00:00Est-ce que Trump a reculé finalement ?
00:01Oui, c'est une reculade.
00:03Mais elle était déjà perceptible dans son discours très décousu
00:07qui mêlait des fausses vérités,
00:09beaucoup de compliments adressés à lui-même.
00:12Il y avait quand même une phrase qui avait retenu tout le monde,
00:14commencée d'ailleurs par les bourses,
00:16c'est qu'il n'envisageait pas une action militaire sur le Groenland.
00:19Donc ensuite, les tweets ou les textos sont venus dire
00:24non seulement il n'y aura pas d'action militaire,
00:26non seulement il n'y aura pas des sanctions économiques et commerciales,
00:30mais nous avons même trouvé un accord avec le secrétaire général de l'OTAN.
00:34Alors, beaucoup de choses ont déjà été dites au cours de votre plateau.
00:37Il réclamait un titre de propriété dans son exposé à Davos.
00:42Et il l'a dit exactement comme ça, un titre de propriété.
00:44Un titre de propriété.
00:45Ça, ce n'est pas l'OTAN, ce n'est pas M. Rutt qui peut en décider.
00:49On l'a souvent répété, c'est un principe fondamental pour les Européens,
00:52mais c'est d'abord la décision des Groenlandais et des Danois.
00:55Donc après, ce qui est mis sur la table,
00:57c'est la possibilité de densifier finalement l'action de l'OTAN dans cette zone et aux Groenlandes,
01:03ce qui passe aussi là encore par un accord d'abord avec les Danois dans le cadre du traité de 2004.
01:11Ça montre quelque part que la méthode des Européens a fonctionné.
01:14Il y a eu le piège de l'OTAN, c'est-à-dire qu'ils sont quand même partis en déployant des troupes.
01:18Ils ont poussé Donald Trump à mieux réfléchir aux responsabilités qu'il allait prendre
01:24et à finalement resituer dans le cadre de l'OTAN, ce qui lui permet, lui, de sauver la face
01:29et sans doute de densifier, de trouver une solution de sécurisation.
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