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  • il y a 21 heures
Interrogée au cours de l'émission Morandini Live, Nathalie, habitante du 18e arrondissement estime que le maire «ne se soucie absolument pas de l'insécurité» présente dans le secteur.

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Transcription
00:00Alors moi j'habite rue de la Chapelle, donc nous concernant, si je peux dérouler un petit peu, quelques contextes, nous ces dernières années, on a eu, vous le savez, la colline du Crac, on a eu tout ça qui a été éliminé,
00:18mais nous nous sommes retrouvés jusqu'avant les Jeux Olympiques avec des migrants qui stagnaient sous nos fenêtres, on pouvait avoir de 50 à 100, 150 personnes qui venaient sous nos fenêtres et qui trafiquaient de la drogue,
00:36buvaient beaucoup d'alcool, écoutaient de la musique jusqu'à la moitié de la nuit, et puis ensuite s'évaporaient sûrement dans des lieux où on les loge, de manière à ce qu'ils soient frais et dispo pour recommencer le même cirque tous les jours.
00:50Il s'avère qu'avec les Jeux Olympiques, ils ont été déplacés en province pour beaucoup, puisqu'on sait qu'il y a eu un fort mouvement pour nettoyer un peu les lieux et les montrer sous un autre jour,
01:05puisqu'on a l'aréna juste à côté dans laquelle il y a eu pas mal d'épreuves sportives, donc on nous les a éliminés.
01:14Pour autant, certains ne sont pas revenus, mais d'autres reviennent, et on a une problématique à divers niveaux, notamment on a une espèce de mafia afghane qui assure toutes sortes de trafics et qui cause un certain nombre de nuisances et d'insécurité.
01:34Ce que je voudrais dire, moi, par rapport à ce que je viens d'entendre, c'est que nous aussi, nous nous sommes adressés aux élus,
01:41qu'effectivement le maire du 18e arrondissement ne se soucie absolument pas de ce qui se passe, de l'insécurité.
01:48Je dirais même que les services de l'État vont à rebours de ce qu'ils devraient faire, parce que par exemple, je vais vous donner un exemple très concret.
01:55Quand vous avez quelqu'un qui, avec un caddie, va faire le traiteur de service en faisant cuire dans des conditions épouvantables, des brochettes qu'il va vendre sur le trottoir,
02:07lui, on ne va pas lui envoyer les services vétérinaires. Par contre, si vous avez un établissement, un commerce, là, pour avoir tous les contrôles, il n'y a aucun problème.
02:17C'est à la vue et au-dessus de tout le monde, donc il n'y a aucun souci. Le trafic de cigarettes, le trafic de drogue, enfin, tout ce qu'on peut imaginer.
02:25On a bien entendu aussi sollicité à maintes reprises les forces de l'ordre, et en off, il arrive que la police ou que la gendarmerie nous disent
02:33« mais on a des ordres, on ne peut pas forcément agir ». Parfois, ils le font, parfois, ils ne le font pas.
02:38Et comme ça a été dit aussi, on n'arrive même pas à déterminer quel est le député qui s'occupe de notre secteur, ou Mme Obono, ou M. Caron.
02:46Mais quand M. Caron vit dans les beaux quartiers de Versailles et qu'on voit quand leur prise de parole ne sont que pour des sujets extra-français,
02:56comment voulez-vous, dans ces conditions, que ce que l'on vit soit pris en compte ? Ils s'en foutent complètement.
03:01Mais Nathalie, la question qu'on posait également, c'était de savoir s'il y avait des zones de non-droit comme ça en plein Paris.
03:08Vous avez le sentiment qu'on est, par exemple, dans une zone de non-droit aujourd'hui par rapport à ce qui se passe ?
03:12Dans certains endroits, oui. C'est-à-dire que dès lors qu'on ne se sent pas en sécurité et que la réponse apportée à ce qui n'est pas un sentiment d'insécurité,
03:25elle est quasi inexistante. Qu'est-ce que vous voulez faire à un moment donné ?
03:29Donc oui, il existe, dans Paris comme ailleurs, des zones de non-droit, des zones où on laisse faire tout un tas de choses et on se demande quelle est la finalité de tout ça.
03:39Alors certes, là, il y a des élections municipales, donc ça remue un peu, ça bouge un peu, mais on voit bien…
03:46Je vais vous donner un autre exemple. Dans mon immeuble, il y a eu, il y a quelques semaines, une agression très grave d'un locataire.
03:53Et je ne veux pas en dire plus, puisque nous avons porté plainte et l'affaire est vraiment très, très grave.
03:59Il n'empêche que depuis, ça a dû arriver de mémoire il y a à peu près trois mois, on n'entend parler de rien.
04:05Rien ne bouge. Donc, effectivement, on se demande quelle est la finalité de tout ça,
04:12pourquoi on nous maintient dans cet environnement, j'ai envie de dire, à quelle fin ?
04:20Voilà, c'est quand même une question qu'on peut se poser vis-à-vis des élus.
04:25Sous-titrage Société Radio-Canada
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