesse,
06:00à l'inverse du brouhaha des fois que nous entendons dans certaines instances nationales.
06:06Dans la ruralité, on sait se parler, même si nous avons des opinions différentes,
06:10et tant mieux d'avoir des opinions différentes, c'est une belle richesse,
06:13mais on le fait avec correction et avec gentillesse et bienveillance.
06:18C'est la signature aussi de nos territoires, je crois,
06:21et une belle illustration pour notre débat républicain.
06:26Sans plus tarder, je te passe la parole, Marélie, pour commencer ce 40e café de campagne.
06:34Merci Thibault, bonjour à toutes et à tous,
06:37et merci de nous avoir rejoints nombreux pour ce café de campagne.
06:40Vous êtes plus de 300 inscrits, je crois, plus de 160 déjà en salle.
06:46Un grand merci également à M. le ministre et à nos deux intervieweurs du jour
06:49d'avoir répondu présent à l'invitation.
06:52Donc, il y a beaucoup de participants, bien plus que d'habitude,
06:55donc on a un petit peu adapté le format.
06:57Il va y avoir un premier temps d'interview de 30 minutes
06:59qui sera animé par Barthélény Colombani, qui est maire de Costa,
07:03village de 55 habitants en Corse,
07:05et Judith H. M. Baum, maire de FIAC,
07:08donc une mégalopole par rapport au village de Barthélény,
07:13de 926 habitants dans le Tarn.
07:16Et ensuite, un deuxième temps d'échange avec la salle.
07:20Donc, comme l'année dernière, quand on avait reçu Mme Gattel,
07:23on va vous demander d'écrire vos questions dans le chat,
07:25et ensuite, je donnerai la parole à celles et ceux
07:27dont les questions auront recueilli le plus de likes.
07:30Donc, n'hésitez pas à réagir sur les questions,
07:32si vous trouvez qu'elles sont pertinentes et intéressantes.
07:33et on essaiera de donner la parole à un maximum de personnes en salle.
07:37Petite précision technique, vos micros sont coupés par défaut.
07:43Au moment de prendre la parole, on vous réactivera la possibilité
07:46d'ouvrir le micro, il faudra simplement vous appuyer sur OK.
07:48Voilà.
07:50Et je précise que je vais jouer le rôle de maître du temps
07:52pour tenir un tempo assez court, et on a une seule heure devant nous.
07:56Donc, merci à chacun et à chacune de privilégier des prises de parole concises.
08:00Sans plus attendre, Judith, je te donne la parole pour lancer l'interview.
08:06Eh bien, bonjour, Monsieur le Ministre.
08:09D'abord, un grand merci d'accepter de répondre à nos questions.
08:12Et il me revient de lancer une question un petit peu introductive.
08:16Donc, même si on sait qu'on a quelques incertitudes en ce moment
08:21en ce qui concerne le budget de l'État,
08:24« Mais est-ce que vous pouvez nous indiquer les priorités du gouvernement
08:27pour la ruralité en 2026 ? »
08:32Oui, bonjour.
08:35Bonjour à toutes et à tous.
08:37Alors, les priorités du gouvernement,
08:40mais moi, je vais surtout parler des priorités de ce que je représente,
08:44c'est-à-dire mon ministère.
08:45Déjà, il faut savoir qu'il y a eu l'agenda rural il y a quelques années
08:51et puis ensuite, il y a eu le plan France Ruralité.
08:56Et dans ce cadre-là, sont ressorties différentes problématiques.
09:00C'est là-dessus que je veux m'appuyer.
09:02Il y en a une qui est importante parce que je le dis et redis,
09:06souvent, la santé, c'est la première des priorités que l'on a dans le milieu rural,
09:10ou du moins, la réponse de santé qui est souvent liée,
09:16parfois, dans certains territoires, à l'absence de réponse.
09:20Alors, dans ce cadre-là, ce premier sentiment d'insécurité
09:25que les gens ressentent, c'est d'essayer de trouver les meilleures solutions.
09:32Alors, bien entendu, on ne fabrique pas, entre guillemets,
09:36des médecins comme on le souhaite, dans la mesure où il y a
09:40nécessaires et obligatoires pour, effectivement, devenir professionnels.
09:45Mais ce qui est sûr, c'est qu'on veut, et le gouvernement l'a annoncé,
09:49notamment le Premier ministre, on veut avoir une lisibilité plus forte.
09:57Et l'annonce au mois d'octobre de France Santé permet de…
10:03Ça ne répond pas à tout, il faut être clair.
10:05Il y aura et il y a encore des coquilles vides.
10:08Mais ça permet d'avoir un regard et un éclairage particulier
10:14sur les structures qui ont souvent été créées à la charge des collectivités,
10:22presque exclusivement d'ailleurs, avec des concours de l'État, certes,
10:26mais qui permet d'avoir la réponse globale sur la santé dans ces structures-là.
10:32Et quelquefois, même, ça adjoint des pharmacies.
10:36Ce qui veut dire que pour nos administrés, ce qu'ils ont besoin,
10:40c'est d'avoir une vraie réponse et que cette réponse,
10:43ils puissent la trouver dans un endroit ciblé et qui correspond au mieux,
10:48en fait, au secteur dans lequel c'est installé.
10:52Alors, il y a aussi des initiatives départementales pour lutter contre les déserts médicaux.
10:59Mais aujourd'hui, il y a encore un gros, gros travail à faire.
11:04Et il faut aussi que…
11:07On regarde les choses, j'allais dire d'une façon volontariste.
11:12Je ne veux pas dire coercitive, parce que ce n'est pas l'esprit,
11:17mais il faudra quand même équilibrer.
11:20Ça veut dire qu'il faudra aussi se dire,
11:23eh bien, écoutez, notamment en ce qui concerne les quatrièmes années, par exemple,
11:27il est nécessaire peut-être que vous fassiez un tour dans nos campagnes,
11:31puis que vous découvriez un peu que ce n'est pas si terrible que ça,
11:35et que, en fait, ça peut vous donner l'idée de vous installer par la suite.
11:43Et ça, ça nous semble très important.
11:45Donc, il y aura un regard précis là-dessus.
11:48Et notamment dans les secteurs qui ont été retenus,
11:54d'ailleurs, les secteurs qui ont été plus définis comme étant en difficulté,
12:01carte sur laquelle je ne suis pas tout à fait d'accord, d'ailleurs,
12:04qui a été définie exclusivement par l'ARS,
12:07et qui laisse quand même des zones un peu à côté,
12:10puisqu'on n'a eu qu'un regard au niveau intercommunal,
12:13plutôt que d'avoir eu un regard localisé, soit par territoire.
12:16Mais ça, c'est la première des choses que je voulais souligner,
12:21c'est vraiment cet objectif santé.
12:24Ensuite, il y a un autre objectif qui est celui de la mobilité,
12:29parce que dans certains cercles, dans certains milieux,
12:34la voiture ou dans certaines sensibilités,
12:36la voiture, c'est un gros mot maintenant,
12:38enfin, dans nos ruralités, la voiture est indispensable.
12:41On ne peut pas faire sans ce moyen de transport.
12:46Ce qui n'exclut pas d'avoir, effectivement,
12:48beaucoup de structures, notamment intercommunales,
12:52parce que c'est plus facile à cette échelle-là,
12:54on imaginait des politiques de mobilité plus fortes,
12:58notamment liées à consolider l'autopartage,
13:02qui a toujours existé, plus ou moins,
13:03qui fait aussi que la pratique de mobilité douce
13:10peut aussi régler certaines choses.
13:14Mais, encore une fois, si je prends l'exemple de ma commune,
13:17je suis une demi-heure en véhicule de la centralité qui est épinale,
13:24je veux dire, je peux la faire en voiture.
13:26Je ne vais pas aller me mettre, moi, sur un vélo,
13:28à mon âge, pour aller faire le trajet régulièrement, etc.
13:31Donc, il faut trouver, en fait, l'équilibre
13:36entre les mobilités douces et les mobilités habituelles.
13:40Alors, dans les mobilités habituelles,
13:42c'est vrai qu'il y a aujourd'hui la volonté,
13:44et vous voyez qu'il y a quand même des questions
13:48qui se posent sur le tout électrique,
13:50pour différentes raisons.
13:52La première, c'est quand même le coût.
13:54Il faut bien le reconnaître.
13:55Et donc, ce coût, malgré les aides de l'État ponctuelles,
13:59plus ou moins en fonction des capacités budgétaires,
14:03on est sur une démarche aujourd'hui qui me semble intéressante,
14:07qui va être proposée.
14:09C'est celle d'une forme de leasing
14:12qui permettrait aux communes, justement,
14:16bien entendu, de pouvoir bénéficier peut-être d'un véhicule
14:21sous cette forme-là.
14:23Et moi, j'ai demandé même que s'il y avait ces capacités,
14:26ça pourrait être aussi un véhicule type petite camionnette,
14:32entre guillemets,
14:33pour pouvoir répondre aux besoins exprimés souvent.
14:37Ah ben, j'ai un truc à aller chercher, comment je fais ?
14:40Voilà.
14:41Et s'il n'y a pas localement une réponse,
14:43parce qu'un artisan a une camionnette ou un commerçant,
14:47eh bien, il y a de grosses difficultés.
14:49Et donc, ce leasing permettrait d'avoir, effectivement,
14:52d'amorcer et surtout de permettre à des administrés,
14:56nos administrés, de se dire, tiens, je vais essayer.
14:59On le fait d'ailleurs, si je prends l'exemple de ma com' d'agglo
15:03dans laquelle je suis,
15:04on le fait au niveau des vélos à assistance électrique.
15:07Avant que les gens fassent l'investissement,
15:09parce qu'un vélo à assistance électrique,
15:11c'est quelques milliers d'euros, quand même.
15:13Donc, on met à disposition, pendant un temps donné,
15:18quelques mois, on met à disposition cet outil.
15:22Et puis, comme ça, les gens, ils se disent,
15:23bon, ben voilà, je me l'approprie ou je ne me l'approprie pas.
15:26Eh bien, ça serait un peu dans cette idée-là
15:28qu'il y aurait une réponse par rapport à cette mobilité,
15:32et notamment la mobilité électrique.
15:33Faut-il encore avoir la capacité d'installer des points de recharge ?
15:38Ça, effectivement, c'est lié.
15:40Et puis, le troisième point, parce que je préférerais,
15:45bon, je vais répondre aux questions posées,
15:47mais je préférerais que l'on ait des échanges
15:49et qu'on ait beaucoup plus de temps aux échanges.
15:53Moi, je souhaite aussi, on est en cours et on travaille là-dessus,
15:58pas plus tard qu'il y a une demi-heure,
16:00sur un regard nouveau, sur tout ce que l'on appelle
16:05les dotations vis-à-vis de nos territoires ruraux.
16:13Pourquoi ? Parce que depuis des années,
16:16a été instituée notamment une DGF,
16:20qui est inégalitaire, c'est une réalité,
16:26et elle est inégalitaire vis-à-vis de nos communes rurales.
16:29Alors, même si au départ, elle pouvait se justifier
16:32par les frais de centralité que représentaient justement les centralités,
16:36avec les grands équipements, etc., qui étaient au service de tous,
16:40il y avait une forme de logique.
16:42Aujourd'hui, ces grands équipements sont souvent mis
16:45dans les intercommunalités,
16:48et finalement, ils sont dégagés,
16:50les frais de centralité ne sont plus peut-être aussi fortes qu'auparavant.
16:54Ce n'est pas le cas partout, mais dans certains territoires,
16:58c'est comme ça que ça se présente.
17:00Et puis ensuite, il est vrai aussi qu'on a toujours mis en avant,
17:06et notamment pour établir ces critères de DGF à une certaine époque,
17:12les obligations liées au fonctionnement de la collectivité
17:16par rapport à justement ce que peuvent représenter
17:19les frais qui sont liés à ces obligations.
17:24Mais on a oublié que dans nos territoires ruraux,
17:27on a des frais qui sont liés à notre surface.
17:31C'est-à-dire qu'on a toujours considéré dans cet esprit-là
17:35que toute dotation devait exister en fonction du nombre d'habitants.
17:41Et si je prends ton territoire, puisque tu as 50 habitants en Corse,
17:45je ne sais pas quelle est ta surface,
17:46mais tes dotations sont liées à tes 50…
17:50Combien c'est ?
17:51109 hectares.
17:53Combien ?
17:54109 hectares.
17:58Oui, tu n'as pas beaucoup de superficie, toi.
18:01Moi, j'en ai 1500, tu vois.
18:04Mais ça veut dire que malgré tout, tu n'as que 50 habitants.
18:09Et si ta voirie, etc., tes obligations d'entretien,
18:13eh bien, il faut aussi le reconnaître que c'est une spécificité
18:17et qu'il y a des dépenses afférentes à cela.
18:19Et cela, c'est quelque chose sur lequel, pour moi,
18:24franchement, je me suis engagé à travailler là-dessus
18:27et à faire changer le paradigme des choses.
18:31Et pas seulement.
18:32Pas seulement, parce que cette notion de surface,
18:34ce n'est pas uniquement parce qu'on a des dépenses.
18:36c'est de faire comprendre à tout un chacun
18:40que c'est un apport indéniable,
18:44que c'est la ressource, les ressources sont chez nous
18:46et que ces ressources-là,
18:48elles ne sont pas au bénéfice uniquement de tes 50 habitants.
18:51Si tu as un peu de forêt, ton bilan carbone,
18:54il est pour tout un chacun.
18:55Si tu as de l'eau et que tu ravitailles,
18:57je ne sais pas comment est situé ta commune,
18:59mais si tu es en amont,
19:00tu permets aux autres d'avoir également, etc.
19:03Et puis, ne parlons pas,
19:06et si, parlons-en,
19:07puisque ça vient d'être souligné.
19:09Ne parlons pas de l'alimentation,
19:10ne parlons pas de la terre agricole.
19:12Elle est chez nous, tout ça.
19:13Et c'est les problèmes que l'on voit aujourd'hui
19:16au niveau de ces un peu récurrentes malaises paysans
19:22que l'on ne découvre pas chez nous.
19:25On le comprend.
19:26On ne comprend des fois pas tout,
19:28parce que c'est aussi un peu,
19:29il y a quelques fois,
19:31il y a aussi un effort syndicaliste, on va dire.
19:33Mais pas seulement.
19:34Il y a des réalités,
19:35il y a des difficultés.
19:37Eh bien, ça, c'est cette alimentation-là.
19:40Il doit y avoir un juste prix à un moment donné.
19:42Et le juste prix,
19:43ce n'est pas possible que ça soit…
19:47On ne peut pas travailler à perte perpétuellement.
19:50Donc, tout cela,
19:51c'est des choses que l'on produit
19:53au bénéfice de tout un chacun.
19:55Et ça, il faut changer les têtes,
19:57parce que souvent,
19:59les choses se décident dans le phénomène urbain.
20:02Et la pensée, au départ,
20:03elle est souvent…
20:04Alors, ce n'est pas opposé que je veux.
20:06C'est simplement que la conception des choses,
20:08c'est souvent faite au niveau de la ville.
20:11Et puis, on explique la ruralité
20:13en fonction de la ville.
20:14Mais à un moment donné,
20:15il faudra expliquer la ville
20:16en fonction de la ruralité.
20:18Il faudra rééquilibrer cela.
20:21Donc, ça, c'est un problème
20:22sur lequel je travaille énormément.
20:25Et je pense que…
20:27Je pense, j'espère que prochainement,
20:30d'ailleurs, très prochainement,
20:32vous verrez une avancée à ce sujet-là.
20:35Voilà les trois points.
20:36Il y en a d'autres,
20:37mais voilà les trois points
20:38que je voulais mettre en exergue.
20:43Écoutez, merci, M. le ministre.
20:44En tout cas, bonjour déjà.
20:47Et merci de répondre à nos questions aujourd'hui,
20:49parce que ça fait plaisir de vous entendre,
20:51parce qu'en vous écoutant,
20:52on voit vraiment que vous êtes un homme de terrain
20:54et que vous savez bien de quoi vous parlez
20:57et que vous connaissez bien
20:57le problème de la ruralité.
20:58Donc, ça fait vraiment plaisir
21:00de discuter avec vous aujourd'hui
21:02et d'avoir l'occasion
21:03de vous poser ces questions.
21:04Alors, j'avais deux questions à vous poser,
21:05mais je vais les fusionner un peu
21:06parce que finalement,
21:09ce sera plus fluide.
21:11Quelles mesures le gouvernement
21:14et plus particulièrement votre ministère
21:16souhaite-t-il déployer
21:17afin de permettre aux jeunes
21:19de vivre, de s'installer,
21:21de s'épanouir durablement
21:23sur les territoires ruraux ?
21:24Donc, la question de la jeunesse,
21:27évidemment, dans nos communes
21:29de l'ultra-ruralité.
21:31Et quelles politiques publiques
21:32adaptées sont prévues
21:35pour accompagner les territoires
21:36d'ultra-ruralité ?
21:37Vous avez parlé de la santé tout à l'heure,
21:40mais comme nous sommes confrontés,
21:41évidemment, à des contraintes particulières
21:43en matière de services,
21:45d'attractivité et de développement.
21:48Voilà, M. le ministre.
21:49Merci.
21:52Ce n'est pas la question la plus facile.
21:57Ce n'est pas la question la plus facile.
21:59Alors, pourquoi ?
22:00Parce que les jeunes,
22:04et on a été,
22:05tout le monde a eu ces périodes,
22:08les jeunes, il y a différents…
22:09C'est sectorisé.
22:12Il y a des tranches d'âge.
22:13Et en fonction de ces tranches d'âge,
22:15il y a des besoins
22:15qui peuvent être différents.
22:16Aujourd'hui,
22:19il y a le problème scolaire.
22:22Il faut en parler.
22:24L'école
22:24est liée…
22:28Les réponses école
22:30sont liées
22:32au nombre d'élèves
22:34susceptibles
22:34de pouvoir y être accueillis.
22:37Et on sait que dans beaucoup de territoires,
22:39pas seulement en ruralité,
22:41mais dans beaucoup de territoires,
22:41il y a une perte de jeunes.
22:45Si je prends mon département
22:46les Vosges,
22:47on perd 800 gamins tous les ans.
22:49Pas compliqué.
22:50Donc, 800 gamins tous les ans,
22:52c'est vrai qu'il y a une réflexion
22:53à avoir sur la carte scolaire,
22:55par exemple,
22:56et sur tout ce qui fait
22:58l'accompagnement
22:59autour de cette carte scolaire,
23:01les…
23:01j'allais dire
23:03les…
23:03ASH,
23:06etc.,
23:06etc.,
23:07tout ce qui tourne autour.
23:09Et donc,
23:09en fonction de ça,
23:11et les élus,
23:12les élus ruraux,
23:13notamment,
23:14sont viscéralement attachés
23:15à l'école.
23:17Par contre,
23:17à un moment donné,
23:18il faut qu'ils soient aussi pragmatiques,
23:20parce que
23:21ça m'a fait mal au cœur.
23:23Moi,
23:23je me suis battu pendant 20 ans
23:25pour défendre mon école
23:26et j'ai gagné.
23:27Mais à un moment donné,
23:28j'ai dit,
23:28attendez,
23:29il faut voir les choses autrement.
23:30et on s'est associés
23:32et on offre quelque chose
23:33parce que mon école
23:34peut être dans la commune d'à côté.
23:36Ça restera mon école.
23:38Mais ça,
23:39il faut l'intégrer.
23:40Ce n'est pas simple.
23:42Et surtout,
23:43il faut qu'on leur puisse donner
23:45une réponse
23:45qui soit
23:46la meilleure possible
23:48à nos gamins.
23:49Il ne faut pas oublier aussi
23:50que quand il y a
23:51ces bonnes réponses,
23:53eh bien,
23:53il y a souvent
23:54une envie d'autres
23:57de venir habiter
23:58nos territoires.
23:59Parce que souvent,
24:00la première question
24:01des jeunes ménages,
24:03qu'est-ce que vous avez
24:03comme école ?
24:04Est-ce que vous avez
24:05un ramassage ?
24:06Est-ce que vous avez ceci ?
24:07Est-ce qu'il y a
24:08le service canting,
24:09garderie ?
24:10Si je prends l'exemple
24:11de la garderie,
24:12il y a quelques années,
24:14il fallait une garderie,
24:15une demi-heure
24:15avant l'ouverture
24:16de l'école
24:17et puis une demi-heure
24:18à la fin
24:18du truc scolaire.
24:22Or,
24:22aujourd'hui,
24:23il faut une ouverture
24:24deux heures avant
24:25et trois heures après.
24:26parce que la réponse économique
24:29étant ailleurs,
24:31eh bien,
24:31les gens,
24:31ils veulent avoir une...
24:32Donc,
24:33vous voyez,
24:33tout cela,
24:35il faut que ça puisse
24:35être faisable
24:36et réalisable
24:37aux coûts
24:38les plus raisonnables.
24:42Et donc,
24:43l'école,
24:44cette partie de jeunesse
24:45est dans ce cadre-là.
24:47Je n'oublie pas non plus
24:49les crèches
24:49et la réponse
24:50de mames
24:51ou de crèches
24:52qui aussi,
24:53aujourd'hui,
24:54sont de plus en plus
24:55nécessaires
24:55et obligatoires.
24:56Et ça,
24:57ça ne peut se regarder
24:57qu'à l'échelle
24:58d'un territoire.
24:59Ce n'est pas forcément
25:00l'intercommunalité,
25:01ça peut être
25:02à l'échelle
25:04d'un territoire
25:04à choisir
25:05par les élus eux-mêmes.
25:07Et puis,
25:08après,
25:08il y a l'adolescence.
25:10Et l'adolescence,
25:11c'est lié,
25:12bien entendu,
25:13on prend du scolaire
25:14et le lycée,
25:15mais là encore,
25:17les jeunes
25:19restent en place,
25:20entre guillemets,
25:21il faut leur trouver
25:22des réponses
25:23pour effectivement
25:24que cette adolescence
25:25où,
25:26je le dis
25:27parce que c'est mes mots,
25:29quand on est adolescent,
25:30on a tous été un peu con,
25:31il faut bien le dire,
25:33donc tout le monde y passe,
25:35c'est la réalité de la vie,
25:37eh bien,
25:37à ce moment-là,
25:38il faut trouver
25:38les meilleures réponses
25:40et ce qu'il y a
25:41aujourd'hui,
25:43c'est le problème,
25:44c'est de l'enfermement
25:44par rapport
25:46au portable,
25:48c'est-à-dire que
25:49la seule réponse,
25:51c'est ça,
25:51quelquefois pour les jeunes.
25:52Donc là,
25:53il faut aussi imaginer
25:54des politiques jeunesse.
25:55J'étais président
25:56d'une petite interco
25:57et on avait effectivement
25:59une des rares,
26:00d'ailleurs,
26:01à avoir une politique jeunesse
26:02pour aussi
26:03cette tranche d'âge-là.
26:05Et ensuite,
26:06on arrive
26:06au problème suivant,
26:08c'est-à-dire
26:09la scolarité prolongée,
26:10les études supérieures.
26:12Et là,
26:13il y a un phénomène
26:14qui revient à la mobilité,
26:16c'est la mobilité physique,
26:19les impossibilités,
26:21puisqu'il n'y a pas
26:21forcément de réponse
26:22locale.
26:24Et donc,
26:25voilà,
26:26on est dans des agglomérations
26:28plus importantes.
26:30Donc,
26:30il y a la nécessité
26:31d'un logement,
26:32il y a la nécessité,
26:34bref,
26:35mais il y a aussi
26:35la nécessité
26:37dans les têtes
26:38de se bouger
26:39de son cercle
26:41local.
26:43Ça veut dire
26:44que
26:45chacun
26:46a sa bande
26:47de copains,
26:48copines,
26:49voilà,
26:49on souhaite
26:50effectivement
26:52rester
26:54dans quelque chose,
26:55un cocon,
26:56même si le cocon,
26:57il est plus large.
26:58Ce n'est pas seulement
26:59le cocon familial,
27:00c'est le cocon environnemental.
27:02Alors,
27:02l'intérêt,
27:03c'est de,
27:03premièrement,
27:04et là,
27:04on va essayer
27:05de mettre des réponses,
27:06j'ai vu,
27:06avec le ministre
27:08qui est en charge
27:09de tout ce qui est
27:11école supérieure,
27:12on va dire,
27:13on va essayer
27:14de voir comment
27:14on peut créer
27:15une année,
27:16une année
27:17dans chaque département
27:18des réponses
27:19de la première année
27:20au niveau universitaire.
27:23On est en train
27:24de réfléchir là-dessus
27:25et peut-être
27:26dans des secteurs
27:26comme celui
27:27qui a été évoqué,
27:28celui de la santé,
27:29etc.
27:30Mais,
27:30ce qui est important,
27:32c'est,
27:33parce que le souci,
27:34c'est qu'à partir
27:39de l'instant
27:39où on épouse
27:40un système de vie
27:41à l'extérieur
27:42et notamment
27:43en grande urbanité,
27:45est-ce qu'on revient
27:46après et est-ce que l'on revient
27:47faire vivre le territoire
27:48duquel on vient ?
27:50Et c'est là où on a
27:51un travail à faire.
27:52Alors,
27:53ce travail,
27:54il est déjà
27:55envisagé,
27:58mais,
27:59vous savez,
27:59je ne dis pas
28:00que je ne fais pas confiance
28:01au gouvernement,
28:02je vais au gouvernement,
28:03mais moi,
28:04je fais confiance
28:04aux élus locaux.
28:06Je fais confiance
28:06à la capacité
28:07des gens sur place
28:09de rendre
28:10leur commune
28:10attractive,
28:11d'avoir
28:12un vivier
28:13associatif
28:15très important,
28:16d'organiser,
28:17parce que la convivialité,
28:19c'est aussi quelque chose
28:21qui permet
28:21de dire
28:22« ah ben tiens,
28:23ça c'est bien,
28:26il faut qu'on revienne
28:26parce qu'il y a
28:27la fête d'eux,
28:28parce qu'il y a
28:28telle manifestation,
28:30etc. »
28:31Continuer
28:31à ce qu'il y ait
28:33un lien
28:33entre
28:34son obligation
28:35d'être extérieur
28:39au point de vue
28:40de sa formation
28:41et
28:42de pouvoir
28:44venir à cela.
28:45Mais il faut aussi
28:45une réponse économique
28:46parce que
28:47l'économie
28:48aujourd'hui
28:49ne correspond plus
28:50à l'économie
28:51du siècle dernier
28:52ou début
28:53du siècle dernier.
28:55La réponse économique
28:56était liée
28:56comme elle l'est
28:58aujourd'hui
28:58mais pour d'autres raisons
28:59et pas les mêmes énergies.
29:01Et c'était l'eau
29:02et la forêt
29:02qui faisaient l'économie
29:03parce que tu avais
29:04la ressource eau,
29:05tu faisais fonctionner.
29:07Tu avais le bois,
29:08tu avais l'énergie.
29:10Et ça,
29:11c'est ce qui fait
29:11que toutes les campagnes
29:13étaient
29:13plus ou moins
29:15industrialisées
29:16par des moulins,
29:17par des petites unités
29:19liées à différentes activités,
29:21etc.
29:22Et notamment
29:22dans certains secteurs
29:23comme le mien,
29:24le textile,
29:25etc.
29:25Ça veut dire
29:26que ça,
29:27c'est fini.
29:28C'est fini,
29:29donc il faut trouver
29:30des solutions
29:31qui font que,
29:33et aujourd'hui,
29:34Internet le permet quand même,
29:36les nouvelles technologies
29:37le permettent,
29:38de pouvoir trouver
29:39des solutions
29:40qui fassent
29:41que des choses
29:41puissent exister
29:42localement,
29:45même en ultra-ruralité,
29:47même si le mot
29:48ultra-ruralité,
29:50ruralité profonde,
29:53on peut tout mettre.
29:54On a même essayé
29:56de classifier ça
29:57en ZRR,
29:57FFRR,
29:58FFRR+,
29:59machin,
30:00et truc,
30:00voilà.
30:01En fait,
30:03aujourd'hui,
30:04normalement,
30:05il n'y a plus
30:05d'ultra-ruralité
30:06par rapport
30:08à la potentialité.
30:10Elle est la même
30:10que tu sois
30:11à 10 kilomètres
30:12du centre
30:12de l'agglomération centrale
30:18ou que tu sois
30:18à 30 kilomètres.
30:20Pour Internet,
30:20c'est pareil,
30:21ça ne change rien.
30:22Par contre,
30:23aujourd'hui,
30:24le gouvernement
30:24et le gouvernement,
30:26pas le mien seulement,
30:27celui qui était auparavant,
30:29a quand même
30:30eu une action forte
30:31avec les régions,
30:32avec les départements,
30:33avec les intercos,
30:35de vouloir avoir
30:35une couverture universelle
30:37qui est quand même
30:38assez confortable
30:39puisqu'en France,
30:40on n'est quand même
30:41pas si mal que ça.
30:42Il faut arrêter
30:42de dire qu'on est
30:43les moins bons.
30:44Et là,
30:44on n'est pas trop mauvais.
30:45Donc,
30:46ça permet ça.
30:47Mais il faut aussi
30:48changer les idées.
30:50Il faut aussi se dire,
30:52et je parle
30:53par expérience,
30:54une entreprise
30:56chez moi
30:56que l'on a installée
30:57au niveau
30:58de ma petite interco,
31:00je veux dire,
31:00vous la connaissez
31:01certainement
31:02pour beaucoup
31:02d'entre vous,
31:03elle s'appelle
31:04Inbo,
31:05c'est des fabricants
31:05de lunettes
31:06monture bois.
31:07Elle a une renommée
31:08nationale à l'heure
31:09actuelle.
31:10Eh bien,
31:10elle est dans ma commune
31:12et aujourd'hui,
31:13eh bien,
31:14c'est 30,
31:1535 emplois jeunes,
31:17de jeunes
31:17qui se sont installés
31:19en partant
31:20de 2 ou 3
31:21ou 5
31:21comme ils étaient
31:22au départ.
31:23Donc,
31:24ils ne veulent pas
31:26changer d'endroit,
31:27ça c'est clair.
31:28Ça veut dire
31:29qu'il y a aussi
31:30comme cela
31:31à développer
31:33une attractivité
31:34et l'avantage
31:35que l'on a
31:36dans des communes
31:37comme les nôtres,
31:38j'ai 300 habitants,
31:39pour que vous soyez
31:40au courant là,
31:41c'est l'accueil,
31:43c'est la qualité
31:44de l'accueil,
31:45c'est l'accompagnement
31:45au quotidien,
31:47c'est la recherche
31:47toujours d'aider,
31:49etc.
31:49et c'est là-dessus
31:51qu'il faut qu'on travaille
31:52et là-dessus,
31:53on sera meilleur
31:53que là où il y a
31:56plus de possibilités
31:59financières.
32:00Voilà pour ce que
32:02je peux dire
32:03par rapport
32:03à la jeunesse,
32:05mais j'ai certainement
32:06oublié des points,
32:07mais j'ai voulu
32:08un petit peu…
32:09Voilà.
32:10En tout cas,
32:12merci,
32:12vous avez brassé
32:15toute la jeunesse
32:17dans sa totalité
32:17et franchement,
32:20vous avez une vision
32:21qui, je pense,
32:23doit plaire beaucoup
32:24aux élus locaux.
32:27Merci.
32:28Il me revient
32:29de vous poser
32:30la dernière question
32:31de cette séquence,
32:35qui va sans doute
32:37rejoindre un peu
32:38les précédentes.
32:39vous avez évoqué
32:40la santé,
32:41la mobilité,
32:43Internet,
32:44la DETR,
32:44etc.
32:46Nous,
32:47élus ruraux,
32:48on constate
32:48un certain sentiment
32:50de déclassement
32:50de nos administrés,
32:52lié entre autres
32:53à des difficultés
32:54justement de mobilité,
32:55mais aussi
32:55à l'éloignement
32:56des services publics.
32:58Entre autres,
32:59comment,
33:00au niveau du gouvernement,
33:01vous pouvez lutter
33:02contre les effets politiques
33:03du ressentiment rural ?
33:05Oui.
33:11Je suis Vosgien.
33:14Et quand on est Vosgien,
33:15on est habitué
33:16à des températures extrêmes.
33:20L'été,
33:20chez nous,
33:20puisqu'on a un climat
33:21continental,
33:22l'été,
33:23chez nous,
33:24ça peut être très chaud.
33:25Contrairement à ce que…
33:27Contrairement peut-être
33:28à la Corse.
33:30Ça peut être plus chaud
33:30que la Corse.
33:32Mais l'hiver,
33:32on est plus froid
33:33que la Corse.
33:35Et cette température
33:37nous a habitués
33:38à vivre…
33:40Et voilà,
33:41t'as vu ce matin ?
33:42Oh ben il fait moins 15.
33:43Oui,
33:43ben il fait moins 15.
33:44Bon,
33:45voilà.
33:46Ah,
33:46par contre,
33:47maintenant,
33:47on a inventé
33:48le ressenti.
33:51Et les médias,
33:53vous vous rendez compte,
33:54à Paris,
33:55il fait moins 1.
33:56Il y a un froid polaire.
33:59Qu'est-ce que c'est
34:00de cette histoire-là ?
34:01Il fait moins 1,
34:03ben on doit avoir
34:04le ressenti de moins 10.
34:07Eh ben on est un peu
34:07comme ça
34:08dans nos ruralités.
34:10On n'a pas conscience
34:11et c'est entretenu
34:13volontairement
34:14et notamment
34:15par une catégorie extrême
34:17que je ne citerai pas
34:19mais que vous avez
34:20sans doute
34:21compris.
34:24Tout va mal,
34:25tout…
34:27Il y a un ressenti
34:29qui n'est pas
34:30normal
34:31par rapport
34:32à une réalité.
34:34On a des difficultés,
34:36il nous faut
34:36des mobilités,
34:38il nous faut ceci,
34:39il nous faut
34:39avoir une approche,
34:41on a besoin
34:42d'avoir
34:43un renouvellement
34:45de vie,
34:46on a besoin
34:46de réhabiliter
34:47les villages,
34:48on a des besoins,
34:49c'est incontestable.
34:51Mais qu'est-ce
34:52qu'on est bien ?
34:54Mais qu'est-ce
34:54qu'on est bien ?
34:56Venez tous,
34:57venez tous
34:57habiter à Paris
34:58toute la semaine,
35:01si vous êtes
35:01300 au bout,
35:04on verra
35:05combien
35:05qu'ils resteront.
35:07Donc,
35:08à un moment donné,
35:09il faut arrêter.
35:10Il faut partir
35:11de nos valeurs,
35:13il faut partir
35:14de ce que l'on a
35:15comme atouts
35:17qui sont des atouts
35:18majeurs,
35:18mais je l'ai déjà dit,
35:20c'est cette valeur
35:21ne serait-ce
35:24que pour la transition
35:25énergétique,
35:27c'est où
35:28que les choses
35:29peuvent se réaliser.
35:31Je l'avais dit
35:31à Elisabeth Borne
35:32quand elle était
35:32première ministre,
35:33quand elle est venue
35:34dans mon département
35:35et que je sais
35:37que ça pose problème.
35:39Je parle
35:39des éoliennes.
35:42Il y a du pour,
35:42du contre,
35:44on est...
35:45Bref,
35:46je lui avais dit,
35:47si vous voulez savoir
35:48un petit peu
35:49et tester
35:50le fait
35:52de ce que ça peut
35:53impliquer
35:53et qu'est-ce que
35:54ça peut donner
35:55comme réaction
35:56vis-à-vis des populations,
35:58comme à Matignon,
35:59il est de tradition
36:01que chaque premier ministre
36:02doit planter un arbre,
36:05mettez une éolienne
36:06et puis vous verrez
36:07la réaction
36:09de l'environnement.
36:11Donc,
36:12à un moment donné,
36:13il faut se dire
36:13qu'effectivement,
36:15ce genre de choses,
36:16ce genre de choses,
36:18nous,
36:18on l'apporte
36:20à tout un chacun,
36:22on apporte
36:22les capacités,
36:23je vois Bruno
36:24qui est toujours là,
36:27je connais le projet
36:28qu'ils ont établi,
36:29je connais son projet
36:30dans Côte d'Or,
36:32il est en Côte d'Or,
36:33et le projet
36:35méthanisation,
36:36méthanisation raisonnable,
36:39méthanisation intelligente
36:41qu'ils ont créée,
36:45qui apporte
36:45aussi des subsides,
36:48mais qui répond
36:48à aussi un besoin.
36:50Eh bien,
36:50c'est,
36:52la population
36:54n'arrive pas
36:55à assimiler
36:58le fait
36:59que beaucoup
37:00de réponses
37:01de l'avenir,
37:02c'est eux
37:03qui fourniront
37:03ces réponses-là.
37:05Par contre,
37:05à un moment donné,
37:06c'est vrai qu'il faut
37:06que ça soit valorisé.
37:08Il n'est pas normal
37:09que quand je suis venu
37:11à Ségur
37:11plusieurs fois
37:12en tant que président
37:14des maires ruraux
37:14et que je me stationnais
37:16devant Ségur
37:18pour aller voir
37:18tel ou tel ministre,
37:20que je ressorte
37:20avec un PV
37:21à 225 euros,
37:23alors que j'ai
37:24la carte
37:26mobilité réduite,
37:28etc.,
37:29et qu'il fallait
37:30faire les démarches
37:30pour l'annuler,
37:31etc.
37:32Parce que tu te dis,
37:33ben attends,
37:34toi,
37:34quand tu viendras
37:35dans ma forêt
37:35et que tu te mettras
37:37sous le chemin communal,
37:38tu vas voir
37:38ce que ça va te coûter.
37:40À un moment donné,
37:41il faut aussi avoir
37:42une vue des choses,
37:45c'est que chez nous,
37:46beaucoup de choses
37:46ne sont pas valorisées
37:47à leur juste valeur.
37:49Et ça,
37:50il faut absolument
37:51changer les choses
37:52par rapport à ça.
37:54Et ça,
37:54c'est un combat permanent.
37:56Encore une fois,
37:57alors,
37:58à un moment donné,
37:58on les a appelés
37:59biodiversité,
38:00après aménité,
38:02après,
38:02après,
38:03après.
38:04Moi,
38:04je le dis,
38:05quel que soit le nom,
38:07il faut absolument
38:08que ce regard-là,
38:10qui nous dise
38:11et de démontrer
38:13à nos habitants,
38:14à nos administrés,
38:15regardez ce que vous avez,
38:18regardez un petit peu
38:19ce que vous avez
38:20plutôt que ce que vous
38:21n'avez pas,
38:22parce que c'est ma conception
38:23des choses.
38:25Et quand tu regardes
38:25les choses de cette façon-là,
38:27eh bien,
38:28tu te dis,
38:29ouais,
38:29finalement,
38:30ce n'est pas si mal.
38:31Ah ben,
38:32c'est vrai que je fais
38:34des rencontres régulières,
38:35c'est vrai que je me retrouve
38:37dans une animation locale
38:40où je côtoie la population
38:41parce qu'il y a la fête d'eux,
38:42il y a la fête de machin,
38:43etc.
38:44Eh bien,
38:45tout ça,
38:45c'est quelque chose
38:46qui est fondamental
38:48pour vivre ensemble.
38:50La difficulté
38:51que l'on a,
38:52c'est qu'on est
38:53dans une société
38:54qui est devenue
38:54plus individualiste,
38:57qui sont essentiellement
38:58des consommateurs
38:59et qui,
39:00t'as dit,
39:01ils ne se parlent plus.
39:01Dans l'évo,
39:02aujourd'hui,
39:02ils ne se causent plus.
39:04Eh bien,
39:04il faut apprendre aux gens
39:05à se causer.
39:07Il faut apprendre aux gens
39:08à faire des activités
39:08en commun
39:09et finalement,
39:10tu t'aperçois,
39:12j'ai vu,
39:12tu sais,
39:13il y a les cérémonies
39:13de vœux en ce moment.
39:15Je suis allé dans un village,
39:16ils ont 350 habitants,
39:19ils n'ont pas
39:19d'employés communaux.
39:20il y a une dynamique
39:24de florissement,
39:26de partage,
39:27de...
39:27J'ai été moi-même,
39:29moi-même,
39:30très surpris.
39:31Et tout ça,
39:32c'est du bénévolat.
39:34Et tout ça,
39:35c'est les gens
39:35qui s'associent.
39:37Et ils ont une association,
39:38ils sont à peu près 40
39:39dans cette association-là,
39:41où ils font la fête du gré
39:43parce qu'ils ont
39:44des anciennes carrières,
39:45à un festival de musique
39:47qui vient d'exister
39:48depuis deux ans,
39:49où ils ont attiré
39:49deux ou trois mille personnes.
39:51Tu vas dans un autre village,
39:52tu as un feu,
39:53puisqu'on a des feux
39:54de la Saint-Jean chez nous,
39:55ils attirent sept,
39:56huit mille personnes.
39:58Donc,
39:58à un moment donné,
39:59c'est tout ça
40:00qui doit faire
40:01que l'on se sente bien,
40:03c'est ce que l'on peut
40:03faire ensemble.
40:05Voilà ma réponse.
40:08Merci beaucoup,
40:09monsieur le ministre.
40:10Je suis parti,
40:10les minutes,
40:11je vous dis que vous êtes prêté
40:12au jeu de l'interview.
40:14On va ouvrir les micros
40:16du coup pour la salle
40:17et les participants.
40:18il y a beaucoup de commentaires
40:19dans le chat
40:22avec certaines thématiques
40:24qui reviennent beaucoup.
40:26Il me semble
40:26que la première,
40:27en tout cas,
40:28le commentaire
40:29où il y a le plus
40:29de l'on,
40:31concerne la question
40:31de l'ingénierie.
40:33Et c'est Sandrine
40:34qui…
40:37De la quoi ?
40:37De l'ingénierie territoriale.
40:39Ah pardon.
40:39Et je vais laisser du coup
40:41Sandrine
40:42poser la question.
40:44Olivier,
40:44je ne sais pas
40:45si tu arrives à trouver
40:46la personne concernée.
40:49Sandrine,
40:51je suis à S
40:54et j'ai Sibio,
40:55Sidonie,
40:56Sylvie.
40:56Ok,
40:57alors peut-être que
40:57Sandrine n'est pas enregistrée
40:59sous ce nom-là,
41:00elle est enregistrée
41:00sous le nom de Internet.
41:02Eh bien,
41:02Internet,
41:02j'ai…
41:03Voilà,
41:04tu peux ouvrir Internet alors.
41:05Bonjour Internet,
41:06demande de s'en activée.
41:08Voilà,
41:09et Sandrine,
41:09si vous voulez poser la question.
41:11Monsieur le ministre.
41:12Super,
41:13merci beaucoup,
41:14c'est très gentil.
41:15Merci beaucoup,
41:16monsieur le ministre,
41:17pour votre implication,
41:20votre engagement
41:21vis-à-vis du monde rural.
41:24Moi,
41:25je suis chef de projet
41:26Village d'Avenir
41:27dans le département
41:27de l'Orne
41:29et je constate
41:31le besoin
41:32d'accompagnement
41:34en ingénierie
41:35de la part
41:36des élus
41:37qui sont tout seuls
41:38avec leurs projets
41:40et des fois
41:41sur un certain temps,
41:44un an,
41:45deux ans,
41:45trois ans,
41:46à essayer
41:46de se dépatouiller
41:48avec les services
41:48pour essayer
41:49de trouver des solutions
41:50et donc,
41:53moi,
41:54ma question,
41:54c'est un petit peu
41:55quelle suite
41:56pour l'ingénierie
41:58que nous représentons,
42:00les chefs de projet,
42:02et puis aussi
42:03les CAUE
42:04parce qu'on a
42:04un CAUE
42:05qui est tout petit
42:06et qui est menacé
42:07de fermeture
42:08et c'est de l'ingénierie
42:11locale
42:12avec des connaissances,
42:15avec une vraie connaissance
42:16du territoire
42:17et qui va disparaître
42:19alors que ça,
42:20c'est accessible
42:20à tout le monde
42:22et pas seulement
42:22aux élus,
42:24c'est accessible
42:25aussi aux particuliers.
42:27Voilà.
42:27Merci,
42:30merci pour votre question.
42:32Merci,
42:32parce que
42:33dans la vie,
42:35encore une fois,
42:36il faut être
42:36assez opportuniste
42:37dans nos territoires
42:39ruraux,
42:40il faut avoir
42:40une agilité
42:41et cette agilité,
42:43j'ai pu la voir
42:44dans la mesure
42:44où à un moment donné,
42:46j'étais vice-président
42:47de la NCT,
42:49l'Agence nationale
42:50de cohésion
42:51des territoires
42:51et je suis devenu
42:53président par intérim.
42:55Trois mois,
42:56quelque chose comme ça.
42:58Et dans le cadre
42:59de ces trois mois,
43:01j'ai voulu marquer
43:03une empreinte
43:04par rapport,
43:05c'est pas une loi fournie,
43:07j'en fous,
43:07c'est pas vrai,
43:08c'est pas ça,
43:09c'est de se dire
43:10mais attends,
43:11il y a Action Cœur de Ville
43:12qui correspond
43:13à quelque chose
43:14d'important
43:15parce que ça a
43:16redynamisé
43:17des centres
43:18de ville moyenne,
43:19il y a Petite Ville
43:20de Demain
43:21qui était un projet
43:22intéressant
43:23pour toutes ces petites
43:24micro-centralités
43:26en gros,
43:27ancien chef-lieu de canton
43:28et il n'y a rien
43:29en ingénierie
43:30pour tous les projets
43:32qui sont des projets
43:33plus communaux
43:34voire par grappe de commune
43:36puisque c'était
43:36l'appellation
43:37qui a été donnée.
43:38Et donc,
43:39je peux vous assurer
43:41que si vous avez
43:42cette fonction
43:43aujourd'hui,
43:45j'en ai une responsabilité.
43:47Autrement dit,
43:49ça a été acté.
43:49hier,
43:51nous étions
43:52au vœu
43:53de la NCT,
43:54on était invités
43:54en tant que ministre,
43:56alors c'est un peu
43:56une maison que je connais
43:57bien entendu,
43:59il y a
44:00unanimité
44:02aujourd'hui,
44:04je dis bien
44:04unanimité,
44:06au niveau
44:07de la NCT,
44:09je ne parle même pas
44:10de territoire
44:11d'industrie
44:11ou autre,
44:12il y a beaucoup
44:13d'éléments,
44:14qu'il y ait
44:15une continuité
44:16qu'il y ait
44:17une continuité
44:18de cette capacité
44:20d'ingénierie
44:21qui est sous
44:22l'autorité
44:23du préfet,
44:24qui est mise
44:24à disposition
44:25sous les communes
44:26qui puissent être
44:27un jour
44:27labellisées
44:28villages d'avenir
44:29et surtout
44:30qui permettent
44:32d'ouvrir
44:32dans le temps
44:34au fur et à mesure
44:36des,
44:36entre guillemets,
44:37sorties,
44:38de manière à ce
44:39qu'il y ait
44:39une continuité
44:40et que chacun
44:41puisse se dire,
44:42parce qu'on est arrivé
44:43des fois à un truc,
44:44je n'ai pas été sélectionné
44:45alors je n'ai pas
44:46d'avenir,
44:47donc il faut vraiment
44:48continuer cette politique-là
44:50et là le gouvernement
44:51est unanime là-dessus,
44:54ça c'est clair,
44:55donc les chefs de projet,
44:56mais vous avez intérêt
44:57de bon,
45:00les chefs de projet
45:01c'est fondamental
45:02parce que le besoin
45:05d'ingénierie,
45:05je sais ce que c'est,
45:06tu as une secrétaire
45:07de mairie,
45:08elle n'est pas forcément
45:09à même de pouvoir
45:11débloquer
45:11toutes les situations
45:12et tout ce qui est
45:13nécessaire
45:14pour cela.
45:14Merci beaucoup
45:15Monsieur le Ministre,
45:16je pense qu'il y a
45:17d'autres questions
45:18autour de l'ingénierie,
45:19notamment autour
45:19des PETR,
45:20mais on va peut-être
45:20passer la main
45:22sur la question
45:22du logement
45:23qui est beaucoup
45:23revenue là aussi
45:24dans le chat.
45:26Marie Lacam,
45:27si vous voulez
45:28intervenir
45:29pour poser
45:30votre question
45:31au ministre,
45:31Olivier va vous
45:32ouvrir le micro
45:33incessamment,
45:35c'est bon,
45:36et il y a
45:37plusieurs questions,
45:37Judith aussi
45:38t'étais intéressée
45:39sur la question
45:39du logement
45:40et notamment
45:41des enjeux
45:41de simplification
45:42et Angéline
45:43pour un mot léger
45:44aussi.
45:44Donc Marie Lacam,
45:45on vous laisse
45:46poser votre question.
45:48Oui,
45:49bonjour Monsieur le Ministre,
45:50donc Marie Lacam,
45:52chef de projet
45:52Village d'Avenir
45:53dans le département
45:54du Lot.
45:55Du coup,
45:56ma question,
45:57c'était
45:57quelles mesures concrètes
45:58pour le logement
45:59en ruralité
46:00puisqu'on voit
46:02que les territoires
46:03dits ruraux
46:04échappent à une simple
46:05lecture par le marché
46:06puisqu'ils n'apparaissent
46:07pas comme on a entendu
46:08au niveau national.
46:09or,
46:10la crise du logement
46:11aujourd'hui
46:11concerne tous
46:12les territoires
46:13et les habitants
46:15et habitantes
46:15et le système
46:16d'acteurs de l'habitat
46:17savent qu'il est de plus
46:18en plus difficile
46:19de se loger localement.
46:21Donc,
46:21ma question,
46:22voilà,
46:22c'est de savoir
46:23est-ce qu'il y a
46:23des mesures concrètes
46:24pour le logement
46:24en ruralité,
46:25sachant que notamment
46:26la suspension
46:27de la prime rénov'
46:28et certains reculs
46:29n'envoient pas
46:30des signaux positifs
46:31pour les acteurs
46:32et actrices de terrain.
46:34Merci pour cette question
46:38qui,
46:39c'est mon ADN
46:41ce truc,
46:43à titre personnel,
46:45mais pas seulement,
46:46quand je dis personnel,
46:47c'est communal.
46:49Parce que le bâti
46:51et la rénovation du bâti
46:53et le logement
46:54en milieu rural,
46:55c'est un point clé.
46:57C'est un point clé
46:58et il y a plusieurs aberrations
47:00dans cette histoire.
47:02j'étais quelqu'un
47:05qui,
47:06dans ma fonction
47:07de président
47:07des maires ruraux
47:08de France,
47:11qui n'était,
47:12avait une,
47:13comment dirais-je,
47:15avait une,
47:16enfin,
47:18avait une prise de position
47:19qui n'était pas partagée
47:20par tous mes collègues.
47:21Avec juste raison,
47:22d'ailleurs,
47:23parce que la ruralité,
47:24ça n'existe pas,
47:25il y a des ruralités.
47:27Et en fonction
47:28des ruralités,
47:30les regards
47:30peuvent être différents.
47:32mais dans beaucoup
47:33de territoires,
47:34il y a quand même
47:35beaucoup de bâtis
47:37et de bâtis
47:38en centralité de village
47:39qui sont dans un état
47:41à voir difficile
47:43parce qu'il n'y a pas
47:44de pression immobilière,
47:46parce que les enveloppes
47:47sont très grosses,
47:47c'est des anciens
47:48cours de ferme ou autre
47:49et qu'en fait,
47:50on n'a pas d'acquéreurs
47:51ou c'est très difficile.
47:53Et surtout,
47:54il y a un coût
47:54de la rénovation
47:55qui peut être important
47:57et qui ne permettrait pas
47:59ou etc.
47:59Il y a beaucoup de sujets
48:01là-dessus,
48:02beaucoup de sujets.
48:03Et en fait,
48:04dans ce cadre-là,
48:06je reconnais
48:07les imperfections
48:08de la politique ZAN.
48:09Elle est d'ailleurs
48:10remise en cause
48:11régulièrement
48:11parce que l'application
48:12semble être
48:13assez difficile.
48:17mais il est certain
48:20que si effectivement
48:23l'idée de préserver
48:26la terre agricole
48:27d'une façon fondamentale
48:30est un bien fondé,
48:33il faut pour cela
48:35avoir une réponse budgétaire
48:40forte pour empêcher
48:43l'envie
48:44de ne construire
48:46que sur de la terre agricole.
48:49Ça coûte moins cher
48:50parce que les communes
48:51elles ont besoin
48:51d'avoir de nouveaux habitants,
48:53elles veulent avoir
48:54des réponses,
48:55etc.
48:56Alors,
48:56tous les arguments
48:57sont bons
48:58et sont légitimes.
48:59L'école,
48:59machin,
49:00les services,
49:01le commerce,
49:02tout.
49:03Mais regardons déjà
49:04ce que nous avons
49:05comme potentialité
49:06dans nos villages.
49:07La difficulté
49:08qu'il y a,
49:09c'est que le ZAN
49:10a été construit
49:12sur une base
49:13qui a été un constat.
49:16Alors,
49:16je vais prendre
49:17le collègue maire
49:19de Corse,
49:21il a 50 habitants.
49:23Ah ben,
49:25combien tu as eu
49:26de permis de construire ?
49:28Ah ben non,
49:29depuis trois ans,
49:30je n'ai pas eu de permis.
49:31Ah,
49:32tu n'as pas eu de permis,
49:32donc tu n'as pas de besoin.
49:34Donc,
49:35c'est ficelé.
49:36Tu n'as plus de besoin.
49:38Ben attends,
49:38je n'ai pas eu de besoin
49:39il y a trois ans,
49:40pendant trois ans,
49:41mais qui me dit
49:42que je n'aurai pas
49:42un ou deux besoins là.
49:44Ah non,
49:44tu n'auras plus le droit.
49:46Ah,
49:46je vais prendre
49:47un autre exemple.
49:48La commune
49:49de Tartampion
49:51qui a bouffé
49:53et qui bouffe encore
49:55de la terre agricole
49:56à foison
49:57et ce n'est pas
49:58en région parisienne
49:59que tu ne le remarques pas.
50:01Eh bien,
50:02ah ben oui,
50:02mais eux,
50:02ils ont des besoins
50:03parce qu'ils avaient
50:04énormément,
50:05ah ben oui,
50:05d'accord,
50:06parce qu'ils avaient
50:07énormément construit,
50:09ils peuvent encore
50:09énormément construire.
50:11Il y a une inégalité
50:13de traitement
50:14dans ce dispositif
50:16qui fait
50:17qu'il y a
50:18un rejet global
50:19et ce n'est pas
50:20forcément
50:20l'hectare
50:21mis au niveau
50:22du Sénat
50:23qui va répondre
50:24à tous les besoins.
50:26Donc,
50:26il faut revoir
50:27et c'est la volonté
50:28du gouvernement,
50:29je le dis
50:29parce que c'est une réalité
50:30et pourtant,
50:32c'est un peu
50:32le même gouvernement
50:33qui a mis ça en place.
50:34mais là,
50:35on s'aperçoit
50:36qu'il y a eu
50:36des erreurs
50:36de fait
50:37et il faut revoir
50:38ce système-là.
50:40C'est très important
50:41mais il faut aussi
50:42en face
50:43et quand j'étais
50:44président
50:44des maires ruraux,
50:46je le suis encore
50:46un peu,
50:48on avait évoqué
50:49avec notamment
50:50Sébastien Goudbel,
50:51mon vice-président
50:52chargé du logement
50:53du Puy-de-Dôme,
50:55la nécessité,
50:57on va dire,
50:58d'un plan
50:58marshal
50:59du logement
51:00en ruralité,
51:02c'est-à-dire
51:02des moyens
51:03spécifiques
51:04pour réhabiliter
51:06et développer
51:07et redévelopper
51:08et redonner de vie
51:09à nos centres de bourg.
51:11Mais pour ça,
51:12il faut aussi
51:12constater
51:14que des erreurs
51:15ont été faites
51:16et même si
51:18la formule
51:19et que vous ne la partagez pas,
51:21mais moi,
51:21je l'ai vécu
51:22et je le vis encore,
51:24les diagnostics,
51:26les diagnostics
51:28les DPE
51:29ont été établies
51:32pour une catégorie
51:34de maisons
51:36qui étaient identifiées
51:39des maisons
51:40qui ont 60,
51:4170 ans
51:42et qui correspondent
51:44à une catégorie
51:45et qui effectivement
51:47ont besoin
51:48d'être regardées,
51:50notamment lors
51:50des sessions,
51:52par rapport
51:53aux capacités
51:54d'isolation,
51:55économie de chauffage
51:56et tout.
51:56C'est une réalité.
51:58mais ça ne correspond
51:59en rien
52:00à un cours de ferme
52:02qui est inoccupé
52:03et qui,
52:04au moment d'être cédé,
52:06quand un jeune couple,
52:07et j'ai eu
52:07des expériences
52:08parce que
52:09la commune
52:12avait racheté
52:12pas mal
52:12de ses enveloppes,
52:14eh bien,
52:14les jeunes,
52:15ils viennent,
52:15ils disent
52:16il faut faire
52:18un diagnostic,
52:18ben oui,
52:18on va faire
52:19un diagnostic,
52:19ben t'es gé,
52:20il n'y a des fois
52:22pas de fenêtre,
52:23et t'es au plus bas.
52:25Et donc,
52:26le jeune,
52:27il se dit,
52:27je vais aller
52:28à la banque
52:28voir comment
52:30je peux avoir
52:30un prêt,
52:32eh bien,
52:32à ce moment-là,
52:33la banque dit,
52:33ah,
52:33mais attendez,
52:35vous avez une capacité
52:36de temps
52:37pour pouvoir emprunter,
52:38vous avez un apport,
52:39certes,
52:40je veux bien
52:41vous apporter
52:41cette capacité-là,
52:42mais je viens
52:44de voir
52:44que vous avez
52:45un diagnostic
52:45que j'ai,
52:46ben oui,
52:46je vais démarrer
52:47comme ça,
52:48machin,
52:48ah non,
52:49il faut que vous fassiez
52:50un diagnostic
52:50pour arriver
52:51à B
52:51ou à C,
52:53et à ce moment-là,
52:54la banque dit,
52:55ah,
52:55mais c'est plus
52:55100 000 euros
52:57que vous avez besoin,
52:59c'est 150,
52:59c'est 180 000 euros,
53:01ah ben là,
53:01on ne vous prête plus.
53:03Résultat,
53:03on bloque les choses
53:04et on bloque les choses,
53:07y compris
53:07dans le locatif,
53:10parce que
53:10entre
53:11quelque chose
53:12qui soit insalubre
53:14et quelque chose
53:15qui ne corresponde pas
53:16à ce qui serait souhaitable,
53:19eh bien,
53:19on n'a pas su faire
53:20une différenciation
53:23et croyez-moi,
53:25beaucoup de gens
53:26voudraient bien
53:27se contenter
53:29d'habiter
53:29dans quelque chose
53:30qui est
53:31raisonnable.
53:34Voilà,
53:34je ne veux pas être plus grand,
53:35mais franchement,
53:36c'est une vraie problématique
53:38et je peux vous dire
53:39que je me bats là-dessus
53:40comme tiens,
53:42ça va être acté
53:42le passé
53:43pour les bien 100 mètres
53:44de 30 ans
53:45à 15 ans.
53:46C'est encore pas fini
53:47l'histoire-là.
53:48Là,
53:49il va falloir
53:49parce que c'est acté
53:51pour les FRR
53:53et les FRR+,
53:54mais ce n'est pas acté
53:55pour tout le monde.
53:56Eh bien,
53:56ce truc-là,
53:5715 ans,
53:58une maison
54:00bien 100 mètres
54:00pendant 15 ans
54:01et notamment
54:02quand le toit menace,
54:03je peux vous dire
54:04que au bout de 15 ans,
54:05vous avez une ruine.
54:06donc les délais
54:08et tout cela,
54:09il y a tout
54:10à revoir là-dessus
54:11et moi,
54:12je mettrai
54:12toute mon énergie
54:13là-dessus
54:14parce que c'est un truc,
54:15je vous le dis,
54:16j'ai 300 habitants,
54:18j'ai 18 logements sociaux
54:19refaits par la commune
54:22indépendamment
54:22de tout opérateur
54:23parce que les opérateurs
54:24ne viennent pas
54:25en extrême ruralité
54:26ou en ultra ruralité.
54:28Ça,
54:29parce qu'on est directement
54:29touchés aussi
54:30dans nos territoires ruraux.
54:32On sait que derrière,
54:33l'apprentissage,
54:34c'est est-ce qu'il y a
54:35des réponses
54:35pour le logement ?
54:36Est-ce qu'il y a
54:36des réponses pour ?
54:37Est-ce que…
54:38etc., etc.
54:39Donc,
54:40tout ça,
54:40c'est des choses
54:41sur lesquelles
54:41je compte,
54:43je travaille,
54:44mais j'avais déjà
54:46travaillé avant.
54:47Donc,
54:47c'est un peu
54:48aujourd'hui
54:49essayer de dégager
54:50les points.
54:52Voilà.
54:52Merci beaucoup,
54:53monsieur le ministre.
54:54Merci à toutes et à tous.
54:56Thibaut,
54:56je te rends le micro
54:57pour conclure
54:59ce café de campagne.
55:00Merci,
55:01monsieur le ministre.
55:01Merci,
55:01Marie-Ly,
55:02pour l'animation.
55:03Merci à chacune
55:03et chacune
55:04d'être restée.
55:05Bien sûr,
55:06un grand merci
55:07à Martellini
55:07et à Judith
55:08pour les questions
55:09et à toutes vos questions
55:10toujours bienveillantes
55:11et constructives.
55:13On fera passer
55:14toutes les questions
55:15qui n'ont pas pu
55:16être posées
55:16au ministère,
55:17que le ministère
55:18puisse répondre
55:19directement.
55:19Bien sûr,
55:20vous pourrez regarder
55:20également ce replay
55:21qui sera en ligne
55:22dans quelques jours.
55:23Merci,
55:24monsieur le ministre,
55:24merci,
55:25cher Michel,
55:25pour ta participation.
55:27nous ferons le 41e café
55:30de campagne
55:30au mois de février
55:31sur les enjeux
55:32des municipales.
55:34On est en train
55:34de le concoquer
55:35pour voir un peu
55:35ce qu'on va raconter.
55:37Ce sera le dernier café
55:38de campagne
55:38de cette mandature,
55:39le 41e.
55:41On fera certainement,
55:43je pense aussi
55:43avec un certain nombre
55:44de maires,
55:45on préparera ce café
55:47de campagne.
55:47En tous les cas,
55:48merci à chacune
55:49et à chacun
55:49de votre participation.
55:51Prenez soin de vous,
55:51restons joyeux,
55:53déterminés,
55:54confiants
55:54et merci
55:56de se battre
55:57pour ces beaux
55:58territoires ruraux
55:59que nous représentons
56:00toutes et tous.
56:01Et à très bientôt.
56:03Merci beaucoup,
56:04très bonne journée.

Recommandations