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00:0021h43 à Kinshasa et à Paris. Bienvenue sur France 24, c'est l'heure de votre journal Afrique. Voici les titres.
00:10A l'est de la République démocratique du Congo, l'économie tourne au ralenti.
00:14La frontière avec le Burundi est toujours fermée malgré le retrait du mouvement armé AFCM 23 de la ville d'Ouvira.
00:21Conséquence, les prix des produits de base explosent.
00:24Inondations et pluies exceptionnelles en Tunisie. 5 personnes ont perdu la vie, 4 autres sont recherchées.
00:30Les autorités appellent à la plus grande vigilance. Il s'agit des précipitations les plus importantes jamais enregistrées depuis 70 ans.
00:38Puis culture, lorsque des photographies de l'époque décoloniale africaine entrent en discussion avec des œuvres du mouvement civique américain.
00:45Cela donne une exposition détonnante, visible en ce moment au musée d'art moderne de New York.
00:50Des petits commerces quasi à l'arrêt dans l'est de l'RDC.
00:57Voici l'une des conséquences du conflit qui continue dans la province du Sud Kivu.
01:02Si les combattants de l'AFCM 23 n'ont plus le contrôle de la ville d'Ouvira, la situation reste critique pour de nombreux habitants.
01:10La frontière avec le Burundi reste fermée.
01:13Difficile alors de se procurer des produits de base car les prix ont explosé.
01:17Vous voyez ce reportage d'Aurélie Bazara, Kibangula.
01:22Ce marché d'Ouvira est l'un des rares de la ville encore ouverte.
01:26Sur les étals, des légumes sont vendus mais on est loin de l'abondance habituelle.
01:32Mi-décembre, le Burundi a fermé sa frontière lorsque les rebelles de l'AFCM 23 ont pris le contrôle d'Ouvira.
01:39Amina est inquiète, les clients sont rares.
01:42Je vends des épices qui viennent du Burundi.
01:45Depuis la fermeture de la frontière, le peu de produits qui restent sont devenus très chers.
01:49Le prix a plus que doublé.
01:51Je ne vends plus rien alors qu'avant les clients étaient nombreux.
01:55A Ouvira, la fermeture de la frontière est un coup dur pour l'économie locale.
02:00Cet autre marché est à l'arrêt.
02:02Ces boutiques ont dû fermer leurs portes.
02:05Comme l'entrepôt de Farajayouassi, quasiment vide.
02:08Regarde, il me reste quelques sacs.
02:12En temps normal, les sacs de farine montent jusqu'au plafond.
02:14Le commerçant est désespéré.
02:17J'allais au Burundi pour acheter les sacs de farine et les revendre ici.
02:20Mais maintenant, c'est impossible.
02:21Il faut que la frontière ouvre pour que je puisse reprendre mon activité.
02:25Pourtant, le Burundi est un allié de la RDC dans la lutte contre l'avancée des rebelles.
02:31Des milliers de soldats burundais combattent aux côtés des forces armées congolaises.
02:35Mais selon ce chercheur, la présence de l'AFCM 23 proche de la frontière inquiète les autorités burundaises.
02:43Les Burundis luttent aussi contre des groupes armées burundais qui sont présents dans les sites qui vont notamment les rues de Tabara et les autres.
02:51Et donc la présence d'AFCM 23 à Ouvira et la présence potentielle des troupes burundaises à Ouvira représente une grande menace pour le Burundi.
03:02Sous pression diplomatique, l'AFCM 23 s'est retirée d'Ouvira.
03:06L'armée congolaise et les milices locales ont depuis repris le contrôle de la ville.
03:11Mais les rebelles conserveraient des positions autour d'Ouvira, rendant la situation incertaine,
03:17éloignant aussi pour les commerçants les espoirs d'une réouverture de la frontière.
03:22Des précipitations jamais vues depuis 70 ans.
03:27En Tunisie, ces trois derniers jours, de fortes pluies se sont abattues sur le pays, causant la mort de cinq personnes.
03:33Et quatre pêcheurs victimes d'un naufrage sont toujours portés disparus.
03:37Alors à Tunis, comme dans d'autres villes, le niveau élevé de vigilance est maintenu.
03:42Résultat, pas de cours durant deux jours et arrêt partiel des transports publics.
03:46C'est la correspondance de Lili Ablaise.
03:48Alors même si le pic des précipitations est passé, selon les autorités,
03:53il y aura encore des pluies par intermittence aujourd'hui et demain.
03:57Et on peut voir jusqu'à maintenant certains quartiers, comme celui où je me trouve à Lagoulette,
04:01en banlieue nord de Tunis, à moitié inondés.
04:05Les habitants nous ont confié qu'ils ont encore du mal à se rendre à leur lieu de travail
04:09et tentent pour certains de nettoyer les regards d'égout pour aider à l'évacuation de l'eau.
04:16Je triture la bouche d'égout avec un bâton pour essayer d'enlever les déchets qui se sont accumulés.
04:23Ce n'est pas grand-chose, mais c'est ma façon d'aider.
04:28Depuis mardi, je fais les va-et-vient à vélo, avec mes bottes,
04:32entre le café là-bas et la maison de ma mère, pour m'assurer que tout le monde va bien.
04:36C'est toujours comme ça dès qu'il pleut, parce qu'il n'y a pas de bon système d'évacuation des eaux.
04:40Je suis déjà allé me plaindre des égouts qui sont toujours bouchés.
04:43Eh bien, ça fait trois ans que j'attends une intervention.
04:46Et ça fait deux jours que la rue derrière chez moi est inondée.
04:50Les pluies torrentielles ont provoqué la suspension des cours dans plusieurs gouvernorats,
04:55mais aussi le blocage d'une grande partie des transports publics.
04:59Alors, sur certaines zones côtières de l'Est tunisien,
05:02des corniches ont été touchées par l'avancée du niveau de la mer
05:05et ont subi de nombreux dégâts matériels.
05:07Aujourd'hui, plusieurs Tunisiens, notamment sur les réseaux sociaux,
05:11dénoncent les défaillances des infrastructures étatiques et leur vétusté,
05:16notamment sur la question de l'assainissement ou encore de l'évacuation des eaux.
05:21Évoquons à présent un phénomène devenu récurrent au Nigeria,
05:25les enlèvements de masse.
05:26Avec l'arrivée des djihadistes de Boko Haram il y a 15 ans maintenant,
05:29cette pratique est devenue l'un des symboles des problèmes sécuritaires dans le pays.
05:34Et depuis le mois de novembre, des enlèvements ciblés visent des chrétiens.
05:39Après avoir nié l'une de ces attaques,
05:41la police confirme leur acte d'au moins 170 personnes.
05:44Le point avec Laurent Bersetter.
05:48Comme tous les dimanches,
05:50les fidèles de cette paroisse du nord du Nigeria
05:52étaient venus assister à la messe
05:54lorsqu'un groupe d'hommes armés a fait irruption dans l'église.
05:59Quand je les ai vus,
06:02je me suis caché car j'avais très peur.
06:05Ils ont rassemblé toutes les personnes de l'église
06:07et les ont emmenés avec eux.
06:11170 personnes kidnappées en plein jour
06:14dans trois églises de l'état de Kaduna.
06:17L'enlèvement de masse avait été signalé dès dimanche soir,
06:21mais les autorités nigériennes ont d'abord démenti l'information.
06:25Ce n'est que mardi et face à une accumulation de preuves
06:28que le gouvernement admet finalement
06:29que l'attaque a bel et bien eu lieu.
06:32Une volte-face que la police nigériane cherche à justifier,
06:36affirmant ne pas avoir voulu créer de panique inutile.
06:39Mais plusieurs membres du clergé
06:41dénoncent aujourd'hui une erreur de jugement
06:43qui a permis aux assaillants de prendre la fuite.
06:46Même si c'était une fausse alerte, il fallait les poursuivre.
06:50Au lieu de ça, nous étions occupés à nier
06:52et pendant ce temps, ils ont réussi à s'enfuir.
06:55Depuis les déclarations de Donald Trump
06:57sur la soi-disant persécution des chrétiens au Nigeria,
07:00les forces de sécurité font face à une pression constante
07:03de la part du gouvernement pour produire des résultats.
07:07Une pression qui pourrait en partie expliquer
07:09cette tentative de dissimulation, selon certains experts.
07:13Il est venu chercher du soutien en Europe.
07:17L'ancien Premier ministre soudanais, Abdallah Hamdok,
07:20a rencontré hier à Paris des représentants
07:22du ministère français des Affaires étrangères.
07:24L'ex-chef du gouvernement entend aider
07:26à trouver une issue au conflit.
07:28Les précisions de notre correspondant régional, Bastien Renouille.
07:32L'objectif affiché de l'alliance démocratique civile
07:35est de mettre fin au conflit
07:36et de permettre l'arrivée de l'aide humanitaire
07:38auprès des populations civiles qui en ont tant besoin.
07:41Et pour y parvenir, selon l'ancien Premier ministre,
07:43civil, Abdallah Hamdok, il faut à tout prix
07:45que toutes les parties prenantes au conflit
07:47discutent et mettent en place un cessez-le-feu multilatéral.
07:51Toutes, sauf les mouvances islamistes.
07:53Et par mouvances islamistes, il sous-entend
07:55le parti du Congrès, ancien parti politique d'Omar el-Bechir,
07:59qui, selon de très nombreux observateurs,
08:01soutient l'armée soudanaise.
08:03Alors, avec de telles conditions,
08:05il y a peu de chances que l'armée soudanaise
08:07accepte de discuter, d'autant plus
08:09qu'elle considère qu'Abdallah Hamdok
08:11s'est fortement rapprochée des Émirats arabes unis,
08:13qui sont accusés de soutenir
08:15et d'armer les forces de soutien rapide.
08:18Pour pouvoir faire entendre ce message,
08:20Abdallah Hamdok entame une tournée européenne
08:22qui va le mener dans d'autres capitales européennes.
08:25Et en parallèle, il est intéressant de noter
08:27que son procès a démarré au Soudan,
08:29à Port-Soudan.
08:30Il est accusé ainsi que 200 autres personnes,
08:32parmi lesquelles le général Emetti,
08:33le chef des forces de soutien rapide,
08:35d'avoir nuit à l'État soudanais,
08:38d'avoir déclenché cette guerre,
08:40parmi de très nombreux autres chefs d'inculpation.
08:43Et si le procès doit durer
08:45jusqu'à ce qu'une décision soit rendue
08:47vis-à-vis de sa culpabilité ou non,
08:50une chose est sûre,
08:51l'armée a déjà pris sa décision.
08:52Elle le considère comme coupable.
08:54Il est d'ailleurs personnel non grata au Soudan.
08:55Dans l'est de l'actualité,
08:58en bref et en image,
08:59au Burkina Faso,
09:00au moins 11 policiers ont trouvé la mort
09:02ce dimanche dans l'est du pays.
09:04L'attaque a été revendiquée par le JNIM,
09:07le groupe de soutien à l'islam et aux musulmans
09:09affiliés à Al-Qaïda.
09:12Ouagadougou a exprimé, je cite,
09:13sa reconnaissance envers l'OME
09:15après l'extradition de Paul-Henri Damiba.
09:18L'ancien président de la transition burkinabé
09:21est accusé d'être le cerveau
09:23de plusieurs tentatives de coup d'État,
09:24dont la dernière en janvier dernier.
09:26Il avait trouvé refuge au Togo.
09:29Puis en Guinée-Bissau,
09:30la présidentielle et les élections législatives
09:33auront lieu le 6 décembre.
09:35Un décret en ce sens a été lu par les militaires.
09:38La charte de la transition,
09:39publiée le mois dernier par les putschistes,
09:42prévoit le retour du pouvoir au civil
09:44après une période d'un an.
09:48Place maintenant à la culture des photographies
09:50pour nous inviter à réfléchir
09:52au Musée d'art moderne de New York.
09:54Les clichés de photographes africains
09:56comme ceux de Malik Sidibé
09:58dépeignent donc un vent de liberté
10:01au tournant de l'époque décoloniale.
10:03Elles entrent en discussion
10:04avec des œuvres retassant
10:05le mouvement des droits civiques aux États-Unis.
10:08L'exposition baptisée
10:09Ideas of Africa
10:10est suivie.
10:11Au Musée d'art moderne de New York
10:15se tient en ce moment
10:15une exposition qui montre l'Afrique
10:17racontée de l'intérieur
10:18à travers l'objectif
10:20de photographes africains.
10:22L'exposition Ideas of Africa
10:24présente des photographies
10:26réalisées dans les villes
10:27d'Afrique centrale et d'Afrique de l'Ouest.
10:30Des images fortes, puissantes,
10:32pleines de possibilités
10:33dans les années 50, 60 et 70.
10:37Un moment conceptuel
10:38où les gens se pensent
10:39comme des sujets autodéterminés
10:41qui se construisent
10:42des identités nouvelles,
10:43revigorées,
10:44des identités post-coloniales,
10:46pleinement connectées au monde.
10:50Voici un portrait iconique
10:53de cette exposition.
10:55Ce portrait dans lequel
10:56on voit la coiffure afro
10:58que beaucoup aux États-Unis
10:59associent à la théoricienne
11:00marxiste et féministe Angela Davis.
11:03Mais quand on regarde de plus près,
11:05on voit que c'est en réalité
11:06le photographe camerouno-nigérien
11:08Samuel Fosso
11:09qui incarne Angela Davis
11:10dans sa série des autoportraits.
11:14J'aime beaucoup cette photo.
11:16Samuel Fosso incarne
11:17un portrait iconique
11:18du musicien américain Miles Davis
11:20où lui-même fait référence
11:21à une image mythique
11:22du boxeur Mohamed Ali.
11:24Enfin, cette série s'intitule
11:26Désintégrée,
11:27une série de 2024
11:28de la photographe italo-togolaise
11:30Sylvia Rossi.
11:31Quand Sylvia parle de cette série,
11:33elle évoque une histoire
11:34que sa mère lui a racontée
11:35à son arrivée en Italie
11:36depuis le Togo.
11:37Au début, sa mère lui disait
11:39qu'elle se sentait intégrée
11:40ici en Italie
11:40et puis avec le temps
11:42de plus en plus désintégrée.
11:46C'est magnifique de voir
11:48toutes ces images
11:48et pour moi,
11:49la première chose,
11:50ce sont les gens,
11:51tout simplement l'histoire,
11:52cette manière d'archiver
11:53qu'on ne voit pas
11:54en grandissant
11:54dans le système
11:55d'éducation artistique
11:56aux Etats-Unis.
11:58Et j'apprécie
11:58la belle composition
11:59de l'exposition,
12:00de voir la texture
12:00des cheveux,
12:01les vêtements,
12:01le style,
12:02tout ce qui fait
12:03la culture
12:03du continent africain.
12:07Cette exposition
12:08se tient ici à New York
12:09jusqu'au 25 juillet.
12:12Les premières sanctions
12:13après la Cannes,
12:15la Confédération africaine
12:16de football
12:16suspend deux joueurs algériens.
12:18Le gardien Lucas Zidane
12:20et le défenseur
12:21Rafik El-Beghali
12:22sont respectivement privés
12:23de deux et quatre matchs
12:25après des incidents
12:26lors de la défaite
12:27de leur équipe
12:28face au Nigeria
12:28lors des quarts de finale
12:30de la compétition.
12:31La Fédération algérienne
12:32de football
12:33est aussi sanctionnée
12:34financièrement,
12:35notamment pour non-respect
12:36des mesures de sécurité.
12:41Et c'est la fin
12:41de cette édition.
12:43Restez avec nous.
12:43L'actualité continue
12:44sur France 24.
12:45– Sous-titrage FR –
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