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  • il y a 9 mois
Un mouvement de contestation contre l'accord de libre-échange du Mercosur est attendu ce mardi à Strasbourg. "Nous sommes 5000 agriculteurs venus de toute l'Europe", annonce Hervé Lapie Secrétaire général de la FNSEA, au micro de BFMTV. Cette mobilisation s'organise à Strasbourg, où les députés européens doivent se prononcer mercredi sur un renvoi de l'accord devant la Cour de justice de l'Union européenne.

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Transcription
00:00En direct de tracteurs qui sont en route vers Strasbourg, parce que c'est à Strasbourg qu'au fond il réside un dernier espoir pour vous, Hervé Lapie, que l'accord du Mercosur ne soit pas appliqué.
00:17Oui, effectivement, bonjour à toutes et tous. L'accord doit passer au vote demain au Parlement à midi et demi.
00:25Et donc on a les eurodéputés qui doivent s'exprimer sur une saisine de la Cour de justice européenne pour analyser cet accord du Mercosur.
00:32Et depuis 1999, nous avons toujours dit notre hostilité, dire non à cet accord qui prévoit d'apporter du miel, de la volaille, du bovin, du sucre, de l'éthanol, du maïs,
00:44avec des conditions de production qui ne sont absolument pas ce qu'on impose aux normes réglementaires, sanitaires, aux ayulteurs français et européens.
00:50Et donc aujourd'hui, nous sommes 5000 ayulteurs venus de toute l'Europe, 700 chauffeurs de tracteurs.
00:57Donc l'idée, c'est de sensibiliser nos eurodéputés et qu'on retrouve une Europe qui protège et ses consommateurs et ses producteurs
01:05et qui assure des revenus dans les exploitations agricoles, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui.
01:08Donc il faut une Europe plus protectrice et qui réaffirme son enjeu autour de l'ayulture et de l'alimentation parce que nous sommes en train de l'abrader.
01:17Et aujourd'hui, les chiffres de la balance commerciale française sont quand même révélateurs de ce qui se passe sur l'ayulture dans nos territoires.
01:24Puisqu'effectivement, vous le rappelez, Hervé Lapie, pour la première fois, la balance commerciale française de l'agroalimentaire est déficitaire.
01:34Est-ce qu'aujourd'hui, au moment où on se parle, les comptes peuvent passer ?
01:38C'est-à-dire, est-ce que quand vous regardez du côté des eurodéputés, il y a un espoir pour vous que vraiment le Parlement bloque cet accord ?
01:50Il y a un espoir. Vous savez, le combat syndical, c'est quand vous mettez le pied dans la porte, vous évitez que la porte, elle se referme.
01:56Et un jour, elle peut s'ouvrir. Et aujourd'hui, l'espoir, il peut résider autour de 10 à 15 voix près.
02:02Ça peut se jouer à ce niveau-là. Et vous voyez bien que, malgré les pays qui sont plutôt favorables à l'accord du Mercosur,
02:09tous les ayulteurs européens sont hostiles à cet accord-là. Et donc, nous avons des grosses délégations.
02:13Nous avons 1 700 Européens aujourd'hui qui nous rejoignent. Vous avez plus de 3 500 Français pour dire non à cet accord.
02:20Et donc, nous allons mener le combat jusqu'au bout. Nous avons contacté tous les eurodéputés.
02:24Nos collègues européens ont fait la même chose pour qu'ils puissent s'exprimer.
02:27Et je pense que c'est indispensable de le faire aujourd'hui. Et demain, on verra bien le résultat du vote.
02:32Et ceux qui auront assumé le Mercosur, il faudra qu'ils en assument la responsabilité d'importer une alimentation
02:39qui ne respecte pas les normes sanitaires et environnementales.
02:41Et si jamais ça devait être le cas, les contrôleurs n'ont plus rien à faire dans nos exploitations agricoles
02:45pour contrôler notre traçabilité. Ils devront être aux frontières pour contrôler l'alimentation
02:50qui ne respecte pas les normes sanitaires et environnementales qu'on impose aux électeurs français et européens.
02:54Merci beaucoup d'avoir réagi en direct avec nous sur BFM TV.

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