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  • il y a 1 jour
Le sommet de Davos s'ouvre en plein bras de fer sur le Groenland entre Donald Trump et plusieurs pays européens. L'ordre du jour est bousculé par le président américain, qui doit intervenir à la tribune mercredi. 

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00:00Et ce, François Clémenceau, alors que demain Donald Trump posera ses valises à Davos et vous dites que le président américain s'apprête à prendre en otage ce sommet mondial.
00:08Oui, vous savez que les déclarations qu'il a faites hier soir, c'était à Miami où il venait d'assister à un match de football américain entre une équipe de l'Indiana et une équipe de Floride.
00:17Vous savez qu'au football américain, on joue des périodes offensives et défensives. Et là, très clairement, il est à l'offensive.
00:23Écoutez ce qu'il disait à propos des Européens sur le dossier du Groenland hier sur le tarmac à Miami.
00:30Je ne pense pas que les Européens résisteront beaucoup. Nous en avons besoin. Les Européens ne peuvent pas le protéger. Les dirigeants sont des gens super, le peuple aussi.
00:42Ce sont des gens bien, mais ce n'est pas parce qu'ils ont débarqué là-bas qu'ils sont propriétaires. J'ai fait plus pour l'OTAN que n'importe qui.
00:50C'est amusant ce qu'il dit sur l'OTAN parce que c'est exactement ce qu'on aimerait entendre, c'est-à-dire que l'affaire du Groenland est d'abord et avant tout une affaire de l'alliance atlantique,
01:01c'est-à-dire de la relation transatlantique entre les États-Unis et les Européens qui ont pour charge, pour mission de protéger leur territoire et donc le Groenland.
01:11Ensemble, pas chacun de son côté et certainement pas de façon unilatérale avec Donald Trump.
01:15Regardez la photo que Donald Trump a postée sur son réseau Truth Social hier soir. Voici ce qu'on appelle de l'unilatéralisme, une forme de guerre préventive
01:26qui consiste à planter le drapeau avec ses deux lieutenants, J.D. Vance et Marco Rubio. Greenland, le Groenland, territoire américain établi en 2026.
01:37Alors ça peut prendre des jours, des semaines, peut-être des mois, mais en tout cas, la posture aujourd'hui des États-Unis est clairement offensive
01:43contre les Européens et de façon sous-jacente contre l'alliance de l'Atlantique Nord.
01:49Ce qui explique aussi, François, pourquoi à Davos, il sera au centre de tout et notamment de politique étrangère et de défense Donald Trump.
01:56Il a conçu sa venue à Davos comme étant un show de puissance. Il va venir avec cinq ministres, avec une délégation de 300 personnes
02:05et l'idée, c'est d'aborder les thèmes les plus chers aujourd'hui aux États-Unis en termes de puissance, c'est-à-dire à la fois, évidemment,
02:13la question du Groenland avec les Européens. Il a chargé le secrétaire général de l'OTAN de réunir une partie des chefs d'État présents
02:19pour pouvoir en discuter dans un langage de menace. Autrement dit, vous êtes convoqué pour concéder.
02:28La négociation sur l'Ukraine avec les Russes et Zelensky, c'est de dire c'est votre affaire, c'est l'affaire des Européens.
02:33Le Groenland est une affaire américaine, l'Ukraine est une affaire européenne et enfin, ce fameux conseil de la paix pour Gaza.
02:40Il se trouve qu'il souhaite le réunir à Davos. Là aussi, ceux qui l'ont invité à participer, comme le président Emmanuel Macron,
02:48ont dit qu'ils ne s'interrogeaient parce qu'il y a un ticket d'un milliard de dollars pour pouvoir entrer dans ce conseil.
02:54Toute cette façon d'agir est contraire aux intérêts des Européens, aux intérêts de l'Alliance et sans doute,
03:00très probablement sur le plan commercial, aux intérêts des États-Unis d'Amérique.
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