00:00Voilà, c'est une vraie rupture anthropologique, comme l'ont dit beaucoup, de personnalités médicales, juridiques, chrétiennes ou croyantes, ou non d'ailleurs.
00:09C'est très important de dire que la question religieuse est seconde dans ce débat par rapport à la prise en compte de la dignité humaine.
00:16Alors, il y a eu une proposition de loi qui était déjà assez permissive en première lecture à l'Assemblée Nationale.
00:21Le travail en commission à l'Assemblée Nationale avait vraiment radicalisé ce texte,
00:26avec, par exemple, la création d'un délit d'entrave qui, dans le texte actuel, avant le passage au Sénat,
00:35annonce des poursuites pénales pour des personnes qui critiqueraient, dans les médias, sur les réseaux sociaux,
00:41le fait même de pouvoir pratiquer la mort provoquée, donc quelque chose d'assez liberticide.
00:47Le Sénat, en commission, a commencé de retravailler ce texte,
00:50a sans doute restreint certaines des conditions qui avaient pu être prévues à l'Assemblée Nationale,
00:56mais reste, comme vous l'avez dit, que, en l'État actuel, la mort provoquée reste autorisée
01:02et assimilée, de manière assez contre nature, à un soin.
01:07Et comme le dit, par exemple, Guillaume Tabard dans Le Figaro ce matin,
01:10eh bien, c'est la question du principe qui est, en fait, la plus importante.
01:13Parce qu'une fois que le principe est acquis dans la loi, c'est un pied dans la porte.
01:17Et on voit aujourd'hui les dérives terribles, par exemple au Canada, ou aussi en Belgique, aux Pays-Bas.
01:21Et à partir du moment où le principe est posé, alors tout devient possible, malheureusement.
01:26Sous-titrage Société Radio-Canada
01:32C'est parti.
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